ENTRÉE DE LOUIS XV APRES SA GUERISON
Au mois d'octobre 17/t/i, la guérison de Louis XV^ à la suite d'une grave maladie, avait fait succéder une joie universelle à l'inquiétude générale. Ce furent sans doute les dispositions sympathiques de la population de Paris, en cette circonstance, c[ui décidèrent le Roi à passer quelques jours dans la Capitale, en revenant de l'armée. Dès qu'il eut annoncé son intention, l'Eclievinage prit les mesures convenables pour son entrée. Le
Prévôl : Jérôme Bignon, conseiller d'Étal; il portait les armes suivantes : d'azur à la croix de calvaire d'argent, terrassée de sinople et enlacée d ime vigne du même, cantonnée de quatre llanimes d or.
Echevins : Michel-Louis Uazon, de gueules à la croix d'argent chargée de 1 1 triangles d'azur, et cantonnée de /i molettes d'or. — Pierre-Jac(jues Brillon, d'argent au chevron dazur, accompagné en chef de 2 ineilettes de sable et en pointe d'un arbre de sinople terrassé du même; au chef de
gueules , chargé de 3 étoiles d'argent en fasce. — Nicolas Tardif, d'or à 3 fougères de sinople. — Charles-Baudouin Presty, d'azur au chevron d or, accompagné en pointe d'un croissant d'argent, et en chef de 2 épées apointées d'argent garnies d'or; au chef cousu de gueules, chargé de 3 étoiles d'argent en fasce.
Grelller : Jean-Baptiste-Julien Taitboul.
Procureur du lioi cl de la Ville : Nicolas-Guillauuie iMoriau.
Receveur : Jacques Boucot.
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Coqis iiHinicipal figurait à coUo (•(•reiiioiii(;, ont lieu le i3 novembre, el sur laquelle les Rcfjisires de la Ville nous fournissenl les drlails suivanis.
H 1861, loi. 85 v".
Procvs-verbdl de ce (jiii s'csl passé loi s de l'airicce du Hoi/ i) Paris au i nlonr île l'ai incr , oh Sa Maje.sié avoil esté malade; son séjour en celle ville; son diiier en l'Hôtel de Ville; eoiiiplinienl sur son arrirée el son retour à Versailles.
ffDès le mois d'oclobre messieurs les Prévois des Marchands et Echevins de la Ville de Paris"' ayant élé informés (|iie le Pioy à son retour de l'armo'e se; proposoit de venir à Paris passer (|ualre jours au cluîleau des Thuilleries, et venir un des quatre jours diuer à l'HoIel de Ville, doiiuercnl les oidres en conséquence lanl pour la réception de Sa MajcsIé à Paris, la((uelle avoil dil (ju'elle n'v arriveroit (|u'au join' l,()ud)aul, que pour la d('coralion de Tllolel de Ville.,,
Du novembre 17 '1/1, jour de l'arrivée du Roy à Paris.
rrSur les cinq heures du malin, il l'ut lail une décharge des boëles et des canons de la Ville sur la denii-lune du rempart près la porte Sainl-Auloine, pour èlre plus prêts du passage du Uoy lorsque Sa Majesié arriveroit le soir; et la cloche de I Hètel de Ville sonna en tocsin depuis six heures du uialiu jns([u'à une heure après midy el depuis Irois heures de relevée jusqu'à ueul' heures du soir, pour annoncer par loule la Ville l'heureuse arrivée du Roy, et ensuite les boëtes d'artillei ie de la Ville fureni transpoi tces sur le rempart près la porte Saint-Honoré pour le passage de la Reine. La cloche du Palais sonna aussy, suivant Tarrest de la Cour du Parlement.
'fSur les dix heures du malin, messieurs les Prévost des Marchands, Echevins, Procureur du Roy, Greffier et Receveur s'élant rendus à l'Hôlel de Ville, vêtus de leurs robbes de velours, les Conseillers de la Ville et les Quarleniers s'y sont aussy rendus, suivant les mandements du jour d'hier; et le colonel ayant fait partir deux cent des gardes de la Ville avec les trois dra- ])eau\ pour se rendre à la porte S' Honoré, (jnelque tems après Messieurs sont parly pour se rendre en l'hôlel de M. le duc de Gesvres'-', gouverneur de Paris, en l'ordre qni suit : vingt
Prévôt: Louis- Basile de Bernage, chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chasty, conseiller d'Etat, grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, élu le 27 juillet 17^3 et prorogé depuis dans ses fonctions. Armes : fascé de gueules et d'or de 6 pièces, chaque fasce de gueules chargée de 5 sautoii's d'or.
Echevins : Claude de Baizé , d'or à 3 renai'ds passants de sahle. — Jean Pierre, d'azur h 3 étoiles d'argent, accompagnées au centre d'un pigeon d'argent. — Claude Sauvage, d'azur coupé d'or, brochant sur le tout un sauvage d'argent tenant mie massue du même. — Charles Huet , d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de 9 roses avec leur tige et en pointe de 3 trèfles, le loul du même.
GrefFier : Jean-Baptiste-Julien Taiti)()ut.
Procureur du Roi et de la Ville : Anioine Moriau.
Receveur : Jacques Boucot.
Conseillers : Pelet, Fragnier, Bouquet, Dubois, Mignonneau,Duboc, Ruel , Gillet, Gondin, Bellet, Guesnon, Titon.
Quarleniers : Hébert, Remy, Millon, Sauvage, Lhomme, de Sanleul, Stocarl. Lempereur, Boutray, Lotus Pierre, Pierre de Varenne.
François-Joacbim -Bernard Potier, duc de Gesvres, premier gentillionime de la cband)rc tlu Roi, succéda en 1729 à son père Bernard-François Potier, duc de Tresmes, connue gonverneur de Paris. Ses armoiries étaient les mêmes (jue celles de son aïeul, Léon Potier, duc de Gesvres. (Vov p. 333, note 2.)
ki
gardes de la Ville coiiiinaiidés |)ar leurs olliciers ouvroient la marclie; un carosso o;'i éloiciil. (Hialrc huissiers de la Ville en robbes de livrée, un aulre carosse oii e'toient trois autres huissiers aussy en robb(!s de livi'ée et le premier huissier en robbe noire; un carosse oii etoit le rolonel des «jardis de la Ville, seul velu de son uniforme et tenant son bâton de rommandeinonl; le carosse où éloient M. le Prévost des Marchands et messieurs les premier, second el troisième Echevins; le carosse où étoient messieurs les quatrième Echevin. le Procureur du Roy, le Greffier et le Receveur; les carosses où étoient les Conseilleis de la Ville, quatre a quatre, marclioienl ensuite; tous les carosses éloieni escortés par des (jardos de la Ville a pied.
et viufjt autres gardes t'ermoient la niai-che
rtSur les trois heures après midy, les compaignies des gardes de la Ville se rendireni a la |)orle S' Antoine, el sur les quatre heures Messieurs du Rureau, vêtus comme cy dessus, avec les Conseillers et les Quarliniers, se sont rendus dans le même ordi'e que ce matin a l'Ilôtel de M. le Gouverneur, et sont allés avec le même cortège se rendre a la porte S' Antoine par où le lioy devoil arriver, el jusqu'à ce tems se sont retirés dans mie maison apparlenaiit à la \ illc, appelb'e - la Maison du Cliauliei'. ^i
^Messieurs partirent sur les onze heures en carosses, précédés de celuy des huissiers en robbes de livrée, le premier huissier en robbe noire, et du colonel des gardes de la Ville dans un aulre carosse, idc.-n
Ici, la question de costume ne donne lieu ([u'à une seule observation : la l'ela- Lioii se borne à constater que le Prévôt, les Echevins, le Pi'ocureur, le Grefiier et le Receveur étaient en robes de velours; mais nous devons présumer cjue, comme dans les solennités antérieures du même genre, ce vêtement étail mi-parli pour le l'iévol, les Echevins et le Greffier, et d'une seule couleur poui- le Procureur (d le Receveur.
Si la relation ne nous apprend rien de i-emarquable au sujet de riiabillemenl , en compensalion elle nous fournit un renseignement nouveau i-ur les moyens de locomotion : les personnages qui composent le cortège de la Ville, y compris le colonel des gardes, sont en carrosse, tandis que les relations antérieures nous les rej)résentent montés sur des chevaux richement harnachés.
i;\trf'e de louis \v, apiu-;s la gléuison du dauphin.
QMoi(pie Louis \V, vers h; milieu de son règne, eut commencé à perdre l'aiïectioii de ses sujets, la naiion n'élait pas moins atUuliée au jirincipe monarchique, el ne laisail pas retond^er sur la l'amille royale tout entière la responsabilité des fautes que l'incurie du Souverain avait laissé comnietlre. Le Dauphin, parliculièremenl , était aim('' el respecté, et, (|uan(l il entra en convalescence, après une longue et douloureuse maladie, l'allégresse piil)li(pie l'ut aussi vive que l'avait été auparavant l'inquiétude générale. Ces témoignages
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(le sytii|>alliio éclatriont surloiil l()rsf|iie lo Roi, accompagné de la Reine, se rendit à Paris pour remercier le Ciel de la jjiiérison de son (ils. Les Registres de la Ville fonrnissent à ce stijcl de nond)ren\ détails ([ne nous reproduisons en partie ci-dessous.
y 7 Aofï l'y.S'i.
11 iSCf), fol. 17.
fùili cc fie 1(1 fmiul/c roijalo à Pari.'; , tiprcs In ipiérisoii du Ddupliiii.
"Lv diinaiiclic -i-j aonl lyb'!, à ciiKj heures dti malin, il lui lail une (iécliarjjc des huëles d'artillerie et des canons de la Ville. Ils avoient été placés sur le pori au Hled, avec une barrière au devant poui' empêcher le peuple d'en approcher, et pour former sur le passage public du poi l un emj)lacemeMt |)0ur les caresses à l'ahry de loul danger.
"A midy, il l'ut l'ait une secondf! décharge de rartillerie de la Ville.
ff A^deux heures d(! reievc-e, le colonel de la Ville envoya une coin[)agnie desd. gardes avec un drapeau à la poi'te de la Conférence pour le passage du Rov, et un délacliement de viujj! six gardes avec un olllcier à chacune des Cours de ParlenienI, de la Chand)re des Comj)les el de la Cour des Aydes, suivant Lusage, pour les conduire à iXosti'e Dame.
rrSur les trois heures, Messieurs duBureau''', vêtus de leui's robbes de velours, s'élaus assemblés à l'Hèhd de Ville avec les quatre Conseillers et les deux Quartiniers mandés, sont partis à pied de Fllolel de \ ille eu cet ordre pour se rendre à Noire Dame; cinquante gardes d<^ la Ville avec drapeaux et tambours, dont [)artie desd. gardes enlourroient Messieurs; trois huissiers de la Ville, en robbes de livrée, et le premier huissiei- en rohhe noire; le Grellier de la Ville, ayant à sa gauche le colonel des gardes de la ville en uniforme; ensuite M'" les Prévost des Marchands et Echevins, et M" les Procureur du Roy et Receveur, deux à deux, les quatre Conseilleis et les deux Quartiniers''' ensuite; et soni allés jusques au portail de Notre Dame, dont la rue Notre Dame étoit gardée par les gardes francoises et suisses, ce qui fit que les gardes de la Ville oui (juitté le Corps de Ville au commencement de la rue Notre Dame, et ont été avec les carosses attendre Messieurs au bout du Pont Rouge. Messieurs sont entrés dans la nef gardée par les Cent Suisses de la gai de du Roy, ont élé reçus au mdieu de la nef par M. Desgranges, maître des
Prévôt : Louis-Basile de Bernage, prorogé dans ses fonctions. (Voy. p. 887, note 1.)
Echevins : Jean-Daniel Gilet, d'or à 2 geais de sable becquetant une grappe de raisin du même, feuillée de sinople et accostée de 2 étoiles à 5 rais d'azur. — Claude-Deuys Miret, d'argent au chevron d'azur accompagné en chef de 9 étoiles à 5 rais de gueules, et en pointe d'une rose tigée et feuillée du même. — Claude-Eléonore de la Frenaye, de gueules à la bande d'argent, accostée de 3 h'êues. — Pierre-Philippe .Andrieu, d'argent à la fasce de gueules, chargée d'un croissant d'argent et accompagnée de 3 lèles de mores de sable, tortillées d'argent.
Greffier : Jenn-Baplisle-Julien Tailbout.
Procureur : Anioiue Moriau. (Voyez l'ouvrafie intitulé : La première hibliolhèfiiie de l'Hôtel de ] ille
de P((ris , par L. M. Tisserand, p. 5, 7 el
Conseillers : Malhias Goudin, Antoine -Jean Guyot delà Boissière, Noël-Pierre PaschaHs, Desbaudotes, Pierre l'ellel, Jean-François Guesnon, Anne-Jean-Baptisle Goilard, Jean-François Brallet, Gaspard Riquet. Pierre Le Dreux, Pierre Le Biocteur, Clément-Denis Poultier, Jean du Haulley, Piei're INicolas-Florimond Fragnier, Louis Merciei', Paul Larsonnier, Alexandre Remy, Dominique- Jean Cassini, Olivier Clément, Vieillard.
Quarlcniers : Claude Sauvage, André Santeul, Jean Stocard, Jean-Denys Lempereui-, Jean-Olivier Bontray, Pierre-Julie Darlu, Pierre de Varenne. Michel Marlel, Pierre-Hubert Bijjot, Jeau-h'rôrne Ailain, Jacques-Antoine de Lens, Claudi'-I'ipirc Foureslier, Fiançois Le Brun, Hubert Lo(u's ChevaL
:ifiO LES ARMOIRIES DE PARIS.
cerenionios, (|iii les a coïKliiits dans le cIkimu' à {jauclit', liianl vers la porle du chœur, où il sera dit cv aprî's.
tr Leurs Majesiés entrèrent à Parisàrinq heures un quart |)ar la porte de la Conférence, avant hujuelle le ;;iiet à cheval les allendoil, et à lad. porte éloit une compannie des jjardes de la Ville, el l'arlillerie de la Ville qui etoit dans la place de la Grève lit une de'cliarge pendant le passage du Roy pour aller à Notre Dame. Leurs Majestés se rendirent à Téglise métropolitaine par le quav des Thuilleries, celui du Louvre, etc.
rr Après quoy Leurs Majestés l'urenl reconduites à la porte deTéjjlise par rArchevèque avec les mêmes cérémonies qui avoieiit été ohservées lors de leur arrivée. Etant remontées en carosse, elles suivirent pour se rendre à Versailles le même chemin qu'elles avoient suivi pour venir à ré<>lise, et afin de contenter le désir du peuple, le Roy avoit ordonné que son carosse allât au pas des chevaux, ainsi qu'à son arrivée; et pendant la marche du Roy pour sortir de Paris, il fut encore fait une décharge de l'artillerie de la Ville. Leurs Majestés retrouvèrent à la porte de la Conférence une compagnie des gardes de la Ville. Après le départ de Leurs Majestés de l'i^glise, et lorscjue l'Archevêque fut rentré, le Clergé s'en alla le premier parla porte collatérale du côté de l'archevêché, le Conseil par l'autre porte collatérale, le Parlement, ensuite la Cour des Aydes par la grande porte du chœur. La Chamhre des Comptes s'en étoit allée en même temps ({ue le Parlement parla porte collatéiale du coté du cloître, et la Ville sortitla dernière par lad. porte, attendu que, pour éviter les emharras, les carosses se trouvèrent au houtdu Pont Rouge, oià Messieurs remontèrent en carosses, accompagnés des gardes de la Ville, et retournèrent à l'Hôtel de Ville.
ttSur les huit heures, M. le Prince de Coudé arriva à l'Hôtel de Ville; les tamhours hallirent aux champs, M. le Prévost des Marchands en manteau alla le recevoir à la grande porte de l'Hôtel de Ville, et le conduisit dans la loge qu'il lui avoit réservée. Il fut reconduit de même par M. le Prévost des Marchands.
ff Lorsque la Ville fut entrée du Te Dcum , les ordres furent donnés pour délivrer le vin et les viandes au jteuple. Les deux fontaines en décoration et les deux orchestres remplis de musiciens étoient dans la place qui sert ordinairement aux canons.
trSur les huit heures et demie, M. le Prévost des Marchands demanda l'agrément de M. le Prince de Condépour faire tirer le feu, qui fut précédé d'une décharge de l'artillerie de la ville, l'hisuite on tira les fusées d'honneur, les fusées de lahle, les caducées, les soleils, les caisses d'artifice, et le feu finit par une grande girande
te L'hôtel de M. le Prévost des Marchands étoit illuminé par des filels de terrines sur la porte cochère el sur son fronton ceintré, et le long de la première [)linlhe du grand et petit hôtel. L'intérieur de la cour étoit éclairé par de-; terrines sur les appuis des croisées du premier étage. Le dessus de la gi'ande porte de l'escalier éloit orné d'un cartouche el de deux lyres aux deux côtés, liées ensemble par des chuttes de lleurs, garnies de lampes à plaque. Quatre ifs porh^s sur des piédestaux peints en marbre étoient aux quatre angles de la cour, et porloieiit chacun quatre vingt lumières. Il v avoit un buffet en décoration dans l'angle à gauche de la cour, d «ù se faisoil au peuple la disiribulion de vin, pain et viande, et dans l'autre angle un orchestre décoré garni de di\ musiciens. On y avoit pos(' une garde de huit Suisses et un sergent.
"La maison de M. le premier Eche\in éloil illuminée pai' un cliand)ranle cciuln- sur la porte, el un chilfre de M. le Dauphin. Deux grands panneaux aux deux côtés de la jxirle porlani deux
LK COUPS DE VILLE EN CÉRÉMONIE. 3dl
llcins (le lys, cl une pyiaiiiidc nu (hîssiis coiii'oriiu'O (l'une aiilrc fleur de lys garnie de lampes à |)la(| lie.
"La maison de M. le second Eclievin éloil illuminée par deux <>randes pyramides portées sur leur |tiédouche cl consolées au dessous, et couronnées d'une fleur de lys, le loul garni de lampes à phi(|iie.
ffLa maison de M. le Iroisième Eclievin éloil illuminée par un soiibassemenl représentant plusieurs panneaux figurés j)ar des lampes à |)la(jue , jiiix deux extrémités desquels éloieiit deux girandoles garnies de lain[)ions. Au milieu el au dessous diid. soubassement étoit représenté un poi'li(|iie lermiiK' [)ar le cliilTie du Hoy ; le tout garni de lampes à |;la(|ue.
'rLa maison de M. le (|iiatii('ine Eclievin étoil illuminée par un double filet de terrines au second étage. Au dessus l'Ioieiil élevés trois pilastres en refend couronnés d'une cornicbe et d'un fronton ceintri' portant um; fleur de lys, le loul garni de lampe:i à plaque.
fc La maison de M. le Procureur du Roy éloit illuminée par un filet de leri ines sur la corniche ceinlrée de la porte cocbère, une lleiir de lys au dessus avec son piédouclie, deux girandoles aux deux cotés du ceinlre, deux [lilastres en refend aux deux côtés de la porte cocbère, et deux aiilres pareils aux deux exlrémiti-s du mur, et couronnés de deux girandoles. Au milieu des espaces entre les deux susd. pilastres étoient deux pyramides élevées sur leurs piédoncbes, et terminées par une Heur de lys, le tout garni de lampes à jilaque.
rrEt la maison de M. le Receveur éloit illuminée par deux pilastres couronnés fl'une coriiiclie ceinlrée. Le dessus du couronnement étoit orné de trois girandoles sur leurs jiiédouclies; la plinthe du premier étage de ce couronnement éloit marquée par un filet de terrines, et tout le reste garni de lampes à plaque.
rf A chacune des maisons cy dessus de Messieurs, il y avoit un orchestre en décoration, garni de huit musiciens dun côté, et de raulrc un bul'et garni de deux demies queues de vin, et on y distribuait pain, vin et viandes; on y avait |)osé une garde de quatre Suisses et un sergenl. -5
Dans l'extrait qui piécèdc, les meiiiljres du Bureau sont représentés comme vêtus de leurs cr robes de velours. •» Celte expression, que nous retrouvons dans les relations de plusieurs cérémonies antérieures, désigne évidemment, comme nous l'avons déjà dit, les robes d'apparat mi-parties, exclusivement réservées au Prévôt des Marchands, aux Echevins et au Grefliei-. La relation ne nous apprend donc rien de nouveau ni de saillant en ce qui concerne les costumes; mais elle renferme, sur les divers épisodes de la cérémonie, notamment sur lillumiiiation des maisons habitées par les membres du Bureau, des détads assez curieux (jui ont du frapper l'attention de nos lecteurs.