SEPTIÈME
La parade de quarte sur les armes, classée la sixième par uelques maîtres, et à laquelle je donne le septième rang, ar des motifs que je vais déduire, remplace la parade de erce, tient l'épée dans la ligne du dehors, la pointe un peu aute, au défaut de l'œil gauche de l'adversaire, et la main n supination. Moins forte que la tierce^ elle réclame beauoup de tenue, car sans cette précaution on pourrait forcer ï passage.
J'estime que cette parade doit être la septième, en voici la adson : c'est qu'après le demi-cercle, la ligne la plus décou-
!29'i KKFLEXIONS SUR LKS ARMES.
verte est celle du dessous, connue sous le nom d'octave; Ton doit donc s'y porter, et forcément alors cette dernière ligne doit prendre rang comme sixième. Mais cette parade laissant à découvert le dessus des armes, nécessite une autre opposition dans la ligne haute, opposition qui prend le nom de parade de quarte sur les armes et le septième rang.
Ui;iTl£MË.
D'après notre définition dans la théorie, nous croyons devoir r^'péter seulement que la huitième est une parade do (luartc bâtarde. La main, au lieu de se trouver placée en quarte régulière, occupe le travers en bas conmie primo l'occupe en haut, le poignet reste devant le corps, cl la pointe se trouve à rexlrème gaucho ; la main est placée en proua-
I>ARADES.
I;homnie doit nieltrc plus de soins à conserver sa vie qu'i TcMcM* a son ennemi; l'esprit des armes le veut et rhuiiiaiiitt' le commande.
l!y a trois manières de parer, la première est la parad'' iVanclie, vii:oiireuse ; hi seconde cunsisie en une simple «^|" position; la Iroisième s'uiïeeliie en taisant glissrr Tcpée tl''
Fadversaire sur la sienne. Celle-ci est ce qu'on nomme parade de pointe volante, ou dans d'autres cas, céder à Tépée : ainsi, lorsqu'à partir de rengagement de quarte on vous fait UD vigoureux croisé pour tirer seconde, et que par un mouvement liant vous laissez aller votre épée de manière à vous retrouver en quarte basse, vous cédez à Tépée.
11 y a aussi trois degrés de position de parade pour les hauteurs, la parade haute, la parade intermédiaire, la parade in* férieure.
Une fois votre garde prise dans la hauteur relative à celle de l'adversaire, il ne faut, dans l'action de la parade, ni lever ni baisser outre mesure le poignet. Dans le premier cas il serait facile de tromper la hauteur ; dans le second vous n'opposez que le faible de l'épée.
Mais si l'adversaire attaquait en élevant ou en descendant le poignet, on doit alors le suivre, à moins qu'il ne quitte trop les lignes qui conduisent au corps.
La parade doit plutôt protéger la retraite que la retraite protéger la parade.
Quand on n'est pas certain de sa parade, on l'est encore moins de sa riposte.
Parez le plus possible de pied ferme, votre riposte en sera meilleure et plus sûre.
Si l'on a paré le demi-cercle, Cinquième, en s'emparant du faible de l'épée, ou peut la ramener en tierce et tirer quarte sur les armes ou tierce sur tierce.
11 est mieux pour un homme de moyenne ou petite taille de parer prime que demi-cercle, dans des circonstances sem-
blablcs, attendu ({u'avec prime il se garantit jusqu'au sommet do la tète, ce qu'il ferait en se gônant trop, s'il prenait le demi-cercle, qui d'ailleurs laisse presque toujours un Tide sur les armes.
La meilleure parade à faire sur la riposte de prime, c'est la parade de quarte basse ; formée en travers, elle désarme même l'homme le plus vigoureux.
Tous ceux qui ne savent pas faire des armes parent naturellement dans les positions de prime et de seconde.
On intercepte plus de lignes par un contre que par deux parades simples.