‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 367 sur 456 · P^HREAU 00 PERRAULT (CUude), iculpteur, fkait ven 16M · texte numérisé non relu

P^HREAU 00 PERRAULT (CUude), iculpteur, fkait ven 16M

On voit de cet artiste, dans Téglise de Saini-Job, le beau mau' solée de Refné de Voyer de Paulmy> comte d'Argenson^ ambassadeur de France à Venise^ mort ^ Venise en 1651. Perrault sculpta ce mausolée d'après des dessins qpi lui furent envoyés de Rome'.

818. DORIGNY (Louis) peintre d'biatoire et {rrateur, né à Ptris en 1654^ mort à Vérone ^n 1742 *. Ëléve de Le Brun (voir le n* 4).

Dorigny arriva en Italie à dix-sept ans^ c'est-à-dire en 1675^ et y demeura toute sa vie^ sauf Tannée 1704t qu'il passa àr Paris^ et Tan* née 17H, pendant laquelle^ il résida à Vienne.

Après avoir travaillé c(uatre années à Rome, Il fit on taUeau représentant saint Bernard aux pieds de la Vierge pour 1^ maltrëautel de Tégiise des Feuillants de Foiigno. Il peignit ensuite la vie de saint Augustin en vingt-quatre tableaux, ftu cloître des Augu^ tins. Dorigny alla de Foiigno ^ Venise où il passa dix ans, puis il quitta Venise pour Vérone, parce que la hauteur des nobles Vénitiens le fatiguait.

C'est surtout à Venise et k Vérone que Dorigny a' dnnposé hr plus grande partie de ses oeuvres.

o Le9 ouvrages de Louis Dorigny à Vérone sont } quatre tableaux à rhuile> dans l'église da collège delsig. Holtai; les deux premiers représentent deux miracles de saint Zenon, évoque et pi^tecteur

1 « Dans le chœur de§ Ctrmes déchAUnét on voit un tàbtetu au hautduquel est la Vier^a et en bas plusieurs teints religieux, saint François d'Assise et une fiMndie atec uti enfaot II est de Michel S^eau; assez juste de roriBe9^ de mauièrtt asseï grttide.ei d'assez bon ton. H. y a dès grâces dans quelques têtes, m (CocMfi, t..UI, US.) .

* Traduit de Nagler.

' Giannaniùnio Mosehiriit Nuova guida per Veneiia; tenlte, l^X, îiÉ-iS, f. 138, — Nagler.-- Vabbé Richard, t. U , p. 35T.

* « Mori negli ultimi dell' anno 1142, ofefor net pumi mesi del 17i3. » MÊÊfUitê; Abecf'dario, t. II, p. 115, publié par Mil. Ph. de Chenneviéres et A. de Montaigloo

Renommée^ groupées de peUts en&nts^ est dans la première; la secondé ei^t la Vertu l^écompensée par là Justice^ et la troisièoie est remplie de plusieurs Vices personi&és, vaincus et foudroyés; il y a une chambre h deux plafonds ; l^un est tu) Mercure avec plusieurs symboles de la Vertu; dans Tautre^ ce sont les trois déesses qui se disputent la pomme d'or.

< A Mantoue^ il a peint à fîesque la chute de' Pha^ton^ au plafond de la salle du palais du comte Beltrame.

«A Trévîse, on voit' dans Téglise des religieuses de Saint-Paul une gloire d'anges au plafond; et sur les murs de côté^ les actions les plus intéressantes de saint Paul sont peintes en clair^bscur doré sÙBt un fond blanc.

« Dans la grande église d'Udine^ on voit au plafoiïd du maltfeautel^ une gloire d'anges à fresque^ et sur lés murs' est peinte d'un côté la Réàdrrection du Sauveur qui triomphe de la môrt^ de l'enfer, du péché et de Fhérésie; de l'autre est son Ascension, et Fa glqire humaine, accompagnée des honneurs et des richesses de ce monde, y parait prosternée. On voit dans les plafonds de la croisée de l'église les Pères de l'Ânôien et du Nouveau-Testament peints à fresque sur dèsnuage$.

<x A Trente, iï a peint à fresque la coupole de la cathédrale, où il a représenté les Saints protecteurs de cette ville ^ et dans les lunettes qui régnent autour de la croisée de l'église, les martyres de ces saints '. » C'est le plus fameux morceau de Dorigny '•

A yicenc'e^ on voit à l'oratoire des Pères Servîtes,, un Oirist peint par Dorigny *.

Après avoir tern\iné sa biographie , d'Argenville ajoute : a il auroit été trop long de décrire tous les ouvrages que Dorigny a faits dans les autres villes d'(talie; on s'est attaché aux principaux. »

« Dorigny, dit NjEigler, possédait une grande habileté pou)r peindre à la fresque, genre danslequel il marcha sur les traces de SoÛmena. U avait de la facilité dans l'invention, seulement ses figures pourraient avoir plus de grâce et de grandeur.

« lyArgenvdk.

* ^Fionllo, l. in, ^.^a/

^ U forestière instrutto' nellè cose più rtre di trchiteitUrt e di tlcune' pitture delù citU di Vicenza; Vieenoe^ 1S04, in-8o, p. 82. — Voir anni Posjio, Vite dç^'pittori Veroneti, p. 176.

a Dorigny a aussi gravé sur cuivre et avec luie grande distinction; on cite les planches suivantes :

Trente -deux petits sujets pour les pensées chrétiennes du Père Bouhours/ieSi, Venise.

Cinq emblèmes tirés d'Horace, 5 feuilles in-folio.

Six planches des Métamorphoses d'Ovide.

La vue de l'amphithéâtre de Vérone, grande planche en largeur.

Le débarquement des Sarrasins à Ostie, d'après Raphaël , grand in-folio carré. »

819. DESBOIS ou DUBOIS (Martial), graveur, né à Parii en 1630, y mourut en 1700.

Desbois, graveur au burin, à la pointe et à la manière noire, séjourna ^ Venise et à Padoue , où il ht de nombreuses estampes, et revint à Paris en 1696. On a de lui : le corps mort du Sauveur, fait à Venise; — cinq gravures pour le livre de mademoiselle C.-C. Patin, intitulé : Tabellœ selectœ aç explicatœ, etc., Padoue, in -fol. 1691 ; —une Vierge, d'après le Guide; — le Jugement de Salomon, d'après Poussin; — les Noces de Cana, d'après le Padouan; — la fenune adultère, d'après le Véronèse; — saint Guillaume , duc d'Aquitaine, recevant Thabit de moine , des mains de saint Bernard , d'après le Guerçhin. — Les autres pièces ont été exécutées par N.-R. Cochin, H. Vincent, J. Juster, H.^Thoumeyser le fils.

Desbois a gravé les portraits du doge Louis Contareni ; — d'Edouard Famèse, duc de Parme; — du doge Marc-Antoine Jusliniani; — du Patriarche de Venise, Louis Sagredo. 11 a fait aussi les trente vignettes et portraits du livre intitulé : Lyccum Patavinurriy de Ch. Patin, Padoue, 1682, in- 4°'.

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