‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 40 sur 133 · MIRE · texte numérisé non relu

MIRE

PI. tl, Og. I6i.

Cette arme, avec tous ses détails et tous ses accessoires tels que : niveau à plomb, tube de guidon, mire, coquille, pommeau ou support, arrêt de chien, aiguille de détente, etc., caractérise l'aberration de ce temps, en ce qui concernait la véritable signification d'un chasseur ou d'un carabinier (comparez 1851).

A cette époque, un fusil sans bayonnette coûtait de 34 à 36 francs, 1 giberne 39 batz, 1 sabre d'infanterie 3 Va gulden, 1 yatagan 4 gulden 5 kreuzer. On se servait en Autriche à la même époque d'un

YATAGAN (Autriche)

PI. tt, fig. 69.

dont la lame droite, à pans creux, large et la pointe à double tranchant, se fixe au manche au moyen d'une longue douille en fer.

1842. Le système à répétition, armes à feu portatives à plusieure coups, qui était déjà représenté au XVI"' sîëcle et qui excita l'esprit inventif de tous les temps, prit un nouvel essor à la suite de l'introduction du système à percussion. En cette année, Mariette, fabricant d'armes à Liège, produit un système à répétition pour pistolets qui fut

54 ARMES A FÉU.

plutôt exploité comme arme de luxe, mais qui mérite d'être mentionné, en raison de son originalité :

PISTOLET A RÉPÉTITION, système mariktte.

PI. tO, fig. 157.

Quatre jusqu'à dix-huit canons détachés sont vissés dans une mouture et fonnent ainsi un seul tout. Cette monture contient autant de tonnerres (avec le nombre de cheminées ou cônes vissés dans la prolongation de l'axe du canon) que de canons.

Ces canons réunis pivotent autour d'une broche adaptée au centre de la monture et qui ferme en avant l'encastrement de la platine. Si la détente, en forme d'anneau, est retirée en arrière, le pousseur s'élève et comme il pénètre dans la culasse des canons, ceux-ci sont mis en mouvement et tournent à gauche jusqu'à ce que chaque canon remplace le précédent ; à ce moment, la tige de détente repose sur le pousseur, et le chien, qui avait suivi le mouvement de la détente, est pressé hors du cran de celle-ci ; il est chassé ensuite par le grand ressort sur la capsule du canon situé en dessous.

Le ressort de détente r^lace de nouveau celle-ci dans le cran du chien, qui doit suivre le mouvement de la détente et le pousseur pénètre de nouveau dans la culasse pour renouveler le mouvement de rotation des canoins* Tous peuvent ainsi être déchargés les uns après les autres et sans interruption par le simple renouvellement du mouvement de la détente.

Le système Coït (comp. 1837), qui jusqu'en 1851 avait subi des améliorations successives, n'a qu'un seul canon; les six charges (et plus) sont contenues dans un cylindre foré dont chaque ftme est fermée en arrière par la cheminée. Le canon est fixé à la carcasse, en sorte qu'avec ce système le cylindre seul est mis en mouvement par le mécanisme de la platine et tourne jusqu'à ce que la bouche du cylindre suivant corresponde de nouveau avec l'âme du canon ; en même temps le choc du chien se produit. La charge (poudre et balle) est introduite par le côté dans la bouche de chaque cbâimbre du cyfindre. Une baguette à disque excentrique avec levier est placée sous le canon et sert à introduire le projectile.

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