‹ Les artistes français a l'étranger (volume 2)Chapitre 286 sur 452 · MADAME LEBRUN (voir le n · texte numérisé non relu

MADAME LEBRUN (voir le n

Madame Lebrun arriva à Naples en 1790; elle y fit les portraits de la princesse Marie-Thérèse, du prince héréditaire , père de madame la duchesse de Eerry , de la princesse Marie-Christine , de Paesiello, et de la reine de Naples J.

606. PÊQU1GNOT (Jean -Pierre), peintre da ptyatge., né à Baume -les- Dames en 1765, mort à Naples en 1806 ou 1807.

Péquignot se lia d’une étroite amitié avec Girodet pendant son séjour il Rome; ils furent obligés de quitter cette ville à la suite des événements politiques , en janvier 1793, et se retirèrent à Naples. Péquignot s’y fixa et y passa le reste de sa vie. Péquignot vécut d’une façon assez bizarre, fuyant toute société, tomba plus tard dans l’usage immodéré du vin et mourut dans un état complet de misère. Girodet lui a consacré plusieurs vers dans le troisième chant de son poème « le Peintre »;

Aimant les arts ponr eux, heureux d’étre oublié,

Ses seuls besoins étaient l’étude et l’amitié;

Par l’étude fixé sur la terre étrangère ,

Pour compagne il garda la pauvreté sévère,

Pour Mentor le travail, et scs nobles mépris Aux hommes comme à l'or n’attachaient aucun prix.

Plus d’une fois j’ai vu la bizarre fortune,

Accourant sur ses pas, lui paraître importune;

Je l’ai vu, dédaignant les dons de sa faveur,

Lui -même malheureux, secourir le malheur.

0 toi qui, malgré toi seras un jour célèbre,

Reçois, cher Péquignot, cet hommage funèbre...

Péquignot, peu connu généralement, malgré la prédiction et les vers de Girodet, était cependant un artiste d’un talent remarquable surtout par l’originalité; il ne devait rien qu’à lui-môme. Il a fait de

1 Mém. sur les membres de l’Acad. roy. de peint, et de scnlp., t. Il, p. 80.

4 Souvenirs du madame Lebrun.

NAPLES

nombreux dessins à l’ostompo, relevé» de sépia et de blanc, sur papier bleu ; ces dessins sont fort beaux. Ses tableaux de paysages, qui sont tous en Italie, sont très- beaux aussi; le plus souvent ses paysages sont inventés, toujours très-poétiquement composés, pleins de goût et d’originalité; ses ciels, ses montagnes ont des formes et un caractère tout particulier; si les arbres des premiers plans sont de convention , les autres plans de se» tableaux n’offrent plus ce défaut et l’on ne peut qu’y admirer la poésie du dessin, la beauté dos lignes, et une grande délicatesse d’exécution. Beaugcan a gravé deux paysages de Péquignot (in-8«), dans le musée Landon*.

607. MO NT AGN Y (Êlie- Honoré), peintre (l’histoire, né à Paris. Élève do David.

Il fut envoyé à Naples en 1803, par l’ambassade de France à Rome, afin d’y faire des dessins pour l’iconographie ancienne, et il devint peintre de la reine Caroline de Naples, plusieurs de scs tableaux, Philémon et Baucis, le Tasse, etc., sont restés au palais de Naples2.

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