VANLOO ( Jean ^ Baptiste) (voir le no
Il a fait le portrait de la reine de Pologne, Catherine Opaliuska gravé par N. de Larmessin, in-folio.
826. D U B UT ( Frédéric- Guillaume ) sculpteur et g^raveur en •médailles, fils 4e Ch.-Glaude Dubut (voir le n» 44), né à Munich, mort à Danzi j, à 67 ans >.
(f II fut instruit à Munich dans les premiers éléments de son art. U travailla en marbre et en métal , cl fut longtemps au service d'Auguste m, roi de Pologne, qui le nomma sculpteur et médailleur de sa cour. Pendant la guerre , il accompagna le roi de Dresde à Varsovie, puis alla à Saint-Pétersbourg où il resta jusqu'à la mort de l'impératrice Elisabeth *. U choisit alors Danzig pour résidence ; mais bientôt l'impératrice qui succéda à Elisabeth, lappela à sa cour en qualité de tailleur de coins. Cependant il travailla aussi en cire, et fît dans ce genre de grandes figures et des reliefs, qui dans ce temps-là jouissaient d'une grande estime.
« Dubut exécuta un buste de Stanislas de Pologne en cire colorée, et une foule de médaillons pour la cour de Russie; celui de Pierre le Grand, de Catherine, de sa fille Elisabeth, de Pierre Schuwalof, etc. Puis il fit aussi xle remarquables médaillons en cire
^ Ce portrait fut exposé au salon de 1704.
' D'Argenville. — Mariette, t. II, p. 98. — Mémoires sur les membres de l'Académie royale de peint, et de sculpt.^ t. 11^ p. 101. — Vahbé Lambert, Uist. littér.
3 W y vivait encore en 1760; J.-A. de Lehninger, Description de la ville de Dresde, 1782, in -80, p. 134.
^ U avait été appelé par Elisabeth et resta cinq ans a Saint-Pétersbourg. 11 y fit un second voyage du temps de Catherine 11 et retourna à Daniig, comblé de rickesses. (Lehninger.)
des principaux personnages des cours de Dresde et de Munich, a Parmi ses médailles nous citerons celle du comte Esterhazy rece- ' vant Tordre de Saint- André. Quant à la grande médaille de la paix d'Oliva, il n'en a fait que le revers; la face est de Loos. Plusieurs projets de médailles ne furent exécutés qu'en cire. H fit aussi beaucoup de portraits^ entre autres, le sien propre^ celui de sa femme^ et celui de* la fille de Pesne. Tonelli a peint le portrait de Dubut.
« De son temps Dubut jouissait d'une grande renommée^ et Bernouilli {Voyages, 1. 1^ p. 277) Tappeile le plus grand sculpteur de son époque. Ce voyageur donne aussi des détails sur les travaux de cet artiste '. n
827. LOUIS, architecte, né i Paris en 1735, meurt à l'hôpital le 7 mars 1807 <.
Louis, architecte du roi de Pologne ', alla à Varsovie bâtir un palais pour le roi de Pologne. Il fut accompagné par ÀMouDac *.
828. MARTEAU (Louis), peintre de portraits, mort très-âgé, en 1805, en Pologne.
Marteau séjourna toute sa vie dans ce pays; il y fit un très-grand nombre de portraits à l'huile et au pastel. Il excellait dans ce dernier genre.
829. NORBLIN DE LA GOURDAINE (Jean- Pierre), peintre et graveur, lié à Misy-fault- Yonne le 1^' juillet 1745, mort le 23 février 18.10.
Êlèvo de Casanova.
Quelques ouvrages exécutés dans le goût de son maître et du Bourguignon, le firent rechercher du priuce Adam Quirtoriski qui le détermina à partir pour la Pologne en 1774 ^. 11 fonda à Varsovie uùe école de.peinture d'où sont sortis plusieurs ai^tistes distingqés^ Michel Plonski , Alexandre Orlowski. Il fut soutenu et protégé par
* Traduit de Nagler.
> D'autres notices donnent encore les dates de 1799 et de 1800. Je tire la date que j'adopte, de renseignements particuliers.
' Il est ainsi désigné dans le privilège du roi pour son ouvrage, « salle de spectacle de Bordeaux. » Paris 1782, in-folio.
* Biographie universelle, supplément.
* « Les artistes de Varsovie ne sont pas en grand nombre (1792), et ils seraient rédaîts à rien si le roi ne les employait pu; oh peut dire que c'est pour lui seul qu'ils s'y sont établis. » ( For lia de Piles, Voyage de deux Français en Allemagne, Danemark, Suède, Russie et Pologne, 1790-92, 5 vol. in-S». Paris 1796; t. V, p. 68.)
les nobles* et par le roi Stanislas^Auguste^ qui lui conféra la noUesse afin qu'il pût entrer dans les assemblées de la dièt^ dont il reproduisit Taspect dans des compositions capitales. Norblin fit pour le roi'la bataille de Zborow sous Wiadislas IV^ plusieurs petits tableaux dans lo genre de Watteau pour sa maison de plaisance de Lagenki, près de Cracovie^ et fut l'ordonnateur des embellissements. des résidences royales. Il peignit chez le prince Radziwill^ un plafond représentant le char de l'Aurore, et revint en France en 1804*.
a M. Norblin , dit Fortia de Piles qui Fa connu à Var80\ne, fait des gouaches et des dessins charmants ; il a beaucoup d'imagination et SCS ouvrages présentent souvent une multitude de figures, qui toutes ont leur caractère et leur expression ; on y retrouve le feu de son maître; c'est un homme d'un vrai talent dans son genre. M. Niemskivitch possède de lui un dessin représentant la fameuse séance du 3 mai 1791 ; c'est un morceau achevé ^. »
Norblin a gravé à Varsovie plusieurs estampes : en 1774, Alexandre et Apelles de Dietricy, et le portrait de Sobieski,
830. JEUFFROY (Romain -Vincent}, graveur en pierres fines, né à Rouen en 1764^ mort en septembre 1826.
Après que Guay eut cessé de travailler, M. d'Angiviller essaya de faire revivre la gravure sur pierre. 11 décida par ses promesses Jeuffroy à s'y livrer, mais il ne tint pas ses engagements. Alors Jeulfroy s'en alla à Rome, puis à Naples^ il y passa dix ans pendant lesquels il produisit beaucoup d'ouvrages, soit en creux, soit en relief, dont plusieurs sont actuellement au cabinet de la bibliothèque impériale; ils viennent de M. de Glermont d'Amboise, ambassadeur de France à Naples , qui étftit son protecteur et pour lequel il travailla beaucoup. De retour à Paris, il grava quelques portraits qui lui firent de là réputation, mais manquant de travaux, il accepta les propositions du deniier roi de Pologne et alla s'établir à Varsovie, en 1 790.
« M. Joffroy, dit Fortia de Piles, français, attaché au roi, graveur en pierres, a du talent surtout pour Vintaglio. Le maréchal Potocki possède le portrait du roi Stanislas Poniatowski, sur une cornaline,
^ Notice extraite du Gatalogut des estampes qui composent Tœuvrtf d« J.«P. NorMio, S848, in-So, Paris.
très-bon ouvrage. Cet artiste a une très-grande opinion de son talent, et il est fort porté à rabaisser tout ce qui n'est pas de lui; on ne peut que lui souhaiter de parvenir un jour au point où il se croit déjà*.»
Après son retour à Paris, Jeuffroy fut nommé membre de l'Institut en 4803. Parmi ses portraits on cite ceux du roi de Pologne, du prince Lubomirski, de la reine de Naples, femme de Joseph •.