‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 174 sur 197 · TIERCE · texte numérisé non relu

TIERCE

La garde ordinaire du sabre est tierce ; la pointe au défaut de l'œil gauche de l'adversaire.

SECONDE

11 serait très-bon d'innover quelquefois en faveur de la garde de seconde, sans jamais négliger la première.

Lorsiinc Tadversaire attaquo mm h \\%m de tiorce, on pare ordinairement seconde, et l'on riposlo toujours sur le bras qu Bur la tète.

Je fais dans ce cas une innovation qim je inm liàs-hôniie.

Après la parade d(? seconde, je tourne subileinonl mon poignet dans la position dxictave très-renversée, en rentranl la pointe de mon sabre vers le dedans de l'adversaire ; coupant du dedans au dehors, je me remets en garde. Le coup est bien plus facile à exécuter qu'on ne le croit d'abord, et il est du plus grand danger pour Tadversaire, qui, par habitude, se porle à la parade de tierce ou de prime,

il peut être inutile de parer seconde lorsque Ton retire sa jambe rapidement.

l'AlMe;*

On peut aussi prendre comme garde la position de prime, si Ton a pour cela une raison.

La prime doit se parer à des degrés différents, attendu que les hauteurs doivent être relatives. Il ne faudrait donc pas la parer bas si Ton vous tirait en haut, et il pe faudrait pas la parer haut si l'on vous tirait bas.

Si l'adversaire pare la prime trop haut, trompez-la en passant sous la pointe du fer les ongles en supination, et frappant de bas en haut ; mais il serait mieux, après avoir tourné la main en supination, de la remettre de suite en seconde, et de porter le coup de pointe dans cette position ^ans {ajr^ ^çu\ temps, enfin sans interruptioq.

LE SABRE. 49o

Page 1