AV1SSEAU (voir le n
M. Avisseau a fait : en 1833, pour M. Carolus, résident du roi des Belges en Portugal , une coupe de style antique. — En 1833, pour madame la comtesse Douglas -Hamilton, à Bruxelles, un bassin rustique.—En 1833, pour le baron de Blomaert, à Bruxelles, un bassin rustique '.
39G. DAVID, peintre ( voir le n® 47 ).
Pendant son exil à Bruxelles, de 1816 à 1823, David fit les ouvrages suivants : l’Amour quittant Psyché; — Télémaque et Eucharis ; — une répétition du couronnement de l’Empereur; — la colère d’Achille ; — une bohémienne disant la bonne aventure ; — Mars désarmé par Vénus et les Grâces; — Alexandre, Apelleset Campaspe, non terminé. Quant aux portraits, il a fait ceux du baron Alquier; de la comtesse Vilain Xlill et de sa fille ; du général Gérard ; do Siéyès ;
1 Renseignement» communiqués p»r H. Avisseau.
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de Rame); de madame Rame!; des filles de Joseph Bonaparte; de madame Villeneuve, nièce de J. Bonaparte
Quant à l’influence de David, voici comment l’apprécie M. Van Hasselt *.
a La peinture de David dominait la peinture belge L’art français avait fait disparaître de notre école les dernières réminiscences de nos peintres du xvu* siècle. David avait fait table rase dans le pays de Rubens, dans le pays des Van Eyck. Les soldats de la République et de l’Empire s’étaient installés dans nos provinces, tandis que les nouveaux principes de David s’étaient installés dans nos ateliers. Les Grecs et les Romains s’étaient emparés de toutes les imaginations et de toutes les palettes belges.
a Longtemps David n’exerça qu’indirectement son influence sur nos artistes. Mais quand, en 1815, il vint, réfugié politique, demander un asile à Bruxelles , son influence agit d’une manière plus directe sur notre peinture. Elle dura jusqu’à la mort du maître qui mourut à la tin de l’année 1 826.
« Cependant, il faut le dire, des élèves même de David un grand nombre n’embrassèrent pas assez aveuglément ses principes pour y sacrifier leur propre individualité. Parmi ceux-là se distinguèrent surtout Herreyns, Paelinck, Navez, les frères Van Brée. »
Herreyns, professeur à l’Académie royale de peinture à Anvers, s'éloigna beaucoup des principes de David et se rattacha autant qu’il put à Rubens. Paelinck et Navez modifièrent par leurs études en Italie ce qu’il y avait d’excessif dans les principes de l’école d c David.
Mathieu Van Brée , directeur de l’Académie royale de peinture à Anvers, suivit cette voie.
Odevaere fut le plus fervent et resta le plus exagéré des élèves de David *.
Après avoir subi l’influence de David, l’art belge imita notre révolution romantique. Jusqu’alors les peintres flamands tenaient plus
1 Delècluse, David. — * Dans le t. III, p. 438, de Raczynski.
3 M. Dcbay, pire, nous racontait récemment une assez curieuse anecdote b ce sujet. Il était âgé d'à peu prés onze ans, lorsque travaillant à l'École de dessin de Malines, David vint visiter cette école où les élèves dessinaient le Milon de Crototie de Falconet, morceau de réception de ce sculpteur. « Mettez* moi ça à la cave, mettez -moi ça b la cave, 0 s’écria David, en montrant l’<ruvre de Falconct.
* A ces noms d’élèves belges de David, il faut ajouter Stapleaux et Moll. -4
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ou moins complètement à David ; d’autres imitaient telle ou telle école italienne : quelques-uns s’efforçaient de demeurer fidèles aux traditions de l’école flamande du xvn* siècle; mais la vie, l’originalité, la spontanéité n’existaient pas. En 1830, M. Wappers donna, par son tableau du dévouement de Van der Werf, le signal d’une révolution artistique presque parallèle à celle qui s’opérait en France contre la manière plastique et décolorée des derniers élèves de David. Du mouvement commencé par M. Wappers devait sortir l’école belge moderne, naturaliste et coloriste. Mais cette jeune école, tout en croyant renouer sa filiation avec, l’ancienne Flandre , est tombée le plus souvent dans une imitation mal dissimulée de nos coloristes modernes, et tient, il faut le dire, de plus près à Robert- Fleury, à Eugène Isabev, à Roqueplan et à Jaequand, qu’à Rubens.
La sculpture avait suivi la même marche que la peinture. David avait exercé sur la sculpture ltelge, déjà toute française, une influence décisive; mais un changement radical eut lieu, en 1833, dans l’école belge. M. Guillaume Geefs, né à Anvers, en 1806, élève de Ramev à Paris et artiste distingué, fit, au salon de 1833, une révolution analogue à celle que Wapjiers venait de faire dans la peinture.