SERRES (T. -T. | peintre cl graveur
T.-T. Serres, probablement le fils de Dominique Serres, vécut également à Londres. Il peignit des vues de villes anglaises, des ports, etc. On a, gravées par lui, quatre vues qui parurent coloriées 2.
305. LOCTHERBOl'RG (Philippe -Jacques), peintre, né à Strasbourg le 31 octobre 1740, mort fc Cbiswick en 1812.
Loutherbourg, élève de C. Vanloo et de Casanova, fut un peintre de batailles et de marines, de paysages, de chasses et de sujets champêtres. Ses débuts furent très-brillants. Le bon Wille , dans son journal, à la date du 25 juin 1703, nous dit • « Fut agréé à l’Académie royale M. Louterburg, de Strasbourg, d’une voix unanime. Ses paysages, au nombre de trois, qu’il présenta furent trouvés charmants, bien composés, dessinés et coloriés. C'est effectivement surprenant pour un jeune homme de 22 ans. Je me levai de ma place courir pour l’embrasser et l’introduire dans l’assemblée. » En 1767, Diderot confirmait ce jugement avec son enthousiasme ordinaire : « Grand, très-grand artiste presque en tout genre; il a fait un chemin immense et l’on ne sait jusqu’où il peut aller. » En 1771, Loutherbourg vint en Angleterre : « 11 est passé à Londres , dans l’espérance d’y trouver de l’occupation et d’y remplir ses poches de guinées, et l’on dit qu’il ne s’est pas trompé .’ » En effet, en 1771, Garriek l'engagea, à 23,000 francs d’appointements, pour composer les dessins des décorations du théâtre de
' Traduit de Nagler. — Voir ausii Bryan's diclionary. * Traduit de Nagler.
■* Mariette, Abecedario.
\NGLETERRE.
Drury-Lanc ; ces décorations, d’un goût nouveau et d’un grand style, eurent beaucoup de succès. En 1781, il fut nommé membre de l’Académie royale des arts de Londres, revint ensuite à Paris, alla en Suisse et retourna en Angleterre. Il peignit alors: une revue dans le camp de Worley (collection du roi d’Angleterre); — la victoire de lord Howe sur la Hotte française devant Brest, le 1er juin 1 79i.
Il est honteux pour un français d’avoir fait un tel tableau, lorsque ses concitoyens, qui montaient le Vengeur, à cette bataille, s’engloutissaient en chantant la Marseillaise plutôt que d’amener leur pavillon.
Loutherbourg exécuta aussi un tableau représentant le célèbre siège de Valenciennes, en 1793, par les Anglo-Autrichiens. — L’impératrice de Russie lui fit faire le passage du Danube par les Russes , sous le général Romanzow ' .
On a gravé d’après Loutherbourg : l’apothéose du capitaine Cook, in-4°, sans nom de graveur; — une Apollina contenant les médaillons de 27 musiciens célèbres, gr. in -fol., par Landseer ; — Ossian, gr. par Middiman et Hall; — l’exhihition de l’académie de tableaux; très-jolie caricature; — plusieurs scènes de genre. (Voir son œuvre au cabinet des estampes.)
306. DUP ARC (Françoise), peintre, née à Marseille, y mourut le 17 oct. 1778. Elève de son père Ant. Duparc.
«Après la mort de J. -B. Vanloo , Françoise Duparc passa en Angleterre; Londres fut le théâtre de sa gloire; on y admira ses talents; on y enleva ses productions, et sa fortune s’y accrut en fort peu de temps; elle revint alors à Paris2.» Evan nous indique qu’elle a peint le portrait de AV. Stanhope Harrington , comte; de Northampton, mort en 175C, gravé par Ford, grand in-folio.
307. PASQUIER (Pierre), peintre en émail, né 4 Yillefranche, mort en 1806.
Pasquier exposa, en 1773, le portrait en émail de Georges III , roi d’Angleterre.
* Notice sur Loutherbourg , dans : Galerie du Belvédère, 4 vol. in -8° (voir au n° 21 ). — Magasin encyclopédique, 1809, t. IV, p. 39. — Encyclopædia of London.
* Achard, Histoire des hommes illustres de la Provence.
308. LAGRENÉE (Louis-Jein-François), peintre d’histoire (voir le n® 190).
Lagrenée exposa en 1775, deux tableaux représentant la Candeur et la Douceur, faits pour milord Shelburn.