AUROUX (Nicolas), graveiir, de Lyon
pè graveur, assez médipcre, a travaillé à Turin ^.
786. DOFIN ou DAUPHIN (le chevtlier Charles-Claude)» peintre, (Mj^nua, — Carlo Delfino,) né en ^ao^rain^, mort à Turin en 1603*. Fils et élève
d'Olivier Dofin, selon ibineken. Élève de S. Vooet.
.Charles Dauphin a beaucoup travaillé à Turin 5 il était attaché à la cour du duc de Savoie. On voit de lui : dans le palais du roi de.Piè-. mont; des peintures aux voûtes des salles du trône, d'audience et. des gardes; — à Saint-Jean, cathédrale de Turin, saint Luc faisant le portrait de la Vierge; Jésus- Christ donnant la communion à saint Honoré et plusieurs petits tableaux de la vie de ce saint ; — à Saint-
« Féimtn.
t jrarlfKe, t.II,p. 131.
s Perrault, — Valbé Fontenai,
^ Hèinekên, ^ Vabbé de Maroilu, le Livre des peilitras et fraveui»^ Publié par M. 6. Duplessis, dans la bibliotbèque ehèvirieipe. t nobert Dnmanil, t. VIII, p. 254.
a7o ii;alie.
Charles-Borromée^ saint Joseph tenant l'enfant Jésus qui d'un trait blesse le cœur de ÉAnd hagti^in èfmtenti ptfr deux stages; — à Saint- François-de-PauIe, au maltre-autef , saint Frànçois-de-f*aule soulevé à ia gloire du ciel par \m anges; ^aaint Fraaçois fMMtuit le détroit de Messine met son manteau étendtt anr la ONiir; Louise lie SftToié, ducbedse d'Angevine , invoquant «liat IRrao^ois^de-PiQÉtf pour obtenir gae son nnurhile ne soit pas àérile ^
eharlee Dauf^n a pefail i«iil pluaietirs portraile : Chirtetf H, dtfe de Savoie , gravé par Toumeyseni; '^ lu priscetoe Loiitse^Merië de Savoie avec la comtesse de Bagnac^ à cheval; la princesse Françoise de Valois et Marie-Jeanne-Ôaptiste , à cheval ; Christine de Fleury et le priiKM3 de Carignato^ à ohevaL Ces troift.piôoeaj pointée dena le château de la Vénerie , ont été gravées par G. Tesnière. — Le portrait ducomédiepMillot^^gure en. pi^^ gravé par. Toumeysem. Toumeysem, a gravé d'après lui, Théodat, roi des GoÙis, Tincendie dé ^btite, divers frotîtlspicfes, et huit estampetf' lifai^ dé^ftèé^ dttis Robert Dutii^snil: La i&afnte iTierge recevant jif ec fe^pect la' Mu^ velle que Tange lui viejat annoncer (Turin, 1658); -^ la sainte Vierge (Turin, 4660); -r Saint Joseph (Turia^ 1660); —Saint Fraiiçoisde-Paule. enlevé au ciel par les .anges; -r un évèque arrêtant à la porte de son église un prince victorieux ; — Àlboin présentant une coupe formtM) par une tête de xnorl à des gens cpil lui apportent de^ présents; — TÉglise protégeant deux îeune^ enfants et le^ mettant à couvert de la fureur d'un homme qui veut les tuer; — l'fotelligenceé .
(tLe ctievatter Dauphin, {Peintre jfhmçais , dit Ht^tt, fhtàt à Turin vers 166A. il peignit pour le prince Philibert et pour les églises de Turm , et avait du talent , su^dut pour le pofthiit. On trofrre du mouvement dans ses compositions^, mais eWeS ^ht ^ekpiefbis un peu conAises '. a J.-B. Brambilla fut son élève. * •
t^.. FCbRRANfi (Ifu^it^s-PhttlptM), peintre «ir «Ihail,
Ré en 1653, le 25 juillet à Joigny, moit en 1732^.10 5 janvier, àl^aris^
Ëléve de Mignara et de Samuel Bernalrd.
(c Ferrand fit plusieurs voyages en Allemagne, en Angleterre^ et en 1688, il alla la première fois à Turin et fit (^lasieufs'iNivriiges
• PaiîAeUt.
« Traduit de Nagler. ~ Lanti, t. III, p, 9H.
pour le duc de Savoye; mais la guerre qui survint l'obligea de repasser eh France où il demeura jusqu'à la paix de 169C^ auquel temps ayant été rappelé par le duc de Savoye, il fit un très-beau portrait de ce prince*, qui en fut si content, qu'il luy fit Thonneur d*dler |nsque dans son logement, luy témoigner sa satisfaction et liiy offrir un appartement dans son palais; son séjour à Turin fut environ de deux ans, pendant lequel S. A. R. luy donna de continuelles marques de bontés et d'une particulière estime, jusqu'à venir presque tous les jours le voir travailler. M. Ferrand abandonna tous ces avantages, sur le bruit qui courut de la paix générale, craignant d'être rappelé par Louis XIV et de n'avoir pas le temps de voir les curiosités d'Italie..
« De Turin il alla à Gênes*, où étant arrive, Il alla déclar^èr, suivant la coutume, à la consigne, qu'il étott peintre du roy de France, qu'il venoit de tt^avdiller pour le duc de Savoye, et qu'il alloif à Rome et aux autres villes d'Italie pour en voir les beautés; le soir sur les sept heures lorsqu'on vint à l'ordinaire lire au Doge les déclarations de la consigne, il se trouva auprès du Sérénissime un sculpteur françois no«nmé David ^ qui étoit aimé du Doge, et qui avoit entendu parler des honneurs que M. Ferrand avoit reçus du duc de Savoye; David ipterrompit le lecteur et dit que cet homme étoit un virtuoso, et fit un détail des honneurs dont le duc de Savoye l'avoit comblé.
« Le Doge qui aimoit aussi la peinture, envoya aussitôt un gentilhomme avec le S.' David et deux de ses gardes à rhôtellerie où étoit logé M. Ferrand, pour le prier de venir, lui parler* 11 vhit le recevoir au haut du grand escalier du palais ducal en habit de cérémonie et accompagné d'une nombreuse cour; là, descendant deux marches il lui tendit la main, disant, qu'il avoit désiré pouvoir comme son altesse royale, aller le chercher îuy-même, mais qu'il ne luy étoit pas permis de sortir du palais ducal pendant tout le temps qu'il étoit Doge; il conduisit M. Ferrand dans un apparie* mettt où étoit la Sérénissime accompagnée des premières dames dé Gènes, lesquelles furent trè^satisfaites de plusieurs morceaux de son ouvrage qu'il leur montra, après quoi le Sérénissime l'engagea d^aocepter son palais particulier pour le temps qu'il seroit à Gênes
^ 11 existe un portrait de Victor Âmédée, duc de Savoie, gravé oar Anbert, in- 12 d'après Ferrand (Gollect. d'Odieuvre). «^ tVoy. p. 289.
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et luy donna un domestique pour le servir, et un cuisinier pour le traiter à la française. M. Ferrand ne fit qu'un portrait en cette cour pour les mêmes raisons qui luy avoient fait quitter Turin.
a De Gênes ^ il passa k Florence^ où l'ambassadeur de France le présenta au grand prince ^ le grand duc étant absent; Son Altesse qui avoit déjà entendu parler de M. Ferrand et qui sçavoit qu'il devoit venir à Florence^ lui fit un grand accueil; ella luy montra ellenniéme (ou tes les magnificences de son palais; ce prince iit tout ce qu'il pût pour retenir, à sa cour M. Ferrand, qui pa^it bientôt de Florence et parcourut toutes les villes jusqu'à Rome pour ne manquer aucunes curiosités.
c( Son s^our à Rome fut de treize mois; il yffit les portraits d'in^ nocent XH et de la princesse Pamphiie et quelques autres qui augmentèrent sa réputation; revenant en France^ il s'arrêta encore à Turin pendant quelques mois, et arriva epfin à Paris le jour de Noël de l'année 1699 * . »