H9YE1V AC»E
Ce n'est pas un fait nouveau dans les Annales de la France que de trouver de grands artistes nattre sur notre sol^ puis aller dans les pays étrangers pour y produire quelque œuvre considérable. Il y a dix -huit siècles^ Nérou ordonnait à un Gaulois, déjà célèbre par le colosse de Mercure qu'il avait exécuté dans sa patrie^ de y&àt à Rome , où ce sculpteur^ appelé Z^NODoni, fit le colosse du César, Cent ans après la conquête de la Gaule , les descendants des compatriotes du grand Vercingétorix ornaient de leurs CBuvrea la capitale du vainqueur*.
Plus tard^ quand Tarchitecture romaine, répandue par toute l'Europe^ se fut partout aussi transformée^ sous l'influence du christianisme 9 en architecture romane ^ nos architectes et nos sculpteurs, principalement ceux de Normandie, allèrent en Angleterre, eu Italie et en Espagne et y élevèrent de nombreux édifices. Mais nous ne vouions ici que dire un mot de ce qui touche à la période romane dans rhistoire des arts au moyen Age, parce que Tart de ce moment n*est pas une création française et n'est pas spécial à la France ^.
1 Pline, 1. U, ch. 7. ^ Tiraboschi, 1. A, p. 259-61 ; et la note p. 261-9; éd. de Florence, 1805, ÎD-So.
^ Bien que les caractères généraux de l'art roman aient été adoptés dans toute l'Europe occidentale , on doit remarquer que les grandes provinces de France eurent