TABLEAUX FRANÇAIS DE LA GALERIE ROYALE A COPENHAGUE
BouRDOK (Sébastien). Laban emporte ses Dieux.
Courtois (Jacques), dit le Bourguignon. Une bataille.
Cloubt (François). Portrsût de la duchesse Christine de Lorraine, Glle de Chrétien 11.
DupiKSNOT (Alphonse). Portrait de l'artiste.
Gellék (Claude)^ dit Claude Lorrain. Paysage ; effet de coucher de soleil.
JouyBNBT (Jean). Sacrifice d*iphigénie.
Largillièeb (Nicolas de). Portrait de J.-B. Tavemier. (Voir p. S9,)
Lemairs (Jean). Un sujet d'architeèture.
MiGNARD (Pierre). Louis XIV. — Marie -Thérèse.
Parrocbl (Joseph). Une bataille.
Pbsnb (Antoine). Un portrait d'homme.
Poussin (Nicolas). L'apparition de Jehovah dans le buisson ardent; exécuté à Paris, en 4640, pour It cardinal de Richelieu, Selon Bellori; gravé par Flindt.
Le Christ guérit les aveugles de Jéricho. — Composition différente de celle qui est au musée du Louvre.
Acis et Galatée.
Joseph explique le songe de Pharaon; — copie faite d'après une des Loges du Vatican.
Une procession de peintres. — Ce tableau est sur toile, haut de 48 pouces sur 28 pouces 4/2 de large. Sur un banc, placé sous deux grands arbres, dort un peintre la joujd appuyée sur sa main. Il occupe le milieu du tableau. A gauche, on voit une personne qui conduit une sorte de procession; oq remarque d'abord un individu portant pinceaux , palette et autres instruments nécessaires à l'art du peintre; suivent des musiciens ; l'un d'eux joue de la flûte (Pibe) devant le peintre endormi; un autre personnage s'est couché à terre et regarde si le peintre endormi ne veut pas se réveiller. Trois autres suivent avec des couleurs et de la toile roulée.
Ce tableau semble être une satire contre un peintre ivre; c'est une es-
quiàse achevée et admirablement groupée. Ce singulier sujet fait allusion sans doute à quelque épisode particuliei" de la vie du Poussin **.
RiGAUD (Hyacinthe). Portrait de Louis XIV.
Robert (Hubert). Ruines romaines.
Valbntin. Des joueurs de cartes.
Vbrnet (Joseph). Une tempête. — ' Un port.
id8. LB TBSTAMBIIT D'EODAMIDAS.
La galerie du comte de Moltke possède un testament d'Eudamidas que Voù assure être le tableau original du Poussin.
« Ce fameux tableau du Poussin avait été, dit- on, embarqué pour la Russie avec un buste antique de Platon et un exemplaire du Dante portant des dessins de Michel Ange en marge. On a généralement cru que ces précieux objets avaient péri dans un naufrage; mais une tradition acceptée dans le Nord veut que le naufrage ait eu lieu dans les eaux du Danemarck et que le tableau ait été sauvé. » En admettant cette tradition et le témoignage de plusieurs artistes danois, venus à Paris à Texposition de 4855 et qui ont vu le tableau du comte de Bloltke , le doute ne pourrait être permis et ce serait bien Toriginal du Poussif^. Dès 4790, ce tableau était dans cette galerie '.
* Je doit cette description si intèreiMnte i robligeance de M. Geffrpy.
* Voir : Voyage de deux Français çn Allemagne, Danemarck, etc., en ITSC, 5 vol. în-S». Paris, 1796 (par ForUa de^ Piles).