‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 447 sur 456 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

« C'était un plaisir singulier pour Orsel et moi de voir et de comparer les œuvres des deux artistes français, identifiés avec l'Italie dont ils avaient épousé les beautés. Leurs talents étaient très^iiiférents et rappelaient à notre époque celui des deux peintres, qui déjà à Rome avaient honoré le nom français. M. Boguet, par le choix de ses formes, les lignes de ses tableaux, rappelait le genre sérieux, âpre, parfois sauvage du Poussin et du Guaspre; c'était son inclination, la pente toute naturelle de sa belle intelligence. Sa couleur parfois monotone, triste, sombre, reflétait les impressions reçues dans les campagnes de l'État romain, tandis que M. Chauvin, par la douceur de sa couleur, soit qu'il rendit la fraîcheur du raatia ou Tardeur du soleil couchant, par le charme de ses lignes et l'air que Ton respire devant ses tableaux, tenait beaucoup de Claude Lorrain. La nature de Naples avait sa prédilection . Personne, je crois , n'a rendu mieux que lui, les eaux, 'la transparence des vignes enlacées aux arbres, la délicatesse exquise et la transparence de cet air si fin; son choix était toujours beau et poétique et faisait penser à ce vers d'Horace :

« 0 rus quaiido te aspiciam. »

« Il savait rendre cependant la nature sérieuse ; il savait animer de belles figures ses tableaux, et vous avez vu comme preuve son tableau d'Aqua-Pendente avec l'entrée de Charles VIIl, qui est à la galerie de Diane, à Fontainebleau. Le dessin de M. Chauvin était très-délicat, très-pur; les silhouettes de ses montagnes, le Vésuve et autres, étaient très-remarquables, et ce dessin rappelait la finesse et l'élévation du dessin de M. Guérin, son ami. Cette époque aimait, cherchait et voulait le beau, ce qui fait rêver et ennoblit l'esprit.

«Dans les ouvrages de votre père, s'il est un point qui laisse quelque chose à désirer, ce serait dans les parties qui forment les premiers plans; les détails de plantes pourraient supporter plus de solidité, une étude plus ferme qui relèverait encore la délicatesse des seconds plans; toujours cependant ils sont bien choisis.

« Chauvin est un de ces honunes rares, dont la vie entière a été un bel exemple. »

Page 373. Note 1.

Lisez : Parolelti l'appelle à tort Duparc.

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