DEMI-VOLTE
La demi-volte, que vous auriez pu nous rappeler n'être que le coup italien^ peu estimé en France, s'emploie, selon vous, « quand on n'a pas d'autre ressource, dès qu'il n'y a plus de distance entre les deux adversaires ni moyen de parer, » et six lignes plus bas vous écrivez : « Dans le moment où votre ennemi court sur vous, le sabre levé, fendez-vous, votre main gauche se portant à terre, etc., etc. » Pourquoi et comment cet homme trop près court-il, surtout le sabre levé ? Mais vous enseignez des fautes énormes. N'avez-vous donc jamais rencontré des élèves ou des adversaires intelligents?
Oh 1 croyez-le bien !
En professant ainsi l*on deviendrait élève ; Si la faveur permet que chez vous on achève La leçon de cet art, par vous si compromis, Veuillez, nous vous prions, guider nos ennemis.
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LE HABnE.
Vous tennii](^zon dLsatit : u De^mis trenlo ans, je fais des armes, €l depuis vingl-tlcux ans, je suis umltrc* i ai heau- Cûiip voyage ; ji* connais depuis la garde basse napolitaine jusqu'à la garde haute du [I(J!çrois, depuis la superbe garde ancienne du Slavou, etc-^ etc. n
11 uiei^l dillieile de réfuter c<? passage, h} uni jamais été k iiiérae d'apprécier vos cou naissances tiraUques; car lorsque jYHatÈî à Suinl-Pétersbourgt et que j'y donnaiî^ uu de ces assauts auxquels toute la noblesse me faisait Thonneur d'assister, vous ne vous y Êtes jamais préseutiî, malgré les exhortations de vos élèves et mes prières ; vous aviez toujours soin de partir la veille i>our la campagne, quelle que fût {railleurs la saison !(1]
Mais je ma bonierai à vous poser les questions suivanles :
1* Qui donc vous a dit que vous étieas maître, qui vous a reçu î vous oubliez de nous le dire.
2' Vous avez beaucoup vovasTP, mais tout nous proiite que ce n'était pas dans Tititérêt de l'art des amies.
3° Vous connaissez toutes les gardes^ mais je voUâ ai déjà fait le reproche de ne pouvoir nous dire si ces gardes sodt bonnes ou tnauvaises, et quels sont les moyens à employer pour les combattre.
Je n'ai examiné que par hasard cet ouvrage, qui nl'êst tombé entre les mains au moment où le mien s'imprimait ;
(1) Beaumarchais a-t-il donc eu raison de dire : Calomniez, il en restera toujours quelque chose ?... Était-ce en vertu de cette maxime que vous vantiez à mon détriment votre supériorité, alors que jamais je n'ai pu avoir Toccasion de la constater, soit en rompant une lance courtoise, soit en frappant votre targe de guerre?
j'ai doDné dans mon avant-propos les motifs de ma critique. Je devais au pays qui m'a accueilli avec des marques de bienveillance à jamais gravées dans mon cœur, à mes confrères, à moi-même, .de discuter la valeui^ des arguments de l'homme qui a constaté sa supériorité sur moi par son absence dans les a3sauts que j'ai donnés à Saint-Pétersbourg, et qui, venu en France, n'a pas, par bonté d'àme, voulu me joindre, tant la crainte qu'il m'inspirait était forte. Oh ! s'il m'était permis dé pai*odier le fdoieui vers déjà cité par moi :
Les gens que vous tuez Ee portent assez bien,
comme je dirais au BiAiTRE des maîtres de la cavalerie de la garde impériale :
Les gens que vous cherchez ne se cachent jamais.