‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 121 sur 456 · RIGAUD (voir le no i · texte numérisé non relu

RIGAUD (voir le no i

En 1715^ Rigaud fit à Paris le portrait en pied d'Auguste ïïly roi de Pologne^ étant prince royal et électoral. Ce tableau est à la galerie de Dresde. Il a été gravé par Balechou.

176. COUDRâY (François), iculpteur, né à Villacerf^ en Cbampagne, morl i Dresde le 29 avril 1727, à 49 ans *.

François Coudray^ élève de Girardon^ reçu à l'Académie en 1712^ fut, après sa réception, appelé par Auguste II à Dresde, où il devint sculpteur de la cour. Il était déjà à Dresde, en 1717 '. Ily a fait plusieurs ouvrages, entre autres le groupe de Zéphyr et Flore , gravé par Lindemann ^.

177. COUDRÂY (Pierre), sculpteur, 61s du précédent, né A Paris en 1713, mort à Dresde en 1770.

Coudray travailla à Rome, en Angleterre, puis à Varsovie. Plus tard il fut nommé professeur de l'Académie de Dresde. Il y a plusieurs de ses ouvrages dans le grand jardin; on en trouve les gravures dans le recueil des antiques du baron Le Plat '.

178. VI N A CHE (Jean- Joseph), sculpteur, né en 1696, mort le l«r déc. 1754.

Vinache fut chargé de faire le modèle d'une statue équestre du roi de Pologne, destinée à décorer l'orangerie de Dresde •.

1 J.'Aug, de Lehningêr, Descript. de la ville de Dresde, 1 vol. in-S», Dresde, 1782.

* Re^stres manuscrits de l'Académie royale de peint, et de sculpt. de Paris.

* Registres de l'Académie, première séance de 1718.

* Heineken,

* De Lehningêr, loc. cit. p. 133 et nouvelle Biblioth. des belles-lettres, t. VIII, p. 128.

* Mercure, octobre 1728.

179. SILVESTRE (Louis de), peintre d'histoire et de portraits'^ né à Paris le 23 juin 1675, mort à Paris le 12 avril 1760.

Louis de Silvestre, troisième fils d'Israël Silvestre^ naquit à Paris^ en 1675^ où Gh. Le Brun et Bon Boulogne en avaient déjà fait un bon peinti*e, lorsqu'il partit pour Rome afin d'y terminer ses étudesn y fut très-bien accueilli par G. Maratte^ dont la manière a eu beau' coup d'influence sur Silvestre^ qui^ à partir de ce moment, s'adonna exclusivement au style italien. Après son retour à Paris ^ il entra à l'Académie, en 1702, et fut nommé professeur en 1706. Les principales œuvres qu'il exécuta à cette époque sont : la guérison du paralytique à la porte du Temple , placée en 1703 à Notre- Dame*, et le portrait de Louis XV, peint en 1715, et maintenant dans la galerie de Dresde, oc Le prince électoral de Saxe, aujomr d'hui roi de Pologne , étant venu en France , le connut et lui proposa de passer en Saxe, au serviôè du roi Auguste II, son père. Silvestre accepta l'oflfre^, » et partit pour Dresde, où il était déjà en 1718^. Auguste II et Auguste 111, électeurs de Saxe et rois de Pologne, -furent très-admirateurs du talent de leur premier peintre et lui prodiguèrent, dans l'espace de trente ans, tous les honneurs imaginables : il fut nommé premier peintre de la cour, puis directeur de l'Académie de Dresde, en 1727 *; Auguste lïl l'anoblit en 1741, et étendit même cette faveur à son frère Charles-François. Pendant ce temps, Silvestre exécuta soit à Dresde, soit à Varsovie, de nombreux ouvrages, à fresque ou à l'huile, travaux auxquels sa femme, Marie-^alherine Hérault , a pris part. Il fit les portraits du Roi et de la Reine, ainsi que ceux d'une foule de grands personnages. Nous donnons ici la liste des œuvres de Silvestre; la plus grande partie se trouve dans la galerie de Dresde.

Entrevue de l'impératrice Amélie, veuve de l'empereur Joseph 1«% avec son gendre Auguste III, roi de Pologne, et sa famille, à Neuhaus, en Bohême, le 24 mm 1737, avec une infinité de portraits de

1 Gravé par Tardieu.

* Mariette.

s Voy. Rentres mss. de rAcadémie, première séance de 1719.

^ L'Acad. de peint., de sculpt., de grav. et d'archit. de Dresde avait été établie en 1697 par Auguste 11^ et sa direction avait été confiée à Henri-Gbristopbe Febling; après la mort de Febling, Silvestre devint directeur de TAcad. — Léhninger, p. 124; Janneck, p. 323.

personnages du temps; grand tableau de 17 pieds 6 pouces de haut/ sur 23 pieds 9 pouces de longueur. Gravé par Zucchi.

Portrait de la femme d'Auguste III, en princesse électorale.

Hercule poursuit Nessus, qui s'enfuit avec Déjanire.

Auguste II, roi de Pologne, donnant la main à Frédéric-Guillaume I*% avec lequel il s'allia en 1715.

Portrait de Christian V, roi de Danemarck.

Portrait de son frère Georges, mari de la reine Anne.

Portrait de Georges, fils de la princesse Lubomirska plus tard princesse de Teschen, appelé le chevalier de Saxe.

Portrait du comte Kosel, fils de la baronne de Hoymb.

Portrait du comte Rudoffsky, général en chef de Tarmée saxonne.

Portrait du général comte Castelli.

Portrait d'Antoine Rosdraziewsky, référendaire de la couronne de Pologne.

Portrait du général comte de Kœnigseck.

Portrait d'Auguste II , roi de Pologne.

Le même à cheval.

Portrait d'Auguste III, roi de Pologne.

Portrait de Marie-Josèphc , femme du roi de Pologne Auguste II ; figure jusqu'aux genoux. Gravé par Schmidt. — A la galerie de M. Von Marrées, à Berlin. %

Un cavalier de la cour d'Auguste II , en masque avec une cornemuse (probablement un comte de Lynar). — A la galerie de M. Von Marrées, à Berlin.

Allégorie sur l'éducation d'un prince de Saxe. — A l'Ermitage.

Allégorie sur la naissance d'un prince de la maison de Saxe. — A FErmitage.

Silvestre a peint dans le palais électoral de Dresde, aux chambres de parade; quelques métamorphoses d'Ovide; le Pruice électoral prenant congé d'Auguste II en partant pour les pays étrangers; et un beau plafond *. Au Zwinger, palais construit en 1711, il a peint également quelques plafonds ^.

Silveslre a formé en Saxe plusieurs élèves, entre autres Jean- Éléazar Schœnau, peintre, qui devint plus tard directeur de l'Académie et directeur de la manufacture de porcelaine de Meissen '.

» Lehninger, p. 16.

« Id,, p. 21. — » Id., p. U7.

a Pendant tout le temps qu'il demeura à la cour de Dresde^ Louis de Silvestre se fit estimer autant par ses talents , que par la douceur de ses mœurs et la noblesse de ses sentiments. Il se lit des amis distingués. Legrand nombre d'ouvrages qui occupèrent son pinceau^ les libéralités de ses maîtres lui firent une fortune considérable^ et lorsqu'il se vit en état de vivre sans le secours de son travail*^ il demanda sa retraite, et, l'ayant obtenue, il revint en France*... » En 1752, il fut nommé directeur de l'Académie de Paris. « Quant à l'art, dit Mariette, ce n'étoit pas un peintre sans mérite; mais sa manière n'avoit rien de neuf ni de trop piquant; on ne voyoit guère en lui qu'un bon disciple de Bon Boulogne. »

Quelques-unes des œuvres faites par Silvestre à l'étranger ont été gravées : nous pouvons signaler le portrait d'Auguste III, point en 1743, gravé par Schmidt'. — Un autre portrait du même souverain, très-différent du précédent, gravé par Zucchi, 2 feuilles gr. in-fol. — Le portrait de Marie- Josèphe reine de Pologne, femme d'Auguste III, peint en 1743, gravé par Schmidt en 1753, et par Daullé en 1750 *. — Le portrait de Henri, comte de Briihl, premier ministre d'Auguste III, gravé par Baléchou en 1750, grand in-folio.

180. WILBÂULT (Nicolas), peintre, né à GbAtetu •Porcien le 20 juillet 1686, mort i CbAteau-Porcien le 4 ipai 1763. Ëlève de Jean Jouvenet.

Wilbault travaillait encore sous Jouvenet, en 1717, lorsqu'à cette époque « il fut choisi par M. de Silvestre pour passer à Dresde , sur la demande de l'ambassadeur de Frédéric -Auguste II, roi de Pologne et électeur de Saxe.

a Pendant un séjour de sept ans qu'il fit dans ce pays, il peignit , tant à Dresde qu'à Leipzig, un grand nombre de portraits des personnages les plus illustres , et enrichit les galeries de Dresde de plusieurs plafonds, qui excitent encore aujourd'hui l'admiration des connaisseurs. L'Académie de cette ville l'avait admis dans son sein , et sa réputation allait croissant, lorsque, désiré par ses parents qu'il chérissait, il quitta la Saxe en 1724, et revint dans sa patrie ^. »

1 Mais il perdit toute sa fortune pendant la guerre de Sept Ans (1756-63). — * MarieU»- > Une répétition de ce tableau est au Musée de Versailles.

^ Une répétition de ce tableau est au Musée de Versailles; la tète a été peinte d'après nature. Voy. le Catalogue de ce musée par M. Soulié. B Biographie ardennaise par l'abbé Bouilliot, Paris, 1S30, 2to1. in-So; t. Il, p. 443.

Wilbault a beaucoup travaillé dans les abbayes de Champagne y de Picardie et de Lorraine^ à Reims et à Rethel.

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