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XVIII. — Fontaine du château de M. le président de la

Coste à Montbive.

(1632, septembre)

Le 3 juin 1633, J. Richier réclamait, par une letlre qu'il écrivit au président de La Coste, la somme de 200 livres « pour reste du parfaict et entier payement de la somme de 300 livres pour le priffaict baillé audict Jacob Richier, de main privée, du 24 septembre 1632, pour la construction d'ung bassin et une fontaine dans le jardin dudicl seigneur de LaCoste de Montbivou. L'œuvre a este receue sans préjudice du vasedndict bassin que ledict M" Jacob doibt refaire pour n'avoir esté fait conformément audit priffaict et rechanger ou racomoder une pierre quy est rompue au pied destal dudit bassin, de laquelle somme Jeanne Chaléon, femme dudit M' Jacob Richier, tient quitte ledit seigneur de La Coste » (2).

XIX. — Mausolées de Charles de Neufville, marquis d'Harlincourt, et de Jacqueline de Harlay, sa seconde femme.

Charles de Neufville avait fait construire dans l'église des religieuses Carmélites de Lyon, une chapelle destinée à la

(1) Minutes de M*" Montaigne, 1633.

{'}) Voyez Desc.ri])tif:n de la ville de Lyon, par Paul Rivière de Brissac, Lyon, 1741, pp. 156-157,

sépulture de sa famille. Sa femme, Jacqueline de Ilarlay, mourut en 1618 ; elle y fut inhumée, et Ricbier fut chargé par le marquis d'Harlincourt de sculpter son tombeau. Lui-même fit édifier le sien de son vivant ; il l'achevait en 1035, puisque la statue était signée : Jacob Richier, 1G35. « Ces deux statues étaient de bronze. Ils étaient représentés à genoux ». Richier habita momentanément Lyon de 1633 à 1635. La preuve nous en est fournie par la quittance suivante, dans laquelle on lit : a L an 1633, et le 25' jour du mois de juin... fut présente honnête Jeanne Ghaléon, femme de sieur Jacob Richier, sculteur , habitant à Vizille, laquelle agréablement pour et au nom de son mary absant et suivant la lettre quy a este escrite par ledit Richier a madame la présidente de La Coste de 3*^^ juin, année présente, de Lion ou il travaille à présent » (1).

Rinckens (Pierre), W architecte, mari de Marguerite Prieur ; sa fille Etiennette épouse, le 18 mars 1710, René- Rernard Audran, écuyer, sieur de Ducheron, capitaine de grenadiers au régiment de Vivarais.

Riondet (Jean- François), architecte, natif de la Savoie, construisit, d'après les projets de l'ingénieur Rolland, le portail en pierres de taille de l'hôtel de l'intendant Pierre de La Porte, 1749 (2). — {Aymé), architecte, frère du précédent, travaillait avec lui, 1749.

Rivail {Claude), « armurier forbisseur », 1600 (3).

(1) Minutes de MVMontaigne.

(2) C'est aujourd'hui le portail de la cour d'honneur de la mairie.

(3) Minutes de M" Albrand, f" 22U

Rivaine {Pierre), M* graveur de la ville du Saint-Esprit, originaire de Grenoble, fils de Gabriel, ancien procureur en la Cour, et d'Olympe Gordet, 1713; sa veuve, Marie Ghaiimet, est inhumée le l*'' octobre 1743, âgée de 50 ans.

Rivet (Jea7i- Baptiste), M* brodeur, originaire de Paris, est témoin au testament de Philippe Giroud, libraire, le 18 mars 1671 (1).

Rivoire (Aiitoiiie), architecte, conduisit en même temps les travaux de la construction des églises de Mens, de Tréminis, de Cornillon en 1703, de Dieu-Le-Fit en 1705 (2).

Robert {Antoine), M" tourneur, inhumé le 7 mai 1749, âgé de 40 ans.

Robert {Jacques), « M° armurier de M"' le maréchal des Diguières », vendit, le 24 octobre 1616, à Germain et Claude Taulier frères, marchands, de Lyon, la quantité de « trente corselets, morions et cuirasses », pour le prix de 100 livres tournois, et de 18 livres pour chaque corselet complet (3).

Robert {Louis), M' sculpteur et graveur, fils d'Antoine, avait fait son apprentissage chez Nicolas Chapuis, M' sculpteur, du 12 avril 1667 au 12 avril 1671, épouse, le 19 janvier 1776, Guigonne Surget.

Roche {LJ iinemo7id). M" orfèvre juré, originaire de Vif, fils d'Ennemond, fait son apprentissage chez Jean Lestelley,

(1) Minutes de M' Charbot.

(2) Minutes de M^" Dou, 1703, f° 52, et 1705, i" 50.

(3) Minutes de M'' Froment.

M« orfèvre, du 10 mars 1671 au 10 mars 1679; épouse, le 20 janvier 1687, Françoise Baron, fille de Reynaud, M« orfèvre, de laquelle il eut six enfants ; il meurt le 5 octobre 1719, âgé de 60 ans. — (Ennemond), M" orfèvre, fils du précédent, né le 20 juin 1688, épouse, le 31 janvier 1722, Marguerite Pellissier, fille de Joseph. — (Louis), M-^ orfèvre, fils du .précédent, né le 17 avril 1742, s unit, le 19 septembre 1770, à Marguerite Bret, fille de Claude.

Roche (Joseph), M" à danser, épouse Marie Chapy dont il a : Françoise, mariée à M. Raby, Jean-Pierre, Paul, Izaïe et Anne , femme de Joseph Gaurden, fils de Joseph, M*^ de musique ; teste le 8 octobre 1766 (1).

Rogé (Claude), M" sculpteur, épouse Marie Plache, laisse Joseph, né le 16 juillet 1769.

Rolland (Alexandre), « maistre esculteur », natif de Grenoble, fils de Claude et de Dimanche Eynard-Jallier, mari de Laurence Riondet, tille d'Antoine et de Magdelaine Bailloud, meurt avant 1672. — (Antoine), W brodeur, né au Monestier-du-Percy, fils de Jean et d'Hélène Galbert, épouse, le 8 janvier 1692, Françoise Bouchet, fille de Pierre, M' menuisier. — (Joseph), a M" écrivain et arithméticien », originaire de Toulon, fils de Claude, épouse, le 21 février 1746, Magdelaine Guillien. — (Louis), M" de musique, est parrain, le 5 août 1789, d'Olympe-Louise-Catherine Bernadotte, fille naturelle de Catherine Lamour et du nommé Bernadotte, sergent au régiment Royal-Marine (2).

(1) Minutes de M-^ Sahcon, f° 368.

(2) Registres paroiss. de St-Louis.

(3) Charles-Jean Bernadotte (depuis roi de Suède, sous le nom de Charles XIY) était alors sergent au régiment de Royal-Marine en garnison à Grenoble.

Rollandin (Antoine), M" fondeur, natif de Bernin, fils de Jean et de Gabrielle Fert, épouse, le 16 septembre 1673, Anne Ferry de laquelle il eut: Barthélémy, André, Catherine, Marguerite et Benoîte, mariée 1' à Pierre Terrasse, fondeur; 2° à Jean Peyrard, aussi fondeur. Il meurt le 3 avril 1696, âgé de 45 ans, est inhumé dans l'église de Saint- Laurent.

Il fait une pompe de cuivre pour Françoise de Lyonne, 17 décembre 1688(lj; reçoit, le lOmars 1691, 42 livres 12 sols des consuls de Saint-Vincent-de-Mercuze « pour raison delà retonte de la cloche » (2); fond la cloche de Saint-Michel-les- Portes, 1692 ; celle de l'église de Clelles en 1674 (3), et celle de Fontaine (4). Son nom se lisait sur deux cloches qu'il avait fondues, en 1694, pour l'égHse de Saint-Joseph (5).

RoUet (Jean), M" relieur de livres et libraire, originaire de Lyon, fils de Mathieu, M" libraire et relieur de livres, bourgeois de Lyon, et de Jeanne Pralard, épouse, le 22 octobre 1720, Dorothée Champ, fille de François, marchand libraire et relieur, et de Marie Gilibert.

Roman (Jo.sep/t), M" peintre, mari de Marie Reyraond, 1696-1710.

Roman (Louis), M' fondeur, témoin à un acte de 1632 (6J. — (Antoine), M' relieur de livres, 1778, originaire de

(1) Minutes de M'Sirand, f" 188.

(2) Minutes de M« Dou, f-'OO.

(3) Id.

[li] Inscriptions cam'panaires du départ. de T/sêrc, parG. Vallier, n" 215 et 216.

(5) Pilot. Notice sur l'église deSt-Joseph,fîi///c^m c/c /a Société de statistique .

(6) Minutes de M° Froment, f" 46.

Turin, s unit à Marie Foy, veuve de Josepii Kléber, imprimeur.

Komanet (Claude), M' fondeur, natif de Septème, mari de Jeanne Carier. Sa fdle Marguerite, baptisée le 5 février 1617, eut pour parrain Durand Jacquemet, libraire, et pour marraine Marguerite Chalvet, fdle de Pierre, avocat en la Cour; épouse, en secondes noces, Marie Rabière. — (Louis), M* fondeur, fds du précédent, épouse : 1" le 20 mai 1631, Françoise Cebelin ; 2° le 30 novembre 1647, Magdeleine Caille.

Rosier, famille de fondeurs dont on possède le plus de produits dans le département de l'Isère depuis 1785 à 1864.

François et Nicolas, de Chaumont-la- Ville, habitaient Grenoble dès 1785, ils fondirent, cette année, la cloche de Malleval; Nicolas, seul, fond celle de la Frette en 1786.

Rossat (Gabriel), « esculteur », est témoin, le 22 mars 1673, au testament dlsnard Benoit, de Lespine aux Baronnies (1).

Rossel (Claude), « marchand chandellier fondeur», 1645, fondit et fit présent, le 28 juin 1648, « d'une cloche, laquelle est dans le clocher de la paroisse de Saint-Laurent pDur sonner les ofïices de la confrérie des Pénitents, sous le vocable du très Saint-Sacrement de l'autel, érigée en l'église de Saint-Laurent (2). Sa fdle Françoise avait épousé, en 1656, Michel Rousset, dit l'Esprit, natif de Lyon, marchand chandelier et fondeur.

(1) Minutes de M'' Charbot, f" 124.

(2) Minutes de M'' Thevenin, 104.

Rosset (André), M' peintre, 1545, peint des écussons pour l'entrée à Grenoble de Guillaume de Poitiers, lieutenant général en Dauphiné, 1547 (1); est chargé de faire 200 écussons doubles en papier aux armoiries du roi « avecques la couronne impériale et Tordre » pour l'entrée du roi Henri II, 17 août 1518 (2).

Fait des armoiries pour le service funèbre de Pierre Corbel, avril 1551 (3), et celui de Jeanne Corbel, enfantsde CIaude(4); reçoit 18 florins « pour la peinture de six douzaines de culs-de-lampe n destinés à la décoration de la grande salle de la maison de Ville (21 décembre 1556) (5).

(1) Archives de la ville de Grenoble, BB. 14.

(2) « Ledict jour, vendredi xvir aoust 1548, dans la botique de Jehan Flèard, cossel...

« Ont conclud baillier à i riffaict, à M* André Bosset, peinctre de la présente cité, deux cens escussons doubles en papier des armaries du Boy avecques la coronne impériale et Tordre, pour l'entrée du Boy, par le pris cliiesque pièce rendue garnie de buys et lilz de polomar et bandes de la livrée du Boy, de quatre sols, et des escussons grandz sus roudeaux (rideaux) et postz (planches) dorés d'or parti tant que sera nécesseyre tous garnys comme dessus pour le pris de douze solz les grandz escussons, et quatre solz les doubles escussons en papier. La ville luy fournira.de buys et de roudeaux et postz nécessayres pour les grandz escussons dorés ; les quelles armaries sera tenus rendre faictz dans douze jour procheyns » (Beg. des concl. de Thôtel de ville, f" 182, \.).

(3) « Plus, avoir payé à M" André Bosset, paintre, pour les armoyries comme appert quictance du iiir avril 1551, 33 sols pièce, cy XXXIII.

(4'> « Plus, avoir payé à M' André Bosset, paintre, pour avoir faict les escussons des armoyries de ladite Jane xv s, (Minutes de M" Narcie, f°^ 334 et 340).

(5) Archives de la ville, BB. 16.

Est appelé à Chambéry par le duc de Savoie pour la peiiiture de la grande salle du château (1).

Peint, le 22 juin 1564, des écussons pour l'entrée de Charles de Bourbon, gouverneur du Dauphiné, il reçoit pour ses travaux la somme de 63 livres (2).

Est chargé, en 1566, de faire les statues ou ligures destinées à l'horloge de la tour du pont (3).

(Ij ft Plus, à M' André Rosset, painctre de Grenoble, par le commandement de Monseig'" le M' Duc, pour avoir painct la traveyson de la grand sale du château de Chambéry faisant les armoiries de messeigneurs les contes et ducz de Savoye, selon l'ordonnance et pris faict donné par ledit monseigneur le M" duc, a esté livré la somme de vingt-sept escuz sol. suyvant les paches et conventions faictes audit peintre le xx^ aoust 1559... xxvij solz.

Plus, pour avoir envoyé guerre (chercher) ledit M** André Rosset et son compaignon à Grenoble, par le commandement de monseig"" le M' duc pour les despens desdits peinctres et pour la vaccation du messager qui les est aile querre, livré le 15 aoust 1559 deux escuz sol. cy ij sol » (Compte du très. gén. N. François de Lalée, vol. 220, p. "1. — Notes sur les peintres en Savoie, par A. Dufour et Rabut).

(2) Archives de la ville, RB. 18.

(3) « Le huictieme jour du moys de juyng mil cinq centz soixante six, le syre Claude Pasquet et le syre Philibert Canel, consulz de la présente cyté de Grenoble, et monsieur Jacques Galeys, docteur ez droitz et le syre Jehan Verdonay, depputés à ce faire de leur bon gré suyvant la convention faict à la maison de ville le premier de hyer etaultres conclusions précédentes, ont bailhè et bailhe à prifîaict au nom de la communauté dudict Grenoble, à André Rousset, painctre dudict Grenoble, présent, la charge de ce présent prifîaict accepté, scavoyr : est de peingdre troys estatues pour mectre à l'orloge de la tour du pont, l'une appelée Janus ayant deux fasses, tenant en sa main ung compas de fer et ung serpens de plomb, lesquel compas et serpent ledict M" André sera tenu fere fournir la matière et peindre ladicte estatue... en chaire avecque Tescripteau (tel que sera adjusté), et l'aultre estatue appellé le jour portant ung soleil au frond, sera tenu peingdre la robe de jaulne de massicot et le soleyl d'or au front et les che-

Il avait épousé Marguerite Dhuès qui testa le 30 avril 1593. Sa fille Catherine s'unit à Etienne de Sonan, marchand, de Grenoble.

Rosset (Pierre), M* organiste, originaire de Nice, filsd'Antoine, habitant à Grenoble, est présent, le 3 janvier 1612, au mariage de Philibert Meynier, avocat, et de Marguerite de Conches .

Rossin (Franeois), « M' escrivain », 1G83.

Rougemont (Jean-François) , M' sculpteur , fds de Pierre, mari de Marguerite Bied, est inhumé le 11 octobre 1780, âgé de 45 ans.

Rougier (Pierre), a M" menuzier », natif de Beauvais, fils de Girard, épouse, le 11 avril 1602, Jeanne Bouvier, de Rouen, veuve du capitaine Abraham Meyssonnier (1). — (Louis), W relieur et doreur de livres, prend en appren-

veux dorés, le tout de bon or La troisiesme appelé la nuyt

portant une lune au front, sera tenu peindre la robe de dessus d'azur bon et recep\'able, et la lune au frond d'argent et les cheveux argentés et la robe de dessous apparoyssant à la poyctrine de laque, semée la robe de dessus d'estoyles d'or le tout bien huyllé et peinct pour durer au descouvert et à la pluye bien venist et receptable a dicte d'espers, pour le pris de vingt-quatre livres tournois, desquelz il en a reçu six livres comme il confesse et les aultres dix huict en faisant Pœuvre, et pour ce que dessus mieux actendre acomplir, ledit Rosset a obligé, soubmis et ypothèquè soi et tous ses biens et lesquelz consul z et depputés les biens de la ville, le tout en bonne forme, suyvant le stil de moy notaire recevant. Faict et publié à Grenoble dans la botique du syre Eynard Fleliard, au banc de Mal Conseil, présens le syre Eynard Flehard et Jehan Lavord, serviteur dudicL Fleliard, tesmoing requis » (Minutes de M' Narcie, B. 160, f" 254).

(1) Minutes de M* AllDrand, f^ 170.

tissage « en l'art ei profession de relieur et doreur de toutes sortes de limbes », Antoine Martin, >de Vienne, neveu de Jean Julian, curé de Saint-André-le-Bas de cette ville, pour une année, au prix de 66 livres, 15 janvier 1679 (1).

Roulan {Angelin),. îo\\àQm de cuivre, habitait la paroisse de Saint-Laurent en 1655.

Roure {Jean), W armurier, natif de Bonlieu en Vivarais, fils de Pierre et de Catherine Lorme, épouse, le 5 juin 1701, Marie Thermet, fille d'Ennemond, commis à la recette des tailles.

Rousset (Étienne), M" maçon, est inhumé le 18 septembre 1657 dans l'église de Saint-Laurent.

Rousset (Nicolas), M" tourneur, 1750.

Rousset {Pierre), M' tapissier, originaire d'Aubusson, fut employé par M. de Lesdiguières en 1608 ; le 15 septembre il lui est délivré « trois escus pour la façon du lit de tapisserie » (2); il se charge, le 14 novembre de la même année, .« du rabillage de la tapisserie /(2 Créa^eo;^ » (3); reçoit quinze écus pour la tapisserie qu'il a faite « pour la grand garde robe de la maison de monseigneur » (4) ; en 1635, Octavien Du Mottet, seigneur de Chichiliane, lui donne à faire « une tapisserie feuilhiage et paysage de la mesme fasson, lainage et fabrique et autant rehaussée de fleurs et de soye que celle vendue et livrée au sieur de Pêne, pour le

(1) Minutes de M' Lavorei.

(2) Comptes de J. Mathieu, agent de M. de Lesdiguières, f" 21.

(3) Id., f 22.

(4) Id., P 28.

prix de 500 livres » (29 septembre) (1). — {Jacques), M" tapissier, originaire d'Aubusson, se charge, le 19 avril 1633, envers M. Biaise de Lovât, premier consul de la ville de Grenoble, de faire une tapisserie « de feuilhiagedelamesme façon, fabrique, pourtraitz, lainage et autantrehaussé de soye que celle que ledit Rousset a cy-devant fourny à noble Philippe Roux, conseiller au Parlement, pour la somme de 415 livres » (2J. — {François), a M' joyenr d'instrmuents »,

Rouvier (Pierre), peintre, mari de Rose Gaudin, 1774.

Roux {Edouard), peintre en faïence, travaillait avec son beau-frère, Joseph Thimothée Daleric, dans la fabrique de faïence du faubourg Très-Cloitres, 1746 (3) ; il s'associe, en 1748, avec A. Rey-Compte et J.-Bapt. Chaix, faïenciers de la ville de Moutiersen Provence.

Roux {Louis), M" menuisier, travaille à la boiserie du grand salon du palais épiscopal, d'après les ordres d'Étienne Le Camus, 2 mai 1681(4).

Royer {Pierre), M* écrivain, mari de Magdelaine Rey,

Roze {Claude), M' menuisier, travaille « pour le faict de l'entrée du roi » Henri II en 1548 (5).

(1) Minutes de M' Blanc, 73'i.

(2) Minutes de M" Sibille, f' 218.

(3) Minutes de M« Revol, f° 383.

(4) Minutes do M'' Fanton, f' JOi.

(5) Registre des concl. de 1 hôtel de ville, 1548, ^ 182.

Roze, famille de maîtres potiers d'étain, protestante. — {Jean), « M"* potier detaing », fils de Jean, habitait la rne (c Revenderesse » en 1560, meurt le 3 décembre 1630 ; Tinventaire de ses biens avait été dressé le 5 décembre 1630 ; on y trouve :

« 9 grandes esguières à pan d'estaing fm;

« 13 esguières moyennes à pan ;

« 2 petites esguières moyennes à pan fin ;

a 2 grosses esguières rondes aussi d'est aing ;

« 17 petites esguières rondes fin.

« 10 benestiers d'estaing fin, façon d'argent ;

« 1 calice avec 2 patènes ;

« 2 custodes garnies ;

(( 7 grandes tasses à bouton ;

« 12 grands gobellets fin ;

(( 4 bassins ronds, étaingfîn;

« 316 livres vaisselle de Lyon, étaing fm ;

« 13 plats en ovalle, fin, neuf, pesant 51 livres ;

« 1 moule de loton d'esguières à pans;

« 1 moule de loton d'esguières rondes ;

« 1 moule de loton ;

(( 1 moule de gobellets, etc., etc.. » (1).

{Antoine), M" potier, fils de Jean, « sur le point de s'en aller par pays », teste le 21 novembre 1616, en présence de « Jacques Labbe, aussi potier d'étaing,de Blois, et de Jacques Villeyeux, aussi potier d'étaing, de Montpellier » (2). —{Jean), (S M" potier d'estaing, frère du précédent, mari de Françoise Piffard. — {Pierre), (f marchand poultier », mari de Jacquemine Collavain, fille de Pierre, M' fondeur à Genève, 1654 (3).

(1) Minutes de M' Dufour. (3) Minutes de M' Mailhet.

'Rozier (Michel), M' d'œuvres du Dauphiné, prescrivit des réparations importantes au cliâteau de la Buissière ; il fit notamment établir une vigie pour y placer un surveillant pour la nuit et le jour, à cause des menaces de guerre des Savoisiens, 1431 (1).

Rue (Antoine de), W orfèvre, fils de Jean, entre comme apprenti, âgé de 16 ans, chez Gaspard Baron, M" orfèvre, 2 août 1638 (2); épouse, en 1660, Gasparde Vial ; il vivait encore en 1673.

RuUis ou Rulys (F?^ançois), a pey notre », 1529, meurt vers 1513 ; sa veuve, Anne Jacquet, épouse, le 3 février 1546, Philibert Barnier, procureur à Grenoble.

Ruybet (Jean), M' maçon, inhumé le 7 mai J7I7, âgé de 28 ans.

Ruynat {Salomon), W orfèvre, mari de Justine Roche, 1722, est inhumé le 11 juillet 1741, âgé de 60 ^ns.— {Joseph), M' orfèvre, est inhumé en l'église de Sainte-Claire le 12 février 1742. — {Enneniond), M" orfèvre, 1743.

Ryvel {Jean-Gonin), « M" violon », originaire de Fontaine, fils de Claude, 1612.

Sadoct {Jean), fourbisseur « furbisserius », 1520.

Sainctours {Dominique), W écrivain, est inhumé le 21 décembre 1690, âgé de 56 ans.

(1) Arcliives de l'Isère, comptes de Châtellenie.

(2) Minutes de jSP Revol, f^ 217.

Saint-Bonnet (^eno^7), architecte, de Saint-Paul en Savoie, fils de Claude et de Charlotte LatoLir, épouse, le 4 février 1730, Magdelaine Gaudoz, fille de Charles.

• Saint- Grain (Louis de), W brodeur, natif de Paris, meurt le 11 septembre 1662, âgé de 60 ans.

Salarier {Humhert), W maçon, natif de Voreppe, hls de Jean-Jacques, épouse, le 12 avril 1610, Spérite Sabatier. — {Jacques NP maçon, originaire de Voreppe, mari de Monda Gerente, teste le 23 janvier 1619 ; reçoit, le 15 novembre de cette année, d'Antoinette de Gaateron, abbesse du monastère de Sainte-Claire, la somme de 3,072 livres pour avoir refait la nef de son église (1). Voyez Cellarier.

Sallemand (Antoine), tailleur de pierres, originaire de Voreppe, prend en apprentissage Michel Sibillat, de Voreppe, juillet 1604 (2).

Salomon (Etienne), M" fondeur lorrain, fond les trois cloches de Thorloge du pont, 9 décembre 1594 (3).

Satre (Pierre), M' maçon, originaire de Voreppe, fds d'Antoine et de Marguerite Fayolle, épouse, le 26 janvier 1646, Claudaz Barnier. — (Louis-Perrier), W tourneur,

Saurin (Antoine), M" fondeur de cloches, originaire de Forcalquier, 1626 (4).

(1) Minutes deM^ Duclot, f 117. ,

(2) Minutes de W Albrand, f° 241

(3) Archives de la ville, BB. 47.

(4) Minutes de W Duclot, f" xu.

Sauvestre (Antoine), prêtre, M" de musique en Téglise collégiale de Saint-André, passe des conventions avec Barthélémy Bulet, écrivain, 13 janvier 1655 (1). Sa signature est celle d'un artiste.

Sauveur (Jean-Philippe), prêtre, M* organiste de l'église de Saint-André et M' de musique pour les enfants de chœur, (]e 1670 à 1700 (2).

Sauvignes (Pierre de), M" brodeur, originaire de Gondrieu en Lyonnais, fils de Fleury, M' brodeur. Il travaille avec Le Brun, son beau-père, à broder les chasubles, tuniques, etc., nécessaires « aux honneurs funèbres de feu monseigneur le duc de Créqui, 28 décembre J638 » (3).

Épouse, le 8 janvier 1631, Glauda, lille de Noël Lebrun, M' brodeur. Il devint, vers 1642, « M* brodeur pour Son Altesse royale de Savoye et habitait alors Ghambéry (4).

Savane (Abraham), M' armurier, protestant, 1654, originaire de Vilry-le-François, fils de Glaude et de Marie Daraine, épouse, le 7 février 1666, Isabeau Grand, fille de Jacques, M* apothicaire de Vif, et d'Anne Roux (5), habitait place Saint André. Sa fille épousa Antoine Thibaud, M" fourbisseur, 1693.

Savin (Christophe), M" graveur, fils d'Étienne, de Barraux, et de Magdelaine Ghavance, épouse, le 2 juillet 1783,

(1) Minutes de M" Chariot, f° 11.

(2) Pilot, Notice sur Vcglisede Saint-Andrc, p. 28.

(3) Minutes de M" Montaigne, f° 493.

(4) Minutes de M" Rivier.

(5) Minutes de M^ Mailliet, f° 73.

Jeanne-Étiennette Tournier. Il a gravé le portrait du président Expilly, pour la biographie de ce magistrat, publiée par Tabbé J.-G. Martin. Grenoble, P^yronard, 1803 (1).

Savournin {Pierre), W peintre, enseigne Fart de la peinture à François Faure pendant trois ans, 1673-1675, et à François Dauric, fils de Jacques, 1677(2).

Il commande, le 23 août 1676, à Claude Bertet, M" sculpteur, « six cadres avec leurs sculptures, avec les ornements taillés en esculture, conformément au dessin et tous six du même dessin, sculture et dorure avec leurs roses, qui feront entons le nombre de 24 » (3).

Il habitait la rue Saint-Jacques (4).

Savoye {Louis), M' menuisier, protestant, apprend « Tart et mestier de menuisier » à Ennemond Vassard, fils de Vincent, de Grémieu, 17 juin 1601 (5).

Il fait avec Jean Garle un canon de bois de la longueur de 12 pieds et ime galerie de 14 àl5 pieds de long sur 3 de large, suivant le dessin donné par le Frère Joseph, jésuite (6), 10 septembre 1623.

En 1628, Gharles, sire de Gréqui, duc de Lesdiguières, leur

(1) Dans un médaillon ovale le buste d'Expilly de face, au-dessous ces mots : CLAUDE EXPILLY ; dans le bas, à droite : Savin F.

Ci) Minutes de M"^ Roman, f° 16, et Lavorel, f° 174.

(3) Minutes de M'Mailhet, f° 163; le dessin des cadres est joint à l'acte; les cadres sont de forme octogone.

(4) Rôle de la taille.

(5) Minutes de M'' Albrand, f^ 223,

(6) Id.

fait faire un plafond dans la grande salle basse de son logis, à Grenoble, pour le prix de 500 livres (1).

Il teste le 23 août 1631, étant atteint du mal contagieux (2).

Lègue une somme aux pauvres de Téglise Réformée, à Jeanne, à Olympe et à Ysabeau Savoye, à César Savoye, son fils du second lit, et à sa femme Suzanne Bernard ; fait héritier universel Jacques, son fds du premier lit (de Miclielle Vassard). — (Noël), W menuisier, natif de la Buissière, fils de Jean, épouse, le 21 septembre 1638, Jeanne Samuel, fille de Pierre, soldat de la compagnie de M" le duc de Lesdiguières, dont il eut Dominique, baptisé le 4 mars 16tl. Il travaille, en 1672, pour le couvent des Minimes de la Plaine, par les ordres du P. François Perrin, correcteur (3j.

{César), M" peintre, fils de Louis et de Suzanne Bernard, épouse, le 6 décembre 1618, Dorothée Meynard, fille dlsaac, M" arquebusier, et de Suzanne Blanche (Ij.

Habite rue de Bonne en 1651, teste le 17 février 1667, désire être inhumé au cimetière de ceux de la R. P. R., fait des legs à Suzanne, Louise, Marianne et Fj-ançoise, ses filles; à Claude, Élizée et Daniel, ses fils ; à Dorothée Meynard, sa femme. L'acte fut passé en présence de Daniel Guillibaud, M' sculpteur; Noël, son fils, aussi M" sculpteur; Jean Mermet-

(1) Minutes de M' Montaigne, f° 2G.

i'I) a I/an Wi'l et le 23° jour du mois d'aoust, envirou 7 lieures du matin, au lieu de flsle de Grenoble, pardevant moy notaire et témoins souljsignés, personnellement constitué M*" Loys Savoye, M" menuisier à Grenoble, lequel de son gré et volonté estant dans ladite Isle, dans ung fonds appartenant au sieur Trollieur et dans une cabane d'ais, est parlant par une fenestre dicelle, soupçonné du mal contagieux sain de ses sens, etc.. »

(3) Minutes de M* Souchon.

(4) Minutes de M° Blanc, f" 262.

Gerlat, M« menuisier, et Ilumbert Brun, M" tapissier (1).

César Savoye est le seul peintre grenoblois sur lequel Guy Allard ait écrit quelques lignes dans sa BibliotJièque de Dauphiné :

« Il n a pas laissé de grands originaux, mais il a sceu parfaitement bien imiter les actions d'Alexandre le Grand, qui sont le plus illustré ornement de la belle gallerie du chasteau de Crolles, qui appartient à Madame la marquise de Virieu... Savoye est mort depuis peu... » (2).

Nous connaissons de lui les deux portraits en pied des présidents Frère, au château de Crolles. Gest ce peintre distingué qui fonda, en notre ville, une académie de dessin, avec plusieurs de ses confrères. Voici ce document d'un intérêt capital pour Thistoire des académies de province:

Règlement de V Académie de Peinture de Grenoble.

« Au nom de Dieu soict, amen; que l'an 1654 et le 17" jour du mois de novembre apprès midy, pardevant moy notait e royal héréditaire de Grenoble, soubz signé et présantz les tesmoingzbas nommés, se sontz personnellementz constitués: sieurs Cezard Savoye, sieur Toussainct Largeot, sieur Anthoine de Bray, sieur Gabriel Le Magnen, sieur Jean DeLavau, sieur André Allard, sieur Louis de La Halle, sieur JeanGuynier et sieur Jean Jallu, tous maistres painctres, habitantz

(1) Minutes de M' Souciion.

(2) Cette galerie existe encore en partie au château de Crolles^ qui appartient aujourd'hui à M. le comte de Bernis. — Savoye ne fut pas le seul peintre qui travailla au château de Crolles; le peintre Philippe Agnès habita plusieurs mois le château de la marquise de Virieu, il y peignit : le portrait de la marquise (1696), un saint Jean, deux marines, le baptême de saint Jean, saint Bonaventure; il y fît encore le portrait de sa femme et de son fils (Ms. de la Bibl. de Grenoble).

de présantz dans la ville de Grenoble ;lesquelzde leurs bons grés pour eux et les leurs mutuelles et réciproque stipullations et acceptations deubemant intervenues, ont faict les conventions quecy apprès pour raison d'une académie qu'ilz désirentdresser et stablir en cette dicte ville de Grenoble, pour se perfectionner dans l'art de paincture et pour tous ceux qui désireront venir dessiner, et premièrement tous les susnommés promettent et s'obligent de contribuer égallement à tous les fraictz el despance qui seront nécessaire pour l'entretien de ladicte académie, à la réserve dudil sieur AUard, quy ne contribuera à aulcune despance pendant le temps qu'il fournira sa chambre pour l'exercise de ladicte académie, de laquelle les susnommés ne paieront aulcune chose du louage a Ihors qu'on voudra louer une autre chambre, ledit sieur Allard contribuera aux fraictz esgallemant ; de plus tous lesdicts maistres ont convenu qu'on ne pourra recepvoir et agréger à leurs corps aulcun aultre painctre quy voudront y entrer que du consentemant de tous, et deslibération faicte sur sa capacité et bonne meurs, et à la charge de paier avant aulcune entrée la somme de dix livres, et oultre ce, de contribuer à l'advenir aux frais qui se feront à proportion comme les aultres. Item, a esté convenu qu'on pourra recepvoir touttes sortes d'honnestes gens dans ladicte académie pour dessiner aussi du consentement de tout le corps et non aultrement, à condition qu'il payeront le chacung la somme de dix solz, et ce tous leslundy de touttes les sepmaines entre les mains du sindic et recepveur, quy sera eslu par le corps, desquelz il sera tenu rendre compte ; lesquelles personnes ne pourront avoir aulcune cognoissance de ce qui passera entre les susnommés et dans ladicte académie, de mesme convenu qu'on nommera tous les mois ung sindic et recepveur, lequel sera responsable de tout ce qui lui sera mis entre les mains et sera tenu de rendre compte à la fin de ehasque mois, Ihors de l'élection d'aultre sindic, de tout le receu et despance qu'il se trouvera avoir faict et remettra

entre les mains du nouveau sindic tout ce qu'il se trouvera avoir son compte cloz moyennant acquict, comme aussi au cas que quelques ungs des maistres de ladicte académie viendroict à absenter soict par voiage pour affaire et maladie, il sera exempt de contribuer ausdictz fraitz passé quinze jours d'absence. Item, convenu qu'on changera d'abtitude deux fois lasepraaine et chescung le posera à son tour sellon l'ordre C|ui en sera ordonné, et si cellui qui le debvra poser ne se trouve à l'heure qu'il debvra estre poser, que se sera à cinq heures apprès midy ji;sques à sept, cellui qui se trouvera par ordre le pourra pouser sans contredict, sans que les aultres maistres de l'académie puisse treuver à dire à latitude en quelle fasson quelle soict posée, et pour l'establissement et commandement de ladicte académie, tous les susnommés promettent d'avancer le chescung la somme de deux livres qu'ils mettront entre les mains du sindic pour commancer à faire l'avance des fraies, et ce à la réserve dudict sieur Allard, et à la suitte contribueront comme sus est dict, et comme il pourroit subvenir quelques différants dans ladicte académie, soict pour primauté ou aultre chose, ont convenu qu'il sera par eux nommé ung présidant, pour décider tous lesdicts différands concernant ladicte académie et tout ce que dessus, lesdictz parties ont promis et jurer garder et observer et ne venir jamais au contraire en jugemant ny dehors, à peyne de tous despans, dommages et interests sonbz obligations de tous leurs biens présantz et advenir pour l'observation de ce que dessus qu'ilz ont soubzmis à touttes cours royales Delphinales, baillages deGraisivodan, cour commune de Grenoble et aultres, ou le présant sera exiber, renonce à tous droictz à ce contraire en forme firmentpar leurs sermants. Faict et stipulléà Grenobledans la maison de Louis Ducros, hoste à Grenoble en Très-Cloistre, luy présant, et de Georges Ducros, fils dudict Louis, de honneste François Inibert, voiturier à Grenoble ; tesmoins requis et signés lesdictz Georges Ducros avec lesdictes par-

ties, non ledict Imbert pour ne savoir escripre, de ce enquis par rnoy notaire.

« F. Largeot, Savote M., Le Magnen, de Bray, De Layau, a. Allard, J. Guynier, Jallu, De Lahalle, Ducroussot, Ducros, et moy, notaire recepvant soubz requis; Duclot, notaire » '1).

{Daniel), W peintre, fils de César et de Dorothée Meynard, fit son testament le 5 mai 1G70, « étant sur son départ pour s'en aller en la ville de Paris et ailleurs, pour apprendre la profession de son feu père » (2).

Il fait des legs à ses frères Élizée et Claude, à sa sœur Louise, femme de Gaspard Nicoud-des-Imbert, et à sa mère Dorothée Meynard. Il mourut à Erlangen en 1716. On remarque dans la galerie de Dresde un tableau de notre artiste grenoblois qui représente le portrait de sa femme (3).

Schanart ou Schanaert {Antoine), M" peintre, protestant, natif de Bruxelles, parait dans le rôle de la taille à Grenoble en IGIO, mari de Jeanne Avenier, travaille surtout pour le maréchal de Lesdiguières ; en 1G08, il lui est payé 18 écus « pour payement de besongne par luy faicte en la maison de Monseigneur à Grenoble » (\)\ reçoit « 9 escus pour payement des tableaux et aultres besongnes » (5); l'année suivante, J. Mathieu lui paye 42 livres tournois « pour le parfait et entier payement de la somme de 66 livres pour des portraits par luy faitz pour mondit seigneur » (6). Le

(J) Minutes de M" Duclot, f- 50 à 59.

(2) Minutes de M^ Souchon, fl92.

(3) Dussieux, Les Artistes français à l'étranger, p. 234.

(4) Comptes de J. MatJiieu, agent de M. de Lesdiguières, f 22.

(5) Id.

(6) Id., 1609, f° 35.

4 juillet 1609, il commence un tableau pour legllse des Frères Prêcheurs (1). Le 10 septembre IGIO, Pierre-André Marnais lai commande un tableau pour le grand autel du couvent des Récollets (2). C'est lui qui fut chargé par Lcsdiguières de peindre dans la galerie de Vizille huit grands tableaux de ses exploits militaires; ces peintures faites,

(1) « 4 juillet 1609... Antoine Schanart, peintre, à prins à prix fait envers Louise de Rame, veuve de M. de Cognoz, scavoir : est défère un tableau ou retable pour l'autel delà chapelle que ladite demoiselle a fait construire en 1 église des FF. Prêcheurs.... la peinture dudit tableau sera lïmage de la sainte Trinité à la forme du pourtrait en taille douce que ladite demoiselle luy a Ijaillé, avec la corniche tout autour dorée et enrichie suffisament à la proportion du tableau avec les deux vases au-dessus, avec le marche pied ou soubasement au-dessoubz de la hauteur d'environ

un pied et peint à la proportion du tableau de le poser entre

cy et le 3 aoust prochain, pour le prix de 60 livres tournois » (Minutes de Froment, f° 462).

(2) (( M" Antoine Schanaert, peintre, a prins à priffait et se charge envers Pierre André Marnais, marchand de cette ville, syndic des Pères Recollets, et de l'avis de N. Charles Du Motet, seigneur de Séchilienne, et de Pierre Leblanc, seigneur de Myons, président en la Chambre des Comptes, scavoir : est de faire un tableau pour le grand autel de l'église du couvent que lesdits Pères Récollets font construire en ceste dite ville ayant le pourtrait de la Conception de la très sainte Vierge mère de Dieu avec les figures, et de la grandeur qui luy a esté désignée par lesdits Pères et à la forme du modèle qui en a esté baillé audit Schanaert avec les garnitures de bois moulées et dorées convenablement à ses dépens, à rendre le tableau fait et parfait bien à dite de maîtres et experts, à point de poser d'entre cy et le jour et feste de la Conception de la très saincte Vierge en décembre prochain, et ce pour et moyennant le prix et somme de 70 écus revenant à 210 livres tournois... Fait et récité à Grenoble dans la maison du sieur Du Motet. Présents noble Alexandre Allemand, seigneur et vicomte de Pasquiers, et révérend messire de Bocsozel, prieur de Vif, chanoine en 1 "église cathédrale de N.-Dame, et honeste Claude Pontet, serviteur dudit sieur Motet » (Minutes de M*^ Froment, f° 880).

comme nous l'apprend le prix fait (1), sm^ les dessins de ringénieur Jean de Beins, représentaient:

1" Le combat de Pontcliarra, 1592 ;

2° Le combat des Molettes, 1597;

3" Le siège et la prise de Grenoble, 1590;

4° La prise du fort Barraux, 1598;

5" La place d'Exilles en Savoie ;

Q'' La défaite de don Rodrigue à Salabertrand, 1595 ;

7" La prise du fort de Chamousset, 1597;

8° La défaite d'Allemagne en Provence.

(1) <( L'an 1611 et le onzième jour du mois de décembre après midy, s'est personnellement estably M" Antoine Schanar, peintre flamand, citoyen de ceste ville de Grenoble, lequel de son gré a prins à prilfait et se charge envers illustre et puissant seigneur messire François de Bone, duc de Losdiguières,pair et mareschal de France et lieutenant général pour le roy au gouvernement de ceste province de Dauphiné, absent, noble Pliilippes de Gilliers, mestre d'hostel de mondit seigneur à ce présent, pour luy avec moy notaire, stipulant acceptant, scavoir:est de faire huit pièces de peinture ou tableaux pour mettre et garnir huit des quadres qui sont de pareille grandeur, de la galerie du chasteau de mondit seigneur le mareschal :ï Yizille du costé de la basse court, auxquels tableaux ledit Hchanat représentera ceux des exploits de guerre faits par mondit seigneur le mareschal et soubz sa conduite contenue aux dessins que noble Jean de Bains, ingénieur géographe du Roy et province du Dauphiné et Bresse en a jà baillé et baillera cy après audit Schanat et à la forme d'iceux, lesquels tableaux ledit Schanat promet et jure rendre peints sur toile faites et parfaites pour tout ce qui est du platfonds sans aucun châssis, bien et duement adite de maîtres et experts dans deux ans procliain de ce jour, et ce pour et moyennant le prix et somme de six vingtz livres tournois pour le chacun desdits tableaux, duquel prix ledit Schanat confesse avoir eu et rèalement et comptant ce jourd'huy, receu des mains du sieur Jean Provensal, concierge de la maison de mondict séigneur le mareschal à Yizille, la somme de 60 livres tournois, de laquelle il quicte mondit seigneur le mareschal et tous qu'il appartiendra, promet et jure en tenir compte sur ledit prix, le reste duquel ledit sieur de Gilliers, au nom de mondit seigneur le mareschal, promet et jure payer et fournir audit Schanat, deuement stipulant en fai-

L'incendie du château de Vizille détruisit toutes ces peintures dans la nuit du 9 au 10 novembre 1825 ; deux deces toiles que la famille Périer avait envoyées à Grenoble pour les réparer furent sauvées : elles sont aujourd'lmi placées dans la salle d attente du château de Vizille, et ont pour titre, la première : Siège et prise de Cavours en novembre 1502, et la seconde : Des faite d'Allemaigne.

On trouve encore- quelques mentions des travaux de Schanart dans lesCom/>z'e5 de Lesdiguières aux années 1613,1011 et 1616 (1).

sant l'œuvre, et à mesure que le chacun de ses tableaux se fera, le tout à peine de tous despens, dommage et intérest obligeantz et soubsmettantz ledit Schanat pour la facture desdicts tableaux et ledit sieur de Gibiers audit nom pour ledit payement et tous les biens présents et advenir aux rigueurs et contraintes de toutes cours où le présent sera exhibé, mesme de celles du bai liage de Graisivodan et autres royales Delphinales avec et autres clauses à ce requises. Fait et récité à Grenoble dans le logis de mondict seigneur le maréchal ; présents sieur Jean Provensal, ageant de mondict seigneur le mareschal, et Pierre Martin, d'Uxeaux en Vaulcluson, tesmoin requis, signé qui a sceu, présent aussy honorable Claude Yignon de Yentavon.

a GiLLiERS, Anthoin Schanar, Provensal, Vignon, Froment^ notaire. ■>•> (Minutes de Cl. Froment, 1611, f» 862, v. 863).

(1) 1613. — « A maître Anthoine, le peintre, la somme de trois cents livres tournois, à bon compte de ce qui luy sera deu pour son travail des pourtraicts qu'il fait pour la galerie de Monseigneur, à Vizille. »

1614. — « A maître Anthoine, le peintre, à Grenoble, la somme de sept cent onze livres pour payement de huit pièces de peinture de tableaux, pour garnir huit des cadres quy sont de pareille grandeur, dans la galerie du chasteau de Monseigneur, <à Vizille. »

1616. ~ « A maître Anthoine, le peintre, la somme de trente-six livres tournois, pour payement de ce qu'il a fait à l'enseigne de la compagnie de Monseigneur et au fanal de la trompette. »

Comptes de J. Mathien, agent du connétable de Lesdiguières (Bibl. de Grenoble).

Scherer (Samson), facteur d'orgues, originaire de Saint- Gall, en Suisse, mari de F. Edlemeul, assiste au baptême de son fils Nicolas le 28 septembre 1746.

Schonek (^H envi- Pierre), M" organiste de l'église Notre- Dame, originaire de Worms, fils d'Henri, organiste de la paroisse Saint-Lambert à Vorms, et de Marie Finkin, épouse, le 9 juillet 1776, Marie-Magdelaiae -Agathe Girardin, fille de Jacques, premier huissier au bailliage, et d'Agathe Fayolle ; de cette union naquit Jacques-Pierre-André, né le 3 août 1777 ; il signe d'une belle écriture allemande de cette manière à un acte de 1783 : « Schonek HenricusPetrus, organist à la Cathedral ».

Scogiac {Antome), peintre, mari de Catherine N., son fils Martin entre en apprentissage chez Antoine Vanniolles, « taillieur d'ymages »), le 16 avril 1517 (1).

Seigneuret ( Louis),. n maistre de musique et de grandmaire des enfants de cœur de l'église Saint- André », est témoin à l'acte de donation faite par Françoise Empereur, dame de Saint-Jean, veuve de François Dufay, seigneur de Saint-Jean d'Ambournay, de la somme de 1,500 livres aux Pères Jésuites de Grenoble, 10 octobi'e 1625 (2).

Seillier (Louis), M" menuisier, originaire de Soissons, épouse, 1° le 28 janvier 1625, Antoinette Rogicr, fille de Philippe, M" menuisier ; 2° Jeanne Morin de laquelle il eut : Dominique, baptisé le 4 mars 1637, et François. — {François) dit Soissons, M*^ arquebusier, fils du précédent, mari de

(1) Minutes de M" Bonet, 79.

(2) Minutes de M° Alhrand, f" 269.

Magdelaine Bouvier, fille crArnaud, M" arquebusier, et de Clémence Fuza (25 mars 16G3). — (Dominique), M" arquebusier, frère du précédent, 1669, épouse, le 21 octobre 1680, Marie Voiron-Roclie, fille de Claude et de Jeanne Cotte ; teste le 5 août 1691, désire être inbimié aux Frères Prêcheurs ; fait des legs à ses fils François, Michel, Pierre et Noël, soldat dans Royal artillerie (1). ~ {François) dit Soissons, M" arquebusier, fils du précédent, épouse, le 3 mars 1707, Françoise Jolly, fille de Jacques, M" serrurier, en présence des arquebusiers : Arnoux Sellier , Jacques Ville- Prevois, G. Cloistre et A. Cloistre (2); est inhumé le 18 avril 1743 dans la chapelle de la Descente de Croix à Saint-Louis, âgé de 69 ans. — (Joseph), M" fourbisseur, est inhumé le 17 décembre 1721, âgé de 35 ans. — (Arnoux) dit Soissons, M'' arquebusier, mari de Marie Gage, 1730 (3).

Serre (Antoine), horloger, de Valence, passe un traité avec les consuls de la ville pour la construction d'une horloge avec cloche et deux cadrans, pour la somme de 250 livres et 2 quintaux de fer, 22 juin 1561 (4). ~- (Gabriel), trompette du seigneur de Morges, 1595.

Serre (P^erre), M" tailleur de pierres, fils de Jeyme, de Sainte-Catherine (mandement de Morges), travailla à la construction du château de Vizille en 1604, sous les ordres de

(1) Minutes de M-^ Don, fM74.

(3) On trouve un acte de 1735 par lequel Jean Magnon vend à Dominique de Pelafol « un fuzil à deux canons sur lequel est gravé le nom de Soysson le cadet, maître arquebuzier de Grenohle » (Minutes de M'' Hebrail, f° 54).

(4) Archives de la ville, BB. 18. Voyez : Pilot, Histoire municipale, t. II, p. 22.

l'architecte La Cuisse (1). — {Nicolas de), « feseiir d'instruments de musique », natif de Paris, est inhumé à St-Laurent le 10 juin 1652.

Servandoni {Jean- Nicolas dit d' Hanneia're), le célèbre comédien qui porte ce nom était fils de l'architecte Servandoni, auquel on doit la belle façade de Saint-Sulpice à Paris, il naquit à Grenoble en 1718. Voici son acte de baptême :

« Le 4 novembre 1718, j'ay baptisé Jean-Nicolas, né hier, fils de sieur Jean-Nicolas Servandon dit Fontadiny, peintre, et de demoiselle Marie-Josèplie Gravier, mariés, se disant de Florence, le parrain Claude Allemand, marchand, lamarraine demoiselle Catherine Jognard, femme de sieur Jacquat Bournat, aussi marchand, en présence des soussignés avec les parties, non le père pour être absent : Allemand, Catherine Bournat, Teyssier, Jomai'on l'aîné » (2).

Servel {Emmanuel), peintre, natif de Marseille, lils de Jean-Baptiste, peintre faïencier, et de Marie-Franc;oise Guerin, épouse, le 1'' août 1769, Marie Blanc.

Servonnet {Jacques), W orfèvre, est témoin au mariage de Marie-Thérèsé de Naves, le 1" janvier 1701.

(1) 8'engage à fournir pour le château de Vizille « ung pieds d'estrade, deux demi avec cinq colonnes et deux demi de la haulteur, les pieds d'estrade de 3 pieds et les colonnes avec leur banc et chapiteau de 6 pieds 1/2, lesquelles colonnes porteront six arcades fermés en ovale ; il fera sept queuz de lampe de ia même ordonnance des chapiteaux, le tout de bonne pierre de roche prinse aux perryeres de Lafïrey. » L'acte est signé : La Cuisse, 19 janvier IGO'i (Minutes de M» AUjrand, î" 15.)

(2) Registres paroissiaux de Saint-Hugues de Grenoble.

Sevenas {Jean), M« fondeur, est présent, le 20 mai 170 1, au testament de Louis Roland, chirurgien major dans le régiment de W le duc de la Feuillade, sa sœur Marguerite, épouse Joseph Pic, M* fondeur (1).

Sevenet (Guillaume), W doreur, consul de Grenoble en 1363, 1364 et 1378. "

Severdin {Jean), tailleur de pierres, mari de Suzanne Garnier dont il a Magdelaine, baptisée Je 10 février 1613.

Sicard {André), « M' arquebuzîer », 1650.

Silvain ou Silvin {Pierre), maître écrivain, mari de Magdelaine Longin, 1746, dont il eut Pierre-Antoine et Philippe. — {Philippe), W écrivain, fils du précédent, 1775.

Silvy {Joseph), W à danser, habitait Grenoble en 1773, épouse Marie-Louise Du Jarrier, est inhumé aux Frères Prêcheurs le 16 septembre 1767, âgé de 71 ans. — {Jean- Gabriel), ((. musicien de l'Académie de Musique », 1753- 1768. — {Jacques), musicien, fils du précédent, épouse, le 11 février 1760, Victoire-Françoise Dumolard, fille de noble Vincent, capitaine de cavalerie au régiment de Pnhan, chevalier de Saint-Louis, et de Marguerite Des Guers, en présence de Silvy cadet et de Silvy Taîné ; il laissa : Louise- Marguerite, née le 25 décembre 1760 ; Jean-Antoine et Antoinette, jumeaux, nés le 5 septembre 1766, meurent tous les deux le 6 septembre ; François, né le 17 juillet 1769 ; Joséphine, née le 23 février 1771.

(1) Minutes de IVP Revol, f" 129.

Simian {Julien), W joueur crinstruments, « apprend à Buisson l'art de jouer du viollon », 23 mars 1642 (!}.

Simonet dict Galles {Claude), « dorerhis, orfaivre », assiste au baptême de sa fille Madgdelaine le 24 juillet 1514, habitait à cette époque « prope Magdalenam », il se charge de faire une croix, pour Téglise de la Grave en Oisans, en 151G (2).

(1) Minutes de M" Merle, ^ 80.

(2'» 0 Obligation et pr if f et d'une croix d'argent pour les m anans et habitans de la paroisse de la Grava en Oysens. « L'an de gracie 1546, prins à la Nativité, et le xxiiir jour de janvier, pardevant moy notaire royal delphinal, et establis en leurs personnes, Christoflle Pict et Jehan Romme, procureurs de l'église paroissiale de la Grava, mandement d'Oysens, lesquelz de leurs bons groz et au nom de ladicte paroisse, baillient à faire à M" Claude SymoncL. orfaivre de Grenoble, cy présent et acceptant, à ssavoir : une croix d'argent fm à servir ladite paroisse de la Grava, de la façon et de la sorte dycelle de Nostre Dame de Grenoljle, aussi ronde et faicîte à estuit et ce d'argent fm marqué de la nmrque dudict Gr.'nohle et du poinson dudict M° Claude sus nommé. Et la(juelle croix d'argent Un que dessus ledit Claude Symonet la fera le tout de la pesanteur^de cinq marcz d'argent susdit ou environt ou de moyndre poix au prix de quinze livres tornois pour mai'c avec le crucinix et une Nostre Dame à l'aultre part, et ung jiomeau fera de cuyvre et bien esmalliez à l'entour dudit pomeau à pièce comme il est au portrect et tout ainsi qu'il appartiendra audit pomeau et lesdits procureurs dicelle église forniront de la doreure qu'il fauldra aux lieux nécessaires de ladite croix estre fini et parfaite, et ce pour le prix et la fasson de ladite croix sus nommé de Imictescus d'or sol que dessus. Et en après sur les paclies dessus escriptes, ledit maistre Claude Symonet, orfaivre, confesse avoir heu et reullement reçu de mesditz procureurs, etc.

« Faict à Grenoble, dans la boutique dudit M' orfèvre, en présence de maistre Claude Aymon, prebtre, chanoine du prieuré de la Madelaine de Grenoble; Jehan Roux, hoste de la fleur de lis en Trèscloslre; Antoine Disdier, Louis Feront et Barthieu Juge, marchans audict lieu de la Grave, et moy Baudî Bovet, notaire royal dalphinal, soub signé

« Bovet. >■>

{Monnet), M« graveur, tailleur de la monnaie de Grenoble, fils du précédent, mari de Jeanne Richard de laquelle il a: Luce, baptisée le 17 mai 1581, portée au baptême par François Galian, M*' de la monnaie ; Claude, baptisé le 30 octobre 1583. S'associe, le 18 septembre 1613, à Denys Pezey dit La Roche, résigne son office de tailleur ordinaire de la monnaie quil occupait depuis 1599, entre les mains de Monseigneur le chancelier au profit de Pierre, son fils (6 juillet 1620) (1). — {Pierre), M« graveur, tailleur de la monnaie de Grenoble, né en 1591, vivait encore en 1629. — {Jean), W orfèvre, mari de Suzanne Odru, laisse Jacques, baptisé le 20 avril 1599, et Sébastien, baptisé le 8 janvier 1604, épouse en secondes noces, le 21 août 1614, Monde Guiate. — {Simon), W orfèvre, 1601, mari de Pernette Ravel dont il a Philippe, baptisé le 31 janvier 1623. — {Etienne), W graveur, fils de Monnet, épouse Marie Roux, laisse : Denis, Louis, baptisé le 7 décembre 1612, et Etienne, né le 16 mars 1654 ; meurt avant 1685. — {Denis), M' orfèvre, fils du précédent, épouse, le 2 mars 1685, Catherine, fille de Claude de Naves, M" orfèvre, dont il a : Jean- François, né le 4 décembre 1687; Claude, né le 10 avril 1690; Jean, né le 10 avril 1692, et Denis, né le 4 juin 1699.

Sirand {Guignes), M" menuisier, 1657, et son confrère Mathieu Ogier, M' charpentier, se chargent de faire, pour le couvent des Augustins déchaussés de Grenoble, le « grand couvert de leur église construite à neuf, les lambris de ladite église, les deux planchers du chœur et de la bibliothèque, le couvert du chœur et deux sommiers pour le clocher >>. L'acte fut passé chez le notaire Charbot, en présence d'Albert du Saint-Esprit, prieur du couvent des Augustins, le 29 décembre 1657.

(1) Minutes de M'= Froment, f° 385.

Smoll^Y (Athaua^e), peintre en miniature, né en 1775 à Gomore (Hongrie), demeurait à Grenoble au commencement de ce siècle. Il alla habiter Paris en 1811.

Soleil (Jean-Baptisie-Christoj^he), sculpteur, mari de Marianne Boileau, fille de Pierre, sculpteur. Son fils Pierre fut baptisé le 2i mars 178G.

Souda (Pierre), peintre, assiste au baptême de sa fille Françoise le 9 juillet 1515. Il habitait la place du Mal Conseil. — (Pierre), M" maçon, originaire de la vallée d'Aoste, travaille, en 1600, à la maison que fait construire Lesdiguières, à Grenoble, sous les ordres de l'architecte Pierre La Cuisse (1).

En IGOl il lait l'escalier des caves de l'hôtel de Lesdiguières (2).

Le 17 avril 1G08, demoiselle Marie Vignon, « dame de Moyrenc », lui commande a de fere deux arcades et deux pilliers douldes pour poui'té icelle de pierre de roclie coui)é a laboucliarde... et reboucliai-der la porte pourestr» de la même couleur que dessus ». L'acle est signéde rarchitecte Piei're La Cuisse (3j.

(1) « Pierre La Cuysse, M* ingénieur, habitant à Monteynard, agissant au nom du sieur Philippe Gilliers, M* d'iiostel de M^"" Desdiguieres, a baillé à prix fait à Pierre Souda, M" maçon, de la Valdoste, demeurant à Grenoble, de faire couper et poser toutes les tables de pierre grise appelées molasse, qu'il fault pour paver la salle neuve qui regarde sur le jardin de monseigneur, aussi de paver deux galeries parlant de l'escallier, l'une au membre cidessus, l'autre au membre appelé la librairie o (Minutes de M* Albrand, P 310).

(2) Minutes de M'^ Albrand, IG04, P 3'il.

(3) Id., P 138.

Il place, en 1609, une croisée de pierres de molasse au grand cabinet de M^' de Lesdiguières à Grenoble (1).

Se charge, le 25 mai 1G12, pour M. de Lesdiguières, « à faire deux colonnes de pierre de roche du Fontanil, de la hauteur de cinq pieds et demy pieds de diamètre nécessaire à la cheminée de la salle du commung » (2).

Enfin, il lui est payé la somme de 215 livres U sols, « pour la besongne faite au corps de garde que monseigneur a fait faire, joignant l'église de Saint-André » (3).

{Jean), M' maçon, fils du précédent, 1630.

Soumermont {Philippe), M" architecte, Tun des entrepreneurs de l'église de Saint-Louis, mourut le 21 mai 1696, (( sans sacrements et sur le champ, dù coup qu'il reçut dans le bâtiment de ladite église par un gros plateau qui tomba de réchaffaudage et qui luy fit sortir les cervelles de la teste. Il a été enterré chez les Frères de la Charité, sur sa demande » (4).

Soyron {Abraham),W maçon^ protestant, natif de Corps, fils de Pierre, mari de Marguerite Girard, 13 décembre 1637. — (Salomon), W maçon, et Nico'as Guigues, Balthazard Fugier, Jean Guys, François Desmartines et Claude Barnier, tous M"' maçons associés c à la bâtisse de l'église des Pères Jésuites, s'engagent à faire, le 7 décembre 1663, le pavé de l'église avec bandes de deux pieds de large, de pierre blanche de l'Échaillon et de carreau d'un pied en quarré, moitié de la pierre de l'Échaillon et l'autre moitié de pierre de roche de Fontanil, pour 13 sols 6 deniers le pied

(1) Cojnptcs de M^"" de Lesdiguières, f" 48, v.

(2) Minutes de Albrand, f 152.

(3j Comptes de de Lesdiguières, R. 6150. (4) Registre paroiss. de St-Louis.

carré )). Ils firent aussi les balustres en pierre de cette même église (1).

Il fut l'un des « priffacteurs » du pont de pierre de l'Isère, 29 octobre 1671.

De son union avec Philiberte Curtil il eut : Jean, au service du roi en 1665; de sa f?econde femme Jacqueline Theyseul, il laissa Jacques et Suzanne, testa le 1" février 1684 et fut inhumé au cimetière de ceux de la R. P. R. (2).

(Antoine), M' maçon, mari de Suzanne Blanc dont il eut Abraham, 1680, Marie et Judith, mariée à Oscar Guillebaud, M' sculpteur. — (Jacques), M" maçon, fds de Salomon, 1683, mari de Marguerite Brochier, 1685, dont il eut Antoine, né le 21 juillet 1687. — (Abraham), W maçon, a harchateste », fils d'Antoine, 1685, épouse : V Claire Ghalvet; 2° le lOmai 1691, Louise Marion. Teste le 15 janvier 1702. Il avait construit, le 3 février 1688, par les ordres de R. Bnitinel, docteur en droit, prieur des Frères Prêcheurs, et avec plusieurs associés, « un portail de l'ordre dorique, suivant le dessin qu'il y a été dressé, lequel portail aura 9 pieds de largeur et 18 d'autheur, avec une niche audessus, le tout accompagnés des architectures marquées audit dessin, le tout de bonne pierre blanche de Sassenage et des plus gros blocs qui se pourrait, pour le prix de 700 livres » (3),

Il fut chargé, en 1695, « des ouvrages à faire aux avenues des portes de Grenoble »; il s'était associé, en 1700, avec Pierre Repellin, pour les travaux de l'arsenal de la ville.

Spilbourg dit Anvers, M" écrivain, mari de Louise Lagier,

(1) Minutes de M"= Nicolas, f° 114.

(2) Minutes de M" Sihillat.

(3) Minutes de M^ Aubert, f°' 70-71.

Spinelli {Jean-Baptiste). W- brodeur, natif de Turin, mari de Gabrielle Caillât (12 août 1681) de laquelle il eut : Jean, né le 16 juin 1689. Meurt avant 1691.

Spingiamaldi {Hector)^ graveur, natif de Rome, loue pour une année d'Antoine Milliet, vitrier, une boutique place Saint- André, le 3 octobre 1626(1).

Sroîz (Christophe), M" orfèvre à Grenoble, 1567.

Suchet (Jean), M' orfèvre, natif de Romans, 1629.

Surrel (Jean), architecte, a construit le pont de Saint-Martin-de-Clelles, 1725 (2).

TedamcieM (Jean- Antoine), M" fourbisseur, originaire de Bonlieu en Vivarais, épouse, le 19 mars 1728, Marie Cerisier, fille de Jean, M" fourbisseur, de laquelle il eut Jean-Pierre, né le 24 juin 1735 ; Louis, né le 8 juillet 1737 ; Benoit, né le 14 février 1739, et Antoine, né le 23 juin 1742.

Talmet (Jean), M' fondeur, de Lorraine, fond, le 27 mai 1613, la cloche de Téglise de Martin de Cordéac, « pesant trois quintaux ou environ » (3).

Tanzi (François), sculpteur en marbre, originaire de la République de Lucques, mari de Claire Sauze, 1736. Son fils Louis naquit le 7 avril 1740.

Par des conventions datées du 9 juin 1747, les religieuses

(1) Minutes de M*' Albrand, f 369.

(2) Marché conclu le 18 juin 1725, Minutes de M^ Dusert.

(3) Minutes de M-^ Doz, f° 64, v.

— su —

de Sainte-Marie-d en-Haut traitèrent avec lui pour la façon d'un autel en marbre qui existe encore aujourd'hui, il est remarquable par son élégance et la richesse des marbres qu'il contient, il a coûté la somme de 5,000 livres et 12 livres d'étrennes (1).

Tarnois (François), a M" menuizier », prend pour apprenti, le 31 mai 1739, Jean Constant, fils de Jean, M" jardinier à Orléans, « pour enseigner de tout son possible audit sieur Constant ladite profession de menuizier sans rien lui cacher ».

Téron {Jemi- Marie), graveur, notable de la ville en 1794, habitait Grenoble dès 1786. Les A/pc'es du Daupldné de cette année, n" du 15 décembre, nous apprennent qu'il a gravé une grande quantité d'armoiries sur vaisselle et sur cachets, cartes de visite et cartes d'adresse.. Fournit, en 1791, douze cachets pour les bureaux du directoire du départe-

(1) Il est décrit de cette façon dans un registre de la communauté: « autel et tabernacle en marbre des plus beaux et précieux. La masse de l'autel est de marbre jaune incrusté, savoir : les deux grands panneaux , de chaque coté, d'un cartouche doré tout jaspé de marbre de Sicile, accompagné d'un goderon de portor, et la base est incrustée de brèche violette, la corniche est de sérancolin. L'arrière-corps de ce gradin est de blanc veiné; tous les panneaux généralement de cet autel sont enrichis d'un cadre doré. La bas3 du baldaquin ou piédestal est en marbre jaune incrusté de jaspe de Sicile et portor avec une corniche en dorure. Au-dessus de la corniche est Texpositoire qui est de marbre libidas. Le Ijaldaquin est composé de quatre consoles en dorures, portant corniclie, vase et croix, le tout d'une hauteur de dix-sept pieds, depuis le rez-de-chaussée jusqu'en haut. Le marchepied de l'autel est de marbre hrocateHe d'Espagne et le milieu est composé de différentes couleurs, savoir: barJille et blanc statuaire » (Archives de l'Isère, Reg. des comptes de la Visitation de Grenoble, de 1718 à 1767. p. o46j.

ment. Il grave pour la commune de Grenoble, en novembre 1794, un poinçon en acier pour timbrer les cartons qui devaient servira la distribution du pain aux sections, il lui est payé pour ce travail la somme de 40 livres (1) ; il grave les cachets de l'administration municipale de Voiron ; en tloréal an V, reçoit 20 francs pour la gravure du sceau de Tadministration municipale de Bernin ; grave une planche en cuivre contenant une inscription, pour être placée sous la première pierre de la colonne départementale, il reçoit à cet effet la somme de 24 livres (2) ; fait le sceau de la compagnie de la réserve du département de Tlsère (3 nivôse an XIV) ; il grave les sceaux de la Société littéraire et de l'Académie delphinale (3), un blason, peut-être un ex libris, aux armes des ducs de Croy, au- dessous duquel on lit : Teron à Grenoble ; la médaille trouvée à Corenc par M. Letourneau (4), enfin, deux vues du pont de l'Archevêché à Lyon, 1790 (5).

Terrasse (Pzerre), M' fondeur, originaire de Luz, 1630, mari d'Anne Ferrier de laquelle il eut Benoîte qui épousa : 1° Joffrey Rencurel, fondeur; 2° Antoine Rollandin, M" fondeu]-; 3° Jean Mabire, M" fondeur, 11 juin 1697. Fond, en octobre 1660 , les robinets et les tuyaux du château de

(1) Registre consulaire de Grenoble, 25 brumaire an III.

(2) Arrêté de la Préfecture de Tlsère, 26 floréal an XII.

(3) Archivas de l'Académie delphinale.

(4) Voyez Description d'une médaille trouvée dans la terre à Courenc, en 1788, in-8'.

(5) Mcmcire jwur si ur Jean Martin, résidant à Grenoble, adjudicataire du pont de l'Archevêché sur la Saône, à Lyon. Grenoble, 1790, in-4% 89 pp.

Vizille, pour le duc de Lesdiguières (1). Il mourut le 5 juillet 1672 (2).

Thevenot {François), W peintre, originaire de Romans, fut chargé, vers 1538, par François Faysan, conseiller dalphinal et seigneur du mandement de Saint-Martin-de-la Cluse, de peindre la chapelle de la Transfiguration qu'il avait fondée dans l'église Notre-Dame de Grenoble (3).

Thibaud. — Voyez Tisserand.

Thibaud (Antoine), M" fourbisseur , mari de Louise Savane, fille d'Abraham, M' armurier, 1691 ; son fils Jacques naquit le 5 janvier 1696, sa fille Marguerite le 29 octobre 1710.

Thierry (Paul), M'' orfèvre, natif de Paris, 1671.

Thomas {Benoit), « M* monnayeur travaillant en la monnaie de Grenoble », est témoin au testament de Claire Pommier le 28 avril 1661 (4J.

Thomas {Germain), M" sculpteur, a sculpteur de Monseigneur le duc de Lesdiguières, domestique de mademoiselle de Montpensier », natif de Saint-Fargeau en Auxerrois, fils de Jean et d'Aymée Gulandière, loue le 8 novembre 1668, du Père François de La Chaize, recteur du collège des jésuites,

(1) Minutes deM° Bovier, f° 268.

(?) Minutes de M» Villard, f» 228, année 1700.

(3) Testament de F. Faysan du 23 août 1539 (Minutes de M'Narcie, 449.

(4) Minutes de M'Mailhet, f° 62.

une boutique près de leur église pour 3 ans et au prix de 30 livres (1).

Épouse, le 30 novembre 1669, Magdeleine Leveneur, (ille de Jean, orfèvre, et de Clauda Rolet, veuve de Pierre Palais. A cet acte, nous trouvons comme témoins les peintres Gabriel Duclaux, Jean Jallu, Claude Chuet et Jacques Eynardon, M*' orfèvre, Germain Thomas « na sceu signé » (2).

Laisse deux enfants : Marie, née le 18 avril 1672, et Augustin, né le 12 juin 1675.

Il travaille dès 1667 à la décoration de réglisedu2'' monastère de la Visitation Sainte-Marie de Grenoble, pour les fêtes de la canonisation de saint François de Sales, le P. Menestier, dans la relation qu'il fit de ces fêtes, nous apprend que « Germain ayant voulu faire voir en cette occasion toute la « finesse de son art, ou il excelle, a mis ce saint, et les anges « qui le portent en des attitudes aussi merveilleuses que « scavantes ».

Il fait, le 19 septembre 1673, pour André Massard, « une figure de N.-Dame de terre cuite blanche et en couleur de pierre qui puisse souffrir la rigueur du temps, pour la placer dans la niche que ledit Massard a fait faire dans la maison qu'il a fait construire dans la nouvelle enceinte de cette ville, rue Saint-Louis et de Thauteur de la dite niche pour la somme de 32 livres 10 sols » (3j.

Il sculpte, le 12 septembre 1675, les armes d'Antoine Copin, conseiller au Parlement, pour les placer au-dessus de la porte d'entrée de sa maison, située rue vieille Perrollière,

(1) Minutes de M« Fanton, f° 290.

(2) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.

(3) Minutes de M" Fanton, 133, v. — Cette niche existe encore à l'angle des rues de Bonne et Saint-Louis,

pour la somme de 110 livres (1). Fit, Tannée suivante, d'importants travaux conniiandés par M. de Lesdiguières, pour le château de Vizille. Ces sculptures ont élé attribuées à tort à Jacob Richier (2).

Le 23 mars 1679, il sculpte le portail de Téglise de Sainte-Ursule à Grenoble (3). Meurt le 8 avril 1687, fut

(\) « ...Lequel escusson, ledit Germain prometde faire et rendre parfaites sur pierre de Sassenage entre ci et les festesde Noël, au prix de 110 livres »> (Minutes de M" Armand, f" 2C3).

(2) « Estât (les ounrafjes que sieur Geriiiain Thomas, maistre scvHcur de cette ville, doit faire p mr Monseigneur le duc de Lesdiguières.

(( Premièrement, une grande ligure de la picrr^* ijlanclie de Saint-Quentin, la(|ue]le estant debout auroit six pieds et demy, représentant Hercule (jui esgorge un lion.

« Plus, une autre ligure de la mesme pierre et grandeur, représentant un jeune homme quy dompte un taureau ; lesquelles deux ligures seront pour mettre de chasque costé du degré neuf du chasteau de Vizille.

« Plus, deux bas-reliefs pour mettre dans deux niches quy sont au miheu dudit degré ; l un rei)résentant quatre enfans qui domptent un lion quy représentent la Justice, et l'autre composé de deux fennnes assizes (juy supportent un ])as-relief et la niche enrichie de festons tout autour; lescpiels seront de la mesme pierre et de la grandeur à rempHr lesdites deux niches. Plus, fera les pieds destaux nécessaires pour poser lesdites ligures.

(( Du 2 septembre 1G7G. — Germain Thonuis s'oblige et promet de rendre le tout faict dans un an à compter de ce jour moyennant la somme de 1,100 livres, le duc de Lesdiguières lui permet de se servir de la fonderie qui est en son jardin de Grenoble, pour travailler les deux ligures.

« Gabriel Duclaux, M' peintre, caution. »

(Minutes de M» Bovier, f° 266).

(3) « Jean Du Pille, docteur en droit et en sainte théologie, prêtre incorporé à l'église Notre-Dame de Grenoble, conseiller et aumônier ordinaire du roi, a baillé à prix fait à sieur Germain, M'sculpteur de cette ville, de faire lasculptureetornementsnéces-

inhumé à Saint-Laurent. — (Loins\ M" peintre, natif do Rennes, lils de Jean et de I^'rançoise Allain, éponse, le 11) août 1710, Dominique Colavon, liJle de Pierre.

. Thouvenot (Christophe), M" architecte, tailleur de pierres, natif de Sénonville, diocèse de Metz, avait épousé, le 4 juin 1715, Claudine Barde, veuve en premières noces de Pierre Chaix, M' gantier (1); demeurait dans la rue des Augiistins en 1720.

Thuillier dit le Picard (Cha7^les), M'' menuisier, sculpteur, 1659, mari de Louise Carron. Il se chargea avec Louis Caries, M' menuisier et sculpteur, envers Jacques, comte de Clermont, connétable, grand maître héréditaire en Dauphiné, de faire divers travaux dans Téglise de Saint-Geoire, le 21 août 1660 (2).

Il sculpta, en 1661, ^l'enseigne du M° chirurgien André Corréard (3).

saires sur le portail de l'église de Sainte-Ursule, nouvellementédifié joignant leur monastère, suivant et conforroément aux pierres blancljes y apposées en forme de festons, vases et autres réprésentations, ensemble le bust portant la figure de sainte Ursule • laquelle ledit Germain promet de rendre fait et parfait dans cinq mois a compté de ce jour, moyennant le prix et somme de six vingt livres. Fait à Grenoble, en présence de Pierre Vibert, M" sculpteur et doreur, et Denis Eymard, arquebuzier (Minutes de Collon, P 330).

(1) Minutes de M= Hebrail, f° 109.

(2) Minutes de M" Chenay, f° 583.

(3) (( ... une monstre de chirurgien en la boustique qu'il a louée du sieur Regnaud, M^ pâtissier, rue Portetraine, en bois de noyer en la forme du dessin qui a esté dressé par ledit préfacteur, il a été convenu qu'au lieu et place des deux paniers de fruits, ledit préfacteur y fera deux siraines, et au lieu du dedans du cadre rouge il y fera une médaille de la teste de l'effigie du roy régnant à présent, pour la somme de 69 livres;) (Minutes de M" Mailhet, f 127).

Thuillier tailleur de pierres, « M" archetituteur »,

natif de Reims en Champagne, fils de Jean, M** sculpteur, 1580 ; s'associe, enl608, avec Louis Bruisset, « pour la perfection des ouvrages k faire au palais », Construit, le 17 mars 1613, une chapelle dans l'église des Frères Prêcheurs, pour noble Jean- Baptiste de Franc, trésorier de France en la généralité de Dauphiné, « à côté de celle du président Le Blanc, en la basse nef, dans la grosse muraille du costé du cloistre, de la même architecture que celle dudit président, et gravera les chapiteaux et armoiries » (1).

Se charge, le 16 avril 1616, de construire pour « M. Paul Pourroy, conseiller et receveur des trois estats de ce pays de Dauphiné, et noble Abraham de rAuberivière Pourroy, audiencier en la chancelerie », une chapelle dans la nef de l'église des Frères Prêcheurs, entre la chapelle de M. de Cliaulnes et la chaire du prédicateur, « et y gravera la devise et armoiries qui luy seront ordonnées, lesdites armoiries aussi au nombre de deux, scavoir : celles dudit Pourroy, du coté de la chapelle de M. de Chaulnes, et celle dudit sieur de TAuberivière, du côté de la chaire, pour la somme de 400 livres » (2).

Le 16 août de la même année il travaille au tombeau de M. Artus Prunier de Saint- André (3).

(3) Minutes de M° Froment, f"' 234- '235.

(2) Minutes de M^^ Froment, ^ 215.

(3) « ... Prend à prix fait de Laurent Prunier de Saint-André, président au Parlement, scavoir : défère l'ouvrage d'architecture nécessaire pour l'épitaphe de feu Artus Prunier, vivant chevalier, seigneur de Saint-André, conseiller du roy et premier président en la Cour, à la forme du modèle et dessin que ledit M° Thuilher a exhibé et ce, au pillier de l'église de Saint-André de cette ville qui est dans le cœur près le sépulchre dudit feu président, faisant le coin du côté de la nef, avec tous les ornements d'architecture por-

Enfin, il construit la chapelle des taillears d'habits, dans le couvent des Dominicains. Jean Thuillier teste, le 11 juillet 1618, dans son habitation rue Perrière, il fait quelques legs à Jean son père, lui donne « ce qui lui est dû pour la fabrique du palais, » et à Nicolas Thuillier, architecte, résidant à Valence, son frère. — (Nicolas), M" architecte, natif de Reims, frère du précédent, 1625. Il grave Fépitaphe de Pierre Pascal, père de Zacharie, conseiller du roi. M" ordinaire en la Chambre des Comptes, pour la somme de 75 livres tournois (1).

Thury {Hugues), est nommxé M'' particulier des monnaies à Grenoble, pour quatre ans, juin 1543. Les liards à FF couronné et à la croix blanche, frappés à cette époque, ont pour différent un T.

Tievolle [Christophe), W peintre, de Lyon, h'ibitait Grenoble en 1670 (2).

Tillot {Jean-BapHsie), W ébéniste, natif de Lyon, fils de Michel, M" ébéniste, et de Jeanne Mécou, épouse, le 2 octobre 1715, Anne Martinet, fille de Pierre, M" tapissier.

Tisserand, nom d une famille de M"' fondeurs qui prit le surnom de Thibaud, prénom du premier Tisserand établi à

tés par ledit dessin, et gravera des escriptaux ou épitaphes que ledit de Saint-André luy baillera et l'escusson qui est au haut ; ledit Thuillier gravera les armes dudit sieur défunt, et en l'ovale qui est au dessous, laissera la place pour mettre l'effigie dudit feu seigneur président, laquelle ledit sieur président de Saint-André fera fere à ses dépens... pour le prix de 400 livres tournois » (Minutes de M" Froment, f 479.

(1) Minutes de M° Blanc, f^ 445.

(2) Minutes de W Roman, f» 227.

Grenoble. — (Thibaud), W fondeur, 1561. — (François) dit Thibaud, fils du précédent, « M' fondeur de métaux », 1584, mari de Marguerite Massu, meurt avant 1603. — {Pierre) dit Thibaud, fondeur de cloches, fds du précédent, épouse Bertrande Brunond dont il eut sept enfants. Fond une cloche pour Téglise des Pères Récollets « du poids d'un quintal et demy et non moyndre, de bonne matière moyennant le prix et somme et à la raison de 10 sols 6 deniers chacune livre » ; elle lui fut commandée par N. Gabriel de Morges et Marguerite de Meuillon, dame de La Motte, sa belle-sœur, 15 avril 1611 (1;. Il fond, le 19 novembre 1617, pour messire Claude Aubert, religieux de Tordre de St-Antoine,prieurduPont-en- Royans « une cloche de bonmétaildu poids de cinq quintaux et demy rendu en la prochaine feste de sainte Barbe, pour 60 livres tournois pour chacun quintal » (2). Il est chargé, le 22 juin 1618, par Pierre Nicoud des Imbert, au nom de François son père, a de faire et parfaire bien et deuement les amboiteures de treize pièces de canon ou colouvrines de potil bon et recepvable, lesquelles amboiteures seront de la largeur, grandeur et espesseur que sera baillé par le sieur capitaine Samuel » (3). La même année et le 26 juin, il fond la cloche de l'église de Lavaldens (4); fond, en 1629, la cloche de Montbonnot (5); il teste, le 24 août 1629, « soubçonné de mal contagieux » ; l'acte fut écrit « à Grenoble, rue Saint-Laurent, au devant de la maison dudit testateur qui parloit depuys la fenestre du second estage » (6;. — {Pierre)

(1) Minutes de M" Froment, ^ 404.

(•?) kl, f^ 739.

(3) Minutes de M* Dufour, f-' l 'lO, v\

(4) Minutes de M'' Froment, ^ 'j")". y.

(5) Minutes de M° Roche.

(6) Minutes de M' Duolot, ^ Ul-'i.

dit Thibaud, fondeur de cloches, fils du précédeni, né en 1619, épouse, le 13 juin 1638, Jeanne Gonlier; il fond, en 1633, la cloche de Sassenage(l) et la petite cloche de la même église que Ion baptisa le 27 mars 1616 (2) ; fournit en 16U, la cloche que lui avait commandée noble Arnoux de Viennois, recteur de la chapelle des Pénitents blancs du Bourg-d'Oisans (3); le 11 août 165i, il reçoit 544 livres tonrnois pour la fonte de la cloche de l'église de la Combe-de- Lancey; elle lui avait été commandée par noble Pierre de Francon, conseiller au Parlement (4). FAistache Roybon, procureur moderne de la confrérie du Saint-Esprit de N.-D. de Chapareillan, lui paye 303 livres « pour la façon d'une cloche qu'il a fait audit lieu de Chapareillan » (5); il est inhumé le 9 avril 1661 dans l'église de Saint-Laurent. — {Pierre), M' fondeur , fils du précédent ; mari de Catherine Rubichon ; confesse, en 1662, avoir reçu de Pierre de Bardonnenche, conseiller au Parlement, prieur de Saint-

(1) « Lelundi 18 avril 1633, Pierre Brun-Carron, consul de Sassenage, avec Bernard, autre consul, sont allés à Grenoble par l'advis du sieur chastelain, pour voir fondre la cloche et avoir le soing que ce métal ne fust changé, et y séjournèrent le mardy et mercredy qui font trois jours, la despense ayant esté fournye p-ir ledit Bernard ».

« Le 23^ avril, ledict consul seroit aller à (irenoble pour faire amener la cloche et auroit payé pour le boyre des batelliers et de ceux qui mirent la cloche dans le batteau 6 s. 5 den. Le lundi 25 avril 1633, l'on monta la cloche au clocher et pour ce fére ledit consul a fourni ce qui s'ensuit :

« Premièrement, pour la despense de M" Pierre Thibaud, fondeur, Estienne Bertuin, son valet, etc.. » (Cahier de notes de Pierre Brun-Carron, consul de Sassenage, 1633, f° 4).

(2) Même cahier, année 1646.

(3) Minutes de M"^^ Mailhet.

(4) Minutes de M'' Martel, f»62.

(5) Minutes de M'' Bonnet, 20.

Laurent de Grenoble, « la somme de 482 livres 13 sols pour le prix de la grosse cloche qui est à présent au Hocher de ladite église » (1); il fond la cloche de Vizille le 17 juin 1671, pour la somme de 332 livres 7 sols (2); celle de Saint- Martin-le-Vinoux au prix de 440 livres, 4 septembre 1671 (3); est inhumé le 3 juin 1679, âgé de 60 ans. — (François), surnommé Thibaud, M" fondeur, frère du précédent, épouse, le 27 décembre 1665, Anne Merlet; il s'associe avec son frère en 1667 ; il fond une cloche avec le métal de l'ancienne, 0 de la pesenteur de 8 quintaux » pour Jean Brenier, curé de Tréminis, « en présence de M. le seigneur de Poligny ))(4). — {Pierre), dit Thibaud, M" fondeur de cloches, ajusteur à la monnaie de Grenoble, fils de François, M" fondeur, et d'Anne Merlet, épouse, le 26 août 1700, Marie Gounet; est inhumé le 29 août 1731, âgé de 55 ans. — (Charles), Thibaud, M" fondeur, fils de François et d'Anne Merlet, épouse, le 18 août 1714, Anne Parron, fille de Cliarles, M* gantier. — (Georr/e), M' fondeur, fds de Pierre et de Marie Gounet, né le 4 avril 1704, mari de Marguerite Bertier, 1735, meurt avant 1762 (5). — (Georr/e), M' écrivain, est inhumé le 26 mai 1758, âgé de 56 ans.

lissier (A )iioi lie), M" arquebusier, mari : 1" de Charlotte Vincent, elle meurt en 1660 ; 2" de C-ilherine Gauthier. — Il vivait encore en 1672 (6).

(1) Minutes do M- Revel, f^ GOO.

(2) Minutes de M^ Duclot, ^ 17G.

(3) Minutes de M« MalUiet, f' 315.

(4) Minutes de M-^ Rivet, f" 625.

(5) M. G. Valher a trouvé 50 cloclies, de 1633 à 1731, fondues par les Tisserand-Thibaud. Voyez : Inscriptions campanaires du département de l'Isère.

(6) Minutes de M" Marquian, f" 776.

Tissot (Pierre), M" tourneur, mari d'AutoineUe Goncelln (8 janvier 1662). — (Louis), « tournoyeur de chapelet », mari de Catherine Miguet, 1673, teste le 31 juillet 1690 (1).

Tognini (Vincent), W de musique, natif de Modène, mari de Rosalie Verney, 1779.

Tortez (Chirles- Joseph), M' de musique, mari d' Elisabeth- Françoise Vannelli, de Saint-Léger, 1753.

Tournayre (François), a viollon de la pi'ésente cité de Grenoble », habitait dans la rue Neuve en 1615 (2).

Trelliard (/ac9'?^es-^?2G?rë), peintre du roi, ancien maire de Valence, fds de noble Ermemond et de Claudine Jourdan, avait demeuré longtemps en Italie et vint se fixer à Grenoble, recommandé à Tintendant de la province par M. de Chauvelin, ambassadeur de France à Turin. Il ouvrit en cette ville en 1763, un cours particulier de dessin; fut nommé directeur de Técole publique de dessin le 22 janvier 1769 (3 j.

(1) Minutes de Aubert, f 329.

(2) Minutes de M'' Blanc, fM6.

(3) Voici un extrait du prospectus publié à roccaslonde l'ouverture de l'école publique de dessin :

« Grenoble plus qu'aucune ville, est dans le cas de désirer de voir former dans son sein de semblables établissements. Il vi;int d'être établi à GrenoDle une école publique de. dessin, dont la direction a été confiée au sieur Trelliard, peintre. Cet établissement, formé sous les auspices et la protection de monseigneur le duc d'Orléans, gouverneur de la province, sera régi et administré par MM. les consuls etéchevins de la ville, sous l'autorité de M. l'intendant.

« Le sieur Trelliard enseignera, avec tout le soin et le zèle dont

Après avoir exercé pendant vingt-qualre ans les fonctions de professeur, avec tout le zèle dont il était capable, demanda sa retraite et fut remplacé par M. Parisot. Il avait épousé, le mai 1769, Marie Manecy, fille de Pierre et d'Elisabeth Mercier (1), et mourut sans enfants, le 15 brumaire an III (5 novembre 1794), âgé de 82 ans.

Trelliard avait donné les dessins des orgues de Saint- Apollinaire de Valence, il exécuta, sur les ordres d'Alexandre Milon, évêque de cette ville, le portrait de Mandrin (2). Il publia par souscription treize gravures, des divers points de vue de la province de Dauphiné. Les six dernières ne furent remises aux souscripteurs qu'à partir du 19 mai 1775. Nous ne connaissons de cette curieuse collection (3) que onze planches, toutes signées par Trelliard, dont voici la liste:

1' Vue du pont du château et d'une partie du bourg de Vizille, dédiée à S. A. S. M*^' le duc d'Orléans.

« 2° Vue des cascades et jardins du château d'Allevard, dédiée à S. A. S. M*^' le duc d'Orléans.

« 3" Vue d'un désert de la Grande -Charlreuse prise du côté du Sappey, dédiée à M. Pajot de Marclieval, intendant de Dauphiné, 1770.

il est capable, toutes les ditïèrentes parties du dessin : la figure, les animaux, le paysage, la fleur, l'ornement, la décoration de farchitecture, la perspective et généralement tout ce qui entre dans l'étude du dessin.

« Les exercices commenceront chaque année au 1" décembre et dureront jusqu'au 31 août de l'année suivante : il y aura tous les jours école depuis deux heures juscju'à cinq heures, à l'exception des dimanches et des jeudis. Le prix des lerons a été fixé à 4 livres par mois. »

(1) Registres paroissiaux de Saint-Louis de Grenoble.

(2) Histoire manuscrite de Valence, par J.-C. Martin, 110.

(3) Bibliothèque de Grenoble.

« 4° Vue de la Grande-Chartreiise, dédiée à M^"" de Caulet, évêque et prince de Grenoble, 1770.

(( 5° Vue de Pontliaut d'AUevard dans les Alpes, dédiée à M. le comte de Clermont-Tonnerre, lieutenant général des armées du roi, etc.

(( 6° Vue du pont de Claix près de Grenoble.

« 7* Vue de la sorlie des Alpes, prise de la Buisse.

a 8° Vue de la cascade de Manival et du château de Bernin.

« 9' Vue des ruines des anciens châteaux des Dauphins à Beauvoir, dédiée à M. le marquis de Viennois.

« 10" Vue du château, cascades et forges d'Alivet.

« 11° Vue de la vallée du Graisivaudan, prise du château de Montbonnot.

Tretton {François), M' tourneur, originaire de Châtillon- sur-Seine, fils de Jacques et de Roberte Sestier, épouse : l"* en 1671, Marie Carie; 2° le 30 octobre 1681, Catherine Bourg; 3' en 1690, Michelle Faute; 4Me 28 janvier 1693, Magdelaine Roussel. Est inhumé le 3 mars 1707, âgé de 60 ans. — {François), W tourneur, mari d'Isabeau Luya, 1691. — {Joseph), M' tourneur, originaire de Gauvolles, diocèse de Langres, hls .de Bénigne, épouse, le 11 juin 1709, Marguerite Bard.

Trolieur {Jacques),, maître de la monnaie de Grenoble, 1589-1601, mari de Françoise Pape ? Il laissa : Charles, M" ordinaire en la Chambre des Comptes, et Claude, trésorier des fortifications en Dauphiné.

Turfa ^Pierre), architecte, entrepreneur des fortifications, mari d'Elisabeth Perroud, 1719. — {Charles), entrepreneur des travaux du roi, fils du précédent, épouse, le 5 octobre

174^, Marguerile Leclet, fille de Jean. Est inhumé le 13 septembre 1757, âgé de 41 ans. — (Claude), entrepreneur des ouvrages publics du roi, frère du précédent, 1755.

Turpin (Joseph), « M'' orplièvre », mari de Rose Lacroix,

Vachat, famille de M'' ïondeuvs. — (A ntoi?ie), M" fondeurciseleur, natif de Ville-La-Grand, diocèse d'Annecy, tîls de Jacques et de Gasparde Foncet, 1731, épouse : lMe7 septembre 1735, Marguerite Rousset, de Goncelin ; 2° le 23 novembre 1761, Jeanne Brun. Sa marque représentait deux palmes en sautoir, surmontées de trois couronnes, dans laquelle on lit le nom du fondeur. Il fond la cloche de Lalley, 1735. — (Joseph), NP fondeur, mari de Marianne Garajat, 1743, laisse Joseph, Anne, Marguerite, Marie et Pierre né le 4 novembre 1769; est inhumé le 17 novembre 1761, âgé de 51 ans. 11 fond, en 1745, avec son confrère Pierre Albingue, les cloches de Saint -Barthélemy-de-Séchilienne (1).

D'Hurtièreset de Les Glavaux, 1751 (2).

De Murianette, 1756 (3).

De Saint-Nizier, 1759 (4).

De la Ferrière-du-Gua, 1760 (5).

Sa Veuve continue le même commerce et fond, en 1765, la cloche de Brié (6j.

( I) Inscri'ptions catnpanaires du département de l'Isère, n" 'S'iij.

(2) Jd., ir' 320 et 338.

(4) Id., n° 3G0.

(6) Id., W Slb,

Celle de Saint-Martin-de-Vaulserre la même amiée (1). Enfin, celle d'Orcières, 1767 (2).

(Joseph), W fondeur, fils du précédent, 1771, fond, en 1775, la cloche de la Gombe-de-Lancey (o).

Celle de Corenc en 1778 (4).

{Antoine), M' horloger, bossetier, fils de Jacques-François, M"^ chirurgien, fi ère d'Antoine, épouse, le 20 mai 1776, Anne-Marie Gariot, teste le 25 septembre 1782. — {Pierre), W fondeur, neveu du précédent, 1782, mari de Jeanne Dalicou, fond la petite cloche de Notre-Dame-de-Mésage, 1802 (5).

{Pierre), M" fondeur, fils du précédent, épouse N. Dervilly ; meurt le 8 mai 1874, âgé de 74 ans.

Vagnat {Étienne), architecte, mari de Marie Hotelard, 1746, est inhumé le 21 octobre 1763, âgé de 60 ans. — {Jean- Louis), architecte, 1810. — (Joseph-Marie), M' architecte, natif de Samoëns, fils de Claude-François et de Marie Riondel. Meurt le 14 septembre 1837, âgé de 51 ans.

Vagne {Jean- Baptiste), M' horloger, orfèvre, natif de Craveigia en Lombardie,1734, mari d'Élizabeth Bal. — {Josep)h), M' horloger, nalif du canton de Vaux en Suisse, fils de Joseph et d'Anne-Marie Jacquette, épouse, le 16 septembre 1750, Suzanne Guillermon. Meurt le 26 février 1760.

Vagnon {Antoine), monnayeur de la monnaie de Grenoble, 1515.

(1) Inscriptions campanaires du département de l'Isère, W 379.

(2) Id , n° 385.

(3) Id., n° 411.

(5) Id., n° 460.

Valdorne {Jean-Baptiste), iVP orfèvre, originaire d'Argentan, habitait Grenoble en 1755. Marguerite Pelissier, veuve d'Ennemond Roche, M" orfèvre, Tassocia à son couimerce (1).

Valet (Maurice), M" orfèvre, 1577. — (Sébastien), M" orfèvre, 1613, mari dlsabeau Faure, vivait encore en 1659. — (Pierre), « M' tournoieur », 1629.

Vallette (Simon), peintre, originaire de Limoges, 1690. — (René), M" fondeur. — Voyez Chambon.

VsLllier (Barthélémy), a joieur de viollon », 16U. Antoine Bazin, M* joueur d'instruments, hii apprit, à Tâge de 9 ans, « de jouer du violon et ce pour le temps et terme de 18 mois, pour le prix de 4 livres 10 sols pour chacun mois, et 4 livres pour estrenne à la femme dudit Bazin , et oultrè ce une charrée de boys à 4 bœufs, et une charge de vin du creux de Lumbin » (2).

(Grégoire), M" orfèvre, natif de Risset, près Grenoble, fils de Claude, épouse, le 28 avril 1647, Claude Baron, fille de Gaspard, M" orfèvre. — (Chmde), W fourbisseur, 1672. -- (Michel), M' orfèvre, fils de Grégoire, mari d'Isabeau Jeyme, 1681, meurt avant 1698. — (Pierre), W orfèvre, fils de Grégoire, frère du précédent, 1685, épouse, le 5 mars 1700, Thérèse Cholier-Janon. Est inhumé aux Dominicains le 13 avril 1741, âgé de 80 ans. — (Josepli), sculpteur, mari de Marianne Cara, 1790.

(1) Minutes de Rey, f" 328.

(-2) Minutes de M*" Kevol, f" 279,

Van-Dyck {Jean), « batteur d'or loue, de Dorothée Meynard, veuve de César Savoie, Tv/p peiutre, uue bouti([ue située rue Neuve, 1674 (1).

Van-Halder ou de La Halle {Antoine), M" peintre, natif de Malines, fils de Micliel, épouse : V le 11 février 1617, Marguerite Rogier, des Vignes, près Sassennge, dont il eut Jeanne, baptisée le 4 mai 1618; 2° le 3 août 1625, Pernette Bout dont il eut Jacques, baptisé le 11 juin 1628; Louis, baptisé le 22 février 1632; François, né le 22 mai 1639; Magdelaine et Pierre. Les consuls de Grenoble passèrent marché avec lui et son confrère J. Nitbal, à l'effet de peindre « pour l'entrée de la princesse de Piémont en cette ville, six grands tableaux peints à déirampe, à raison de 50 livres pièces... et plusieurs pyramides à l'entrée du logis de M^' le maresclial, ainsi que plusieurs sortes d'oyseaux pour mettre sur le rocher artificiel, au prix de 60 livres » (2).

François de Bonne de Créqui, lieutenant général pour le roi enDauphiné, lui donne à prix fait, le 19 novembre 1627, le travail suivant : « de dorer tout le devant du retable dung grand hostel de noyer quy a esté baillé à priffaict pour l'église de Sainte-Glaire, par mondict seigneur le comte, à M'' Louis Savoie, menuisier, ensemble des crédances à costé dicelluy, scavoir : les colonnes, architraves, piédestal, molures, les cadres, les lambris et généralement bien et deubment dorer d'or f i i tout ce quy sera en veue, conformément à ung chérubin quy a esté par luy doré pour essay et lequel a esté

(1) Minutes de M' Lavorel, f° 16.

(2) « Frais faicts par la ville de Grenoble pour l'entrée de M"'Ma princesse de Piémont, 19 octobre 1619 » (Archives municipahis. Comptes de la ville).

remis entre les mains du R. P. François Randu, religieux et Père confesseur des Dames de Sainte-Claire, pour le prix et somme de 550 livres » (1).

Le 28 mai 1628 il se charge, pour Charles, sire de Créqiii, duc de Lesdiguières, de peindre et dorer le plancher et les fenêtres de la chambre à coucher dudit seigneur, pour la somme de 480 livres (2).

(F?^ançois), M" peintre, fils du précédent, né à Grenoble le 22 mars 1639, change son nom contre celui de : de La Halle; il reçoit, le 17novembrel662, des héritiers de Justine Dalphas, veuve de François Du Faure, seigneur de la Rivière et de Tencin, président au Parlement, et des mains de Justine Du l'aure, épouse de François Guerin, conseiller au Parlement, la somme de 131 livres pour les peintures de la chambre et chapelle de Justine Dalphas, en sa maison de Tencin, et pour avoir peint ses armoiries lors de son enterrement (3).

La même année, nous le voyons dessiner une carte des limites et séparations çles paroisses de Montagnieu et Seillonas (4).

(Louis), M" peintre, fils du précédent, 1653.

Vanniolle {Antoine), imagier, prend en apprentissage Martin de Froges, fils d'Antoine a concluait in apprentissaginin artis yma-ginatoris seu de taillieur d'ijniariestarn ta lapide quani in niarnmre » 17 avril 1517 ; l'année suivante et le 16 janvier, il loue de Jean de Ghappan, chapelain, une boutique située carreria pjorte Troyne et a nie domumhahitatoris^oh. Stepjh. Va lier (5 .

(1) Minutes de M" Montaigne, f" ^ii.

(3) Minutes de M'' Froment, f° 53.

(i) Minutes de M*^ David.

(5) Minutes de M' Bonet, f° 207.

En 1528, la ville devait offrir une médaille au nouveau gouverneur « honnesiam bene factam » de la valeurdelOO écus. M' Antoine se charge de frapper cette médaille moyennant 10 florins « ad faciendum protachon fiiedalie » (1).

Varnerot {Antoine), W orfèvre, natif de Ligny-en-Barrois, fils de Nicolas, 1620.

YB^miev {Ennemond), armurier, assiste au baplème de son fils Antoine le 21 juillet 1545.

Vastois {Jean), a W horlougeur », originaire de Laon, fils de Jean et d'Agnès Demollet, épouse, le 27 août 1720, Magdelaine Caragat, veuve de Louis Escoffier, M° fondeur; est inhumé le 25 mars 1729, âgé de 60 ans. — {Jean- Baptiste)^ W fondeur, « bossetieret doreur », mari de Marguerite Rosset de laquelle il eut: Jean-Baptiste, né le 6 juillet 1721 • Jacques, né le 10 octobre 1728 ; il fond la cloche de la Flachère en 1731 (2). — {Jean-Baptiste), M" fondeur,

(1) Archives de la ville, BB. 9.

« Nos consules civitatis Gratianopolitane subscripti, vobis Anthonio Chaboudi receptori mandamus quathinus solvatis inagistro Anthonio Vanniole ymagerio, quatuor libras turonensium sibi débitas pro resta sex librarum turonensium ex precio facto yxiv nos cum eo ad faciendum unum modulum pro forgiando unaui peciam auri datam magnifico domino gubernatori Dalphinatus pro suo primo et jocundo adventuinhac civitate Granopolitana. Datum Gralianopoli die décima octava mensis juUii anno domini 1528. Boqueron ».

« J'ai reçu d'Antoine Chaboud quatre livres tornoys pour resic de sis quatre livres, et ce pour la fasson du meule, dernier escript Vanniolle » (Comptes d. la ville, année 1528, n°233).

(2) Inscrivit, campanaires du départ, de l'Isère, par G. Vallier, n° 303,

épouse, le 19 mai 1750, Dominique Clet ; fond, en 1649, la cloche de Venon ; il fournit, en 1756, « 800 toises courantes de bourneaux de gueuse » pour la conduite des eaux nécessaires à la garnison et aux habitants du fort de Mont-Dauphin (1).

Vaucanson (Jacques)^ célèbre ingénieur-mécanicien, appartenait à une ancienne famille toulousaine qui vint s'établir à Grenoble vers la fm du xvir siècle et sur laquelle voici quelques renseignements généalogiques :

Louis Vocanson, M' gantier à Toulouse, laissa de son union avec Catherine Cabrit, deux fils qui formèrent deux branches: Tune représentée 1° par Jacques, de Toulouse, M" gantier à Grenoble depuis 1682, marié le 16 février 1694 à Dorothée La Croix, fille de Louis et dTsabeau Mazet; de cette union naquirent neuf enfants. Jacques fut le huitième.

2° L'autre, dont le chef fut Jean, M" gantier, marié : 1" à Marie Richard ; 2° à Alexandrine Baret, fille d'Alexandre, procureur au bailliage de Graisivaudan, laissa huit enfants.

Quant à l'orthographe Vaucanson adoptée par Jacques, nous ferons remarquer qu'il est le seul membre de sa famille signant de cette manière ; dans les quarante actes différents qu'il nous a été permis de compulser, depuis 1694 jusqu'en 1751, nous avons constaté que tous les membres de cette famille signent Vocanson.

Jacques naquit k Grenoble le 24 février 1709, dans la maison qui porte aujourd'hui le n" 8 de la rue Chenoise, il mourut à Paris le 21 novembre 1782, dans l'hôtel qui porte son nom, rue de Charonne, à fàge de 73 ans et 8 mois, il fut inhumé dans l'église de Sainte- Marguerite. Nous n'avons

(1) Minutes de M'' Rey. f" 106, v.

pas rintention d'écrire la biographie crun des enfants les plus illustres de notre ville, mais simplement de rappeler la liste de ses principales œuvres que voici :

« 1° Automates. — Le joueur de flûte et le joueur de tambourin. Ces deux automates exécutaient, le premier, dix airs différents, et le second, vingt contredanses ; un canard qui imite non seulement les mouvements extérieurs de cet animal, mais encore ses facultés digesti es ; un aspic fait pour servir à la représentation d'une tragédie de Marmontel (1737-1740);

(' 2° Projet de machine pour la distribution des eaux du Rhône dans la vallée de Lyon ;

3° Une grue destinée à élever les fardeaux les plus lourds ;

« 4° Des scies verticales connues sous le nom de scies à la Vaucanson ;

« 5" Corrige les métiers de tapisserie des Gobelins, et réunit en un seul les avantages de la basse lice et de la haute lice ;

« 6" Machines au cardage et h la fdature des cotons ; (( 7° Perfectionne le moulin à soie ;

« 8" Invente la chaîne sans fm, connue sous le nom de Chaîne de Vaucanson ;

« 9° Modifie et améliore le métier à tisser la soie ;

« 10° Machines à moirer les étoffes de soie et à écraser l'or et Targent qui entrent dans les riches tissus, etc., etc. (1)

(1) Voyez : Les Hommes ^providentiels en parallèle de Vaucan" son, par Hedde. — Elcge de Vaucanson, par Condorcet. — Biographie du Dauphiné, de M. Rochas. — Dictionnaire historique, de Hœfer ; — les notices de MM. Gonon, Pilot, G. Vallier, etc.

Vaulcenat Lancellot {Claude), a peyntre vitrier », nsitif d'Allevard, 1608 (i).

Va\il:x.(Laure}ît de), « escrivain », 1603. — (Sébastien), M' menuisier, originaire de Poitiers, fils de Sébastien et de Ve?nenda Roussillion, épouse, le 2 juillet 1678, Marguerite Masson, fille de Jacques, M" maçon.

Veilliet (Claude), M armurier, fils d'Antoine, M" fourbisseur, épouse : 1" le 30 avril 1655, Aynarde Peyrard ; 2" le 12 mai 1667, Jeanne Gliass'îgnon ; il habitait rue Glienoise, « à renseigne du prince d'Orange ». 1660 (2).

Verdet (Michel), M" orfèvre, 1548-1557, traite avec les consuls pour la façon de « Tarnoys » que la ville veut offrir au roi Henri II à son entrée àGrenoble pour le prix de 67 écus d'or (20 août 1518j(3); est chargé de fabriquer a lescu d'ar-

( 1} Miniitt'S de M' Cliarl)(tt.

(2) Rôle de la Taille.

Archives de la vdle. BB. l'i.

« Pareilliement a esté conclud bailher à priffaict à M' Michel Verdet, orfel)vre de la présente cité, l'arnoys présent que la ville veult donner au Roy en sa procheyne venue et entrée en ceste ville, et luy donner pour la facture soixante sept escus d'or sol, payables en feysant l'œuvre ; lequel arnoys sera tenu rendre faict dans le douzième du procheyn mois de septembre, et que il sera tenu rendre l'or et l'argent au mesmes poix que luy sera bal hié.

<( Plus, conclud délivrer à M* Michel Verdet, orfebvre de la présente cité, deux cens escus d'or sol pour yceulx mettre et employer à la facture de l'arnoys, présent que la ville veult donner au Roy nostre sire, et les soixante sept escus pour là facture d'ioelluy, pour les quels deux cens soixante-sept escus d'or

mes » que la ville veut donner au gouverneur François de Lorraine, duc de Guise, à raison de 40 écus d'or pour sa peine, il lui fut donné, en outre, 110 écus d'or pour acheter For et l'argent nécessaires à l'exécution de son œuvre (1548) (1).

Verdier {Hugues), M' menuisier, M* bijoutier, peintre de l'Académie de Saint-Luc, né à Grenoble le 46 juin 1701, fds de Claude, M" imprimeur, et de Catherine Gillet ; épouse : 1" le 15 septembre 1725, Françoise Poncet ; 2Me 8 octobre 1767, Angélique Forel ; habitait Paris en 1767, son fils Dominique était chirurgien-major des troupes du roi à Petit Goave, île Saint-Dominique; il testa à Grenoble le 20 mai 1777, et

sol luy soit faict mandatam •>■> (Reg.des concl. delà ville, pp. 188- 189).

« Sires André de Naves et Eynard Fléard, marcbans, ont dict avoir heu charge des consuls et commys pour l'entrée du Roy en ceste ville, achepter à Lyon ung arnoys chieu M" Gabriel, armurier du Roy, pour armer le Roy et luy en faire ung présent à son entrée en ceste ville, le quel ilz ont achepté et apporté et faict visiter par les consuls et commys ; présent Michel Verdet, orfebvre, qui faict le dict présent ; lesquels tous enseml)le ont arresté le dict arnoys estre trop petit et non souffisant pour faire le dict présent.

« Sur quoy a esté conclud que M" Michel Verdet, orfebvre, qui faict le dict présent, s'en ailhe à Lyon pour changer ledict arnoys à ung aultre plus grand et convenable pour faire le sus dict présent au Roy ; pour le quel vouage faire, changer le dict arnoys et faire apporter celluy qui acheptera pour faire là dict présent au Roy, luy soit faict mandatum adressant au Recepveur, de six escus d'or sol, et si, pour ce, des dicts six escus ne sont souffisant que la ville luy suppléra ce que sera de rayson... » (Reg. des concl. de rHôtel de Ville, pp. 195-196).

(1) Archives de la ville, BB. 14.

mourut peu après (1). — (Maurice), M« orfèvre, mari de Jeanne Odard dont il eut, le 16 février 1701, un fils nommé Joseph.

Verdiguier {François-Catherine-Jullien), M* orfèvre, natif de Tournefeuille, près Toulouse, fils de Jean Paul et de Jeanne-Marie Foulages, épousa, le 9 juillet 1774, Françoise- Hélène Lacroix, fille d'Étienne Lacroix, notaire et châtelain de Boargoin, et de Françoise Livallée-Rousset.

Verseil (Jean), fondeur en la monnaie de Grenoble, fils de Jacques, de Saint-Sauveur, aux Baronnies, et de Suzanne Antoine, épouse au temple réformé de Grenoble, le 3 janvier 1662, Clauda Roussin, fille de Pierre, de la Tronche (2).

Versin dict le Piccard r/e), M" tapissier, mari de

Guicharde Pasturel, 1633, meurt avant 1666. .

Vertembo de), peintre et verrier, est présent comme

témoin à une vente passée par noble Claude Ravier à Jean Arnuiet, en 1438 (3). Il fit en 1453 des travaux à la Chandjre des Gomples. Il assiste au mariage de François Laplane, (( chandellerius », avec Catherine Bollarde, 19 janvier 1454, vivait encore en 1462 (4). Cet artiste ne serait- il pas fauteur des belles peintures à fresque qui se voient encore dans la chapelle du château de Bonrepos, bâtit par la famille Armuet ?

(1) Il laissa à ses héritiers beaucoup de tableaux, des estampes, « un christ en ivoire, un tableau en marbre représentant l'adoration des rois, une miniature représentant un anachorète, un tableau ovale sur taffetas, d'une Vierge et ses chérubins d'argent, un saint François de Sales ».

(2) Minutes de M' Patras.

(3) Minutes de M* Arnaud.

(4) Minutes de M" Margarat, ^ -240.

VesisLYi (Joseph), M" architecte, de Montélimar, fut « l'en trepreneur et priffacteur des desniolissions de places jugées inutiles en ceste province » 1G34 (IJ.

Vessilier dit la Rivière (François), « M"" tapissier en bergame », né à Saint-Ferjus, mari de Joseplite Cherusel,

Vestel (Jacques), M" menuisier, protestant, reçoit la somme de 3 livres « pour payement d'une bourdure servant à l'antour d'un pourtrait », 9 janvier 1616 (2); est chargé par François de Bonne de Créqui, lieutenant général en Dauphiné. de faire « un lambris de bois noyer au cabinet de M. le duc, avec ses cadres », pour la somme de 180 livres. 31 octobre 1628 (3).

V etecel (Moyse), MMiienuisier, mari de Jaymone Rat, teste le 2 novembre 1653 (4).

Veuillet dit Caillât (Joseph), « peintre de tapisserie », mari de Françoise Galle, 1756.

Vial adict/e Cappitaine Puissant » (Etienne), monnayeur de la monnaie de Grenoble, 1602, mari de Jeanne Fouillet. — (./eau), monnayeur de la monnaie, mari de Glaire Galliat dont il eut : Françoise, Etienne et Glaire, il teste le 21 décembre 1613 (5).— M" joueur d'instruments, 1603, mari

(1) Minutes de Blanc, f° 555.

(2j Comptes de M. de Lesdiguières, n" 3,3.

(3) Minutes de M'' Montaigne, f° 80.

(4) Minutes de M^ Blain, f " 336.

(5) Minutes de M'' Revol.

de Marie Béret, meurt avant 1630. — (Antoine), «joueur d'instruments en la grande bande des violons», natif de Tullins, fils du précédent, épouse le 30 janvier 1612 Catherine Baffert « en p^-ésence de François Chapatz, de Mathieu Le Bas dit Monge, Dazié, et de Léon Reymond dit La Violette, tous joueurs d'instruments de la grande bande des violons audit Grenoble » (i). Le 30 novembre 1630, il s'associe avec Jean Romeyer, Gilibert et Pierre Vial ses frères, Servin Bernard-Baret « tous joueurs d'instruments de violons ensemblement à continuer à jouer en bande desdits instruments et aultres desquels ils savent jouer en tous les lieux et endroits ou requis seront, et c'est pour et pendant le temps et terme de six années qui accommenceront à ce jour de Saint- André et finissant à semblable jour de 1636... Faict à Grenoble, rue Sainte-Claire, en la boutique dudit Anthoine Vial, présents messire Père général de la Fatigue, prêtre cordelier, et Antoine de la Gardette, prêtre habitué à Saint- André.

Michel Ghappy, Pierre Vial, Dalle, roy général de la Fatigue » (2).

Antoine Vial mourut avant 1638.

{Pierre), joueur d'instruments fils de Claude, ; épouse, le 12 juillet 1618, Marie Bert, fille de Jean, M" menuisier ; s'associe le 12 mars" 1619 à Pierre Mailly, joueur d'instruments (3). Contracte une nouvelle association le 18 novembre 1654 avec Charles Bourdariat et Pierre Guya (4;. — {Jacques), M' fondeur, 1673.

(1) La grande bande de violons devait se composer de 5 violons.

(2) Minutes de M« Jallard.

(3) Minutes de M*^ Blain.

(4) Minutes de M« Duclot, 318.

Vibert, nom d'une famille de sculpteurs. — (Chude), « M" esculteur», natif de Saint-Claude, mari tle Marie Bonial. — (Pierre), fils du précédent, épouse, le 11 juin 1G78, Françoise Micquin-Garnier ; se charge, le 3 mars 1G7G, de sculpter le tabernacle de l'église de Clavans (IV, fait, le 11 mars 1G81, un tabernacle dans le même style pour 1 église de Saint-Laurent-de-la Roche (2) ; fournit un tabernacle sculpté pour régUse de Lazer, moyennant la somme de 123 livres 7 sols (3), 10 juillet 1684 ; Il sculpte pour Téglise de Chantemerle, diocèse d'Embrun, un tabernacle, 22 février 1690 f4). Il testa le 30 mars 1728, fit des legs aux enfants de sa fille Jeanne,

(1) Entre Pierre Alphand, curé de Saint-Didier-de-Clavans en Oisans, et Pierre Vibert, M' doreur à Grenoble, il fut convenu ce qui suit : « Vibert se charge et promet de faire bien et deuement un tabernacle pour l'église de Clavans, de bon bois, le fond d'azur, 6 chandelliers argentés, 4 vases vernisés avec quelques petites fleurs dorées, plus un petit reliquaire. On y ajouxtera deux figures qui manquent au dessin, scavoir : un saint Didier et un saint Claude, plus un saint Didier et une Notre-Dame, sèparré dudit tabernacle avec une niche... « le tout pour la somme de 100 livres » (Minutes de M° Lavorel, f' 84).

(2) Minutes de M^Lavorel, f° 79.

(3) Minutes de M« Alibert.

(4) «... s'engage de faire entre cy et le 24 juillet procliain, un taternacle pour ladite paroisse, de 6 pieds de long et autant en hauteur, composé d'un degré fermant à clef garny de frises, surmonté d'un autre corps fermant aussy à clefs; àcosté dudit corps il y aura deux niches, dans lesquels niches il y aura la figure de saint André et de saint Jacques, et audessus dicelle niche il y aura un saint Pierre et un saint Paul, et le tout sera accompagné de l'ornement nécessaire, et à côté un petit ange, et au-dessus du corps dudit tabernacle il y aura deux anges soubtenant une couronne impériale, sur laquelle couronne il y aura une résurection avec une croix et au milieu delà niche une statue de Notre-Dame tenant le petit Jésus, et 10 colonnes torses qui seront attachées audit tabernacle avec les ornements convenables. Le tout sera doré d'or de ducat le plus beau et le plus pur, et l'architecture sera de bois de noyer et poirier... pour le prix de 180 livres. » — 22 février 16 0 (Minutes de W Rosset, f" 41).

mariée au sculpteur Gaspard Reynier, à Louis, M' sculpteur, son fils, et à Jean Vibert, son neveu, M' sculi>teur, habitant à Annecy (1). Il est inhumé le 2 avril 1728, âgé de 75 ans. — (Jacques), M° sculpteur et doreur, fils de Claude, épouse, le 2 mars 1683, Marie Menard ; se charge de fournir un tabernacle pour Téglise de Villard-Reculas, moyennant la somme de 75 livres, 13 octobre 1682 (2), un tabernacle pour l'église de Saint-Martin-de-la -Motte, 2 mars 1697(3). — (A? oirc), « sculpteur de Tinfant Don Philippe », 1760. — (Louis), M" doreur et sculpteur, filsdePierre; épouse le29 décembre 1713 Françoise Clément. — (Pierre-Laurent), M' sculpteur et doreur, fils du précédent ; épouse, le 9 octobre 1716, Marie-Anne Sorrel, tille de Guillaume, M" tapissier.

Vicat (Claude), M' menuisier, 1617.

Vidâmes (Hugonin de), « Gouinus de Vicedognis », M" orfèvre, natif de Chabeuil, prête serment à Grenoble le 30 juin 1398 (4), est chargé parle chapitre de l'église Notre- Dame de faire une croix d'argent (U juillet 1100) (5) ;

(1) Minutes de M" Pariot, f° 189.

(2) Minutes de M*^ Rivet, f° 900.

(3) Minutes de M^* Aubert, f° 100.

(4) Inv. dos archives de la ville, f" 18, AA. 14.

(5) ff Nota crucis nove fiende.

« In nomine doniini amen. Per tenorcm liujus presjnti pul)lici instvunienti cunctis tam presentibus quam futuris appareat evidenter et fiat liquide manifestum quod cum venerabilis et religiosi viri domini decanus et capitulum ecclesie Gratianopolitane fieri facere, disposuerint et ordinaverint ad lionorem dei, beatc Marie Virginiset toeius curie celestis et ad ornanientum altaris et ecclesie eorum unam crucem argenteam usque ad summam xviii vel xx marcharum argenti fini cum une pede lotoni heris sive metalli in que stet et ponatur dicta crux super dictumaltare.

« Hinc est quodanno anativitatc ejusdem domini millesimoquatercentesimo et die sabati xiiii mensis julii, constituti personaliter in capitule venerabilis et religosi viri dominus Franciscus de

fait un sceau pour sceller les sacs de farine, 1418 (1).

Comeriis in decretorum bacallarius docamis (Me. de,.. Idcirco de discretione, artiflcio, suificientia, dilii^cnl ia cl ni^ci'alionc disci'cti viri Goniid de Visdonie argentarii lin])ilaloi'is (îralianop. iii aric illa siifficientis et periti pro ut ex experii ncia sui opcris cl lidc dignoram testimoriio edocti et ini'onnati oxisliuil courKlciiU^s. eidem Gonino présent! et recipienti dielain erucciii ad preciiini factum dederunt et concesserunt sub pactiseonditionibus m()(ns(iiie et formis et conventionibus inferiiis descriptis :

c< Et primo, quod idem Goninus aurifaber teneatur et d(>l)eat dictam crucem usqiie ad quanlitatem ponderis xviii vel xx marchum argenti... juxta formam et perlracturam factani ])cy ipsum Goninun in quodam pargameno depictam sive pertraetani ibidem exhibitam et hostensam facere.

3 Item, quod dictas Goninus teneatur etdebeat facere pomeltum de cupro sive lotono seu métallo bonum pulcrum et eidem cruci juxta dictam pertracturam condecentem. Item, et unum petedem de cupro lotono sive métallo seu here bonum pulcrum et dicte cruci condecenter juxta i atronum. Item, quod dominus Goninus aurifaber facere debeat ymagines aparentes in dicta pertractura sive patrono predicte crucis et etiam alias rétro dictam crucem ileri consuetas et débitas per eosdem dominos decanum et capitulum designandas. Item, et lapides preciosos sive alios pro ornamento

dicte crucis ponere et infigere in eadem Item, quod pro larwre

dicti Gonini et factura cujuslibet marcbe argenti idem Goninus habere debeat et ei lem domini capitulantes solvere eidem teneantur et debeant quinque florenos auri ponderis marthaudi Dalpliinalis, et labore et factura cujuslibet marche lotoni heris metalli sive cupri in eadem cruce necessarii duos florenos cum dymidio ^luri et ponderis predictorum. Item, et pro factura et labore cujuslibet marche pomelli et pedis dicte cruci très florenos cum dymidio

ejusdem ponderis Acta fuerunt presentibus Joh. Val nsonis ;

Gain. Darceri capel. et discrète viro Anthonio Spi civibus Grationop. testibus ad premissa vocatis specialiter et rogatis... » (Minutes de Fr. Regnaud, f° 84).

(1) c< ... Item quia ad utilitatem rei publiée fuit ordinatum pro consulibus et consilio dicte civitatis Gratianopolitane fieri unum sigillum metalli signe armorum dicte civitatis pro sigillando sachiatas farinarum que portantur a molendinis usqae ad pondus ville, et a pondère usqae ad domum illorum quorum sunt et soleveruntdicti consules Gonino deYicedognis pro factura dicti sigilli 4 gros. » (Comptes de la ville, 1418, î" 70).

Videlin {Benoît), M^apissier, mari d'Antoinette Audoyer,

Viette {Joseph), M" peintre, natif de Chartres, 1699.

Vigne {Jacques), W architecte, 1720, mari de Marie Vieux; son fils Pierre épouse, le 19 janvier 1723, Marie de Roman, fille de Claude.

Vignon {Hugues), M" maçon. M' architecte, mari de Jeanne Ferrau ; se charge envers Pierre Baillargeau, « entrepreneur de la bâtisse de Téglise Saint-Louis, de faire en cette église quatre voûtes dans quatre chapelles », 23 février 1697 (1); va habiter Valence en 1723. — {Antoine), W à danser, mari de Thérèse Magnoud, 1770.

Villemont {André), W à danser, est témoin au mariage de François Bonnaud, peintre, le 31 mai 1698.

Villeprevois {Jacques), M" arquebusier, natif de Grenoble, fils de Louis et de Marguerite Voiron-Roclie, épouse, le 4 août 1703, Marguerite Garcin ; est inhumé le 27 septembre 1721, âgé de 42 ans.

Vincent {Pierre), M' particulier de la monnaie de Grenoble. — Les monnaies frappées en 1532, 5 avril, portent les lettres P. V. entre un point et une rose ou précédées dîme rose.

5 avril (après Pâques; 1532, il est commis en la maîtrise et prête le serment le 7 avril 1532,

En 1531, 15 février, il est nommé pour 8 ans en remplacement d'Etienne Naclion, condamné à mort par contumace.

(1) Minutes de M'Lesbros, f" 55.

Vincent {Pierre), W menuisier, protestant, 1635, mari de Pernette Payerne, meurt avant 1637. — {André), M* menuisier, fils du précédent, 1637.

Violand(^enoi^),M^peintre, 1638. L'inventaire destableaiix trouvés dans sa chambre fut dressé le 30 juin 1650 (1).

(1) « Premièrement tableaux représentant M'"' la connétable, M. de Créqui, M. de Lesdiguières et M. de Genavres? « Un tableau où il y a une tête de mort. « Ung tableau avec le quadre du mariage de saint Joseph. (f La teste d'une femme.

« Un crucifix en relief avec sa croix. « Portrait d'Henri HT.

« Le portrait du Roy c< Plus, une Vierge avec deux enfants.

« Un saint Joseph avec le Christ.

« Deux tableaux de fleurs.

« Un tableau au naturel.

« Une Vénus.

« Un panneau de M. de Craponnod.

« Quatre tableaux sans cadres, deux Christs, deux Vierges. « Deux tableaux sur cuivre, Tobie.

« Ung saint Pierre.

« Une Vierge.

. « Deux grands tableaux : Vénus, « Plus, un Christ avec sa croix., « Plus, une Vierge.

« Plus, un grand tableau de sainte Catherine fait pour M. Aymon.

« Un tableau d'une vierge et deux autres : Jésus et saint Jean.

« Un saint Joseph et un Christ.

« Un saint Augustin tenant une tète de mort.

(f Un tableau et deux paysages.

« Un mariage de saint Joseph.

« Une adoration.

« Uu tableau du Baz an.

« Un tableau d'une Nativité.

« Une Magdelaine.

c( Un saint Paul.

« Plus, la tentation de saint Antoine.

« Plus, une sainte Cécile.

« Il lui est dû par la communauté de Morestel la somme de 80 livres d'un tableau d'un crucifix, il y a 5 ans. Fait le 30 juin 1650 » (Minutes de M" Lavorel, n° 5).

Violette (Joseph), W crfèvre, natif de Mâcon, fils de François, M« orfèvre à Maçon, et de Jacqueline l'Hermite, épouse, le 25 juillet 1715, Louise Simonet, fille de Denis, M" orfèvre à Grenoble.

Vivien (Théophile) a entrepreneur des ouvrages du roi », natif de Vizille, fils d'Antoine, M" charpentier, et de Dimanche Bayard, épouse, le 28 juin 1G73, Louise Gappian ; il construisit, en 1691, les bâtiments des hôpitaux militaires de Grenoble et de Saint-Robert, il fut aussi chargé de la construction de leglise Saint-Louis, et plus tard, en 1699, du pont de Romans.

Vivier (Claude), M" orfèvre, 160L

Vizios (Antoine), M" orfèvre, notable de la ville, 1794, mari de Suzanne Berthier dont il eut un lils nonuné Régis, 18 avril 1790. — (Pierre), \P orfèvre, 1790.

Voisin (Etiennp), M" des œuvres du Dauphiné, donne Tadjudicalion des travaux à faire au château de Dolomieu à Humbert Omel et Pierre Cochard, charpentiers, 1370 (Ij. Passe un traité avec Annequin Bernard, tailleur de pierres, pour la construction de la chapelle royale dans l'église de Saint-Antoine, moyennant 200 fr. d'or (11 novembre 1379j; sous ses ordres de grands travaux de réparations et de nouvelles constructions sont exécutés au palais du Conseil delphinal (1378-1383) (2).

Vulson (Jacques), \P maçon, M" coupeur de pierres, protestant, fils de Daniel, de Bonguarat, fit son apprentissage.

(1) Archives de risèra. B. 3121.

(2) Id., B. 3309.

chez Pierre Luya, M" maçon et tailleur de pierres (4 novembre 1669) (1); le 19 octobre 1674, il fut cliaro- é « de pozer le portai que Louis Masseron, procureur au baillinge de Graisivaudan, faisait faire à sa maison o.

VIec\^eT {Frinçois-CJu-éiien), W ébéniste, 1755-1790, fils de Chrétien, né à Northen, diocèse de Mayence, épousa, le 22 septembre 1756, Anne Fuzier, fdle de Claude, M' menuisier.

Wimpffen {Claude), W peintre et doreur, habitait Grenoble en 1792.

Worel {Joseph- Antoine-Marie), peintre-dessinateur, naquit à Reims à la fin du xvm' siècle ; il ouvrit un cours de dessin à Grenoble le 2 janvier 1834; il avait fait les portraits de MM. Bellon, Dutruc, Genton, Lahure, Donin, Rossy, de Montalban, Hélie de Gières, Dupré de Voreppe, Givaudan, Faure, Bougy, Crépu, du curé de Lagrée (2); il répara aussi les tableaux de Tégiise de Charnècles.

Yvon {Laurent), sculpteur, mari de Claudine Chicot dont il eut Jeanne-Claudine, née le 23 août 1791.

(1) Minutes de M' Rey, 111.

(2) Il existe imo lithographie de ce portrait, elle est signée Worel. Icoiiograpliie dauphinoise (Bibliothèque de Grenoble).

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