‹ Les artistes français a l'étranger (volume 2)Chapitre 437 sur 452 · ARTISTES SUEDOIS AD 18° SI E Cl. E ELEVES DE FRAKÇAIS · texte numérisé non relu

ARTISTES SUEDOIS AD 18° SI E Cl. E ELEVES DE FRAKÇAIS

Ldxdberg, peintre de portraits , élève de Cazes, à Paris; étudia aussi à Paris le pastel sous la Hosalba, et en répandit le goût en Suède.

Savenbom (Jean), élève de Joseph Vernet, revint de Paris en Suède en 1760.

Liunbbrger (Gustave), graveur en médailles, travailla longtemps à Paris.

* Portraits inédits d’art, franç., par Ph. de Chenneviéres et Legrip, in-fol. p. 56.

1 Marianne d'EhrensIrom. — Archives de l'art français, t. III, p. lia. — Mariette . Article Lenike, p. 154 du manuscrit.

462 SUÈDE

Rehn ( J.-E.), graveur, envoyé à Paris pour étudier sous Le Bas, par le comte de Tessin 1 * * 4 * .

980. LAtlCHEVÉQUE (Pierre-Hubert) sculpteur, né en 1721, mort à 57 ans, le 2G septembre 1778. Elève de Bouehardon.

Larcbevéque vint en Suède en <700. o On a de lui la statue pédestre en bronze, de Gustave Wasa, sur la place des Nobles, à Stockholm. L’exécution de ce monument est lourde ; mais on ne peut pas faire le même reproche à sa statue équestre de Gustave- Adolphe, qui est érigée sur la grande place de l’Opéra *. »

« Le placement de cette statue acu lieu le 15 mai 1791 '. Le transport depuis l’atelier du sculpteur, quoique peu éloigné, et les frais du placement ont monté à 0,000 rixdales. Les proportions du cheval et de la statue sont absolument les mêmes que celles de la statue renversée d’Henri IV a Paris. Elle pèse en tout 1 50 schippunds. Derrière, au bas de la statue sera un grand trophée, dans lequel on distinguera les boucliers .*t les écussons des différents peuples vaincus par Gustave-Adolphe ; autour seront les bustes en médaillons des cinq principaux généraux de ce prince : Baner, Torstenson, Jacques de Lagardic, Horn et Saxe-Weymar. Ils sont finis. Le tout est de Larcbevéque, excepté la décoration d’en lias et ce qui reste à y placer. Cette dernière partie est de Sehuf.li., qui a donné les des. sins, et s'est chargé de l’exécution. Au bas sera la statue d’Oxenstiern, dictant à l'Histoire la vie du Roi; ce qui fera un très-bel effet lorsque tout sera en place *. »

Nous ne savons oii Patte a trouvé la description qu’il donne de celle statue de Gustave-Adolphe ; il dit que le Roi est sur un cheval lancé au galop, et suivi par la Victoire, également à cheval, courant pour l’atteindre et lui placer une couronne de lauriers sur la tête *. 11 ne peut être question que d’un projet qui n’a pas été exécuté 6.

1 Voir le» port mil, inédits d'artistes français par Ph. de Cheucvièret cl Legrip, arlicle Le Bas.

4 llruun-Neergaard , p. 20. — Voir aussi Korlia de Pilas, t. II, p. 140.

Elle n'avait ètè fondue qu’en 1791 : art. Rrùiize du Dictionnaire technologique.

4 Fortia de Piles , l. II, p. 141.

c Le cabinet Peignon-Oijouval, (p. 108 du Catalogue), possédait plusieurs devins, projets, esquisses et devis de la statue de Custave-Adolphe.

SUÈDE. 463

La statue de Gustave Wasa , élevée sur la place du palais de la noblesse, aux dépens de l’ordre de la noblesse, a été fondue en 1770, avec des canons pris sur l'ennemi en 1700. Elle a onze pieds de haut; elle représente le roi drapé d’un vaste manteau, la tête couronnée de lauriers, le sceptre à la main. La statue fut découverte le 23 juin 177-4 , anniversaire de l’entrée de Gustave à Stockholm '.

Larclievêque continua le bas-relief de Bouchardon (voir p. 139); à la Bourse, on voit de lui le buste du baron J. Alstrœmer, conseiller de commercei 2 * ; à la grande salle des États, au château royal, â Stockholm, il a fait les ligures en plâtre sur la corniche , sauf deux qui sont de Bouchardon; il a modelé les bustes de Gustave 1" et de Gustave II; ensuite il quitta la Suède2 en 1770. Larclievêque a formé plusieurs élèves, entre autres le célèbre Sergell.

On attribue à Larchevèque le monument élevé à Descartes en 1770, par Gustave, prince royal, dans l’église d’Adolphe- Frédéric ; Molbech dit au contraire qu’il est l’œuvre de Sergell.

98!. MASRELIER ou MARSELIER (Louis), peintre d’orneroents4, né en France, mort en 1810.

Il était encore enfant lorsqu'il vint en Suède avec son père Mvksklier, habile sculpteur d’ornements, qui était chargé de décorer les appartements du château de Stockholm. Louis Marselier a (ait le tableuu d’autel de l’église de Marie-Madeleine et les peintures2 des appartements royaux du château de Haga.

« M. Masrelier, français, dessinateur charmant, a donné tous les dessins du pavillon de Haga, et les a exécutés avec une perfection qui lui fait le plus grand honneur. 11 a un goût infini : c’est bien dommage qu’un aussi excellent artiste n’ait point d’élèves qui puissent l’aider : il est obligé, pour tout ce qu’il doit exécuter, de donner le dessin et les différentes nuances. Alors il a des élèves qui calquent trèsbien et appliquent ensuite les couleurs. Comme le plus souvent cet

i Vkmarek. p. 230.

• Idem, p. 261.

» Ch. Molbech.

4 Marianne d'Ehrenslr^m le désigne ainsi. C'est Wcinwich qui nous donne son prénom et toute celte biographie.

* « I.a décoration intérieure », dit Fortia de Piles, t. 11, p. 199.

sufenE.

artiste travaille en arabesques ou en tableaux, servant de décoration intérieure de différents appartements, on peut juger de. l’immensité de son travail : il y a dans tel morceau cent et deux cents figures. M. Masrelier a été onze ans en Italie, et en a rapporté une immense quantité de dessins qu’il a pris sur les lieux et qui valent la peine d’être vus »

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