‹ Les armes et le duelChapitre 152 sur 219 · DOIGTÉ ET RETENUE DU CORPS, MESURE ET ATTAQUE · texte numérisé non relu

DOIGTÉ ET RETENUE DU CORPS, MESURE ET ATTAQUE

Lâchant les doigts constamment, ne retenant jamais le corps, ils n’ont aucune connaissance de la mesure, et atta-

DEl'X MÉTHODES COMPARÉES.

queiit avec toutes ces fautes sans autre guide que leur eaprice.

C’est dans celte source d’erreurs que l’on tombe en ne voulant pas étudier avec un maître habile afin de prendre connaissance des régies les plus indispensables. J’ai déjà dit dans ce chapitre l’inconvénient qui résulte de lâcher un doigt ou d’ouvrir la main. La retenue du corps est telle que je crois me souvenir qu’on a déjà dit avec raison ;

Sans elle tout est mal, par elle tout est bien.

Celui qui ne connaît pas la mesure se fatigue en attaques inutiles, porte ses coups à une distance de laquelle il ne peut toucher. Il est facile de comprendre que ces fautes réunies font des attaques ridicules, et cependant ils sont heureux d’avoir touché l’adversaire. En vérité, la Providence est bien bonne de faire le bonheur des gens à si peu de frais.

PARADES

Le bras qu’ils tendent généralement, les fausses lignes dans lesquelles ils se placent les amènent à manquer presque toujours le corps dans leurs ripostes.

Parer le bras ployé vaut mieux, on a plus d’clan pour la riposte, et l’on se rapproche davantage du faible de l’adversaire.

La parade, dans la bonne méthode, demande tous les soins du professeur. La négligence que l’on apporte aujourd’hui dans les leçons empêche les élèves d’apprendre à bien parer.

DRCX METHODES COMPARÉES.

Ils contractent l’habitude funeste des retraites brusques ; ils sautent en arrière ou de côté pour éviter le coup qui les menace. Ils ignorent presque tous que la parade est la base la plus solide sur laquelle repose le succès d’un assaut. Pour vouloir éviter le coup qui les menace, ils sautent, dis-je, font grimacer le corps, et semblent assez bien, par toutes leurs contorsions, vouloir imiter les mouvements du singe. Ils parent de contraction : sur un dégagement sur les armes, ils parent demi-cercle; sur le coup droit, ils parent le conjre.

Ce sont principalement ces parades de contraction qui ont fait dire que tel tireur était un ferrailleur. Elles peuvent se prendre dans le doute où l’on est d’une attaque, mais toujours s’en servir annonce qu’on ne sait pas ce que l’on fait, attendu qu’aux armes il faut s’empresser de juger. Après cette opération do l'esprit, on doit parer juste; ainsi : rierce pour le dégagement sur les armes, et pour le coup droit une simple opposition.

Pour ne pas égarer le lecteur dans celte fourmilière d’erreurs, je me bornerai à citer seconde et demi-cercle qu’ils font avec des fautes multiples. D'abord ils parent Seconde indifféremment à partir de l’engagement de quarte ou de tierce, et répètent celte faute pour le demi-cercle. J’aurais un peu le désir de les excuser, car j’ai vu celle erreur chez les amateurs les plus forts.

J’entends surtout par faute lorsqu’on est forcé do faire deux mouvements pour parer un coup exécuté d’un seul temps, et je suis certain en cela d’étre d’accord avec la méthode la plus pure. Examinons.

DEUX MÉTHODES COMPARÉES

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