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PRELLEl’R (Pierre), compositeur de musique

Prelleur se fixa à Londres, dans les premières années du xviu' siècle; en 1728, il était organiste à l’église de Saint-Alban. Il fut en-

1 Mercure galant, septembre 1700, p. 280.

* Mariette , traduction manuscrite de Walpole, t. 111, p. 144.

3 Nagler. Fussli. Liste des académiciens, publiée par M. Duvivier et par nous, dans le t. 1 des Archives do Part français.

* Walpole , t. U, p. 625.

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suite claveciniste du théâtre de Goodmanfield ; pendant plusieurs années il composa la musique des ballets qu’on y représentait. En 1736, il était organiste de l’église du Christ, à Middlesex '.

280. PARMENTIER (Jacques), peintre d’histoire à fresque, né en 1658, mort le 2 décembre 1730, k Londres, âgé de 72 ans.

Elève et neveu de Sébastien Bourdon.

Parmentier avait déjà produit quelques tableaux estimables, lorsque la révocation de l’édit de Nantes le força de se rendre en Angleterre. Il fut employé à Montagu-Housc par de La Fosse , pour l’aider dans des travaux secondaires. Il fit aussi des ouvrages pour des églises et pour quelques édifices publics, mais sans faire fortune. Guillaume III l’envoya ensuite à Loo, en Hollande, où il fit trois plafonds; mais il se brouilla avec l’architecte Marot, directeur des travaux, dont il avait fait le portrait (gravé par J. Gole), et se rendit à La Haye ; il y peignit le plafond de la salle d’assemblée de l’ancien château et fit aussi pour cette salle deux tableaux , placés sur les cheminées, et représentant la Constance et la Prudence1. Parmentier revint à Londres; mais n’y trouvant pas d'occupation, il alla dans le comté d’York, où il fit, pendant plusieurs années, des portraits et de la peinture d’histoire. On voyait de lui, dans l’église de Hull, un tableau d’autel; dans l’église de Saint-Pierre, à Leeds, Moyse recevant la loi, tableau fort vanté par Thoresby; à Paintcr’s- Hall, l’histoire de Diane et Endymion. Son meilleur ouvrage est un escalier à Worksop. En 1721 , il revint à Londres, dans l’espérance de succéder à Laguerre, qui venait de mourir; mais il ne réussit pas à le remplacer, et il allait partir pour Amsterdam, quand il mourut. P. Van Gunst et U. Audran ont gravé d’après Parmentier le portrait de Saint-Évremond’.

281. DESPORTES (François), peintre d'animaux, né le 24 février 1661, è Champigneul *, mort le 15 avril 1743, à Paris.

Desportes avait une grande réputation en Angleterre où ses œuvres étaient fort recherchées et ornaient les hôtels de lord Stanhope, du duc de Richmond, de lord Uolingbrokc et de lord

1 Pétis y Dictionnaire universel des musiciens.

* Guide ou Nouvelle description de La Haye et de ses environs, 1 vol. in-8°. U Haye, 1785; p. 128.

* Walpole , t. II, p. 631. — Nagler.

k En Champagne.

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Vidvoot, lorsqu’en 1713 il se rendit à Londres à la suite du duc d’Aumont, que Louis XIV y envoyait en qualité d’ambassadeur auprès de la reine Anne. Pendant les six mois que Desportes passa en Angleterre, il fil un grand nombre de tableaux et en vendit beaucoup qu’il avait apportés de France'.

28 2. L AG U ER R E (Louis), peintre d'histoire, né à Paris en 1663,

mort le 20 avril 1721, i Londres. Elève de Le Brun et filleul de Louis XIV.

Laguerre vint en Angleterre en 1683 avec Ricard, peintre d’architecture, et tous les deux furent employés par Verrio; Laguerre fit pour lui une grande peinture & l’hôpital de Saint-Barthelemy. Depuis il exécuta un grand nombre de plafonds de salons et d’escaliers, surtout chez lord Exeter, à Burleigh; — il a peint l’escalier de Old-Devonshire-house, dans Piccadilly; — l’escalier et le salon de Buckingham -house; — l’escalier à Petworth; le sujet est la vie d’Élisabeth, duchesse de Somerset; — plusieurs appartements à Burleigh-on-the-Hill,où il a représenté les Césars; — quelques peintures à Marlhorough-house, au parc de Saint-James. — Le salon du château de Blenheim est son meilleur ouvrage ; il y a peint : au plafond, la ligure allégorique du duc de Marlborough, dans un char triomphal, arrêté par la Paix au milieu de ses victoires, et le Temps qui l’avertit de la rapidité de sa course; sur les murs de ce salon il a représenté en six compartiments les nations de la terre : Français, Anglais, Écossais; — Espagnols; — Maures et Nègres ; — Chinois et Tartares; — Turcs; — Hollandais et Suédois.

Laguerre fit pour le roi Guillaume, à Hampton-Court, les travaux d’Hercule. Il fut choisi pour décorer la coupole de Saint-Paul, mais il fut mis de côté par les intrigues de Thornhill. Laguerre lit ensuite pour sir Godfrey Kneller de belles peintures à l’escalier de sa maison à Witton. Au moment de l’union de l’Angleterre et de l’Écosse, la reine Anne lui lit faire les cartons d’une suite de tapisseries, dans lesquelles il mit les portraits de Sa Majesté et des principau x ministres, mais ces cartons n’ont pas été exécutés. Laguerre lit aussi quelques dessins pour les graveurs. Simon a gravé d’après un tableau de lui le portrait de W. comte de Cadogan, in-folio2. A une taverne, à

1 Mémoires sur les membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, t. II, p. 105. — Mariette, t. II, p. 99.

* Catalogue d'Evan, u° 1707.

AINC.LETERIt E.

Drtiry-Lane, où était un club d’artistes, Laguerre a peint, en clair obscur, une bacchanale.

En 1711, il fut nommé directeur de l’Académie de peinture établie à Londres. Thomhill lui doit beaucoup, et il fut aussi imité par Riario, Johnson, Brown et plusieurs autres peintres1.

283. D’AGAR (Jacques), peintre de portraits, né à Paris en 1640, mort à Copenhague en 1716* — (voir le n° 4Ü9).

D’Agar peignit d'abord l'histoire, puis se consacra exclusivement au portrait. Reçu à l’Académie en 1675, il en fut exclu le 31 janvier 1682 comme protestant. 11 alla à Copenhague et fut nommé peintre de la cour par Christian V, titre qu'il conserva sous le successeur *de ce roi, Frédéric IV. D’Agar se rendit à Londres avec la permission de Frédéric IV, au commencement du xviu* siècle; il y fit plusieurs portrails pendant le règne de la reine Anne, puis il retourna en Banemarck. Voici les portraits gravés d’après D’Agar : lady Carteret, depuis comtesse de Granville, in-folio, Simon; — Marie Lane, comtesse de Macclesfield 5, in-folio, Faber; — Marie Churchill, duchesse de Monlagu *, in-folio, Simon; — Fr. Page, gravé par Vertue; — Bessy Savage, comtesse de Rochford, in- fol., Smith; — Thomas, comte de Stafford, gravé par J. Simon; — Anne Churchill, comtesse de Sunderland, morte en 1715, in-fol., par Simon; — Watson , gravé en 1 708 , par Smith * ; — le roi de Danemarck , Christian V, en habit de l’ordre de l’Éléphant, gravé par Hub. Schaten *.

284. D'AGAR (C.), fil* du précédent, peintre de portraits, mort en mai 1723, à 54 ans — (voir le n° 410).

D’Agar vint jeune en Angleterre et eut beaucoup de travaux quoique ayant peu de mérite; — peut-être quelques-uns des portraits attribués à son père sont-ils de lui. Il laissa un fils qui suivit la même profession.

* Walpole, t. Il, p. 645. — Voir aussi le Dictionnaire de Pilkinglon.

* ileineken le dit élève de Ferdinand Voet.

» Morte en 1753.

k Morte en 1751.

* Evan s Catalogue, n°« 11005, 10139, 21863, 8959, 19407, 6748, 4575. — IValpol*f t. 11, p. 651.

* Heine ken.

* Walpole, t. IP, P- 653.

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28S. BAODX (Jean), peintre do portraits (voir le n° 112).

Après avoir refusé au cardinal Dubois d'aller en Espagne , le désir de voyager et peut-être l’appât du gain décidèrent Ilaoux à passer en Angleterre; il s'y rendit au mois de septembre 1720, et fit en ce pays quelques portraits. Sa mauvaise santé l’obligea de revenir à Paris après huit mois d’absence*. S. Cousins a gravé, d’après un tableau de Raoux, faisant partie de la collection William Cake et intitulé le lever de soleil de l’Amour; le sujet est une fort jolie fille lisant une lettre; l’effet de lumière est bien entendu.

286. WATTEAU (Antoine), peintre de fêtes galantes, né à Valenciennes en 1684, mort à Nogent le 18 juillet 1721.

Watteau vint en Angleterre en 1720, afin de consulter le docteur Meade pour lequel il fit deux tableaux, une conversation pastorale et une compagnie de comédiens italiens. Selon Gersaint, il fut très-occupé pendant le séjour qu’il fit à Londres; ses ouvrages étaient fort recherchés et bien payés ; c’est là où il commença à prendre du goût pour l’argent, dont il n’avait fait jusqu’alors aucun cas. Le mauvais air de Londres, ayant achevé de déranger sa santé, il revint à Paris en 1721 et mourut peu après3. Longtemps méconnues en France, les œuvres de Watteau ont été achetées en grand nombre par des Anglais. Il est évident que notre grand artiste a exercé par sa fantaisie, son originalité, son humour et sa couleur, une grande influence sur l'école anglaise moderne.

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