BERNARD, dessinateur de jardins
Bernard fut le dessinateur des jardins du roi do Piémont, Charles Emmanuel III, qui aimait beaucoup la décoration des jardins. Le roi envoya même en 1707, le fds de Bernard en France et en Angleterre pour se former le goût et prendre de nouvelles idées 3. Bernard a dessiné le jardin du château de Stupiniggi et a imité le pan: de Marly dans les galeries et les portiques de verdure 4 ; le parterre qui est devant le château est seul dessiné à l’anglaise.
708. PÉCHEUX (Laurent), peintre d’histoire, né a Lyon en 1721, mort à Turin, âgé de 100 an*.
« Il vint à Paris, à l'Age do douze ans, et do là se rendit à Home, oii
* César Vanloo aux amateurs de* beaux-arts; pièce très- rare, de 1817.
* Parolett Méra. *ur les membres de l'Acath royale de peint, et dç *çulpt,} l. 11.
3 Lalande, t. 1, p. 309.
* Paroleiti.
ITALIE
pendant plusieurs années il se voua à l’étude des œuvres classiques de l'art. Il dessina beaucoup d’après l’antique, puis il eut pour guide en matière d’art, Kaphael Mengs. Cet artiste célèbre était l'ami de Pécheux, et les mêmes sentiments les animaient tous les deux. Il visait avant tout à la correction du dessin et à la beauté sévère des formes. Dans la villa Borghèse à Rome , Pécheux a peint des fresques, qui lui assurent une mémoire honorable '. »
Vasi 1 nous apprend encore qu’à la voûte de la sixième salle du palais, ii la villa Borghèse, Laurent Pécheux a peint le conseil des Dieux.
Pécheux demeura dix -sept ans à Rome; il a travaillé à l’archiconfrérie de Sainte-Catherine, église nationale des Siennois; « la voûte de cette église, dit Lalande, a été peinte par Pécheux et ornée de feuillages en clair-obscur. On y voit le retour du Saint-Siège à Rome, auquel sainte Catherine eut beaucoup de part’. On regarde Pécheux, ajoute-t-il 4, comme le meilleur peintre d’histoire en Italie après Battoni, et on voit de lui de très-beaux tableaux à Rome, à Pise et à Parme. »
Laurent Pécheux alla ensuite s’établir à Turin, où il a beaucoup travaillé; il y fut nommé professeur5, puis directeur de l’école royale de peinture et de sculpture, et premier peintre du roi de Piémont. On cite parmi ses ouvrages, le plafond de la bibliothèque du {valais du roi, à Turin, et une peinture à l'église Saint-Dominique, où il a représenté le. bienheureux Amédée IX, duc de Savoie *.
« Berger, premier peintre de la cour du roi des Deux-Siciles , et le célèbre Gérard, furent entre autres ses élèves. Marcenay de Ghuy grava, en 1772, d’après Pécheux, le retour de Béguins et sa captivité, sous le titre de l’observation de la parole d’honneur.7 »
Laurent Pécheux a eu deux lils : Cajetan Pécheux, habile peiDtre en miniature, et Benoit Pécheux qui suit.
* Nagler.
1 En 1778, lorsque le roi Yietor Amédée III restaura l’école royale créée par le rot Charles -Emmanuel. {Parolelli.)
* Parolelli, p. 22 el 95.
’ Nagler.
TURIN
799. PÊCHE UX (Benoit), peintre d'histoire et de portraits, né à Rome en 1779. Elève de L. Pècheui, son père.
Il fut nommé en 1796 professeur à l’Académie de Turin; mais, sous l’empire il revint en France '.
800. BELMONT ou BEAUMONT (Jesn-Antoino), peintre et graveur, né i Troyes en 1096.
a il dut à son père les éléments du dessin, puis se rendit à Paris pour y apprendre l’art de graver, sous Poilly et Cars. Il parait avoir été plus tard à Bologne, pour étudier sous J.-M. Crespi, mais il se contenta de copier plusieurs tableaux des grands maîtres. Belmont séjourna longtemps à Turin, et on croit qu’il y mourut. Un grand nombre de vues du château de plaisance de la reine de Sardaigne a été fait par lui dans cette même ville. Il grava aussi d’après B. Allieri et B. Desmartes. Belmont était très laborieux, ce qui affaiblit tellement sa vue, qu’il dut renoncer à graver en 1769 a. »