DU MUR ET DU SALUT DES ARMES
Le mur est un exercice qui dispose à l'assaut et le précède.
Tirer le mur, c'est dégager alternativement en quarte dans les armes et sur les armes vis-à-vis de l'adversaire, qui fait une parade simple eMie riposte pas.
Le salut est un acte de déférence, de politesse envers le public et l'adversaire.
Le nombre des saluls avec k fleuret a éttSj jusqu'aujourd'imij fixera Iruiîs ; le secoud pourmil sans inconveuieut ftlro relniiichù (I). Ces! à lu salie irurujes que Ton acquiert la pratique ; nous nous boruerous ici à riudicatiou des mouve* me lits priucipaux.
Toucher le corps do son advoï'sairc en prenant sa mesure pourrait 6lre considéré comme un manque d'usage et de politesse.
Les dégagemenls dont se compose cet exercice doivent se faire avec vitesse 5 précision, le plus près possible de l'épée adverse, eu se couvrant et en allongeant le bras, le coipssuil immédiatement ce premier mouvement.
L'adversaire pare chaque dégagement qui, après son exécution, nécessite une retraite. Eu se remettant en garde, il faut attendre la pression de Tépée ennemie pour repartir dans la ligne contraire*
Les parades adoptées contre les dégagements sont tierce ou quarte. 11 faut, en les exécutant, bien se couvrir du côté où est Tépée de l'adversaire.
Celui qui a paré ne doit point quitter sa ligne de parade; agir diflFéremment serait une faute grave. Cette infraction a ma règle est commune aujourd'hui.
Lorsque celui qui tire le mur veut terminer, il doit se mettre en garde, faire deux appels, et se découvrir en portant la main en tierce.
Ces mouvements indiquent à radversttirt) que c'est à lui à
(i) Je crois que le salut qui peut èM retraûché est celui exéoiité per les
deux tireurs après que le premier des deux adversaires a tiré le mur, car cette politesse se répète à la fin.
prendre sa mesure, et à répéter cet exercice. Chacun des deux adversaires doit terminer le mur par un dégagement dans les armes.
Il arrive souvent qu'en faisant le mur, le fleuret cède à Taction de la parade qui le frappe, et déplace le poignet de la ligne d'opposition ; c'est un vice ; il est plus prudent de conserver une opposition de la lame et de la main. Elle peut préserver d'un accident^ résultant souvent de la distraction d'un pareur.
Toute personne qui a un peu cultivé Tescrime sait que l'on ne doit prendre sa mesure qu'à une distance régulière logiquement parlant. Tout ce qui tendrait, dans l'exercice du mur, à enfreindre cette règle pourrait être considéré comme un principe vicieux.