PALATINAT
sous Beaudouin , et revint, en 1754, à Nancy, où nous le trouvons à la fois peintre en miniature du duc Stanislas et avocat ; il menait de front les deux professions, lorsqu’il passa au service de l’Électeur palatin Charles-Théodore, qui avait vu des portraits peints par Fratrel et qui voulut l’avoir à son service'. Vers 1770, Fratrel quitta donc le barreau et devint peintre de la cour palatine. « Fixé à Manheim, il se mit à peindre l'histoire en étudiant les antiques et les gravures des œuvres de Raphaël et du Poussin. Il n’a peint qu’un petit nombre de tableaux d’histoire , mais ils sont de grande valeur, d’un beau dessin, d’un coloris vigoureux, quoique trèsfinis; les têtes sont remarquables par l’expression. Un de ses plus beaux tableaux , Comélie , orne la galerie électorale de Manbeim a.» On connaît de Fratrel une allégorie qui est à la galerie de Darmstadt (voir le n°87); le portrait de l’Électeur Charles-Théodore, gravé par Hess; son portrait peint par lui-même, en 1765, sur cuivre, et qui se trouve dans la galerie des antiquités de Heidelberg (n° 2130).
a 11 a gravé 17 planches, dont 14 représentent scs compositions, entre autres le portrait du prince Frédéric de Deux-Ponts *. a
En 1770, Fratrel publia à Manheim un ouvrage intitulé : « La cire alliée avec l’huile, ou la peinture à huile-cire, etc. » Il a peint divers tableaux d’après ce système.
118. TABLEAUX FRANÇAIS DE LA GALERIE DES ANTIUUITES DU CHATEAU DE HEIDELBERG *.
Le Brun. Portrait de Louis XIV, à 5 ans.
Largillièhk. Portrait de Louis XIV, vieux.
§ 18. — PRUSSE