I)E GRANDPRE, graveur
De Grandpré est un des Français qui ont travaillé en Portugal sous le règne de Jean V. Dans la Géographie historique , il y a des gravures de cet artiste, faites à Lisbonne en 1729 et 173-4 J.
849. R OC HE FO H T (Charles de), dessinateur et graveur, né en France en 1673, mort à Lisbonne.
Après avoir gravé en France un assez grand nombre de pièces d’après Chereau, Gillot, Wattoau, Girard et De la Monce 3, il se rendit h Lisbonne. Il y a gravé le baptême de Don Jean V \
850. Q L'ILLARD (Pierre -Antoine), peintre et graveur, né à Paris,
mort à Lisbonne en 1733, à la fleur de son Age. Il fut élève de Watteau, dont il suivit la manière.
« Dès l’Age de onze ans, il dessinoit si parfaitement que le cardinal de Fleury ayant présenté quelques-uns do ses ouvrages au roi Louis XV, ce prince lui donna une pension de 200 livres. Dans la suite il fit connoissance avec un médecin suisse , nommé Merveilleux, qui avoit entrepris d’écrire l’histoire naturelle du Portugal et qui l'engagea à passer avec lui dans ce royaume pour en dessiner les plantes, les arbres, etc. Arrivé à Lisbonne, il présenta un tableau de sa main au roi, qui en fut si charmé, qu'il le lit peintre de la cour et dessinateur de l’Académie établie dans cette ville , avec une pension de 80 piastres par mois 5. Les principaux ouvrages que ce peintre a faits il Lisbonne sont les plafonds de l'appartement de la reine, et plusieurs tableaux dans le palais du duc de Cadaval *. fl
1 Raczynski , Dictionnaire, p. 39.
* Raczynski , Dictionnaire, p. 125.
3 Voir Nagler qui l'appelle P. de Rocheford.
K Raczynski f Dictionnaire, p. 39, 247.
s II avait 60,000 réis par mois, soit 4,500 francs par an. ( Raczynski .)
6 II a peint aussi des portraits, des [estas galantes , dans le genre de Watteau; il peignit aussi plusieurs carrosses de la cour. — On lui doit encore la gravure d'un vaisseau lancé à la mer en 1727; Jean V, entouré de beaucoup de monde, y est représenté sur le pont; cette estampe, dédiée à Jean V, est exécutée dans la manière de Leclerc. H a gravé un saint Luc pour les patentes de la confrérie de saint Luc. Raczynski, Dictionnaire, p. 39, 238. — Lettres, p. 326.
PORTUGAL
a gravé, d’après ses dessins, la pompe funèbre du duc Nuno Olivarès Pereira, et toutes les planches qu’on voit dans le livre qui en donne la description, lequel a paru à Lisbonne en 1730, in-folio »