‹ Les armes et le duelChapitre 124 sur 219 · RUSES · texte numérisé non relu

RUSES

lYTRODUCTION.

L’escrime est une science dans laquelle l’intelligence et la vitesse d’action doivent marcher du môme pas. Mais à l’intelligence se rattachent nécessairement la conception, le savoir, la prudence et les rcses.

Ces dernières sont le mobile de l’assaut; elles doivent être combinées dans le but d’arriver à la solution d’un problème dont on a d’avance saisi toutes les données.

La ruse, qui prépare le piège, demande du talent ; mais elle exige encore plus de prudence et de retenue ; car au moment où l’on doit saisir l’instant favorable pour frapper l’adversaire, on doit être toujours entièrement maître de soi.

Il faut une grande pénétration et une longue expérience pour amener son antagoniste à tomber dans un piège et garder assez de sang-froid pour exécuter avec précision les coups que l’on a médités. Mais une remarque importante à faire est celle qui conduit à observer d’où dépend le succès d’une ruse et à se prémunir contre la défiance qu’une tentative heureuse de votre part a dû inspirer à votre adversaire.

En garde, comme ruse, il est bien de prendre l’altitude do riiummc qui veut se rendre assaillant, taudis qu’au contraire on veut par prudence parer en rompant si l’on est attaqué. Par ce moyen, on peut effrayer l’adversaire sans se compromettre.

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