‹ Les Arthrites de la Hanche dans l’Ostéomyélite aiguë de l’adolescence et de la seconde enfanceChapitre 44 sur 59 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

F.. Kléber, 18 ans (Sanatorium Vancauvenberghe). Ostéomyélite trochantérienne traitée par vaccinothérapie. Guérison avec conservation totale des mouvements de la hanche.

Antécédents héréditaires : Père mort en 1918 de la grippe. Mère bien portante. |

Antécédents collatéraux : Cinq enfants nés vivants, le malade est le cinquième. Les trois premiers sont bien portants, le quatrième, une fille de 19 ans, a eu de la pleurite et de la péritonite et a fait un séjour de 14 mois à Hyères; elle va bien maintenant.

Antécédents personnels : Rougeole à l’âge de huit ans. Travaille comme typographe depuis l’âge de 13 ans,

Histoire : Le 17 août 1924, à 18 heures, le malade ressentit de vives douleurs dans la hanche gauche. Il continue à marcher et à vaquer à ses occupations habituelles pendant trois jours au bout desquels il est obligé de se coucher. I] souffre violemment toute la nuit. Le lendemain un médecin est appelé; il parle de « rhumatisme » et le traite, pendant 17 Jours, avec des frictions à l'huile salycilée. A ce moment, un chirurgien est appelé. IL voit le petit malade 23 jours après le début de la maladie, leo septembre, et fait de la vaccinothérapie antistaphylococcique (Hôpital d'Argentan). Du 12 septembre au 23 octobre 1924, six injections de vaccin sont effectuées. A la sortie de l'hôpital, le malade souffrait peu, mais avait encore un point douloureux. Il continue à voir le chirurgien tous les 15 jours : Nouvelle série vaccinale de 6 piqüûres en novembre. Amélioration mais persistance de points douloureux. Ensuite, la douleur augmente progressivement, une plaque rouge apparaît sur les téguments, la partie supérieure de la cuisse est tuméfiée surtout dans la région trochantérienne.

Le malade est alors renvoyé au chirurgien, qui fait une incision au niveau de la partie supéricure du fémur, sans anesthésie, et évacue à la curette de la sérosité et des caillots. Dix jours plus tard (23 jours après le curettage), une nouvelle poussée très douloureuse apparaît.

L'enfant est transporté à l'hôpital en vue d’une intervention le 29 mai 1925. Le chirurgien n'opère pas, mais refait de la vaccinothérapie : 7 piqûres tous les deux jours). Le malade eut de la fièvre pendant 13 jours, puis la température tomba. Le 21 juin, il quitta l'hôpital, toujours suppurant.

Depuis ce dernier séjour, il est sorti 4 esquilles de la plaie. La plaie se cicatrise après la sortie des deux dernières esquilles (3-4 septembre 1925).

État actuel : On voit une cicatrice à la face externe de la cuisse gauche, de la dimension d’une pièce de cinq francs, à 10 cm. du bord supérieur du grand trochanter. Le trochanter est épaissi, Ses dimensions transversales sont de 6 cm: du côté sain et de o cm. du côté malade, Le grand trochanter est épaissi et élargi jusqu'au voisinage de la cicatrice.

L’atrophie musculaire est minime. Il n’y à pas de douleurs ni spontanées, ni provoquées. La hanche est absolument libre ; l'abduction, la flexion et les mouvements de rotation s’effectuent dans leur intégralité. La marche est normale.

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