BERCHETT (Pierre), peintre d’histoire
né en France en 1659, mort à Marylebone en janvier 1720. Elève de de La Fosse.
Brrchett vint en Angleterre en 1681 et travailla sous Hauboiii, peintre d'architecture et Français qui vivait encore en 1721. Berchelt ne resta qu’un an à Londres et revint à Marly; mais il retourna plus tard en Angleterre et y fit plusieurs peintures pour des personnes de qualité. Le roi Guillaume 111, restaurant son beau château de Loo, en Hollande , engagea Berchett pour quinze mois, au bout desquels il revint en Angleterre où il trouva autant de travaux qu’il en pouvait faire. Berchett a peint le plafond de la chapelle du collège de la Trinité, à Oxford ; l’escalier dé la maison du duc de Schomberg à Palimall ; la maison d’été au Ranelagh. I. Smith a gravé d’nprès lui, une Diane surprise par Actéon. Devenu malade, il se retira à Marylebone, et peignit de petits sujets mythologiques ’.
1 Walpole , l. Il, p. 577. — D’ArgenvUle. — If i/o/, Notice des tableaux du Louvre. — Catalogues d’Evan et de Bromley.
* Ch. Weiss, Histoire des réfugiés protestants de France, t. I, p, 324.
* Walpole , t. II, p. 604.
ANGLETERRE
269. CHERON (Loui»), nè a Paris en 1660, mort à Londres en 1723, S 63 ans. Elève de son père Henri Chéron.
Louis Chéron, protestant, se retira a Londres en 1095 et trouva dans milord Montagu un protecteur; il fit quelques grands ouvrages pour lui au château de Boughton. Au plafond du salon, il peignit l’assemblée des Dieux ; au plafond de l’escalier, le jugement de Pâris,et deux autres plafonds que l’on ne désigne pas. Il travailla aussi dans les châteaux de Burleigh, de C.hatsworth , où il tit les côtés d’une galerie. Mais il tomba en discrédit quand il peignit à Montagu-House à côté de Rousseau, de Baptiste et de Delafosse. En effet, malgré son génie, il n’a jamais su peindre de bon goût de couleur, dit Mariette. « Les ordonnances de ses grandes pointures sont belles, njoute d’Argenville; la correction et le grand caractère satisfont l’amateur, mais le défaut de couleur et le manque de grâce se font remarquer partout. » Il se mit alors à dessiner pour les graveurs, et ses dessins sont préférables à ses peintures. Il a gravé lui-méme à l’eau-forte quelques-uns de ses dessins, entre autres les travaux d’Hercule et une suite de 32 planches sur la vie de David, dont Giffart, libraire de Paris, illustra une traduction des Psaumes de David, que Sophie Chéron, sœur du peintre, publia en 1715'. C.Dubosc a gravé d’après un dessin de Chéron, le couronnement du roi Georges I,r. Lépicié, Dupuis, Chereau jeune, ont gravé 10 planches, d’après ses dessins, représentant des sujets de l’histoire de Charles I"a.