‹ Les armes et le duelChapitre 48 sur 219 · PARADES EN MARCHANT · texte numérisé non relu

PARADES EN MARCHANT

L’attaque faite sur la marche de l’adversaire est un axiome en e.scrime, nous ne le répéterons pas, mais nous devons rappeler que l’on peut en marchant parer avec la même facilité ipie de pied ferme. Croire le contraire, serait une légère er-

r(?iii‘. fMant hors th? mesure, en conservant l’idéo de prévoir une alliujue sur la marche, eu ayant le soin constant d’o))érer d’une manière sage, prudente et calculée, à une portée raisonnable, on ])eul arriver à une grande peiTection do parade en marchant.

11 serait inutile de chercher à maîtriser une épée qui engage mollement ; il snflit, dans ce cas, pour toucher, de tirer droit en conservant une forte opposition. Le fer ennemi qu’il faut maîtriser est celui qui, sans être engagé avec mollesse, n’atteint pas ta dernière perfection de la tenue.

Nous conseillerons toujours l’alta(pie sur l’absence d'épée, car celte position provient-elle de la négligence ‘M’attæpie rénissira; est -ce un piège? rien de plus facile que de faire une feinte ayant ])onr but do tromper la parade à laquelle l’adversaire s’est peut-être disposé.

M.\IN G.UCIIE LMI‘1.0YEE COMME PAR.VDE.

L’usage de se servir de la main gauche est Itlàmahie sous plusieurs rapports : si cette action paralyse quelquefois le coup de l’adversaire, et par conséquent annihile une partie de ses moyens, elle est cependant fort dangereuse pour celui qui l’emploie comme parade : il peut se faire traverser la main par l’épée adverse. Nous souhaitons de voir cet abus retranché du catalogue des parades accidentelles.

L’emploi de la main gauche a toujours existé, et ce qui peut me forcer à le croire, c’est ([ue ce mouvement, tout vicieux qu’il est, doit être regardé comme instinctif et naturel.

THI^.ORIK.

RIPOSTKS.

I^a riposte est le coup qui fait suite à la parade. L’avautairc de la riposte sur l’attaque, c’est qu’elle se fait au moniciit le plus favorable, celui où l’adversaire, ayant développé tous ses moyens dans l’attaque, est très-inquiet de sa retraite. Les coups que l’on donne en ripostant sont plus meurtriers que ceux donnés par l’attaque, et cette vérité serait bien plus sensible si les amateurs, rechercliant davantage la parade, n’étaient pas toujours disposés à faire de grandes retraites ilo corps sur la plus petite feinte, ou à quitter la mesure en se portant en arrière, ii une trop grande distance au moment d'uno attaque qu'ils devraient supporter de pied ferme.

Se sauver sur toutes les attaques, c’est prouver qu’on a peu de conBance dans son savoir.

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