‹ Les artistes français a l'étranger (volume 2)Chapitre 58 sur 452 · GÉRARD (voir le n · texte numérisé non relu

GÉRARD (voir le n

Gérard exécuta en 1812 le portrait de la princesse de La Tour et Taxis, gravé par P. Adam.

49. F OU Qlî ET (Louis -Socrate), peintre sur émail et sur porcelaine,, né à Paris en 1795.

« Il fut appelé à Rerlin en 1815 et occupé à la manufacture royale de porcelaine de cette ville, puis à celle de Nymphenbourg , en Bavière. C’est dans cette dernière qu'il a fait plusieurs copies d’après des tableaux de la galerie de Munich. M. Fouquet a fait beaucoup de peintures sur porcelaine pour le roi de Prusse, la princesse royale, le prince de Hardenberg, le duc de Saxe -Gotha, le roi de Bavière Maximilien, la reine douairière de Bavière, le duc de Leuchtenberg, l’archevêque de Nice. En 1821 , il fut nommé professeurpeintre sur émail du duc de Saxe-Gotha ’. »

50. CHELARD ( Hippolyte- André-Jean - Baptiste), composteur de musique, né à Paria le 2 février 1 789. Élève du Conservatoire de musique à Paris.

Tout en suivant les classes de Berton, de Catcl et de Daussoigne, Chelard était très-assidu à la bibliothèque du Conservatoire, et à vrai dire c’est des anciens maîtres qu’il s’est fait spontanément l’élève. En 1811 , il obtint le grand prix, alla .A Borne, continua ses études et ses explorations musicales tant h la bibliothèque du Vatican qu’à l’église et au théâtre, se rendit à Naples en 1815, où il donna son premier ouvrage la Casa da vendere. Cet ouvrage fut exécuté eu présence de tous les compositeurs de l’époque, Rossini, Pqesiello, etc. , qui étaient attirés par la curiosité de voir un jeune Français faisant de la musique dans le genre buffo napolilano. Le succès fut complet; l’œuvre est restée longtemps au théâtre et a été représentée en 1822 à l’Opéra italien de Paris.

Revenu en France, M. Chelard éprouva toutes les difficultés que

1 Gabet , Dicl. des artistes de l’école franç. au six” siècle, 1 vol. in-8°.

BAVIÈRE

trouvent à leur retour de Rome les pensionnaires, difficultés multipliées par l’indifférence de l’école dont il ne suivait pas tous les errements. Il soutint la lutte, fonda une école de musique élémentaire d’ensemble, publia diverses œuvres, et en 1827 il composa avec Rouget de Lisle et fit représenter à l’opéra Macbeth. M. Chelard, en éclectique intelligent avait voulu donner à la musique française, si caractérisée d’ailleurs , les larges formes italiennes et la vigueur de l’harmonie allemande. En 1828, M. Chelard se rendit à Munich où son opéra de Macbeth, trouvant son véritable milieu, fut accueilli avec acclamation, se répandit dans toute l’Allemagne, et valut à son auteur la protection du roi Louis I" de Bavière, qui lui donna le titre de maître de sa chapelle. De retour en France , M. Chelard fit représenter à l’Opéra-Comique la Table et le Logement ; mais trouvant toutes les avenues fermées et l’art fort peu encouragé au milieu de la tourmente de 1830, il alla à Londres, fit jouer Macbeth et the Studen of Viena. fl retourna ensuite à Munich, et donna alors l’opéra de Mittemacht (Minuit) et le Combat d Hermann. De là il fut appelé à Weimar en remplacement de Hummel, comme maître de chapelle du Grand-Duc. Il y a donné quatre opéras , dont le dernier est : les Élèves de Marine (Scecadetten), puis des cantates et des morceaux consacrés aux solennités de la cour. En 1855, M. Chelard est revenu à Paris pour y faire connaître les œuvres qui lui avaient valu l’estime de l’Allemagne et sa brillante réputation dans ce pays '.

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