‹ Les arristes; comédie en quatre actesChapitre 5 sur 57 · M"^« DE FILOSELLE · texte numérisé non relu

M"^« DE FILOSELLE

Vous VOUS êtes surpassé.

M"^® DE CÊPE.

Vous avez eu, sur le cœur Scandinave, des aperçus lumineux.

Mine ROSARIO.

Prendrez-vous ouné rafraîchissement, Maître ? ouné coupe de Champagne ? ouné doigt de porto ?

FOL-HAVAINE.

Mille fois merci; absolument rien.

^me DE CÊPE.

Comment? Vous pouvez parler une heure sans fatigue?

FOL-HAVAINE.

Quelques minutes de repos, en causant là avec vous, mesdames, et je recommencerai chez la marquise de Chambertin, où je suis attendu.

Mme DE FILOSELLE.

Quel sujet traitez-vous chez la marquise ?

FOL-HAVAINE.

Ibsen !

TOUTES CES DAMES, levaut dévotement les yeux au ciel. Oh ! Ibsen !

BÊGHEREAU, à Touraîlle.

J'ai cru qu'elles allaient faire le signe de la croix !

Mme DE F1L0SEH.E.

C'est un plongeur d'âmes!

FOL-HAVAINE.

Oui... d'âmes initiatrices!

M"ie DE GÊPE.

Et Sudermann ?

FOL-HAVAINE.

L'âme mystico-germanique !

vAUDREuiL, à M^^ d'Allèves.

Moi, je lis toujours Balzac avec plaisir.

^ime d'ALLÈVES.

N'avouez donc jamais ces choses-là.

FOL-HAVAINE, à M^^ Boënisseu.

Aura-t on aujourd'hui le plaisir de vous applaudir?

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