DÉVELOPPEMENTS
L'idée première et constante de la théorie que nous expo^ us est la parade, mais celle-ci ne peut être que la consélence d'une attaque.
Donner, dès le début de l'exposé des principes, le moyen I la provoquer, si on ne reffectue pas immédiatement, lurrait faire naître la confusion dans les idées de l'élève ; IDC, après la connaissance de la garde et de ses corollaires, 3Dnent pour nous se placer les développements. Le développement a pour but de se rapprocher de son adrsaire en lui portant un coup, car en se mettant en garde, prudence commande impérieusement de se tenir hors de esure.
Ëtant en garde, selon les règles établies plus haut et à parde l'engagement de quarte, pour donner au corps un déloppement complet, l'on avance le bras dans la ligne qu'il cupe ; il doit être très-développé sans cependant lui ôter le légère flexibilité dans Tarticulatiod de la saignée, la main Limée en supination.
Vous tendez promptement et avec vigueur le jarret gauche^ du même temps vous laissez descendre de sa position le
bras gauche au-dessus et à ia distance tlaqiniize centimèlres delà cuisso, el vouslcnninezen porlaut siiivultaiiément votre pied droit k la distance do qiiurante-cinq cenli mètres de la garde que vous occupiez; le bras bien placé el couvrant h dedans des armes, le couda reutré, la tète haute, efîuràL% l'œil droit regardant devant vous, et aperce vaut tout eulier reflet du coup que vous venez de porter.
11 laut, dès les premières leçons, exécuter le développement du corps en trois temps, puis en deux^ puis en on seul lorsque Ton est plus fort.
Mais le développement présente deux écueils : Fécrasement et l'abandon.
S'écraser^ c'est faire un développement forcé, c'est laisser»! tomber la tète en avant, ne pas garder les positions voulûtes par les règles de l'art, c'est faire ployer les jambes sous poids du corps, c'est manquer de grâce.
S'abandonner, c'est négliger toutes les tenues d'épée, de bras et de corps.