‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 34 sur 197 · LB8 ARMES · texte numérisé non relu

LB8 ARMES

La parade d'opposition, qu'elle procède par ud simple ou par un contre, présente un obstacle qui ne frappe point. Sa dénomination explique son emploi. La parade tfhange-t^Ue de marche, c'est-à-dire agit-elle en frappant ou chassant avec force l'arme de l'adversaire, alors elle chanfi^ aussi de nom (1).

Il faut, dans les parades, une tenue exacte depuis l'extrême pointe jusqu'au fort de la lame, car il y a des tireurs assez habiles pour pénétrer dans le défaut détenue.

Les principes de l'escrime expliquent la position respective des deux fers dans les parades. Parer quarte en supination serait une faute grave, car on se défendrait moins bien que si Ton avait la main légèrement inclinée en pronation. Cette dernière position ne saurait être conservée en parant le demicercle. Le désarmement en serait la conséquence funeste.

Nous ne saurions trop recommander l'usage des doigts dans la parade, Taction du fer sur le fer peut seule être efficace. Eli faisant agir le bras, le mouvement imprimé par U force qui se trouve augmentée, dérange la ligne et entraîne quelquefois le corps.

^ Ou ne doit pas parer avec le bras tendu, parce qu'il faut, dans rintérèt de la vitesse et pour riposter avec succès, conserver à la saignée toute l'élasticité de son ressort et au poignet sa puissance de rotation.

L'avantage que présente le rapprochement du poignet près

(i) Pour nous faire bien comprendre, nous prendrons une comparaison palpable : la pnrade d'opposition représente une barrière empêchant de poursuivre une route commencée, mais ne repoussant pas litlérniement celui dont elle interrompt la course.

THÉoKiE. 2:25

du corps est contrebalancé par l'inconvénient de placer le faible de son épée sur le fort de celle de son adversaire. On doit donc ètrtr' sobre des retraites de bras.

Parer en tranchant le fer, c'est frapper outre mesure et en s'écartant de la ligne où Ton doit se maintenir , c'est parer avec saccade.

Les parades se divisent ainsi :

Les simples, les demi-contres, les contres.

On appelle les premières parades simples parce qu'elles ne ressemblent en rien aux demi-contres et aux contres, et qu'elles joignent Tépée ennemie par le moyen le plus vif.

I^ parade simple est celle qui prend le moins d'espace pour joindre l'épée de l'assaillant ; comme toutes les autres parades, elle frappe le fer ennemi à des degrés différents, soit d'opposition, d'un tact sec ou de grande force.

PRIME

\ 228 LES ABMES.

pRim

La désign^on Prime indiqué èturomeol. ^ c^est la première des parades ; elle se fnSfeenâ aaturdtemeut en tirant Tépée du fourreau. Elle est favorable aatlkomnies de petite taille; elle les couvre en dehors, ce que n'aurait fait « que très-imiiurfaitement -le demi-cerclig/^j^tu les exposerait surtout si leëbpp ëtait dirigé en haul^dïa. ç^us au dedans.

La parade de prime doit être ainsi prise : lé poignet à la hauteur du front et de manière à voir Tadvertaire dans la ligne au-dessous de celle qu'occupe votre épëe. La position . de celle-ci doit être à peu près horizontale. La riposte se fait de gauche à droite pour éviter la remise en seconde. La tradition veut que Ton évite celle en quarte en opposant, lors de la riposte, la main gauche à Tépée, mais sans avoir la volonté de la loucher.

ta

ki

SECONDE

230 Lits ARMES.

SBGOfIDE. . ,'- *:

la Seconde est parée : le poignet en propatioa plus bas queTépée adverse, lap(»nte horizootale. et môme un peu •plus haute que le poigoet, dirigée vers le corps, et passant du dehors au dedans ; cette manière de parer est plus terrible que de tenl^ la pointe bàise.

La parade de secondé réussit bien contre les mauvais jeux en ce qu^elle a beauëoup de force et peut parcourir un grand espace; elle jette Tépée ennemie en dehors et donne lieu à de bonnes et vigoureuses ripostes.

On est sujet a s'emporter dans cette parade, il faut y faire la plus grande attention, car non-seulement on se découvrirait, mais encore on aurait trop de peine à revenir parer tierce.

ilf

TIEBCE

232 LKS ARMES.

TIERCK.

C'est la parade que Ton doit prendre absolument après celle de seconde. (F. l'article quarte sur les armes.)

La tierce est parée : la pointe haute en dehors et au défaut de l'œil gauche de Tadversaire. La main est en pronation, c'est-à-dire tournée vers le sol.

11 faut preniire garde à un écart de la main dans cette parade, ainsi que dans celle de seconde, car le corps de l'adversaire ne présente, de ce côté, qu*uue surface très-peu étendue ; on serait trop découvert au dedans des armes.

La pointe de l'épée, dans cette parade, ne peut être à la ligure de l'adversaire, il faut qu'elle soit à sa gauche à hauteur de tête.

Cette parade doit ôtre faite exactement dans sa ligne, car, laissant l'épée ennemie dans le dehors du corps, il n'y a pas de danger.

Elle a généralement plus de force que celle de quarte sur les armes ; elle doit lui être préférée contre les jeux durs et mftme contre la tenue de Tépée.

Page 1