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bal et Augustin Carrache; elles ont été gravées à Rome et plusieurs sont datées de 1641
679. ANGUIER ( Michel t, sculpteur, né i Eu en 1612, moften 1686, le 11 juillet, à Paris. Elève de Guillain.
Michel Angnier resta à Rome de 1641 à 1651 . « Il fit d'abord, sous la conduite du signor Alguardi, de grands bas-reliefs de dix pieds de haut qu’on voit à Sainte-Marie-Majeure. Il travailla aussi pour l'église de Saint-Pierre et pour les palais de quelques cardinaux dont on n’a pas conservé les noms2. » Le détail de tous ces ouvrages est ignoré; l'abbé Titi cite toutefois une partie des stucs qui sont à Saint-Jeandes- Florentins et qui représentent des jeunes gens dans des médaillons.
680. BARRIÈRE (Dominique), dessinateur et graveur a l’eau-forte, né i Marseille vers 1615, mort à Rome en 1678.
Il se fixa de bonne heure à Rome où il grava d’après le Poussin, le Titien, le Cortonc, le Dominiquin, Guill. Courtois, surtout d’après Claude Lorrain, et aussi d’après ses propres dessins. C’était un bon dessinateur et un excellent graveur ù la pointe ’. Il édita à Rome grand nombre de fêtes, de batailles, de marines, de statues antiques, de. monuments de Rome et de la campagne romaine. M. Robert Dumesnil, (t. III, p. 42), Récrit 202 estampes de ce maître 4.
681. COURTOIS (Guillaume), peintre d’histoire, né en 1628, à Sainl-Hippolyte, mort 4 Rome en 1679. Elève de Pietre de Cortone.
Guillaume Courtois vint de bonne heure à Rome; «il se mit sous la conduite de Pietre de Cortone et puisa dans cette école toute la finesse de son art. Ses tableaux se distinguèrent bientôt ; les églises et les palais de Rome furent ornés de ses belles productions, et peu de peintres ont mieux traité l'histoire s.n
' Robert Dumetnil, I. IV, p. 2. — fteineken et Mariette.
* Mem. aur les membres de l’Acad. roy. de peint, et de sculpt., t. 1, p. 437 et 153.
3 « Falda et M. Barrière sont morts, et nous n’avons personne à Rome de cette force
pour l’architecture et pour les paysages, u Lettre de Fr. Chapuys, prêtre de l’Oratoire dans les Archives de l’art français, 1. 1 , p. 157.
‘ Archives de l’art français, t. 1, p. 152 et 157. — Voir aussi F t U bien rt Mariette. 1.1, p. 73.
* D’ Argentine.
Guillaume Courtois a peint le portrait du pape Alexandre VII, gravé par Colignon
On voyait de lui : Au palais Altieri; les peintures de la chapelle; le tableau d’autel représentant une Vierge*.
A Saint-André-du-Noviciat-des-Jésuites; le martyre de saint André, tableau du maître-autel3.
A Saint-Jean-de-Lalran , dans une chapelle; un tableau de saint Augustin ; Dieu le Père ; diverses figures à fresque *.
A Saint-Laurcnt-in-Lucina ; un tableau d’histoire dans une chapelle s.
A Saint-Luc ; quelques petites peintures *.
A Saint-Marc, dans la nef, au-dessus des colonnes; deux peintures à fresque ; — à la chapelle de saint Marc ; un tableau représentant le pape, et diverses peintures*.
A Sainte-Marthe, au maître-autel ; notre Seigneur qui prêche, avec sainte Madeleine à ses pieds et sainte Marthe debout *.
A Saint-Marlin-des-Monts, à la voûte de la deuxième chapelle, à droite; le Père éternel*.
A Sainte-Martine-des-Peintrcs. il la chapelle souterraine, à droite; des peintures '*.
A Saintc-Praxède. les peintures de la voûte d’une chapelle, et au milieu un Dieu le Père; — dans une autre chapelle, un tableau représentant le Christ mort 1 ' .
A la galerie du palais Quirinal, la fameuse bataille de Josué, peinte par ordre du pape Alexandre VIII '*.
A la Trinité des Pèlerins; le tableau d'autel d’une chapelle où sont
1 Heineken. Cet auteur donne unt* longue liste des estampes gravée»» d'après le» tableaux de ce maître.
* Destine, p. 257.
» Idem, 625. Titi, 271.
* Destine, 762. Titi, 195.
1 Titi, 336,
* Idem, 177.
I Destine , 234-35.
8 Idem, 262.
" Idem, 588.
»® Idem, 542.
II lUi, 222, et (TArgenville.
** Titi, 277. Desetne , 617.
ROME
représentés saint Charles, saint Philippe-Neri et d'autres saints'.
Guillaume a souvent aidé son frère dans ses grands travaux.
682. COURTOIS (J.equ«), dit LE BOURGUIGNON, pfiintre de batailles, appelé en Italie, il Paire Giacoma Corlesr, né à Saint -Hippolyte en 1622, mort à Borne en 1676, le 14 nov.*.
Jacques Courtois vint à Milan en 1636, s’attachait un officier français, suivit l’armée pendant trois ans et dessina tons les faits de» guerre dont il fut témoin. Ensuite il alla à Bologne, s'y lia avec le Guide et l’Albane, et se fixa à Rome, oit il devint l’ami de Pietre de Cortone et du Bamboche. Il peignit d’abord quelques tableaux d’histoire, entre autres le Miracle des cinq pains, au couvent de Sainte- Croix-en-Jérusalem , mais la vue de la bataille de Constantin décida sa vocation et il se fit peintre de batailles.
Le comte Carpeigne lui commanda quelques tableaux, dont la belle couleur, le grand style et la verve lui valurent une immense réputation. Il fut ensuite appelé à Florence, travailla pour le prince Mattia de Médicis, gouverneur de Sienne, et orna sa belle villa de Luppeggio. Après , il séjourna à Venise pendant un an; le procurateur Sagredo lui fit représenter dans une galerie les grandes batailles de l’Écriture Sainte, qui furent peintes sur des cuirs dorés. Entré dans la Société de Jésus comme frère laïque, il peignit au couvent des Jésuites plusieurs tableaux et revint à Rome. Le grandduc. de Toscane voulant avoir le portrait du Bourguignon, il le fit venir il sa villa de Castello: Courtois se peignit en habit de religieux et plaça dans le fond du tableau une admirable bataille. A son retour à Rome, il fit un dessin colorié pour la tribune du Jésus où devait être représenté Josué arrêtant le soleil ; il allait exécuter ce tableau avec son frère Guillaume, mais la mort l’en empêcha.
Il peignit h Rome : au Jésus, la vie de saint Ignace, le Massacre des Innocents, l’Adoration des Mages, une Résurrection ; — au collège romain, dans la chambre de la Congrégation, les Femmes illustres de l’Ancien -Testament : — une immense quantité de
1 De seine, 474. — Voir sur col artiste, Mariette, t. Il, p. 20, et Robert Ihimesnil, p. 211 du t. I.
5 Mariette , t. Il, p. 20.
ITALIE
batailles, dont on voit plusieurs encore dans divers palais île Rome