‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 143 sur 197 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

A qui veut s'ég.irer la carrière est ouverlc. (PiRON, Mélromanie,)

Poiin|uoi donc souticudrais-ju une iiiétiiodc qu'on no voudrait pas mettre en pratique dans un danger réel; rtudulgeoce fait trop de mal. (<>RisiEB )

TKRMES D' ARMES.

La méthode venue des pontons d'Anglelerre se sert d'expressions mal choisies.

Ceux qui la suivent disent, par exemple :

Je n'ai pas élrenné, pour dire je n'ai pas touché.

Asseyez-vous, (|uand ce n'est ^às assolez-vous, pour dire prenez votre aplomb.

Coulez sur moi comme de Vhuile, pour dire dével()i)|)ezvous sans saccade en glissant votre épée le long de la mienne.

Faites marcher la main signifie pour eux avancez ou développez l'avant-bras.

Frappez-moi là, c'est ça, c'est là, exprime qu'il faut tirer dans telle ligne ou toucher à telle place.

J'ai reçu ma pile^ pour dire qu'ils ont eu le dessous dans un assaut.

448 HEUX MÉTIIODKH UUMl'AHKKH.

fai donné ttu crâne tjiht^ pour dire qu'ils oiti eu mm~ coup d'avaulage sur leur adversaire.

Sîibtitiser la parade, dil-oii, c*eâl une atlaquo que l'on fait sur la parade de Tad versai re aussitôt qu'il rencontre votn? épéc.

J'ai vainement cherché à me rendre compte de cette expression.

Car, si l'on attaque après la parade» c'est utîe attaque ordinaire ; si l'un attaque dans l'action de la riposte, c'est un coup de lempx, — Je crois que subtiluer^ si ce mot devait être employé^ signifierait attaquer dans raclîon de la parade et empêcher de l'effectuer totalement. Mais en réflt:cbissant, j'ai compris que sitbtifiser fépée ou fa jmraâe provenait de cetti^ littérature de pontons, qui fait prendre an mot in f mer k signification du verbe renfermer : ainsi les brigadiers ontleurs infuHrni lf\s suiibUs h \i\ salle rie police, et les prél certaine école subtilisent l'épée ou les parades.

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