LA CARTOUCHE DU FUSIL A AIGUILLE PRUSSIEN
PI. 19, fig. 136.
est une unité de cartouche. Entre le projectile et la poudre se trouve un tampon de papier comprimé appelé < Zûndspiegel > (tampon), qui reçoit le projectile en forme d'œuf dans sa partie antérieure creuse, tandis qu'au centre de la surface postérieure du tampon se trouve la pilule d'inflammatioft.
Ce tampon renferme le fulminate et le comprime de telle sorte qu'il offre une masse solide et résistante. Par le choe de l'aiguille, le tampon ne peut pas céder en avant, attendu qu'il est situé devant la charge de poudre et arrêté dans le rétrédssesient de la chambre à.cartouches du canon.
Le tampeu sert en outre à la rotation du projectile dont le diamètre (13,6"") est fhm fetii que celui du calibre da canon (15y43"*) ; en effet , le tampon est pressé dans les rayures et, comme le projectile est solidement enveloppé, c'est
.sur lui que la rotation se produit. Enfin le tampon favorise le maintien de Tâme du canon en bon état de propreté. Il est construit avec une bande de papier étroite, roulée, évasée et pressée à la forme ; il est pourvu en avant de découpures, qui lui permettent de se séparer facilement du projectile en sortant de la bouche du canon.
La poudre, le tampon et le projectile sont enveloppés dans une douille en papier attachée autour de la pointe du projectile.
Pilule d'amorce : 367,5 parties de chlorate de potasse, 333,6 parties de soufre d'antimoine.
La carabine à aiguille, introduite en 1849, et le modèle de fusil deUgne, introduit en 1862, diffèrent très-peu du modèle de 1841 ; le canon du modèle de 1862 sort de la fonderie Berger et est bronzé ; les garnitures sont en laiton et la bayonnette à 3 pans creux.
La vitesse normale du tir de cette arme est d'environ 5 coups par minute.
Les efforts infatigables de Dreyse pour atteindre son but, sa campagne opiniâtre contre tous les préjugés, les opinions opposées et les attaques que son système vérUa- Uenient iwuveau, eut à subir, furent récompensés et soutenus par le gouvernement pinissien à la suite d'un examen approfondi ; c'est à l'énergie déployée dans l'introduction de ce nouvel armement que la Prusse peut revendiquer la satisfaction de posséder une arme de guerre véritablement bonne, supérieure à tous les anciens systèmes, qui est aussi simple et solide que peu coûteuse à fabriquer et qui emploie une munition aussi avantageuse par son prix modéré que par sa bonne qualité.
Par son invention, Dreyse s'est élevé un. monument immortel.
1842. Le Conseil de la guerre de la Confédération suisse ordonne la transfonnation des fusils à silex en fusils à percussion. Cette transformation consiste : •
1. A couper la partie postérieure du canon à la distance voulue de son extrémité et à tarauder le pas de vis pour la culasse.
2. Adapter la culasse, pourvue de la cheminée pour la capsule et d'une mire (mire fixe).
CULASSE DU FUSIL SUISSE, modèle de 1842.
PI. iS, fig. 90. .