‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 141 sur 197 · LES NOUVELLES SALIES · texte numérisé non relu

LES NOUVELLES SALIES

La paix rendit la liberté aux infortunés que la mort épargna; mais avec le retour de la tranquillité Ton avait diminué l'effectif de notre armée, et notre marine avait besoin de longues années pour se remettre des blessures terribles

(1) Voir sur Tintérieur et le régime des pontons, le livre si remarquable (lu général Pellct.

qu'elle avait reçues sous l'Empire ; la majeure partie des Ureurs qui avaient reçu dans les pontons ces fameux brevets de maître et de prévùt vinrent s'établir eu Fratice, et cher* chèrenlà gagner au moyen de leur fleuret les éléments d'une existence qu'ils ne pouvaient plus offrir au pays» Avec eux t'onnnenra la nouvelle école, avec eux s éleva le nouveau drupeau dont la devise portait le fameux dicton ; ^m touche

A HALSOH.

Nous ne voulons pas qu*on se méprenne sur nos paroles, nous protestons hautement d'avance contre toute espèce de rapprochements que Ton voudrait établir; nous ignorons les personnalités offensantes, et après cette profession de foi^ nous pouvons dire combien > dans celte masse de ferrailleurs, il y avait peu d'exceptions, peu de gens capables d'enseigner les théories sur lesquelles rep(»se rescrime, cttle les faire pratiquer convenabloînent.

Donc, tous ces bretteurs, et tous ces porteurs de demi-espadon (1) que la paix avait replacés malgré eux dans la vie civile, allèrent dans les différentes villes frapper leurs appels sur le plancher d'une pièce enfumée, placèrent dans un cadre leur brevet couvert de deux cents signatures, croix et paraphes incorrects, et s'intitulèrent Maîtres d'armes.

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