‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 198 sur 456 · DA V ID^ peintre (voir le n · texte numérisé non relu

DA V ID^ peintre (voir le n

Pendant son exil à Bruxelles^ de 1816 à 1825^ David fit les ouvrages suivants : TAmoiur quittant Psyché; — Télémaque et Eucharis; — une répétition du couronnement de l'Empereur; — la colère d'Achille; — une Bohémienne disant la bonne aventure; — Mai» désarmé par Vénus et les Grâces; — Alexandre^ Apelles et Campaspe, non terminé. Quant aux portraits^ il a fait ceux du baron Alquier; de la comtesse Vilain XIUI et de sa fille; du général Gérard; de Siéyès;

^ Renseignemenfl communiquét par M. Avisseau.

de Ramel; de madame Ramel; des fiUes de Joseph Bonaparte; de madame Villeneuve^ nièce d^ J. Bonaparte *.

Quant à Tinfluence de David ^ voici oonmieni Tapprécie H. Van Hasseli ^

« La peinture de David dominait' la peinture belge '. L'art français avait fait disparaître de notre école les dernières réminiscences de nos peintres du xvii* siècle. David avait fait table rasé dans le pays de Rubens, dans le pays des Van Eyck. Les soldats de la République et de TEmpire s'étaient installés dans nos provinces^ tandis que les nouveaux principes de David s'étaient installés dans nos ateliers. Les Grecs et les Romains s'étaient emparés de toutes les imaginations et de toutes les palettes belges.

« Longtemps David n'exerça.qu'indirectement son* influence sur nos artistes. Hais quand, en 1815^ il vint, réfugié politique, demander un asile à Bruxelles , son influence agit d'une manière plus directe sur notre peinture. Elle dura jusqu'à la mort du maître qui mourut à la fin de l'année i 826.

M Cependant, il fojutle dire, des élèves même de David un grand nombre n'embrassèrent pas assez aveuglément ses principes pour y sacrifier leur propre individualité. Parmi ceux-là se distinguèrent surtout Herreyns, Paelinck, Navez, les frères Van Brée. »

Herreyns , professeur à l'Académie royale de peinture à Anvers, s*éloigna beaucoup des principes de David et se rattacha autant qu'il put à Rubens. PaelinclL et Navez modifièrent par leurs études en Italie ce qu'il y avait d'excessif dans les principes de l'école d e David.

Mathieu Van Crée, directeur de T Académie royale 'de peinture à Anvers, suivit cette voie.

Odevaere fut le plus fervent et resta le plus exagéré des élèves de- David \

Après avoir subi l'influence de David, l'art belge imita notre révolution romantique. Jusqu'alp,rs les peintres flamands tenaient plus

> Deléclu20, David. — > Duis le t. 111, p. 438, de Raciymki.

> M. Debay, père, nods racotiUit récemment une asiei curieuse anecdote i ce sujet.

U était âgé d'à pea près onze «ns, lorsque travaillant à l'ËcoIe de dessin de Matines,

David vint visiter celte école où les élèves dessinaient le Milon de Crotone de Falconet,

morceau de réception de ce sculpteur. « Mettez -moi ça i la cave, mettei-moi ça i la

ctve , » s'écria David , en montrant l'œuvre de Falconet.

^ A ces noms d'élèves belges de David , il faut ajouter Staplcauz et Moil.

OU moins complètement à David ; d'autres imitaient telle ou telle école italienne ; quelques-uns s'efforçaient de demeurer fidèles aux traditions de l'école flamande du xvn* siècle; mais la vie, Toriginalité, la spontanéité n'existaient pas. En 1830, M. Wappers donna, par son tableau du dévouement de Van der Werf , lé signal d'une révolutiou artir^iîque presque parallèle à celle qui s'opérait en France contre la manière plastique et décolorée des derniers élèves de David. Du mouvement commencé par M. Wappers devait sortir l'école belge moderne, naturaliste et coloriste. Mais cette jeune éecde, tout en croyant renouer sa filiation avec l'ancienne Flandre , est tombée le plus souvent dan&.uneimitatioh mal dissimulée de nos coloristes modernes, et tient, il faut le dire, de plus près à Robert- Fleury> à Eugène Isabey, à Roqueplan et à Jacquand, qu'à Rubens. La sculpture avait suivi la même marcbe que la 4>einture.' David avait exercé sur la sculpture belge, déjà toute française, une influence^ décisive; mais un changement radical eut lieu, en 1833, dans l'école belge. M. Guillaume Geefs, né à Anvers, en 1806, élève de Ramey à Paris et artiste distingué, fit, au salon de 1833, une révolution analogue à ceU& que Wappers venait de faire dans la peintiu^.

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