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BRIOT (Nicolas), lai] leur général des monnaies

Nicolas Uriot, Lorrain, a été un célèbre graveur de monnaies, et

cier le savant directeur des Annales archéologiques d’avoir bien voulu mettre si généreusement à ma disposition ses notes, et tous les résultats de ses travaux et de ses voyages.

» Walpole, t. I, p. 125.

* Albert Way , The archeological Journal, juin 1845. Voy. dans l’Univers du 27 décembre 1843, In lettre de M. A. Way à M. Didron.

* Voy. Mariette, l. I, p. 385, et Archives de l’art français, 1. 111. p. 40.

* Biographie universelle.

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fui au service du roi de France, Louis XIII; on lui doi’. l’invention du balancier. Il vint en Angleterre sous le roi Jacques , mais son premier ouvrage est seulement de 1 028 ; c’est une médaille de Charles I". En 1633, Briot fit à Édimbourg, la médaille d’or du couronnement de Charles l'r, sur la face de laquelle on voit le buste du roi , couronné et en grand habit de cérémonie avec ses titres. Briot retourna en France vers 1642, ayant formé un élève excellent, Thomas Simon

251. VOUET (Simon), peintre d’histoire, né S Paris le ît janvier 1590, mort à Paris te 30 juin 1649. Elève de son père Laurent Youet.

« Ceux qui naissent pour réussir dans quelque art ou dans quelque science , n’attendent pas longtemps pour l’ordinaire à donner des marques de l’habileté oit ils doivent arriver. A peine Simon Vouet, fils [et élève] d’un peintre médiocre à Paris [Laurent Vouet), eut -il atteint l’âge de quatorze ans, qu’il fut choisi pour aller en Angleterre faire le portrait d’une dame de grande qualité qui estoit sortie de France pour se retirer à Londres 3. » Il y lit encore d’autres ouvrages pendant quelques années, après lesquels il revint à Paris, vers 1610, malgré les efforts de Charles I" pour le retenir en Angleterre 3.

252. ANGUIER (Franco»), wulptvur, né 4 Eu eu 1604, mort 4 Paris le 8 août 1669. Elève de Simon Guilltiu.

Il est bien positif que François Anguier fut appelé en Angleterre , qu’il y travailla, et que ses ouvrages lui fournirent le moyen d’aller ensuite en Italie, mais il nous a été impossible de trouver l’indication de ce qu’il a fait en Angleterre.

253. LE SUEUR ou LE SOEUR (Hubert), sculpteur né en France vers 1580. Elève de Jean de Bologne.

« Hubert Le Sueur, artiste classique et excellent statuaire, avait travaillé à Paris, en 1610, à la statue de Henri IV avec Pierre T accu, lorsqu’il passa au service de Charles I", vers 1630, et vint en Angleterre. Il y exécuta de nombreuses œuvres, pour lesquelles il toucha

1 Walpole, t. 1, p. 256-7, et les notes.

* Perrault, Les hommes illustres.

* Abbé Fontenai, Dictionnaire des artistesa Villot, Notice des tableaux du Louvre. — Notice sur Vouet par Le Carpentier.

4 11 signe le plus ordinairement Le Sueur.

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de fartes sommes, comme le prouvent les comptes du trésor. Le Roi l'envoya aussi à Paris pour y faire l’acquisition de certains modèles de moulages. Les documents qui témoignent de l’activité de ce maitre sont dans les archives royales, et nous devons la publication des plus intéressants d’entre eux à M. W. H. Carpenter. C’est ainsi que nous apprenons que Le Sueur a fait en 1630, une statue en bronze de Charles Ier, haute de 6 pieds, et un cheval qui devait avoir un pied de plus que la grandeur naturelle. Cette statue équestre fut dressée à Rohampton, mais elle n’existe plus. La statue équestre en bronze de Charles Ier, à Charing-Cross, gravée par Hollar, n’est pas la même, et il ne faut pas les confondre; cette dernière fut érigée aux frais du comte Arundel. D’après Walpole, les documents y relatifs se trouvent dans la possession de la famille Howard. En 1(538, Le Sueur s’engagea à exécuter deux autres œuvres : ce sont deux statues de bronze, dont l'une (3 pieds 8 pouces) représentait le roi Charles I". Le contrat signé aussi par Inigo Jones, à titre de témoin, se trouve imprimé dans Carpenter, p. 2i6. L’artiste reçut pour cet ouvrage 310 livres st. Ensuite se trouve aussi une lettre de Le Sueur au Roi , dans laquelle il réclame des sommes arriérées ; 360 liv. st. pour un Mercure qu’il avait fait pour une fontaine; 30 liv. st. pour le buste du roi, portant une couronne dorée ; 9 liv. st. pour trois modèles en cire, représentant deux Vénus et un Bacchus 1 . »

A ces importants détails , nous devons ajouter ceux que nous donne Walpole. Le Sueur a fait : un buste de Charles I", qui existe dans la collection de M. Hoare, à Stourhead 5 ; — un buste en bronze de Jacques 1*', fait d’après un portrait; ce buste est placé à Whitehall, à l’entrée principale de la salle de festin ; — la statue de sir George Yilliers, à Westminster; — le monument du juge sir Thomas Richardson, à Westminster; cet ouvrage porte l’inscription suivante : Hubert le Saur, regis sculplor, J'aciebat 1633; — pour le jardin de Saint-James, six statues de bronze 3; la meilleure est le gladiateur modelé d’après celui de la villa Rorghèse ; il est actuellement à Hampton-Court; — Caïn et Abel, morceau d’un merveilleux talent, à Yorkhouse; — la statue en bronze de William, comte de

1 Traduit de Negler.

1 Est-ce le même dont il vient d'ôtre question?

* Décrites p*r Peacham , dans : Complété gentlemen .

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Pembroke, chancelier de l’université d’Oxford, placée dans la galerie de. peinture à Oxford; Rubens fit l’esquisse de cette excellente statue; — la fontaine de Somerse-House avec plusieurs statues

La plus connue de toutes les œuvres de Le Sueur, est la statue de Charles I", à Charing-Cross, dont nous avons parlé tout à l’heure; elle fut fondue en 1633, sauvée fort heureusement pendant la révolution, et érigée en 16781; Charles I" y est représenté en armure moderne; la tête du roi est très -belle et d’une grande noblesse; l’expression de la figure est celle du commandement * ; le cheval, par suite de la fonte , est assez mauvais. Le piédestal , qui est fort remarquable, est l’œuvre de Gibbons.

état des arts socs cham.es u.

« Il n’est pas facile d’expliquer comment une nation si en avance sur ses voisines, dans la science, resta tellement en arrière d’elles pour les beaux-arts. C’est cependant ce qui eut lieu... En architecture, il est vrai..., notre pays pouvait citer avec orgueil un grand homme, Christophe Wren...; d’un autre côté, à la fin du règne de Charles II, nous n’avions pas un seul peintre ou un seul sculpteur dont le nom mérite d’être conservé. Quelque chose de mystérieux se cache sous cette pénurie, car les statuaires et les peintres étaient bien loin d’être méprisés et mal payés; leur position sociale égalait au moins celle qu’ils occupent à présent, et leurs bénéfices, coin* parés à la richesse nationale d’alors et à la rémunération des autres travrtux intellectuels, étaient plus considérables que de nos jours. La munificence du patronage anglais pour les artistes, les attirail même chez nous de tous les côtés *. » En effet, les graveurs de monnaies étaient français; Lely et Godfrey Kneller étaient westphaliens ; les deux Van de Velde et Simon Varelst, peintre de fleurs, hollandais; Verrio, peintre d’histoire, napolitain; Louis Lagtierre,

1 On lui attribue le monument de la duchesse de Lenoi; mai» il n’est pas certain qu’il soit l'œuvre de Le Sueur; on lui attribue aussi l'enlèvement d'une Sabine a Houghton .

* M. A. de Monlaiglon me fait remarquer que cette date est douteuse et qu’un certain poète Waller parle déjà, en 1674, de la statue de Charing-Cross.

3 Walpote, t. Il, p. 392. — Pichot , Voy. en Anglet., t. I, p. 112. — Dalla ira y, Les beaux-arts en Angleterre, trad. par Millin, t. Il, p. ITiO. — Patte , p. 91.

; Ataraulayy Histoire d’Angleterre depuis l’avéncment de Jacques II, traduite par M. de Peyronnet, l. I, p. 307.

lût

français; Cibbcr, sculpteur, danois; Grinling Gibbons, sculpteur, hollandais. Gibbons était élève de Simon Guillain et se rendit célèbre comme statuaire, comme sculpteur en bois et comme ornemaniste ; il introduisit en Angleterre les principes et le goût de l’école frahçaise, en môme temps que le goût et les modes de Versailles étaient adoptés par les Stuarts, alliés de Louis XIV.

254. BLONDEAU (Pierre) et VIOLET (Thomas), grsveur» de monnaies.

« Ces deux artistes furent employés par la République à la gravure de ses monnoyes; et si l’on est curieux d’ètre informé des disputes que ce choix occasionna, il faut recourir à ce qui a été écrit sur ce sujet par Yertuo, dans son histoire des ouvrages de Thomas Simon 1 , p. 17. Blondeau, peu de temps après que le roi Charles second eut recouvré la couronne, le 3 novembre I6G-2, obtint des lettres de naturalité et le brevet d’ingénieur de la Monnoye, dans la Tour de Londres , avec la faculté d’y fabriquer à la presse et au moulin des espèces d’or et d’argent, en usant d’une nouvelle pratique de son invention, le tout aux gages de cent livres sterling par an *. »

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