BAVIÈRE
CATHEDRALE DE BAMBERO.
Les deux tours occidentales de la cathédrale de Bamberg, qui sont du second tiers du xiii0 siècle, sont évidemment copiées sur celles de Notre-Dame de Laon, dont la date est à la fin du xn° siècle. La ressemblance est frappante ; c'est le même style ; ce sont 'les mêmes détails, les mêmes étages et les mêmes contre-forts 3.
1 et * Renseignements particuliers.
1 Je dois celle importante communication à M. Didron. — Voy. au Cabinet des estampes (Topographie, Bavière! une belle gravure représentant ces tours, et les lithographies d'Aug. Mathieu et de Chapuis.
IJETHOY (François), peintre d'histoire et de portraits, né à Toulouse en (645, mort le 1er mai 1730. Elève de son père Ni roi a s Delroy, de Nicolas Loir et de Claude
Lerebvre. — L'alliance qui s'établit sous Louis XIV entre la Fronce et la Bavière, fut le point de départ de nombreux rapports entre les deux pays, qui profilèrent comme partout, à la gloire de nos artistes. Detroy
fut envoyé par Louis XIV eu Bavière, pour faire le portrait de Madame la Dauphinc. Il s'en acquitta avec succès '.
DELAMOnCE (Juin), peintre et architecte de Paris. — Le Mercure calant de mai 1700', lui donne le titre de ci-devant peintre et architecte de 1er nous apprend en effet, qu'il fut au service de 1670 à 1690^(1 y exécuta divers ouvrages; les appartements impériaux de la Résidence feu. Il peignit ensuite plusieurs portraits, et 1673, celui de la princesse électorale Henrietleg grava aussi d'après Delamonce, un saint puis une religieuse sur des nuages avec la couronne.
De retour en France, Delamonce fit les dessins de la belle chaire du grand collège des Jésuites de Lyon, qui fui exécutée sous sa conduite, construite en marbres précieux, enrichie de bas-reliefs de bronze doré et découverte lejour de Pâques 1700. Poillyagravé d'après lui, Louis XV tenant son premier lit de justice. Quelques autres œuvres de Delamonce ont été gravées par C. Duflos, Daudet, etc.
GASCAR (IlEHm) peintre de portraits, né a Paris vers 163S, mort a Rome le 18 janvier 1701, 4 6» ans. — Gascar a peint, vers 1698, le portrait de Joseph-Ferdinand, fils de l'électeur Moximilien II ; ce jeune prince, reconnu héritier de la monarchie espagnole, était né en 169î et mourut en 1 699. Son portrait, par Gascar, a été gravé à Munich par Zimmerman ; le prince parait âgé de six ou sept ans.
MAIIVGAL'D (Martin), peintre. — Maingaud vint de France à la cour électorale de Munich, où il reçut, en 1699, une pension de 600 florins. Il peignit l'électeur Maxi mi lien-Emmanuel et sa femme Thérese-Cunégonde, "presque de grandeur naturelle ; puis il fit le portrait de six princes et princesses. Maingaud peignit aussi l'histoire. On voit a la galerie de Schleissheim deux tableaux de cet artiste : une Sainte-Famille et la Madeleine repentante. La portrait de l'Électeur a été gravé par N. Edelink*.
MEUSNIER (Philippe), peintre d'architecture, né à Paris en 16SS. mort le ÎT
décembre 1 734. Elève de Jacques Rousseau. — « Philippe Meusnier, le célèbre
peintre d'architecture, mécontent de quelques injustices, se retira à Munich, auprès de l'électeur de Bavière, qui le reçut avec beaucoup de joie et lui proposa tous les avantages possibles pour le retenir et l'attacher auprès de sa personne. Louis XIV, informé de son absence, donna ordre à M. de Torcy, secrétaire des affaires étrangères, d'expédier un passeport pour le faire revenir en France1 ». (Entre 1700 et 1702.)
BEETIN (Nicolas), peintre d'histoire, nrf à *Paris en 1667, mort à Paris le 11 avril 1736. Elève de Vernansal le père, de Jouvenët et de Bon Boulogne. — -
Bertin envoya plusieurs tableaux qui ornèrent la galerie électorale; mais il refusa d'entrer au sefvice de l'Électeur, qui lui offrait cependant de gros appointements '. Hejnecken assure pourtant qu'il fut appelé en 1728 en Bavière, et qu'il a exécuté plusieurs peintures à Nymphenbourg, château de plaisance de l'Électeur.
• ROBERT DE COTTE, (voir page 147). — Robert fle Cotte construisit, disent quelques-uns de ses biographes, plusieurs châteaux pour l'électeur de Bavière ; on ne sait lesquels. Dans une lettre que Robert de Cotte écrivait à M. Orry, le 12 février 1715 •, il dit seulement qu'il travaille pour le pqlais de l'électeur de Bavière. On trouve §xx Cqbinet des estampes * dix grands dessins (9M0&) intitulés : Projet et plans pour Monseigneur le duc de Bavière, mais sans autre indication. Le n° 106 est un dessin lavé représentant un château pvec ses jardins ; lad n°» 99 et 100 {hachés à l'encre), reproduits dans 101 et 101 (lavés), donnent les plans des bâtiments du palais représenté dans le dessin d'ensemble n° 106. Les n°* 103, 104, 105 et 107 sont des croquis et des plans de détail pour ce môme palais. Tout cela indique un grand travail ; mais quel est ce palais ? A-t-il été construit ? Est-ce le château de Schleissheim, appelé Chelesm *, au n° 108 ?
YTVIEN (Joseph}, peintre de portraits au pastel et à l'huile, né à Lyon en 1657, mort à Bonn en 1735 g. Élève de Le Brun. — Vivien fut longtemps au service
de l'électeur Maximiiien-Einmanuel, qpj ie considérait beaucoup et
1 D'Argenville.
1 Mémoires sur les membres de l'Académie de peinture et de sculpture, X. II, p. 232. — Voy. aussi d'Argenville, qui a eu connaissance de ces précieux manuscrits pour rédiger son excellent livre.
3 Cette lettre se trouve dans les papiers de Robert de Cotte, conservés au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. — 6 portefeuilles in-folio.
4 Topographie, portefeuille Bavière-Munich. — Voyez aussi « L'inventaire des 2700 dessins et autres papiers renfermés dans les portefeuilles de M. Robert de Cotte 1 , 1 vol. Yc. 29, au Cabinet des estampes.
3 Len° 108 est un plan lavé de tout un château, celui de Chelesm ; au dos est écrit : Plan pour Monseigneur de Bavière. Ce dessin n'est pas de Robert de Cotte ; il lui aura été envoyé pour avoir son avis.
0 Mariette, Abecedarie (p. 204 du manuscrit), le fait mourir en 1734.
i68 LES ARTISTES FRANÇAIS A L'ÉTRANGER
l'avait nommé son premier peintre1. Vivien a peint deux portraits de l'Électeur, l'un au pastel, l'autre à l'huile; le second fut fait vers 1715. Le portrait de l'Électeur, en pied, figure de grandeur naturelle, sur toile, est à la pinacothèque de Munich. Ces deux portraits ont été gravés : par Benoit Audran, in-fol ; par F.-I. Spatt, petit in-fol ; par C. Vermeulen, in-fol; par J.-Balth. Probst; J.-Ant. Zimmerman ; Hier. Sperling ; D. Sornique.
Vivien a fait aussi pour l'électeur de Bavière, vers 1696, le portrait de Thérèse-Gunégonde dé Pologne, sa seconde femmç f, gravé par J.-A. Zimmerman, gr. in-8°. — De portrait de Clén^nt-Auguste, prince de Bavière, gravé par J.-Audran, gr. in-fol. — Le portrait du duc Ferdinand-Marie de Bavière, placer aujourd'hui au muSée de Darmstadt. — Le portrait de Philippe V, roi d'Espagne, peint d'après nature pour l'Électeur et gravé par Vermeulen, en 1701, in-fol. — En 1715, Vivien commença un grand tableau à l'huile représentant toute la famille électorale ; il voulut le porter lui-môme à l'électeur de Bavière et se rendit d'abord à Bonn, auprès de l'électeur de Cologne ; son grand âge ne lui permit pas de supporter les fatigues du voyage; il mourut à Bonn, à la cour de l'électeur de Cologne.
BOFFRAND (Germain), architecte et inspecteur général des ponts et chaussées du royaume, né à Nantes le 7 mai 1667, mort le 18 mars 1754. Elève de J.-H.
Mansart. — « Reçu membre de l'Académie royale d'architecture en 1709, il Tut architecte de plusieurs souverains d'Allemagne, de l'évoque de Wurtzbourg, prince de Franconie, de Maximilien-Emmanueï, électeur de Bavière, et de Léopold I, duc de Lorraine. Il fit construire pour eux nombre d'édifices considérables que l'on voit détaillés dans son excellent livre d'architecture *. » Boffrand a construit dans les Pays-Bas espagnols, pour l'électeur de Bavière, une maison de chasse appelée Bouchefort. Les travaux, élevés jusqu'au premier étage, furent interrompus après la bataille de Ramillies (1706), qui chassa les Français et l'Électeur, leur allié, des Pays-Bas \
DUBUT (Chàrles-Cdaude), sculpteur, né à Paris, mort à Munich en 1742, à
55 ans. — Dubut se forma dans sa ville natale, puis à Rome ; il fut ensuite appelé aux cours de Berlin et de Dresde, où il avait déjà terminé plusieurs ouvrages, lorsque l'électeur de Bavière l'invita à venir à Mu nich, en 1716, au moment où les châteaux royaux de Nymphenbourg,
1 Pendant son séjour à la cour électorale, Vivien parait avoir eu de longs démêlés avec le poêle sans lard, François Gacon, qui lui lança de lourdes épigrammes.
* Catalogue de la galerie des antiquités du château de Heidelberg, n° 831. — Brochure moderne sans titre. (Bibliothèque nationale V. Don. Ail A.)
J Patte, Abrégé de la vie de M. Boffrand.
4 D'Argenvilfe. — Boffrand a donné les plans de Bouchefort dans son Livre d?archilecture, 1 vol. in-fol.
Badenbourg; Furstenried et Schleissheim s'enrichissaient d'ornements en bronze," en marbre et en stuc. Dubut fit pour la résidence royale, à Munich, un bas-relief en bronze, de 5 pieds de long, représentant Rebecca. Ce§t de sa main qu'est le modèle du grand escalier à Schleigsheim; il exécuta pour le môme château un bas-relief de la Libéralité* quatre groupes d'enfants et les consoles du cabinet électoral, vingt-quatre figures dans la salle d'Hercule, les ornements du plafond, ceux des fenêtres, les bas-reliefs des corniches et des consoles de la même £alie. On lui doit aussi les bas-reliefs et les consoles de l'ancienne «allé du prince électoral, les chapiteaux et sphinx de l'escalier principal et différents ornements en bronze. Dans ces travaux du château de Schleissheim,Dubut eut pour aides Le Tellier, Argoust, Esclafer, Robert, Maratti et Magnus. Le Tellier coula en bronze les chapiteaux et les acanthes de la galerie. Pour la fontaine qui s'y trouve, Dubut fit une grande conque de plomb et trois masques de même métal. Dans la chapelle du même château, les huit couronnements sont également de sa main. — Pour l'ancien vestibule de la demeure électorale à Nymphenbourg, Dubut fit douze bas-reliefs représentant des jeux d'enfants, des sphinx, l'écusson et les trophées de la façade, les acanthes et les emblèmes de victoire aux croisées. Au plafond de la salle d'audience, il adapta les armes de Bavière avec deux Renommées, et à l'un des murs, un bas-relief d'enfants qui représente la Générosité. — A Badenbourg, on voit de sa main quatre groupes en stuc représentant les Saisons, douze tètes, et diverses décorations consistant en guirlandes de fleurs et de coquillages ; des bustes en marbre ; des tritons au-dessus des arcades de la façade ; des têtes de lions à la balustrade au-dessus de l'entablement; des têtes de Diane au-dessus des fenêtres, etc. — Dubut travailla trente ans pour la cour de Bavière, et les dépenses des travaux qui furent exécutés par lui et sous ses ordres se montèrent à 15,797 florins. Pesne a fait son portrait. Il eut, outre Frédéric-Guillaume, un autre fils, nommé Jean, qui fut peintre !.
CUVILLIÉS ou CUVILLER ("François), architecte et graveur, né à Soissons en 1698, mort à Munich en 1768. Élève de Robert de Cotte. — François
Cuvilliés fut nommj en 1725, sur la recommandation de Robert de Cotte, sous-architecte de l'Électeur qui fut ensuite empereur sous le nom de Charles VII. En 1738, il eut le titre de premier architecte, et dès lors signa François de Cuvilliés; en 1763, il fut nommé architecte directeur des bâtiments de la Couronne*. François de Cuvilliés avait
1 Traduit de Nagler.
* On trouve dans Stimmel (Catalogne raisonné du cabinet d'estant pcx de feu M. Winckler), t. IV, Leipsig, 1810, in-8°) François Cuviller le père, qualifié de conseiller, gentilhomme de bouche et architecte des électeurs de Bavière et de Cologne.
beaucoup de talent, de goût et de fécondité ; il excellait dans la distribution des parcs et jardins, et dans la décoration des appartements. Il a fait: diverses décorations et l'Amalienbourg à Nymphenbourg, le jardin et les grottes du palais de Munich, rAntiquarium, l'Opéra de Munich (1747-56), plusieurs jardins dans le palais de l'Electeur, et quelques travaux à Schleissheim pour le cardinal-duc de Bavière. — Guvilliés, aidé de son élève Càarles-Aibert de ÏBspilliez, architecte et graveur, mort en 1754, a beaucoup gravé à Munich *. Gomme décoration, son œuvre se compose de plafonds, lambris, cartouches, cadres de glaces, bordures de tableaux, morceaux de fantaisie, morceaux de caprice, panneaux, trophées, tables, commodes, serrurerie, ornements, fontaines propres à décorer des places publiques, portes-cochères, autels, grand chandelier d'église. Comme bâtiments, il a gravé des projets de maisons, de maisons de campagne et de plaisance, de belvédères, de pavillons, de volières, de jardins, etc.
GUVILLIÉS ou CU VILLE R (François), architecte et graveur, fils et élève du précédent, capitaine du génie, premier architecte de l'électeur après la mort de son père, né à Munich en 1734 ; mort à Munich au commencement de 1805. — Ses
œuvres gravées, publiées de 1 769 à 1 773, se composent de l'école d'architecture bavaroise, d'études d'architecture, de termes, de niches dans les deux genres gothiques, de vases, fontaines, tombeaux, trophées, groupes d'enfants pour les jardins, salles de théâtre, de vues et plans de Nymphenbourg et de Favori tenbourg, et de nombreux projets '. Une partie de ses œuvres a été gravée par son élève Kaltner, né en Bavière en 1758.
NILSON (Joiunn-Esaiar), peintre et graveur, directeur de l'Académie de dessin d'Augshourg, né à Augsbourgen 1721, mort à Augsbourg eu 1788. — Nilson a été
surnommé le Watteau de l'Allemagne. Il a composé en effet des sujets de fêtes galantes, dans le genre Watteau, et de modes, à }a manière de Lancret. Son talent est assez léger et assez élégant, pour un Allemand surtout 8.
DAVID (Jacques-Louis), peintre d'histoire, né } Paris le 31 août $748. mort à Bruxelles le 29 décembre 1825. Elève de Vien. — David fit, après 1814, pour
le comte de Schœnborn, pair de Bavière, le tableau cVEueharis et Télémaque.
Dans le même ouvrage on dit aussi que le fils succéda à son père à la cour, de Munich sous le titre de capitaine de jrénie. Plusieurs des estampes indiquées dans cô catalogue sont signées M. de CuviHié.
1 La bibliothèque Mazarine possède la plus grande partie de l'œuvre des deux Cuvilliés. Le catalogue en a été publié par M. Bérard, dans la Revue universelle des Beaux-Arts, (VIII, 429). — Voir aussi Heinecken et Hubert et Jiost (VIII, 79).
* Revue universelle des Beaux-arts, t. IX, p. G6.
* Gazette des B eaux-arts x t. I. p. 120.
GÉRARD (voir page 155). — Gérard exécuta eu 181? le portrait de la princesse de La Tour et Taxis, gravé par P. Adam.
F0UQUET ( Louis -Socràte), peintre sur émail et sur porcelaine, né à Paris en 1795. — « Il fut appelé à Berlin en 1815 et occupé à la manufacture royale de porcelaine de cette ville, puis à celle de Nymphenbourg, en Bavière. C'est dans cette dernière qu'il a fait plusieurs copies d'après des tableaux de la galerie de Municb. M. Fouquet a faitbeaucoup de peintures sur porcelaine pour le roi de Prusse, la princesse royale, le prince de Hardenberg, le duc de Saxe-Gotha, le roi de Bavière Maximilien, le reine douairière de Bavière, le duc de Leuchtenberg. En 1821, il fut nommé professeur-peintre sur émail du duc de Saxe- Gotha1. »
CHEfjARP (Hippolytb-Ahdr£-Jkan-Bapti6Tb), compositeur de musique, né à Paris le 2 février 1789; mort en 1861. Élève du Conservatoire de musique à Paris.
— Tout en suivant les classes de Berton, de Catel et de Daussoigne, Ghelard était très-assidu à la bibliothèque du Conservatoire, et à vrai dire c'est des anciens maîtres qu'il s'est fait spontanément l'élève. En 1811, il obtint le grand prix, alla à Rome, continua ses études et ses explorations musicales tant à la bibliothèque du Vatican qu'à l'église et au théâtrej se rendit à Naples en 1815, où il donna son preinier ouvrage la Casa da vendere. Cet ouvrage fut exécuté en présence de tous les compositeurs de l'époque, Rossini, Paesiello, etc., qui étaient attirés par la curiosité de voir un jeune Français faisant de la musique dans le genre buffo napolitain). Le succès fut complet ; l'œuvre est restée longtemps au théâtre et a été représentée en 1822 à l'Opéra italien de Paris.
Revenu en France, M. Chelard éprouva toutes les difficultés que trouvent à leur retour de Rome les pensionnaires, difficultés multipliées par l'indifférence de l'école dont il ne suivait pas tous les errements. Il soutint la lutte, fonda une école de musique élémentaire d'ensemble, publia diverses œuvres, et en 1827 il composa avec Rouget de Lisle et 'fit représenter à l'opéra Macbeth. M. Chelard, et} éclectique intelligent, avait voulu donner à la musique française, si caractérisée d'ailleurs, les larges formes italiennes et la vigueur de l'harmonie allemande. En 1828, M. Chelard se rendit à Munich,où son opéra de Macbeth, trouvant son véritable milieu, fut accueilli avec acclamation, se répandit dans toute l'Allemagne, et valut à son auteur la protection du roi Louis I«r de Bavière, qui lui donna le titre de maitre de sa chapelle. De retour en France, M. Chelard fit représenter à l'Opéra-Comique la Table et le Logement; mais trouvant toutes les avenues fermées et l'art fort peu encouragé au milieu de la tourmente de 1830, il alla à
1 Gabet. Dictionnaire des artistes de V école française au XIX* siècle, 1 vol. in-8°.
172 LES ARTISTES FRANÇAIS A i/ ÉTRANGER
Londres, fit jouer Macbeth et the Sludcn of Viena. Il retourna ensuite à Munich, et donna alors Topera de MilUrnacht (Minuit) et le Combat (THermann. De là il fut appelé à Weimar en remplacement de Hummel, comme maître de chapelle du Grand-Duc. Il y a donné quatre opéras, dont le dernier est: les Élèves de marine (Seecadetten), puis des cantates et des morceaux consacrés aux solennités de la cour. En 1855, M. Chelard est revenu à Paris pour y faire connaître les œuvres qui lui avaient valu l'estime de l'Allemagne et sa brillante réputation dans ce pays l.
FORSTER (voir page 163). — M. Forster a gravé le portrait du roi de Bavière d'après Stieler.
MÉTIYIER (Jean), architecte. — M. Métivier, architecte à Munich, a construit dans cette ville, la maison de madame Bayersdorf, la plus jolie des nouvelles maisons de la ville, et beaucoup d'autres édifices ".
DELAROGHE (Paul), (voir page 157). — Il a peint, en 1847, pour le baron de Lotzbeck, à Munich, un petit tableau représentant le Christ en croix.
CABAN EL (Alexandre), peintre, né à Montpellier le 28 septembre 1823. Elève
de Picot. — M. Gabanel a exposé, en 1867, le Paradis perdu, grand tableau exécuté pour le roi de Bavière.
MANUFACTURE DE SÈVRES
En 1868, l'Empereur a donné au roi de Bavière un vase A. B.3 , fond bleu jaspé, sur lequel Mlle de Maussion avait peint l'enlèvement d'Estker.