‹ Les artistes grenobloisChapitre 17 sur 22 · XIII. — Buste de Lesdiguières · texte numérisé non relu

XIII. — Buste de Lesdiguières

Cette date n'est que fictive. Rien ne nous indique l'époque à laquelle Lesdiguières fit couler son buste en bronze, qui est probablement l'ouvrage de Richier. Quoi qu'il en soit, il est représenté vétu d'une cuirasse damasquinée, sur laquelle est une écharpe en sautoir. Il existe aujourd'hui dans les collections de la bibliothèque de Grenoble et fut acheté par M. Gariel, ancien bibliothécaire de la ville, en 1851, au prix de 600 fr., des cohéritiers de M. du Bouchage.

(1) Histoire du connestable de Lesdirjuières, par Louis Videl, son secrétaire, cliapitre V.

(2j La délibération du conseil de ville a été reproduite dans Vlnv. des arcJiives delà ville, p. 24, 2" col., et dans le travail de M. Rondol, p. 16.

XIV. — Fontaines ei cheminée du château de ViHlle. (1624, décembre)

Richier fut chargé, en 1624, de sculpter les fontaines et cheminée du château de Vizille, comme l'atteste l'extrait suivant :

« A MvJacob Richier, la somme de douze cents livres àluy deslivrées par ce comptable, à compte du prix du priffait à luy baillé le VIP décembre 1624, de faire deux fontaines dans les parterres du cliasteau de monseigneur à Vizille, avec leur bassin en forme de croix, ensemble de faire sur la fontaine de la cour dudit château de monseigneur un Neptune de six pieds et demy d'auteur, avec trois chevaux marins, plus d'enrichir avec troffés, ornements et moullures la cheminée de la sale joignant la terrasse du chasteau et autres ornements plus particuUierement especiffiés dans ledit prixfait cy rappourté avec le mandement de monseigneur, du XXIP janvier 1625, avec une quittance passée par ledit Richier le XXVIP janvier de l'année 1625, le tout pour ladite somme de XII^ liv. » (1).

XV. — Chapelle de Marie Vignon, dct ts Véglise de Sainte-Claire.

. Marie Vignon chargea Jacob Richier de lui construir3 une chapelle dans l'église de Sainte-Claire, ainsi crue la sépul-

(1) Comptes de Jérémie Mathieu, 1624, P29, n° 5.

tare de M"" la comtesse de Sault. Nous n'avons pu, malheureusement, retrouver le prix fait qui lui fut passé, mais, par contre, il existe un acte dans lequel il est fait mention de ces travaux :

« Comme aussy soit que haute et puissante dame Marye de Treffort, femme pour Ihors de feu NP"" le connestable Desdiguières, heust baillié à M* Jacob Richier, sculteur, le priffait de luy bastir une chapelle dans Téglise de Sanite- Claire, à Grenoble, et que oultre ledict priffait, elle luy eut faict faire la sépulture de feue M"" la comtesse de Sault et quelques autres besoignes par dessus, après la perfection entier de tout le susdict ouvrage, ledit Richier aurait présenté son comple à ladite dame, arresté par M. Carier, son secrétaire, le 2 janvier 1626, par lequel compte il serait demeuré créancier de madicte dame de la somme de 2,000 livres... » (1).

Cette somme ne lui fut payée en partie que le 28 janvier 1632, et l'autre en 1636, les quittances existent aux minutes de M' Montaigne, f' 62, et de M* Blanc, f' 611.

Cette chapelle et les statues de Marie Vignon et de Catherine de Bonne furent détruites pendant la Révolution.

« Chaque statue (2), représentée à genoux sur un coussin de marbre dont la draperie était merveilleusement sculptée et imitée, les deux prie-Dieu, vis-à-vis l'une et l'autre statues, étaient très remarquables ainsi que les dentelles, les frises et robes trainantes de Marie Vignon et de sa fille. La ciselure, les plis, les ondes, les rebords de leurs habits étaient d'un travail exquis, d'une beauté achevée et inimi-

(1) J.-Cl. Martin, Vie dubaron des Adrets, p. 108.

(2) Comptes de Jérémie Mathieu. Bibl. de Grenoble, R. 6150.

table. L'expression des figures était sublime, leurs yeux s'élevaient sans efforts vers l'autel où leurs vœux semblaient s'adresser. Ces deux statues placées sur un massif de marbre au fond d'une niche faisant un demi cercle à gauche vis-à-vis la chaire à prêcher. »

XVI. — Bassin de la fontaine du jardin de Grenoble. (1630-1631)

Il fut chargé, par le duc de Lesdiguières, de faire le bassin de la fontaine de son jardin de Grenoble. Voici la quittance que nous trouvons à ce sujet :

a Payé à M' Jacob Richier, esculpteur de Monseigneur, la somme de 200 livres à luy destinées à compte du prixfait du bassin de la fontaine que Monseigneur veult estre faicte en son jardin de Grenoble », 16 septembre 1630 (1).

Il reçut encore, ]e 7 avril 1631, « 300 livres tournois acompte du prix du priffait a luy baillié de fere le bassin de la fontaine du jardin de Monseigneur, à Grenoble » (2).

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