PADOUE
RJCHARJ) TAUWGNY, sculpteur (voir page 436), — Richard Taurigny a sculpté les stalles du chœur de Sainte-Justine de Padoue; ces sculptures représentent des histoires deVAncien et du Nouveau Testament. Le choix des sujets lui fut indiqué par le P. Eutichio Cordes, savant moine d'Anvers. Bans le cours de son travail, Richard voulut avoir un modèle en terre, et les Pères du monastère en chargèrent Andréa Campagnola.
Taurigny, qui florissait après 1550, était un très-habile sculpteur, mais d'humeur peu endurante. Il y avait une curieuse relation sur cet artiste dans un manuscrit de la bibliothèque de Sainte-Justine, intitulé : Esposizione délie cose simboliche, e figure, e figura te del V. ed JV. Tettamento contenue nelV artifieioso ckaro novo del monasterio di S. QuUtina, ee. di D. GHronimo da Potenza ab. Moltrt '.
PLACHE (Noël), peintre français, vivait à Padoue au milieu du xvu° siècle *.
— Brandolese cite plusieurs peintures de cet artiste : à l'église Saint- Laurent, un épisode de la vie du saint ; ce tableau est signé et daté : Natale Plache francese f. 1654; — à l'église de Saint-André, saint François Xavier, à qui une Indienne présente son enfant mort (Natale Plaque francese fece); — à Sau-Biagio, Jésus-Christ au sépulcre (Nadal francese f. 1646).
» Délia Valle, Documents 113 et 130, p. 336 et 348.
* P. Brandolese, Pitture, sculture, arenitetture ed altre co$e notabili di Padùpa; Padoue, 179$, 1 vol in-8«,p. 302* 1 P. 21, 207, 243 de l'ouvrage de Brandolese.
JOUVENET (Xoel), peintre (voir page 174^. — En 1684, Noël Jouvenet
faisait, à Padoue, un tableau représentant la famille de Charles Patin, qui a été gravé par M. Desbois ; c'est une belle composition, dont les tètes sont pleines d'expression et de finesse.
Monsieur GIU8TO, sculpteur. — Giusto, sculpteur français de la lin du xvne siècle et du commencement du xviii0, a laissé beaucoup d'oeuvres à Padoue. On voyait de lui, à l'église Saint-Antoine, le mausolée de l'amiral Gatterino Gornaro ; — dans la chapelle du Saint- Sacrement de Sainte-Justine, deux anges en marbre placés aux côtés du tabernacle !.
DORIGNY (Louis) peintre (voir page us), r— On voit de lui aux Servi tes un tableau semi-circulaire représentant une Piété *.
VERNANSAL (Louis-Guy de), peintre (voir page 182). — Vernansal a beaucoup travaillé à Padoue ; il a fait à San-Canziano, une grande fresque représentant l'Immaculée Conception ; — aux Servîtes, un Christ crucifié qui se détache le bras de la croix pour toucher et guérir une plaie à saint Pellegrino Laziosi ; — à Sainte-Claire, la Nativité et la Présentation de la Vierge ; — à l'église de Torresino, la Nativité de la Vierge, tableau d'autel, daté de 1720 et signé Guido Lud. de Vernansal ; la Nativité de Jésus-Christ, signé et daté de 1722 ; un troisième tableau représentant une dame et une petite fille; — à l'église de Sainte-Anne, deux tableaux à côté de l'autel, représentant la Nativité de la Vierge et la Présentation de la Vierge ; — à l'église de Saint-Léonard, dans une chapelle, Jésus-Christ au jardin des Oliviers ; — à l'église de Saint-Gaétan, la Flagellation, tableau d'autel, et le Paradis, peint à la voûte.
Fussli croit qu'une partie de ces peintures doit être attribuée au fils de Vernansal, qui fit ses études à Venise *.
RAOUX * (Jean) (voir page 194). — Raoux travailla avec succès en Italie. On voit de lui dans la cathédrale de Padoue, à la sacristie des chanoines, une Annonciation de la Vierge (signé) et la Visitation de la Vierge 5.
Monsieur DE LA FIEURE ou LEFEBVRE 6. — Rossetti parle d'un tableau de M. de la Fieure, qui représente saint Maur l'abbé, sou-
1 Brandolese, p. 44, 95 et à la tahle. — Rossetti. Il forestière illuminato per le pitture, sculture ed architetttire délia cita di Padova; Padoue» 1 vol. in-12, p. 79. * Brandolese, p. 65. — Rossetti, p. 235.
3 Brandolese. — Rossetti. — Mariette. — Fussli.
4 Brandolese l'appelle Rooux.
3 Brandolese.
6 Rossetti, p. 185. — Voir aussi Cochin. t. III. p. 167, et le Dictionnaire des Beaux- Arts de Lacombo.
tenu par des anges; ce tableau est placé dans une chapelle de Sainte- Justine. De la Fieure ou de la Fièvre fut aussi graveur à l'eau forte.
Ce M. de la Fieure ou de la Fièvre, élève de Le Brun, et vivant au milieu du xvin0 siècle, est un personnage assez douteux. Ne seraitce pas un Lefebvre ? C'est ainsi du moins que Cochin nomme l'auteur d'un tableau représentant un moine vêtu de noir et porté sur des nuées, qui guérit des malades, ce qui s'accorde parfaitement avec l'indication du Rossetti. « Il y a du génie dans ce tableau, dit Cochin; les figures d'en bas sont assez bien dessinées et avec goût ; la couleur en est fausse, maniérée et trop rouge. Il est de M: Le Febvre. »
LAOS, peintre français du commencement du xvin* siècle. — A la cathédrale
et au chœur, il y a un tableau semi-circulaire, représentant le Repos de la sainte Vierge avec saint Joseph et quelques anges. Ce tableau, dit Brandolese, montre beaucoup d'élégance ; il a été peint au commencement du xviii0 siècle !.