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palais de floretit^ on ils sont considérés comme des ehefs-d'œuvre de l'art.
tf II y avoit déjà près de treize ans que Texcellent homme dont nous faisons Téioge, travailloit à Rome avec la réputation d'un des plus habiles artistes de son siècle^ lorsque invité par les pressantes instances de sa mère qui le rappeloit auprès d'elle y il se détermina enfin à revenir en France; mais retenu dans plusieurs villes^ où le bruit de sa réputation Tavoit précédé, son retour à Paris fut encore difiëré de trois ans.
a Le génie de.ce grand homme^ que Ton peut dire avoir été universel, lui fit entreprendre à Livoume la construction d'une superbe église qui fut bâtie sur ses dessins et sous sa conduite. » Après avoir fait à Marseille, à Lyon et dans plusieurs antres grandes villes quelques beaux ouvrages, il revint enfin à Pans, en \ 706.
Les travaux qu'il fit pour Louis XIV et pour le Régent augmentèrent sa réputation, et il n'y eut aucune cour de l'Europe qui ne recherchât avec avidité les ouvrages de cet a incomparable artiste, d
a En 17i3, il eut ordre de faire la toilette du roi de Portugal, et en 17^5 il fit celle de la Reine; deux ouvrages dans lesquels les beautés de l'art se font plus admirer encore que la richesse de la matière, d
En 1727, il exécuta une^ toilette pour la princesse du Brésil; en 4738, une autre pour la reine d'Espagne; en 1732, celle du roi des Deux-Sicites; en 4733, celle de la reine avec un nécessaire accompagné de deux cadenas et de deux couverts d'or. En 1742, le goutemerheifit le chargea de travailler aiix magnifiques présents que S. M. T. C. envoya au Grand Seigneur et qui se composaient d'une table d'argent, de douze soucoupes, d'une cuvette et de divers vases. En 1744 et ^745, la coUr de Portugal lui fit faire différents ouvrages dont les plus considérables étaient six couronnes d'or, sept grands chandcUers de vermeil, une grande croix de vermeil pesant 1200 marcs.
a Le bruit de sa mort ayant été porté à Lisbonne , le roi de Portugal ordoiiiia qu'on lui (It un service solennel et voulut qilè tous tés' artistes de la ville y assistassent. Témoignage glôrlèdt de l'estilde singulière que ce grand roi faisoit de la capacité de cet incomparable artiste*, d
' VMé Lainbêrt, Hiftoire Utténôre du règne d« ûuii XiV, t IB, p. 293*89. Voir «un : Arctiives Je l'art frençl», (. uf, p. 63.
554. DE SPARVIER (Pierre), peintre, né vers 1660, en ItaUe, fils d'un avocat d'Ussel, mort à Florence le 27 mars n31 . Ëlève de Gennari.
Pierre de Sparvier apprit à Bologne Tari de peindre sous César Gennari; ses talents et sa réputation lui firent avoir de très-grands travaux^ mais il fut obligé de quitter Bologne par la crainte des châtiments que sa liberté de parole pouvait lui attirer; H alla à Rome où il acquit une grande célébrité par la ressemblance^ le talent et la rapidité avec lesquels il peignait le portrait. Après avoir demeuré longtemps à Rome il vint à Florence avec Tjntention d'aller ea France^ mais comme on le reconnut pour un maître habile^ les Médicis lui donnèrent des travaux qui Toccupèrent et le retinrent à Florence; il peignit des fleurs^ des batailles^ des caprices^ l'histoire^ la mythologie et des portraits. Il fit le portrait de divers princes de la maison de Médicis, et, par ordre du grand-duc Gôme III^ il peignit le portrait de Tarchevôque délia Gherardesca et du P. Sotomayor, jésuite. Il a fait un très-beau portrait de femme, exposé en 1729 à Florence, dans la fête des membres de l'Académie du dessin; — un tableau d'autel, placé dans une chapelle particulière des environs de Florence; — une adoration des Mages; — la naissance de Jésus- Christ; — la CèuQ pascale, achetée par la grande-duchesse de Toscane, Violante Béatrice de Bavière, qui envoya ce tableau en France avec son propre portrait, peint par le môme peintre. — Le portrait de Sparvier est placé dans la collection des artistes célèbres, à Florence*.