TIERCE
Pour la parade de tierce, nos explications dans la théorie nous dispensent de toute réflexion. Nous en avons exposé les préceptes, nous nous y rapportons entièrement.
QUAHTE.
Cette position veut que Ton ait la main très-légèrement inclinée en pronation, et il faut y apporter une attention scrupuleuse, car dans cette position on a beaucoup plus de tenue et Ton est infiniment mieux couvert qu'avec la supination.
La nature nous a certainement donné la même vitesse dans
les positions de tierce ou de quarte. Mais les tireurs prenant cette dernière de préférence, trouvent plus de facilité d'exécution et se persuadent à tort qu'ils ont plus de vitesse dans cette ligne.
ONQUIÈMB PARADE.
Ici commence la série des modifications que nous avons apportées à Tordre des parades, conseillé que nous étions par la logique.
Dans les anciennes théories, la cinquième parade étut appelée demi-cercle; nous aurions compris le mot quinte, nons l'aurions même adopté, sans le peu de nécessité que noos trouvons dans cette circonstance à emprunter notre énumération au latin.
Celle cinquième parade, nommée abusivement demi-cercle, (expression qui ne détermine pas un nombre) n'est véritablement que la cinquième dans Tordre normal des coups tirés. Elle s'exécute en prenant pour base la position de quarte. La pointe s'incline dans le dessous en décrivant un demicercle qui doit passer par le dehors, et cela sans que la main fasse autre chose que tourner sur place. — La pointe doit s'arrêter juste dans la ligne perpendiculaire parlant du point qu'elle occupait en quarte, c'est-à-dire vis-à-vis Tœil droit de l'adversaire ; c'est toujours une parallèle au diamètre.
Presque tous les professeurs ont envisagé la cinquième parade (quinte) sous un point de vue différent. Mes maftres la définissaient : une position intermédiaire entre la quarte
RÉFLEXIONS SLR LES ARMKS. 289
basse et la secoude. Leurs successeurs immédiaLs la nommaient quarte basse avec la modiGcation du poignet en dehors, la pointe sur la gauche en ligne du poignet, le tout, placé horizontalement. Pour un autre maître, c'est une garde de quarte haute la main en pronation. Pour moi> c'est le demi-cercle, par la raison bien simple que lorsqu'on quitte une ligne pour parer dans une autre, il faut adopter celle qui nous donne le plus de sécurité; or après avoir paré la quarte, vous êtes découvert dessus et dessous, le demi-cercle peut parer ces deux lignes, ce que ne ferait pas, dans cette circonstance, l'ancienne quarte croisée qui, à partir de la garde de quarte, pare le dessous, mais laisse le dessus vulnérable.
Mais celle qu'on nomme quinte aujourd'hui et qui se fait la main fortement située en pronation, l'épée horizontalement placée en travers du corps, la main à la hauteur voulue par la nécessité de couvrir la ligne dans laquelle on vous porte le coup, a été bien imaginée contre les mauvais jeux et s*eniploie pour parer du haut en bas, à partir principalement de tierce ou de quarte sur les armes. Pour moi, cette parade est la huitième, par la raison que j'ai déjà expliquée, qu'il faut eu quittant une ligne se porter dans celle qui offre le plus de sécurité ; or, après quarte sur les armes, celle-ci garantit mieux que quarte dans les armes ou le demi-cercle. Elle s'emploie peu parce qu'elle nuit à la grande justesse ; cepen-* dant, malgré cet inconvénient, il est très-facile, à partir de la huitième parade, de bien riposter dans une ligne couverte, celle de quarte dans les armes.
La quinte a été la pierre d'achoppement contre laquelle
l'accord des professeurs sur Tordre des parades est venu se briser.
Parler de la position d'une parade, c'est bien définir où la main, le fort et le faible de Fépée doivent se trouver; le demi-cercle en est une preuve. Exemple : Parez le demi-cercle contre les coups bas, la main basse, vous serez touché par Une- Deux, et le coupé dégagé etc., etc.. qui se terminent audessus de cette ligne. Parez-le au contraire, comme on Ta toujours enseigné à tort jusque aujourd'hui, la main haute et la pointe basse, vous ne parerez certainement pas les coups de dessous. Le demi-cercle a été inventé pour parer un coup bas porté en dedans des armes, il n*a été primitivement imaginé que pour cela, bien qu'il barre le chemin à beaucoup d'autres. Donc, le demi-cercle doit se parer sans élévation de njain, décrivant avec la pointe un demi-cercle en dehors et ramenant la pointe a la hauteur du poignet placé en supination dans une IIl^hic horizontale, alin qu'elle ail jilus de Ibrco et ({u'olle soit au corps de radvei'saire.
Ainsi, (lu'il soit bien entendu que le denii-ccrcle pare très- (liilicileniont les coups d'en haut, portés dans les lij^nes du dedans, à moins que ce ne soit le deuii-cercle en liant.