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JEAN DE BOURGOGNE, peintre, mort ven

Jean de Bourgogne , grand artiste et fort en réputation à Tolède , peignit en 1495 l'histoire de la Visitation dans le cloître de l’église de ce nom. Il travailla aussi vers 1500, au Teatrn de l’université de Alcala de Hénarès, et aux peintures du grand retable de la cathédrale de Tolède. En 1314, il peignit à fresque à la chapelle Mozarabe, la conquête d’Oran; de 151(1 à 1519, il lit les fresques de la bibliothèque de cette église. 11 a peint aussi des portraits à fresque, tels que ceux de divers archevêques de Tolède et de plusieurs cardinaux V

* Paeiavent, toc. cil.

* Revue britannique de novembre 1816, d'après la Quarlerly Heriew.

3 D. Juan Aguilin Cean Bermudes, Diccionario hiatorico de los mas iluslres profesores de las bellas arlea en Espalia, Madrid, 6 vol. petit in . 8°.

‘ Bermudes.

ESPAGNE

4*2. PHILIPPE DE BOURGOGNE, sculpteur rt «rchiledr, mort à Tolède en 1542, le 10 novembre.

Philippe de Bourgogne appelé aussi Philippe de Vigarny, sculpteur et architecte, est l'un des plus grands artistes du seizième siècle. Vers 1300, il résidait à Burgos où il était déjà en grande réputation. Le cardinal Cisneros le fit venir à Tolède pour travailler au grand retable de la cathédrale ; en 1302, il exécuta pour ce retable quatre bas-reliefs et dirigea l’exécution des autres; il fit aussi les portraits 1 du cardinal Cisneros et d’Antoine de Nebrija. Philippe de Bourgogne alla ensuite à Grenade faire le grand retable de la chapelle royale avec sa sculpture; il y règne partout une profusion d’ornements sculptés et de statues dont on vante unanimement la beauté. De 132 A à 1327, il fit à la cathédrale de Tolède les sculptures en albâtre du retable de la descente de N.-D. ; il composa ensuite le dessin du grand retable de la chapelle des Ketjcs nuevo», dont l’exécution fut confiée au peintre Francisco de Comontes. Ce fut alors qu’on le chargea de sculpter les stalles du chœur de la cathédrale de Tolède. Avant de commencer ce grand ouvrage, il alla à Burgos, où le chapitre de la cathédrale l’appelait, parce que le dôme du transept s’était écroulé le 3 mars 1339. Philippe de Bourgogne reconstruisit le centre du transept de cette cathédrale, et bâtit quatre gros piliers soutenant une coupole surmontée d’une tour; toutes ces constructions furent élevées sur ses projets , et les statues qui décorent cette portion de l’édifice ont été pareillement sculptées d’après ses dessins. Le centre de la croisée de la cathédrale de Burgos est l’une des œuvres les plus admirables de la Renaissance. Deux Bourguignons furent aussi employés à ce travail en qualité de maîtres, Juan »b Castankda et Juan du Vallejo. Philippe de Bourgogne a encore, à la cathédrale de Burgos, sculpté la clôture du chœur, achevé en 1536.

Après l’exécution de ces grands travaux à Burgos , il revint à Tolède, et fit avec le célèbre Berruguete, les stalles hautes1 du chœur de la cathédrale : chacun en fit trente-cinq 3; Philippe sculpta celles qui sont du côté de l’Évangile. Il orna leurs dossiers de

1 Bustes ou médaillons.

* Les stalles basses représentent la çonquéte de Grenade; clics sonl de 1495 et de maître Rodrigue.

s Berruguete fit 35 stalles et celle de (archevêque.

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statues d'apôtres et de saints, de bas-reliefs représentant des histoires des deux Testaments et d'une élégante décoration en bois précieux; au-dessus des stalles, il mit des statuettes d’albâtre qui figurent les patriarches et les prophètes. Tous les auteurs espagnols vantent le bon goût et la grandeur de style de ces belles sculptures.

Avant que Berruguete revint d'Italie, Philippe de Bourgogne était le maître le plus renommé de l’Espagne. 11 fut le chef d'une école nombreuse dont le style se retrouve dans le célèbre tomlieau de Ferdinand et d’Isabelle ', placé dans la chapelle royale de Grenade 1.

443. FEVIN (Antoine), composteur de musique, né à Orléans, sers 1481. Elève d'Ockegbem.

Orléans, l'une des villes où Charlemagne avait fondé des écoles de chant, était encore, au xv* siècle, célèbre par son école de musique d’oit sortaient, ainsi que de celle de Sens, presque tous les chanteurs de la chapelle du pape. Févin, grand compositeur, loué par l'allemand Glarian, qui vint en France au commencement du xvt' siècle, et goûté par les Italiens qui imprimaient ses œuvres en lüU, Févin alla se fixer en Espagne et y composa beaucoup de musique religieuse. La musique religieuse espagnole des xv* et xvt* siècles est très-belle et trop peu connue en France. L’tui des principaux compositeurs de cette admirable musique est notre Févin *.

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