JUILLET
H 1781, fol. 296.
Retour des Ainhassadetirs d'Angleterre a Paris. !tDu xxv'' jour de juillet mil Ij.
ff Suyuant lesquelles lettres et autres qu'ilz auoient auparauant receues a la venue dcsd. Aiubas-
La coni])osilion du Bin-oau était la même qu'à I époque des obsèques de la reine de Navarre
(19 mars. Voy. p. 977). — Regnault lînclielicr remplissait les fondions de greflier.
sadeurs, mesd. seigneurs les PreuosL des Marchans et EschcuinsC, vestuz de leurs robbes communes, aconi|)ai{fnez des sergens do la Ville vesluz de leurs robbes my parties el de Ireiile arcbers portaiis leurs hocquelons de liurée et jauelincs en la main, estans a pied, sont allez trouuer monseigneur le marquis de Noranthon(^\ chef de lad. Ambassade, qui estoit une heure au parauant arriue au logis de madame TAdmiralle'^) derrière le Petit Sainct Anthoine, auquel ilz ont l'aict la reuerence et présenté de |)ar la Ville des dragées et ypocras en la manière acoustuinée. . . n
Les membres du Bureau faisaient les visites de ce genre en rr robes communes, t) ainsi que nous l'avons constaté pour le comte de Nassau (i53/i). Il ne faudrait pas, ce send)le, entendre par là les vêtements de ville, mais bien ceux que portaient les Officiers municipaux, quand ils jugeaient en matière de police et remplissaient leurs fonctions journalières à l'Hôtel de Ville. C'est, du moins, ce que l'on peut inférer des récils antérieurs au milieu du xv*^ siècle, époque où ces magistrats étaient marchands, et nullement Conseillers du Roi ou du Parlement.
11 convient de remai'quer ici l'absence du Greffier, qui était le narj-atoiir oidiuairc de ces sorles de cérémonies.
ENTRÉt: D'UN LEGAT.
Parmi les entrées de légats, celle qui eut lieu en i.joi dut avoir un caractère particulièrement imposant, à cause de l'état de la Ville à cette époque. En effet, la population était plus irritée que jamais contre les hérétiques, et le chef delà Municipalité, qui devait recevoir et haranguer l'envoyé du Saint-Siège, n'était autre ([ue Claude Guyot. bien connu par l'ardeur de son zèle religieux.
1 2 DÉCEMBRE l55 1 .
H 1781, fol. 2/19 \\ L'EnIrcc du Légat.
tfDu dimanche xij jour de Décembre mil v"' Ij.
fr Aujourd'uy, suyuaut la délibération du Conseil du jour d'hier, mess™ les l^reuost des Marchans et Escheuins'*' de lad. Ville partirent de l'Oslel d'icelle Ville enuiron une heure après midy, vestuz de leurs robbes my parties, acompaignez de plusieurs (Conseillers, Quarteniers et Bourgeois d'icelle, les sergens vestuz de leurs lobbes etnauires d'argent, les trois bendes d'ar-
La composition du Corps de Ville n'avait pas change' depuis lo iq mars i55o (p. 277).
Le marquis de Northampton.
Françoise de Tournemine, femme de Claude d'Annebaut, baron de la Hunaudaye et de Retz, mort en i552, maréchal el amiral de France depuis i5A3.
Prévôt : M° Claude Guyot, prorogé dans ses fonctions (voy. p. 268, n. 1).
Eclievins : Jean Le Jay, d'or à 3 geais de sable au chef d'azur. — Cosmc Luiilier (voy. les armes d'Eustache Luiilier, p. 222, n. 1.). — (!uy Lormier, de gueules au chef d or, chargé d un lion de sable accosté de 2 aiglelles à deux fctes du même.
LES ARMOllilES DE PARIS.
chers, arbalesliiers cl liacqiiebuliers qui alloient deuant; et aussi y ostoieiiL les deppultez pour porter le ciel des quatre marchandises, c'est assauoir la Drapperie, l'Espicerye, la Mercerye et rOrfauerye, vestuz de leurs bons habitz, qui allèrent aclendre led. Legat^' aux lieux a eulx ordonnez. El allèrent tous a cheual droict a Sainct Jacques du Hanlt Pas ou estoit logé led. Légat, el eulx arriuez, mond. s' le Prcuost des Marchans, acompaigné des Escheuins et Conseillers de lad. Ville, luy feist la reuerence pour toute la Ville et luy dit ce qui s'ensuit -o
(Suivent la harangue et la réponse (|ui y fut faite en italien.)
r \ allèrent aussi mess" de la Court de Parlement et des Comptes en leurs habilz nous, qui leirent autre harangue pour lesd. Courts. Ce faict, s'en retournèrent par la porte Sainct Jacques en l'ordre qui ensuit :
rr Premièrement marchoient lesd. Irois bandes d'archers, arbalesiriers el hacquebutiers, bien montez et équipez de leurs hocquelons et portans la jaueline de barde.
rr Après marchoient les sergens de la Ville a cheual, vestuz de leurs robes my parties et leurs iiauires d'orfauerye sur l'espaulle.
Après, mess" les Preuost des Marchans el Escheuins, vestuz comme dit esl.
'•Après, mess" les Conseillers de lad. Ville.
•f Après, mess" les Quarteniers.
ff Après, les Bourgeois de chascun quartier mandez. 17
A cette entrée, les porteurs du dais sont présents, mais quatre Corps seulenienl sont représentés, et les Orfèvres se trouvent placés au quatrième rang, ayant ainsi le ])as sur les Pelletiers et les Bomietiers. Voici la raison de cette disposition : Lo nombre des stations où se faisaient les relais de porteurs du dais était assez considérable du côté des portes Saint-Denis et Saint- Antoine, par où avaient lieu habituellement les entrées solennelles, tandis que du côté de la porte Saint-Jac- (jues, par où le Légat devait entrer dans Paris, on ne comptait que cinq stations. La Municipalité prenait le dais avant toute autre Corporation; mais les Orfèvres, ainsi que nous l'avons expliqué, avaient le privilège de le portera l'entrée et à la sortie de Noti^e-Dame.
Les six Corps de la Marchandise de Paris étaient extrêmement jaloux de cette distinction. Les marchands, à l'exclusion des artisans, pouvaient porter le dais et revêtir le tanné; du moins cette distinction est nettement marquée à partir du w'' siècle. On comprend que le tanné fut la couleur du Bureau, rigoureusemeiil composé de marchands mon méchanicjues, ii et de bourgeois anciens marchands.
— Robert Desprez , d azur an chevron d or. nccompagné de 3 roses d'argent.
Conseillers : Courtin , de Bragelonne . de Monlniirel, Le Comte, Le Lièvre, Hennequin, Croquet, norllidlcmy, Larchor, Boucliarl, de Monlinircl.
()unrleniers: iMaciol, Goddefroy, Goliorry. Cour-
lin, de Saint-Germain, Danès, Pelleriii, Le Loirain, Hac, Paiilmier, Kcrver, lîoucher.
Le Légat dont il est question dans celle cérémonie était Jérôme Vernili, lîomnin, évèquc de Porto, puis (le Cnserle, enfin archevêque de Pmssaiio; nommé cardinal en
hK CORPS DE VILLK EN CÉRÉMONIE. 281 [jC bleu était la couleur des rc menus Officiers ii chargés de surveiller les gens de métiers et artisans, ainsi que les manouvriers de la Marchandise.
Quand la cérémonie n'est pas tout à fait solennelle, les cours souveraines portent le noir, et non \o. rouge.
On voit que, pour le cortège du Légat, trois compagnies de Gardes de la Ville sont requises, et que leurs javelines sont bardées. Il faut remarquer aussi, comme dans la visite à l'ambassadeur d'Angletei're, l'absence; du Greffier.