DES TÉMOINS
Pour bien faire tout re qu’on peut, il faut faire plus qu’on ne peut.
(Fomekelle.)
Il n’est jamais entre dans nia pensée de rédiger un code complet sur la question du duel, peut-être plus tard y consacrerai-je mes soins et mes loisirs ; mais, revenant encore une fois aux témoins, j’écrirai pour eux iiuelques aphorismes que me dicte la prudence.
1° l.e duel ne sera toléré qu’entre deux adversaires également honorahles. Refuse/ avec opiniâtreté de vous battre avec un homme dont la vie n’est pas entièrement pure.
2° Jamais on n’admettra un champion pour la cause d'un autre ; une telle prétention sera repoussée honteusement.
3° On devrait demander un intervalle de trois jours entre la provocation et la rencontre.
4° A des hommes ayant des torts égaux, permettez l’usage de leur épée respective et les moyens de l’assurer dans leur main ; mais ne faites pas de ces concessions pour les pistolets.
8° Acceptez toujours tes excuses convenables et qui effacent l’injure.
6” Employez et .saisissez tous les moyens do conciliation.
7' Rejetez les explications sur le terrain quand elles paraissent devoir se prolonger.
RÉFLF.XIONS !<tH LES ARMES.
8° Cédez toujours aux conseils que riiumaiiité tend à suggérer.
9’ N’adniellez jamais l’hérédité des querelles ; les lois de l’honneur, les mœurs françaises repoussent les prolongations de vet)geauce.
Enfin, et je répi’terai toujours cet aphorisme, qu’on ne puisse pas dire, à la suite d'un combat au(|uel vous aurez présidé : CJi NE SONT l’AS LES ÉPÉES OU LES PISTOLETS QLT U'ENT, CE SONT LES TÉMOINS.
BEUX MÉTHODES COMPARÉES