‹ Les armoiries de la ville de Paris: sceaux, emblèmes, couleurs, devises, livrées e céroemonies publiquesChapitre 80 sur 107 · PROCESSION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PROCESSION GÉNÉRALE

Les cérémonies dont il est qiiesiion dans les deux extraits précédents ne sont pas les seules qui aient été motivées par les entreprises guerrières de Henri II. Au mois de juin i552, on célébra encore les victoires du Roi par une procession générale, ainsi que nous l'apprennent les Registres de la Ville.

19 JUIN l552,

H 1781, fol. 291.

Procession gencralle.

r-Du flimanclie xiv" jour de juing mil lij.

ff Aujourd'uy, suyuant les mandemens le jour d'hier enuoyez a mess" les Conseillers, Quarteniers et deux notables Rourgeois de cbascun quartier, avec les trois bendes d'archers, arbales- Iriers et bacqucbutiers, mess" les Pieuost des Marchans, Escheuins et dessusd. sont partiz a sept heures du matin, vestuz de leurs robbes my parties, pour aller a la procession generalle avec la Court de Parlement et Chambre des Comptes, suyuant le mandement du Roy, pour

rendre grâces a Dieu de plusieurs victoires ; puis mesd. s" de la Ville sont reuenuz disner en

i'Ostel de lad. Ville en la manière acoustumée. ii

Aux processions générales (châsses et corps saints), le Corps de Ville tout entier devait figurer en robes de livrée, avec les Gardes au complet, également en livrée. On remarque, dans les Registres, que jamais les cérémonies, ou visites, n'ont été faites par le Corps de Ville sans un mandement préalable émané du Roi, ou fait en son nom. Un délégué royal venait l'apporter au Bureau de la Ville, où il était reçu, mis en délibération et enregistré. On a quelques raisons de croire qu'avant la fin du xv*^ siècle la Ville et les Corporations ont parfois assisté spontanément à certaines cérémonies royales ou princières. Mais, à partir de François P", et même auparavant, les dépenses de ces processions d'apparat ayant occasionné quelques embarras, la Ville attendit les mandements royaux, afin de pouvoir prendre les fonds nécessaires sur la caisse des deniere publics et ne pas s'exposer à des injonctions de la Cour des Comptes. Les traces de ces préoccupations se retrouvent partout, à côté des discussions éternelles sur les préséances.

Page 1