‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 153 sur 197 · DOIGTÉ ET RETENUE DU CORPS, MESURE ET ATTAQUE · texte numérisé non relu

DOIGTÉ ET RETENUE DU CORPS, MESURE ET ATTAQUE

Lâchant les doigts constamment, ne retenant jamais le coi*ps, ils n'ont aucune connaissance de la mesure, et atta«

quent avec toutes ces fautes sans autre guide que leur eaprice.

C'est dans celte source d'erreurs que l'on tombe en ne voulant pas étudier avec un maître habile afln de prendre connaissance des règles les plus indispensables. J'ai déjà dit dans ce chapitre l'inconvénient qui résulte de lâcher un doigt ou d'ouvrir la main. La retenue du corps est telle que je crois me souvenir qu'on a déjà dit avec raison :

Sans elle tout est mal, par elle tout est bien.

Celui qui ne connaît pas la mesure se fatigue en attaques inutiles, porte ses coups à une distance de laquelle il ne peut loucher. Il est facile de comprendre que ces fautes réunies font des attaques ridicules, et cependant ils sont heureux d'avoir touché l'adversaire. En vérité, la Providence est bien bonne de faire le bonheur des gens à si peu de frais.

PARADES

Le bras qu'ils tendent généralement, les fausses lignes dans lesquelles ils se placent les amènent à manquer presque toujours le corps dans leurs ripostes.

Parer le bras ployé vaut mieux, on a plus d'élan pour la riposte, et l'on se rapproche davantage du faible de l'adversaire.

La parade, dans la bonne méthode, demande tous les soins du professeur. La négligence que l'on apporte aujourd'hui dans les leçons empêche les élèves d'apprendre à bien parer.

4îîi lymx nkniùWM vA}m*kmm,

Ils eontmclent riiabiUide funeste des retraites brusiiuim; ils sautent en an ière ou de côtii pour éviter le conp qui les menace. Ils ignore itt presque tous que la parade est la base la plus solide sur hupicUe repOî^e le succès d'un assaut. Pour vouloir éviter le coup *pn lus niorsaco, ils sautcut, dis-Je, Ibut grimacer le coî^ps, et semblent assez bien, par toutes leurs coutorsions, vouloir imiter les mouvements du singe. Ils parent de contraction : sur vin ricgagenieut sur les amies, ils paretit demi-cercle ; sur le coup droite ils parent le contre.

Ce sont principalement ces parades de contraction qui ont fait dire que tel tireur était un ferrailleur. Elles peuvent se prendre dans le doute où Y ou est d'une attaque, mais toujours s'en servir annonce qu'on ne sait pas ce que l*on fait, attendu qu'aux armes il faut s'empresser de juger. Après cette opération de Tespril^ on doit parer juste ; ainsi ; Tierce pour le dégagement sur les armes^ et pour le coup droit une simiile opposition.

Pour ne pas égarer le lecteur dans cette fourmilière d'erreurs, je me bornerai à citer seconde et demi-cercle qu'ils font avec des fautes nmltiples. D'abord ils parent Seconde indifféremment à partir de l'engagement de quarte ou de tierce, et répètent cette faute pour le demi-cercle. J'aurais un peu le désir de les excuser, car j'ai vu celte erreur cheg les amateurs les plus forts.

J'entends surtout par faute lorsqu'on est forcé de faire deux mouvements pour parer un coup exécuté d'un seul temps, et je suis certain en cela d'être d'accord avec la méthddô la plus pure. Examinons.

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