CHINE. IM
L.-J. Masqdelier^ J. âuamet, J.-P. Lb Bas, Saint- Aubin, F. de Née, B.-L. Prévost, P. -P. Ghoffaht, N. de Launat '.
Le P. Attire! composa encore plusieurs remarquables tableaux placés dans le palais de l'Empereur, où il n'était permis à personne de les aller voir, à moins que quelque commission particulière ne vous portât dé ce côté. «J'ai eu occasion , dit le P. Amiot, d'en voir quelques-uns. Le premier est un plafond représentant le Temple de la Gloire civile, celle qui consiste à rendre les homnies heureux. Sur le second, on voit une dame qui vient d'achever sa toilette. Quatre autres tableaux représentent les saisons. Le printemps s'annonce par un paysage d'arbres à fleurs. Quelques femmes jouissent du beau spectacle de ces arbres déjà tout fleuris; d'autres en coopent quelques rameaux. — L'été fait voir un étang couvert en partie de Nénuphars... au milieu de l'étang est une petite nacelle dans laquelle il y a une dame et deux suivantes; l'une présente à sa maîtresse une fleur de nénuphar, l'autre pousse là nacelle au moyen d'un aviron. — L'automne représente une mère de famille assise à côte d'une treille et ayant autour d'elle plusieurs petite enfants ; l'un mange du raisin; l'autre reçoit une grappe des mains de sa mère qui en montre une au troisième. — L'hiver offre un ap{iartement meublé à la chinoise ; au milieu est une grande bassine dans laquelle il y a des charbons qu'un enfant remue avec un bftton; sa mère, assise sur un fauteuil, prend une tasse de thé et le regarde jouer, ainsi qu'une servante debout devant elle; un autre enfant, en habit fourré, vient prendre quelques bonbons» »
Attiret tit* aussi pour la chapelle des néophytes dans l'église de la Mission française* de Pékin, un beau tableau représentant l'Ange gardien. Enfin épuisé de fatigue et de travail, il mourut en 1768, à soixante -six ans. L'Empereur envoya son neteu savoir le jour de son enterrement, paya de son argent les frais de ses obsèques, et commanda à son principal eunuque , d'aller pleurer sur le cercueil de son peintre ^.
* La prcMJue toUlité des épreuves de It collection dés Batailles de la Chine «ytnt été envoyée à Pékin, cet estampes sont d'une eilréme rtreté. On «A t une réduction par Heloiann.
* Éloge du P. Attiret, par le P. Amiot, dans le Journal des savants, juin 1771.— Lettres d'Attiret, dans les Lettres édifiantes, t. XXVU. — Mémoiret coneernaat les Chinois, t. U, p. 434; t. VIU, p. 286.