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noble de construire un nouveau pont sur les piles de l'ancien (1). En 1687, il devint Tadjudicataire des églises à bâtir dans l'évêclié de Gap. Il prend cette entreprise avec Claude Berthollon et Jacques Soiron, M" maçons (2). En 1690, il construit Téglise paroissiale hors la porte de Bonne; enfin, en 1691, il répare la chapelle de Sainte-Marie-Magdelaine sur le Pont-de-Cliamp ( 3).
Amodru, nom d'un M' architecte à Grenoble, résidant à Montfleury, 1723 (4 .
André {Frère Jean-Paul cV), religieux du couvent des Frères Prêcheurs, professeur de théologie, peignit pour le couvent de Gi-enol)ks dont il faisait })artie de 1681 à 1686, dix-sept grandes toiles relraçant les scènes de la vie de Jésus-Christ ; elles furent réparties, par autorisation du préfet du 15 janvier 1805, dans les diverses églises de Grenoble. Une de ces toiles, anjoiii-iriiiii dans l'église Saint-Laurent, représentant Notre-Seigncni' scr\ i i)ai les anges, api-ès la
(1) « Sebastien Pourroy. sieur de Montforrier, Gaspard Cliagnard, procureur eu la Cour, Claude Raison et Anloin(î Kosset, consuls (le (îrenoble, ont haillè audit Jean Alluys, M" luaron, à prix fait])our lui et les siens, de faire un pont à passer seurenient et a l'endroit ou estoit, autrefois le pont de pierre (jui a esté abattu en l'année 11».")!. Préniierenient il eslevra trois [)illes de maçonnerie sur les fondations des trois anciennes... lesdites piles estant eslevées, ilposerasuricelles huit grandes sounnieres. il laissera des naissances pour servir au cas (]ue la ville voulut faire faire un pont de pierre, et en considération de ce, sera permis audit Alluys de faire des petites bouti(pies sur les avant et rière desdites piles a condition que sur une des piles du milieu, du costé du levant, ledit M' Alluys fera construire en place de boutiqlie une chapelle carronnée et lambrissée avec un plat fond, un autel et un tableau, un retable et une croix au-dessus de la chapelle qui surpassera le couvert d'icclle rouge peinte à huile, rendra icelui fait et parfait en état de passer dans dix-huit mois et aura la jouissance du péage pendant 2r) ans « (Prot. Fehvrier, f ' (j à '.)).
(•?) Prot. de Perron. P m).
(3) Prot. de Proment. P l"?.
{J\) Prot. de Coutui'ier, f"' l'j.
tentation dans le désert, est signée : F. ANDRÉ, jacobin, F\
André {François-Mayeiil d'), « maître à clianter », est témoin au testament de Claude Michal, avocat au Parlement, 1747 (1). . ;
Angellin (Louis), « peyntre », fils de Robert, habitant à Lyon, est parrain, le 25 octobre 1590, de Jeanne Jaymond (2). On le voit peindre, en 1595, diverses armoiries pour les consuls de Grenoble (3). Le 12 novembre 1598 il reçoit 48 écus pour la façon des écussons et armoiries, tableaux, arcs de triomphe, pour rentrée de M^"' le duc de Lesdiguières (4). Il répare, en 1600,1e tableau du grand autel deTéglise Notre-Dame (5). Faconde Bûcher, sieur de Saint-Guillaume, lui loue, le 17 janvier 1602, deux chambres dans sa maison, rue Saint-Laurent, pour le prix de 15 écus (6).
{Louis) a M" maçon », travaille, en 1596, au bastion de Saint-Laurent « jusques au bastion faict par le Brianconnoys » (7).
Angoumois (Bsaie), M" arquebusier, protestant, habitait « proche les Jacoppins » en 1656, mari de Suzanne Luya,
(1) Prot. de Revol, f° 320.
(2) Registres paroissiaux de Saint-Laurent.
(3) (( Mandat de 5 écus 10 sols a M" Louis Angellin, peintre, (( pour avoyr faict et pain 220 aulnes, 3 armoyryes, scavoyr : celle
du Roy, celle de M. Lesdiguières et celles de la ville plus
escripture d'ung tableau et fourny une grande post de sappin sur laquelle on a escript et faict ledit tableau, le tout employé sur le portail du lougis de M^' Des Diguieres avec le may que la ville lui donnast au mois de may dernier (3 novembre 1595). » Archives municipales de Grenoble.
(4) Archives municipales, BB. 55.
(5) Minutes de Charbot, f" 96,
(6) Minutes Dalbrand, P 20.
(7) C'est le M" maçon Diocque ou Diocquoz.
abjure la religion protestante et meurt avant 1695. — (A ndré), dit Chastelleraud, M* arquebusier, fils du précédent, épouse, le 10 octobre 1695, Jeanne-Marie Lagier (1). Vivait encore en 1707.
Annet (Benoît), M" tourneur, mari de Marguerite Charpin, 1715.
Anselme {JoscpJi - F/'ci/içois - Jea/i - Baj/tistc), musicien, épousa Marie Bourdais; assiste au l)ai)U'ine de son fds Paul- Eustaclie, le 8 juin 1765 (2).
Antraqui (Claude), M" fondeui', iialif de Vienne, fds de Jean, fondeur, épousa, le 11 août 1692, Mai'ie Janin; va, l'année suivante, Iravailler dans les inai'lincts de M. de Sautereau, à Moirans Oj.
Appila (Jean), natif de Vorepjx', maître maron à Tirenoble, 16(55, mûri d'iMmemonde Ruibet, meurt le 20 mai 1671. Il construisit, en 1667, la maison d'Alexandi'e de Morard, sur la place Saint-André (\).
Jkrefhens (Pierre), « M' escrivain natif d'Annecy, fils de .Jac(|ues et de Jacqueline Fahpiet, liabitait Grenoble depuis 9 ans lorsqu'il épousa, le 2 mars 16GG, Benoite Boson. — (Pierre-PhUiheri), fi'ère du })r(''cédent, « M" c.serloain », liabitait rue des Onilliei's, 1(;71-16SX.
Argoud, famille de sculpteurs. — ( Benoît), « M' scniplenr en marbre », natif de Saint-Jean-en-J-loyans, (ils de Jean, tailleur de pierres, babitait la rue Perrière. Il épousa, le 1'' janvier 1741, Marie Terrier, dont il eut : 1" (Pierre), né le
(1) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
(•:) id. Ici.
(3) Minutes de M" Morln, f'3()rj.
(4) Prot. de Duclot. f-' l 'i 'i, et Mailliet, T S-?.
28 avril 1754, « maçon, tailleur de pierres », qui s unit, le 31 janvier 1788, à Marie Chabert; 2° (Étienne), marbrier, épousa Françoise Amblard en 1788 , 3° (Jacques), sculpteur, mari de Jeanne Michal, fit hommage, en 1792, à rassemblée administrative du département de Tlsère, du buste de Jean- Jacques Rousseau. Il reçut, à ce sujet, une gratification de 360 livres. Il sculpta les bustes de Mirabeau et de Marat (ce dernier fut placé pendant t uelque temps dans une niche, sur la place aux Herbes), et fut chargé par la municipalité, le 21 février 1795, de le transporter, avec son piédestal, dans lune des salles de la maison commune.
Il répara et posa, dansféglise Saint-André, le mausolée de Bayard.
Il est fauteur des deux beaux vases en pierre de Sassenage placés à f extrémité de la grille du Jardin de Ville, du côté de la rue Hector-Berlioz. Enfin, il lit le médaillon, surmonté d'un caducée qui entourait le génie des arts deMi/nérel, au musée de Grenoble, en 1801.
Arlan {Simon], de Paris, « M" doreur sur le cuivre et leton », était établi dès avant 1670 à Grenoble, où il épousa, le 11 juin 1675, Virginie Genève; est inhumé en f église Saint- Hugues le 21 septembre 1707, âgé de 80 ans (1).
Arlaud {Etienne), « M' orlogeur et graveur », natif de Genève, fils d'Antoine ; habitait notre ville en 1637 (2).
Arminville {Pierre cl'), sieur de la Volatte, peintre, sculpteur, ingénieur. — Une feuille volante d'un manuscrit du xvir siècle, dont nous ne connaissons pas l'auteur, contient ■ce qui suit au sujet de P. d'Arminville : « A donné des marques de son esprit non moins en médecine qu'aux mathématiques , car outre la théorie des sciences il a fait voir
(1) Registres paroissiaux.
(2) Prot. de Froment, f 397.
qu'il n'ignorait pas le dessin et la sculpture par la table de forme octogone subtilement taillée, où les cornes d'abondance et de la renommée publient la gloire de l'ouvrier, qui est au jardin de feu le sieur de Claveson, avec une montre horizontale sur laquelle est apposée en lettres hébraïques une devise : ( nulla hora abeat iuuiilis) que le sieur de Vinay luy avoit donnée, et pour montrer que son génie n'est pas commun, qu'il n'excelle pas moins en l'art de la fortification que en Tai l niilitaii-e, il a esté olïicier grenadier et dans l'artillerie ces années passées tant de Fhni(h'es qu'en Hollande, et a présent son altesse de Savoye l'a choisi pour son principal ingénieur dans Turin » (\).
Armory (A nioine, dit La/leio-), « M" tailleur de pierres, M' sculi)teur de pierres. M* architecte », lils d'Antoine, garde du duc de Lesdiguiéres, natif de Saint-Gervais, et de Marthe Sorrel, épousa, le H avril Ki.")!!, Chiudiiic AllouMi'd. 11 avait exécuté en lOd)}, i)onr les Péi't's .h'suili^s, la chaire à i)récher de leur église ('2 . I/annéc snixantc, h' (i inai-s KUU, il ]-)asse
(l ) Bibliothèque de Grenoble, fonds Garlel. ('2) (f Pn'sf((ict (le la dtcac de prédicateur des Jésuites, o «L'an l(i().{ cl le 12' jour du mois de novembre, advand niidy, estant le U. P. Pierre Lahhé, recteur de ce rollege des HH. PP. Jésuites de Grenol)le, lequel a donné a prisfaict a Antoine Arniori, maistre taillieur de i)iarre de celte ville, cy présent, acceptant de faire leur chère de prédicateur de i)iarre de marbre de cin([ i)ie(ls et demi, dans (l'uvre conformément à la larj^eur des pillastres de dehors en delioi's, sur la largeur de deux i»ieds neufz pouces dans onivre. le tout conformément au dessain ([xn en a esté faiet veu et recogneu entre les i)arties, parralle [)ar moy, notaire. Ledit marbre de la qualilté recjuise du marbre et sera lapui de ladite cliere marbre noir, et corps d'icelle mélangé de plusieurs couleurs du marbre de Savoye ou du blanc, les paneaux du corps de marbre noir, le eu de hunpe du marbi'e de la porte de France blanc et noir, la partie du dessoubs du eu de lampe du marbre de Savoye mélangé, la gorge au dessoubz du eu de lampe marbre blanc, et le soc au ])as du marbre de la porte de France, et ledit prét'acteur randra tout faict ]iarfaict, posé, bien poli au dehors et uni au dedans, et fournira tout l'atrait
un prix fait avec Marguerite de la Croix de Clievrières, dame de Veycilieu, par laquelle il s'engage à réparer la chapelle des Rabot, dans Téglise des FF. Prêcheurs, il se charge en outre de faire un tombeau de pierre de taille orné de trois pilastres, sur lequel il gravera trois écussons ; ainsi qu'une épitaplie et devise pour le prix de 200 livres (1). EnlGTl, il commence, avec plusieurs associés, les qua's et le pont de pierre sur Flsère. En 1673, il construit le bâtiment du séminaire de Saint-Matin-de-Miséré (2). Le l'" février 1G74, il édifie pour Louis du Bonnet, conseiller au Parlement, une maison située rue Vieille-Perrollière , apj)elèe rue Neuve (3).
Enfm, le 8 mars 1678, le cardinal Le Camus lui donne à prix fait la construction d\m portail à l'évêché du côté de Féglise Notre-Dame, il devait l'exécuter d'après les dessins du frère André, capucin (4).
(André), fils du précédent. M" architecte, entrepreneur des fortifications de la ville, épousa, le 28 juillet 1693, Marguerite Amabert. — (Antoine), IL du nom, fils d'Antoine I, M* architecte, épousa, le 5 juin 1681, Marie Bonin-Martinet, il fut l'un des adjudicataires de l'église Saint-Louis, et chargé spécialement de la façade de l'église et des pilastres, 1689.
et ferreures nécessaires, sans que ledit R. P. soit tenu à fournir a aucune chose que d'un lieu et place pour ouvrir la dite chère, le présent pris faict moyennant la somme de 5?2 livres, etc. Fait et publié a Grenoble, audict collège, en présence de M' David Guillibaud, maistre menuisier de cette ville, et de M' Gabriel Polin, notaire royal, témoins requis, signés avec les parties. ■>■)
Pierre Labbé, recteur; Polin; Guillibaud; Nicolas, notaire (Minutes de M° Nicolas, 106-107).
(1) Prot. de Jaccard, f^ 1997.
(2) Prot. deCharbot, L271.
(3) Prot. Armand, P 159.
(4) Minutes Fanton, f' 54.
Arnaud {Claude), peintre de Grenoble au commencement du XYi" siècle, fut chargé , en 1528, de quelques travaux de peintures avec ses confrères François RuUi et Louis Moygean, pour l'entrée du gouverneur François, comte de Saint- Paul (1).
Arnaud {Daniel), M* orfèvre, vint s'établir à Grenoble au commencement de l'année 1602, il babit-iit en 1(300 la rue Très-Cloitres. — 'Michel), « M" orlogeur », tenait boutique en la même rue en 1703, il avait épousé Thérèse Genin et eut d'elle plusieurs enfants. — {Mathieu), M' orfèvre, demeurait rue Saint-Laurent en 1742(2), il perdit sa femme, Jeanne Fanton, âgée de 70 ans, e 7 février 1738.
Arnaud iGxdllautne), M* maçon, construit en 1610 la muraille « d'un demi bastion » pour les nouvelles fortifications de la ville... '3). — {Mathieu), M' maçon, natif du mandement de Morges, fds de Pierre et <le Mario Haulme, épousa à Grenoble, le 7 mai's 1617, Isabeau Ageron ftj.
(1) (' Premièrement pour hrimlr los clefz présentés audit sei- « gneur pour la vilU\ d'or.
f Item, fere ung caducée ou cestrc ((ui tunoit \\\\ personnage « Mercure sur les escliaulfaulx.
« Item, ung belles pour le dit Mercure.
<i Item, une couronne et un diadème pour vertu.
(' Item, peindre un pillier pour faire une colompne.
' Item, un trident (fue tenant en la main le personnage du » bateau.
« Item, peindre la tète et les pieds d'une peau de lion pour Her » cules et sa massue.
(' Item, pour le diadème de Vertu en soleil. » Extrait d'un compte du 5juillet 1528 (Arcliives de la ville).
(2) Prot. de Marchand, f» l-'j.
v3) Prot. de Montaigne, 1.5 janviiM- Ki'iO. (4) Prot. de Froment, f- 105.
Arnaud {Bonaventure), a W tournoyeur ». épousa, le 19 juillet 1648, Magdelaine Dumas (1).
Arnulphi (CA^ï/Ve^j, M'' peintre, 1707, peignit une partie des peintures de la chapelle de la congrégation de TAssomption de N.-D. aux Pères Jésuites, 1722-1723 (2).
Astezan, famille d'orfèvres.— (Georges), « maître orfèvre juré )), fils de Jacques, deuxième huissier en la Chambre des Comptes, et d'Anne Gerlat, épousa: 1° le 27 septembre 1658, Françoise Leystellet, fille deMelchiol, orfèvre ; 2° le 19 février 1662, Louise Cofïin ; meurt le 6 mars 1708, âgé de 80 ans, il habitait en rue Portetraine.
(Gilles), W orfèvre, fils du précédent, avait fait son apprentissage chez son père de 1691 à 1697.
(Claude), orfèvre, fils de Georges, né le 7 décembre 1682, épousa, le 23 octobre 1736, Marie-Louise Sola, originaire de Paris.
(1) Reg. par. de St-Hugues.
(2) a Pardevant moy Claude Aubert, doyen des notaires, a esté présent René David, maître peintre de cette ville, agissant tant pour lui que pour les héritiers de François David son frère et de ceux de Charles Arnofïy vivant aussy maistre paîntre, lequel a recogneu et confesse que chacun des susnommés et luy aussy ont cy-devant heu et réellement receu des sieurs congréganistes de l'Assumption de Nostre Dame, dans la chapelle qui est au premier estage sur le devant du collège des RR. Pères Jésuites de cette ville, à festipulation dj S"" Jacques Cottin, bourgeois audit Grenoble, leur préfet présent et acceptant les ouvrages cy après déclarés qui sont dans ladite chapelle pour 26 tableaux avec leurs bordures dorés attachées aux cadres des boisages de noyer que lesdits congréganistes y ont fait faire depuis longtemps contre toutes les murailles de ladite chapelle a prix de 698 livres, plus, pour avoir fait au dessus desdits tableaux 29 camalieux au prix de 116 livres, plus pour les héroglhfes qui sont autour des tribunes et pour y avoir peint un dais audevant de l'autel sur le plafond, 100 livres, et finalement pour avoir peint les tribunes en boizages, 7o livres... a Grenoble, le 13 janvier 1724 » (Minutes d' Aubert, f" 209).
{Etienne) M" orfèvre, autre fils de Georges, épousa, le 3 mai 1703, Thérèse Breuier, fille de Pierre, secrétairegreffier du marquisat de la Baume-d'Hostung, et de Thérèse de Pourret de Brunières, il teste le 10 février 1729.
{Georges), W orfèvre, fils du précédent, « se démet le 26 mars 1757 de son état de M' orfèvre et consent que le corps des maîtres orfèvres de Grenoble reçoivent en sa place celui qu'ils jugeront à propos »(!). Il avait épousé, le 10 juillet 1737, Marie-Anne Petit La Vallée, fille de Noël, ancien caissier de l'Extraordinaire des guerres, et mourut vers 1780, laissant quatre enfants; l'un d'eux, Balthazard, né le 9 février 1747, entra dans les ordres ; un autre, Georges-Noël, était procureur au Parlement.
Xtvsiit {César), M* brodeur, originaii'e de Soissons, 1021.
Auba (Pierre), comédien, 1704, et son associé Nicolas Rang, directeur au Privilège de l'Opéra, font construire un théâtre à Grenoble (2) dans le jeu de })aume, rue de l'Arsenal ,. appartenant à Françoise de Morogues , veuve de M. Alexandre de Pascal, sieur du Koni*e.
A.\xheTt (Jacques), peintre, signe en (pialilé de parrain au baptême de Jacques, fils d'Antoine Van Halder, peintre, le 11 juin 1G28 ('^).
(l) Minutes (le M*' Hèhrail, f' M'u \\
(■?) « ... Ont doniië a prix fait a Joarliini Boiiiii. maître cliarpentier, pour faire et ]);\tir un tlieatre dans le jeu de l'auime de la dame cens"" du Roure, auquel théâtre il y aura deux ouvertures pour faire deux trappes qui seront faites par le nommé Cliatron, deux gradins, un orchestre, les bancs nécessaires, deux loges de chaque coté pour la somme de 300 fivres, à condition que le théâtre soit baty et que l'on puisse jouer dimanche prtjchain, lequel théâtre demeurera en état dans ledit jeu de Paulm i pendant trois mois (20 juin 1704). (Minutes de M" Rosset, f" l'24).
(3) Reg. paroiss. St-Hugues.
Aubineau (Martin-Silvestre), M' relieur, mari de Jeanne Roliy, 1753-1762.
Aubry (Blache), dit TEspérance, natif d'Auxerre, habitant Cliambéry, passe marctié le 9 octobre 1686 avec les RR. PP. Prêcheurs de Grenoble pour « faire la balustrade du « grand autel avec tous les ornements des balustrades, pied « d'estal, degrés le tout de marbre noir, excepté le degré de « dessous qui sera de pierre de Sassenage, pour le prix « de 1700 livres (1).
Audin-Dufour {Jean), monnoyeur, 1625 (2).
Auric (Jean), « M" escripvain », 1610 (3). {Claude), W orfèvre, fils de Jean, notaire à Grenoble, et d'Andrée Durand, 1653 (4).
Auvergne {Paul), M" maçon, natif du Diois, s'établit à Grenoble vers 1634, passe marché avec François de Bonne de Créquy, lieutenant général, pour a la construction des fortifications entre le bastion du Drac et celui du moulin, 11 janvier 1640 » (5). La même année, avec son fils Pierre, il élargit « le chemin public tendant de la porte de la Perrière à celle de France, en sorte que ledit chemin aye pour le moing 18 pieds de largeur et 12 toises de long » (6).
{Pierre), fils du précédent. M" maçon, M'^géographe, bâtit, en 1645, la maison du trésorier Jacques de Valois, au pré de la Trésorerie, appelé Villevert (7). Le 5 mars 1619, en société avec Jacques Cellarier et Louis Guy, M'' maçons, ils réparent
(1) Prot. d'Aubert, f^ 463.
(2) Minutes de Duclot, P 46.
(o) Minutes de M' Froment, f' 33.
(4) Minutes de M" Dufour, f' 375.
(5) Ici.
(6) Même minutes.
(7) Minutes de Blain, f° 220.
les digues du Drac. Son testament est du 25 juin 1779 (1).
(Gonon), frère du précédent, M" maçon, 1619, épousa, en 1657, Isabeau Roux. — (Gaspard), frère des précédents, M" maçon, épousa Louise Pellissier.
Avenod (Jean), « peinctre et verrier », fut chargé, à l'arrivée à Grenoble de l'empereur Sigismond, de faire six panonceaux aux armes de l'empereur, 1115(2). Kn 1 431 il pose, sur l'ordre du trésorier Jean de La Barre, une verrière à la fenêtre de la salle basse du château de Coriiillon (3).
Avril (Gin'//ai(>nc), M" orfèvre.
(Pierre), M" tapissier, fds d'Kimemond, épousa, 17 février 1688, Virginie Pichoud.
(Charleft), frère du précédent, maître tapissier, épousa, 23 janvier 1700, Marthe Martni, fdle de Pierre Martin, M' ébéniste.
Aymard r/^ez/M-), <' M" liarcpiebu/jer », originaire de Vif, fds de Pierre, mari de Guigone Morel, loue, le 4 mars 1656, une boutique enhi rue de Bonne ([). Vint demeurer, en 1686, rue Montorge, 1.
(1) Minutes de Pans. f'S:,.
(2) Item feoerunt lioi'i sex pennonccllDS ad |)onen(linn in dicio pavalhono portato pcr villani supra douiinum iiuperatorein in quil)us pennoncelhs fecerunt i)()nore arma ipsius domini iuipiîratorispn^ quil)us solverunt Joifanno avenundi Pictoi'i IlH 'grossos (C" (le la ville de Grenoble, i Ur), f' -2!). V).
(3) Autre despense payé par ledit trésorier a Jelian Avenot, peintre et verrier demeurant à Grenoble aucjuel ledit trésorier avait marchandé de faire une verrerie toute blanelieen la fenestre de la sale basse. Ledit trésorier avoit fait faire sa (^liambre pour le prix de III llorins IIII gros, laquelle verrière il a faicte et assise bien et soulïisamment pour ce, III florins IIII gros (C" de Jean de La Barre. Archives de l'Isère).
(4) Minutes de Martel, f" 172.
Bâchasse (i)ayzV/), M*^ serrurier, pose, en 1616, a lagrand'-
portefaicte à neuf au devant la maison de M-'' de Lesdiguières à Grenoble » (ï).
Badon (Claude), architecte, entrepreneur des ouvrages du roi, 1736, fils de Claude, entrepreneur, avait épousé SébastienneGapian, dont il eut sept enfants; meurt le 22 février 1752.
(Pierre), des Couches, un de ses fils, ingénieur des ponts et chaussées à Bordeaux, 1770.
(Jean-Dominique), « entrepreneur des ouvrages publics du roi », fils de Claude, teste le 15 novembre 1767 et laisse deux enfants : Sébastienne, mariée à Jean-Baptiste Laurent, procureur au Bailliage, et François Badon Champvieux, receveur des gabelles à Bourg (2).
Bagard (Pierre), M' écrivain, fils de Barthélémy et de Marie Giraud, épousa: 1° Laurence Bonthoux, 1690; 2° le 21 janvier 1696, Jeanne Borrel. Il meurt en 1716. Son hls Marc est qualifié « M" grammairien » à Go celin, en 1715 (3). — (Paul), W écrivain, fils du précédent, originaire de Goncelin, épousa, le 29 juin 1756, en l'église de Saint-Louis, Anne Cochat.
Baillargeau (René), architecte-entrepreneur en 1697 « de la bâtisse de féglise Saint-Louis » (4 ).
Bailloud (François),W i^])ï^^\Qv , 1672, marié : 1° à Jeanne Conte; 2° à Anne Fournier; il reçoit, en 1672, de Pierre- Béatrix Piobert, 161 livres dues par « le feu seigneur de Saint-Germain, son père, pour des travaux commencés le
(1) Compte de J. Mathieu, agent de M. de Lesdiguières. Bib. de Grenoble, R. 6150.
(2) Minutes de Brun, f' 577.
(3) Minutes de Margaihan, f» 110.
(4) Minutes de Lesbros. f" 72.
14 mars 1670, consistant en une tenture de tapisserie avec un lit de deuil » ; il passe marché, le 31 décembre 1691, avec les syndics du Parlement, pour rornementation de diverses salles de la cour(l). L'année suivante et le 29 décembre 1692, il tapisse la grande salle de l'audience du Palais et s'oblige de faire a 18 grandes chaises à fauteuil, bois de noyer, garnies de drap rouge, clouées d'or, pour 250 livres » (2). Il meurt en décembre 1701. — (Jean), M" tapissier, fils du précédent, né le 25 septembre 1637.
Ba'lly (Le c/ievalîcr de), Flodoard Eléonor , comte de Bailly, peintre amateur, fils de François-Joseph , marquis de Valbonnais, et de Françoise Pourroy de l'Auberivière de Quinsonas, né à Grenoble le 14 mars 1724, fut successivement chevalier de l'ordre de Malte, capitaine ds cavalerie au régiment de Rohan en 1745, chevalier de Saint-Louis, maréchal de camp et gouverne-ir de Roma!is;il avait éjjonsé à Monlauban, le 8 mars 1708, Louise Moreton de Chabrillaii.
Il fit en 1752 le portrait de Pierre-Kmé de Marcieu, gouverneur de Valence. Sur le tableau que possède M. le comte de Marcieu, au château du Touvef, on lit: Pierre-Émé de
(1) «... De pUis.k'sdlts SLMgiicni's ont iiaillra i)rix lait à François Bailloud, marchand tapissier de Grenoble et fait i)rix avec luy pour la tapisserie (jui est au dessous des sièges de Nos Seigneurs du Parlement, au fond de la grande salle de l'audience, (jui doit estre de 34 aunes de serge de Valance bleue semé de fleurs de lis avec quatre grandes armoiries aux armes écartellées de France et de Daupliinè avec une petite bordure en forme de ruban garny de toile, plus pour un tapis de ladite serge i)our mettre au cfpur de l'église Saint-André au banc de Nos Seigneurs, de trois aunes, semé de fleurs de lis, plus pour quatre prie Dieu dans la chapelle du Palais avec les quatre carreaux. G aunes de ladite serge, plus peur un tapis au parquet de MM. les gens du roi, trois aunes de ladite serge, faisant le tout 'lO aunes valant 130 livres, et pour les façons ce que dessus, sera payé audit sieur Bailloud 28 livres 10 sols » (Minutes de M» Dou, f" 429).
(2) Minutes de Dou. f" 434.
Guiffrey de Monieynard, comte de Marcieu , gouverneur
des ville, citadelle et bourg de Valence, né le 5 janvier 1688, âgé de 65 ans. Peint par le chevalier de Bailly, 1752.
. Bailly {Antoine), W ébéniste, fils d'Humbert, NP menuisier, de la ville de Ruremonde, épousa, le 4 juillet 1730, Antoinette Achard-Picard.
{François), fils du précédent, M" menuisier, mari de Magdelaine Rivoire, veuve de Jean Gacliet, M" serrurier, 1761.
Baisslère {François), M" doreur, mari de Louise Duroclias. Teste le 29 juillet 1783, il demeurait à cette époque sur la place Grenette. — {Benoît , fils du précédent, M" sculpteur etdoreur, originaire de Lyon, épousa : 1" le 13 novembre 1771, Charlotte Simian ; 2" Françoise Termier. Meurt le 31 juillet 1838, âgé de 85 ans.
Bal {Claude), monnayeur de la monnaie de Grenoble, assiste au baptême de sa fille Magdeleine le 20 juin 1593 (1).
Ballet {Bartlielemy), M' écrivain, mari de Marguerite Charlon, meurt avant 1665 (2).
Barbey {Bernardin), M' brodeur, mari de Anne Rey, 1629, habitait en 1633 en la rue Sainte-Claire.
Barbier, famille demonnayeurs. — {Ennemond), ouvrier de la monnaie de Grenoble en 1583, laissa trois fils : Jean, baptisé le 16 août 1581; Antoine, monnayeur, mari de Marguerite Eybert; Balthazard, ouvrier de la monnaie, mari de Suzanne Durand, dont il a Charles, qui a pour parrain, le 26 décembre 1592, Jacques Trolieur, maître de la monnaie, et Gaspard.
{André), peintre, mari de Marguerite Archer, 1721.
(1) Registres paroissiaux de Saint-Laurent.
(2) Minutes de M*^Mailhet, f' 28.
Barbreau {Claude), « compagnon peintre » de la ville de Paris, habitait avec Antoine de la Halle, peintre à Grenoble; il est témoin à un acte de 1017 fl).
Bardet (Jean et André) frères, « armenriers », fils de Jean, 1598 (2).
Barnier dict Terrebasse (Pierre) éivài occupé, en 1013, aux travaux du monastère des sœurs de Sainte-Ursule en Très-Cloitres (3;. Le 25 avril 1017, il connnence, avec Jacques Salarier, la construction d'une cliapelle « hors et joignant la nef » de l'église du couvent de Jésus-Marie de la Plaine « ils fournii'ont et i)oseront nue clef i)eiKlante en!a croix d'ogives, gravée d un Jésus-Mariaentrelacé, pour le prix de 100 écus revenant a 480 livres tournois » (4). Le prix fait fut passé au nom du couvent ])ar h' U. P. Antoine de Billy, correcteiu'. Kuliu, le 1) juillet 1037, il jkissc (h's couvcutious avec Enneinond Marcliifi', doctrur eu drciit, avocat au Parlement, pour la constiuctioii d'une fontaiue à Saiut-Mui'vs (5j. — {Claude), maître marcui, éjxiusa, le 27 (tctobre 1058, Benoîte Falco ((>).
Baron, n(^m d'une famille d'orfèvres. — (Michel), M' orfèvre, fils d'Antoine Rolland, mai'chand chandelier, et de Fi'imçoise Fabri, mai'i : 1" de Laurence Pardessus; 2" de
(1) Minutes de Cliarhot, f' S3.
(2) Minutes de M° Alhrand.
(3) Minutes de M" Froment, f" 3300.
(5) <f II devra faire un triomphe et bassin de pierre de taille pour la fontaine qu'il a en sa maison de Saint-Muris, paroisse de Meylaii, mandement de Monlbonnot, suivant le dessin qui en a été fait par M' Guiilauine Le Moyne, M' architecte, et le faire et parfaire da honne et belle piciTe de taille, de celle qui se prend à la porte de France, pour le prix de 1^?0 livres » (Minutes de M'Meissenc, f° 124).
(6) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
Gasparde Serret, fille de Charles, marchand apothicaire, et de Marthe Sarrasin (15jQin 1621), teste le 27 janvier IGIO (1) ; ils laissèrent entre autres enfants: Antoinette, qui épousa, le 6 août 1632, Pierre Berard, aussi apothicaire (2); Françoise fut nriariée à Gerlat, M' orfèvre ; Marguerite mariée à Pierre Chevalier, procureur au bailliage de Graisivaudan ; Marthe, religieuse à Sainte-Ursule de Moirans (réception du 2 septembre 1646); Charles, mari de Jeanne Redellet, lille de François, procureur au Parlement, et d'Ennemonde Drevet (contrat du 13 février 1661) (3).
{Gaspard]^ M" orfèvre, fds d'Antoine Rolland et de Claudine Berger, fit son apprentissage chez son frère Michel, du 9 janvier 1612 au 17 août 1617 (4). Épousa, le 20 juillet 1614, Marguerite Pradel, fille de Louis, procureur en la Cour, et de Luce de Goutafrey ; il s'engage à fournir le 5 janvier 1641, deux chandeliers d'argent pour le couvent de la Cluze (5). Le 23 janvier du même mois, il promet de faire pour le même couvent un ciboire d'argent (6).
(1) Minutes de M^^ Dufour, f» 49.
' (2) Minutes de M° Millet, f 20.
(3) Minutes de M'' Froment, f" 19.
(4) Id., Brevet d'apprentissage, f° 503.
(5) « François Marchand , docteur en théologie, gardien du (( couvent de l'Observance de Saint-François, fondé en la ville de « la Cluze en Fausseny, a donné a priffait à Gaspard Baron, « M'' orfèvre a Grenoble, a scavoir de faire de ce jour à la Notre- (( Dame d'août prochain, deux chandelfers deglise, a la forme et (f façon que ceux qui sont dans le couvent de Sainte-Ma gdelaine « de Grenoble, iceux pesant de 10 a 11 marcs de hon argent et a « double poinson, a raison de 27 livres pour le chascunmarc et de (( GO livres pour la façon » (Minutes de Reinard, f" 18).
(6) a Ce 23"'" janvier 1641, R. P. François Marchand {vi supra) a « donné a sieur Gaspard Baron, M' orfèvre, a scavoir de faire et (.( parfaire de ce jour a la fm du prochain mois davril prochain, « ung siboire ou .custode d'argent vermeil doré pesant de « 9 à 10 marcs de ce desemblable fasse que celui qui est dans « l'église Sainte-Claire de ceste vilie, quy a esté veu présente-
Gaspard Baron mourut au mois d'août 1046, laissant six enfants. Sa fille Clauda épousa, le 28 avril 1G47, Grégoire Vallier, M" orfèvre. — {Reymcnd), M" orfèvre, fils du précédent, baptisé le 21 novembre 1632, mari de Guigonne Merlet (4 décembre 1660), loue, en 1663, unebouticpie dans la maison du Four dit Breuil, il change de domicile en 1666 et va habiter la rue du Grand-Puits. Son teslamentdul"" octobre 1682 nous donne les noms de ses enfants: Éléonor, mariée au sieur David, huissier en la (^our; Jeanne, fennne du sieur Boullier, marchand ; Fi'ançois, ai)prenti confiseur; .Tean- Louis, apprenti orfèvre; Claudine épousa, le 28 mai 1614, Jean Bouloud, avocat au Parlement; Henri, confiseur; Claudine, épouse d'Étienne Lesueur-Beauregard, M* barbier; enfin, Françoise, mai-iée à hjiiieiiioiid Hoche, M° orfèvre (IJ).
Barrai {Jean), toui'iieui', natif de Pai-is, 1671 (2).
Barrallon (Jrroi), maiti'C lonrneui', (''})(»usa Marie Piichctoile, il hal)itait, en l(if>l, hi rnc ncnvc de lionne, cl vivait encore en 1673.
Barrière ( A ntoi/ir), i)einlr(\ mari de Callicrine CcndiTuM',
Barroyl ( F)'anrois), a M' t^S('i-ii)vain », natif de Voiron, mari d'Antoinette d'Allières; il signale aux consuls de la villele préjudice (]ue lui cîuise lesécr vains de i)assage (1605;,
« ment par knlit sieur Baron, de ce a raison de 27 livres le marc
« pour l'argent et pour la fasson '.)0 livres, et pour la doreur
(( livres mesme suivant et à la forme du dessain et peinture ou
« crayons sur papier. Fait au couvent de Sainte-Claire, en pré-
« sence de Michel Martin, confesseur des Dames de Sainte
ft Claire » (Minutes de M'' Keinard, f" 15).
(1) Minutes d'Aubert, f" 1G3, et Registres paroissiaux de aint- Hugues.
(2) Minutes de M'' Souclion, f* 375.
il demande qu'on aménage dans le collège une salle spéciale pour renseignement de récriture et de rarillimélicpie, de façon à ce c|ue les élèves puissent prendi'e une heure de leçon le matin et autant le soir (26 janvier 1607; (]). Son testament est du 30 mai 1616; il meurt quelques jovu-s après, laissant: Pierre, Philibert, Françoise, mariée, 21 mai 1615, à Antoine Dufour, procureur au Parlement; Espérance, Louise fpremière du nom); Clauda, mariée, le 24 avril 1615, à Jules Motet, de Eeaurepaire, et Louise, qui épouse, le 16 février 1621, Claude Bernard, de Romans, procureur au Parlement (2).
Earthelcn {MaiJiieii), orfèvre, originaire de Briançon, fils de Jean et de Cl^iUierine Biais, épousa, le 6 juin 1748, Marie-Ursule Fayole, fdle de Claude, marchand gantier, et de Marguerite Guerin.
Bastard (Germain), a tailleur de pierres, d'Orléans, travaillant à Grenoble », est témoin à un acte passé chez W Dufour en 1636.
f Batz {Louis de), W organiste des églises cathédrale et collégiale de Grenoble, 1716-1738(3).
Baulme {Guignes), W orfèvre, natif de Grenoble, fils de Benoit, apprend son métier d'orfèvre chez Georges Astezan, 1658; il teste le 10 février 1664 a étant sur le point de paiiir pour Paris pour travailler de sa profession dorphevre » (4).
{Hugues), M" sculpteur, fils de Pierre Baulme, charpentier, et de Philiberte Grione, avait appris « l'art et mestier » de sculpteur et doreur chez Nicolas Chapuis, sculpteur, pendant l'espace de cinq ans (1677-1681) pour ]e prix 'de 75 li-
(1) Registres consulaires, 1605, BB. 69, et 1607. BB. 73.
(2) Registres paroissiaux de Saint-Hugues. (3; Minutes de M^' Marchand.
(4) Minutes de M" Meissenc, f ,30.
vres et une pistole d or. Épouse Marguerite Clialvin. Meurt vers 1712.
Bazin dit Latour {Antoine), « maistre joyeur d'instruments », mari d'Isabeau Guillioud, 1G27. Il apprend, en 1637, à Barthélémy Vallier à jouer du violon (1).
Beague {Pierre-Joseph), M' menuisier, originaire de Lille, fds de Pierre-Joseph, arpenteur juré de la ville de Lille, et de Marie Ratel ; épousa, le 1 juin 1775, Marguerite Mausan, il habitait à cette épocpie en la rue Neuve (2).
Beaujeu (Jacques de), maître d'œuvres, en 1398. Le 6 juillet de cette année il visite le château de Quirieu et y ordonne des réparations (3j.
Beaulieu {Alexandre), M' vitrier, '[C^^^. — (Jean), peutêtre lils du précédent, mari de Marie Clapier, (François), dit Rossin, M* vitrier, mari de Claire Oriol, meurt le 21 mars 17G1, âgé de 38 ans. —(François R(jstain(/), M' vitrier, mari de Dorothée Silvestre, 1782.
Beaupère (Jean), « ai-lillicr », iv])are les armes du cliàteau de Cornillon, ])i'ès (Ircuolile, 13 iiovcndji'e 1131 (4j.
(1) Minutes do M- Ik'vol, f» 325.
(2) Minutes de M« d'Acearier, f» 198.
(3) Comptes de Clidtellenies, Quh'ieu (Archives de l'Isère).
i'i) Le 13* jour de novendjre Tan mil ccccxxxiiii, fut présent Jehan Beau-pere, artillier, lequel aflirnia par serement avoir este longue espace de temps au cliaslel de Cornillon, pour iilee avoir visité rarlillerie qui y est pour la provision et garnison dicellui et aussi avoir empané ix"'. de trait (jui autrefois avoit esté empané de plumes (pii estoient toutes usées, mangers dar-
tuysons pour lequel ouvrage faire il avoit marchande a sire
Jehan de la Barre, trésorier du Dauliiliiné, a 12 llorins courans pour mille qui est pour ix", 1 llorin pour ung chaperon ainsi pour tout, monte ledit ouvrage xix flor., lesquelz il confesse avoir receus dudit trésorier ou de noble Guiot Prunelle, cliastelain dudit lieu de Cornillon (Comptes de lachàtelleniede Cornillon, Arcliives de l'Isère).
Beauregard, a feseur de feux d'artifUces de M*^" le connestable de Lesdiguières 11 lui est payé, le 4 juin 1G2G, la somme de 261 livres 16 sous a pour payement de la fourniniture de poudre et autres choses quil a fourny pour les feux d'artiffices » (1).
Beauthier (Jean-Ba^Aisie), luthier, notable de Grenoble,
Beins {Jean de), ingénieur et géographe du roi, sergent de bataille en ses armées de Daupliiné, servit sous la conduite du connétable de Lesdiguières, qui le fit anoblir et lui donna un certificat des plus élogieux dans lequel il nous apprend que « en toutes les occasions qui se sont présentées esdites années, il a rendu tesmoignage sulïizant de sa valleur et industrye et mesmes en l'art de fortifier les places et faire toutes sortes de plans et cartes, tant générales que particulières pour bien loger et deffandre une armée » (5 juillet 1611) (2). — 11 est l'auteur des dessins des exploits de guerre du duc de Lesdiguières qui furent peints par Antoine Schanart dans la galerie du château de Vizille (3); il avait épousé: 1° Claudine de Gilliers; 2° le 5 juin 1637, Renée Bally, dont il eut plusieurs enfants.
Bellenger (André), W orfèvre, est présent en 1623 à un acte par lequel Claude Brosse, sieur de Seresin, résidant à Vienne, « confesse devoir rendre d"ici a un an à Pierre André Marnais la somme de 1480 livres tournois pour le prix de marchandises a lui livrées » (4).
(1) Comptes de IVP' de Lesdiginères, î" 57, n° 124.
(2) Généalogies et armoiries davphinoises, par E. Maignicn, p. 175.
(3) Voye.:: Antoine Schanart.
(4) Minutes de M*^ Froment, i'° G8.
Bellet (André), peintre, mari d'Eve Rivail, était déjà mort lors du baptême de sa fille Jeanne, le 6 mars 1646 (1). — (Jacques), peintre en miniature, mari d'Anne Meraou, 1766(2).
Bellier (Gabriel), orfèvre, loue une boutique le 4 septembre 1517 « in pede Poniis Ysare », qui élait tenue auparavant par Jean Farbot (3), en 1521 et le 24 mai, il signe au testament de Pierre Bret, escoiïierfl). — (Tliomas), orfèvre, 1582 (5). — (Jean), orfèvre, habitait en rue Revenderie, 1539. — (André), « M" a danser », fils d'André, mari d'Anne-Magdeleine Dufaure, assiste au baptême de sa fille Anne-Justine le 18 mars 1744 (6).
Bello (Pierre), M" sculpteur, fds de François, épousa, le 29 décembre 1743, Marguei ite Vieux.
Belluard r.l/e.)'/.s'). dessinateur à rai iiiée (rilalie, mari de Sébastieniie Dm-aud, 1745.
Bembille (I.e sieur de)^ peintre; il lui fut payé, le7décembre 1(>78, un nuuidat de 22 livres poui- « G tableaux et médailles qu'il a fait i)our le feu d'artifice sur les indications du sieur Chorier, avocat », pour la naissance de J.-F. de Paule deCréqui de Boinie, comte de Saiill (7;.
Benevant (Christophe) , M' arquebusier, originaire de Saint-Klienne, 1655.
Beney (Jean), maîlre ouvrier en la inoiniaie de Grenoble, de 1530 à 151i^, nuu'i de Jeaime Boui'ièi-e.
(1) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
(2) Idem, idem .
(S) Minutes de Bonet, f^ 143.
(4) Minutes de M" Bonet, 213.
(5) Minutes de M'Saurel, f° 143.
(6) Registres' paroissiaux de Saint-Hugues.
(7) Inventaire des archives de la ville, p. iftl, col. 1.
Bénigne {Le sieur), peintre, il lui est payé 58 livres pour (( la paincture qu'il a fait dans la maison de M^'' Desdiguières a Grenoble », 12 mars 1630 (1).
Benjamin, vo^QZ Bignolle.
Benoît {Jean), peintre, originaire de Romans, signe un acte de 1589 des initiales B. I. (2). — (Denis), peintre vitrier, peut-être père du précédent, mari de Gasparde Angelin, dont il a sept enfants, sa fille ainée, Pernette, baptisée en 1592, épousa, en 1620, Itier Richard, commis en la chancellerie, il meurt avant 1620. Il fut l'un des peintres chargés de la façon des écussons, armoiries, tableaux, arcs de triomphe pour l'entrée de Lesdiguières à Grenoble, 12 novembre 1598 (3). — A huit ans de là, le 21 mai 1606, il fournit et place les vitraux de la chapelle du château Desdiguières (4). — Le 17 mai 160611 se charge envers Phihppe de Gilliers, M' d'hôtel de M*^"" le duc de Lesdiguières, « de faire et parfaire bien et deubement toutes et chacunes les vitres des fenestres de la gallerie du chasteau de mondict seigneur à Vizille,eile tiré de bon verre et de la façon que mondit seigneur luy a baillé modèle pour le prix de neuf liards pour chacune paire
(1) Comptes du duc de Lesdiguières^ Bibliothèque de Grenoble, R. 6150.
(2) Minutes de M" Albrand, fM48.
(3) Archives municipales, BB. 55. ,
(4) (S Le 24 mai 1606, M^^ Deny Benoist, vitrier, habitant à Grèce noble, confesser avoir heu et receu de sieur Pierre Bonnard, « agent aux affaires de M-' Des Déguyeres, la somme de 51 « liv. 17 solz pour rentier et parfait payement delll livres 17 sols « a qu ly se montent 870 panot de vitres qu'il a posé et forny aux « fenestres de la cliapelle du chasteau Desdeguyeres, comprises V 82 vitres, mys et racomoder les vitres du chasteau a raison de « 2 solz 3 deniers le panot et pour sept escussons qu'il a fait aus- « dictes vitres ou sont les armoyries de monseigneur et de madame « Desdeguyeres et celle du seigneur de Créquy, a raison de 40 sols « pour chaque escusson » (Minutes de M° Albrand, f" 137).
vitre » (1). — Le 10 juin 1G98, il place les vitres de la grande salle de l'arsenal de la ville de Grenoble (2). Le 22 mars 1610 on lui paie un mandat de 153 livres pour les peintures et armoiries qu'il a faites lors de l'entrée de M. de Lesdiguières (3).
La même année et le 19 janvier 10 U, il demande le paiement des armoiries par lui faites pour les obsèques de l'évêque de Grenoble, du secrétaire Surville et du feu roi Henri IV U).
Il fait encore pour la ville, en mars 1014, « des armoiries » et reçoit pour son travail 10 livres 8 sols.
Le 7 août 1615 il lui est payé un mandat de 5 livres pour les armoiries qu'il peiicnit sur carton tloré et ar^^enté, à l'occasion des funérailles de M' André Chaboud, pi'ocureur (5).
En 1017 il lui est remis, par l'agent de M. de Lesdiguières, la somme de 208 livres 8 sols « pour payement des vitres et peintures qu'il avait faites dans la maison de Monseigneur à Grenoble » fOj.
Enfin, sa veuve Gasparde Angolin reçoit, le 22 août 16?3, 338 livres 12 sols 0 deniers « pour le })ayement de plusieurs
(l) Minutes de M' Aibrami, f' l-2'2.
('2) « L'an IGOS et le Kl"" jour (le janvier Denis liLMioil, i)cintrL', se charge envers r.ol)le André de Perinet, sieur deCliateauvieux. lieutenant de M. le duc de Sully, grand M* (l(^ l'artillerie de France, présent stipulant scavoir est de faire et parfaire liien et deuhcment a dite des maîtres et experts les vitres des dix croisées que lelit sieur fait faire en la grande salle de l arsenal do cesle ville à la façon de la Reyne et avec les armoiries moitié du Koy moitié do mondit seig'leduc di Sully. le tout rendu fait et parfait... entre cy et le 15"" jour de mars prochain pour et moyennant le prix lesdites vitres a deux sols six deniers le pan a cinq pouces du Roy et chacun des escussons a cinquante sols o fMinutesde M" Froment, f" 25.\
(3) Archives nuinicipales, BB. 77.
(4) Ari'hives municipales, BB. 81.
(5) Archives municipales, BB. 82.
(6) Comptes de Lesdiguières, f" 50. v.
besongnes faicte par feu Denys Benoit en plusieurs endroits du chasteau de Monseigneur a Vizille » (1).
Benoit (Jea)i), « M" brodeur ». Sa signature ou plutôt son monogramme existe au bas d'un acte de février 1602. Il se compose des deux lettres I— B. (Registres paroissiaux de Saint-Hugues). — (Abel), M' orfèvre. En 1657, étant malade et ne pouvant travailler de sa profession, remet « en son droit et lieu et place de mestrise en l'art d'orphebvre sieur Claude de Naves, orfèvre, ci présent acceptant consentant qu'il se fasse recepvoir maitre en son lieu et place audit art d'orpliebvrerie » (2). — {Alexandre), frère du précédent, orfèvre, « tenant le poinson de Ypolitte Durand, veuve de Pierre Penon, vivant orfèvre » (10 octobre 1663) (3).
Berard {Antoine), a orphevre », 1699, mari de Monde Tounière (4). — (Noël), « M" torneur », originaire de Sassenage, mari de Marie Giroud ; laisse un fils nommé Barthélémy, et teste le 26 février 1738 (5).
Berard (Noël), M" tourneur, mari d'Emérantiane Morin,
Berchet (Jacques),M' de musique, musicien de l'académie deGrenoble,mari de Marie-Catherine de La Gillière, 1755 (6).
Berenger (François), organiste du chapitre Notre-Dame de Grenoble, 1541 (7j. Il est qualifié, en 1563, de « prêtre et organiste de Saint-André », dans une délibération du conseil
(1) Comptes de Lesdiguïères, 1623, f° 25.
(2) Minutes de M« Mailhet, f° 81.
(3) Minutes de M^ Mailhet, P 313.
(4) Minutes de M" Albrand, f° 86.
(5) Minutes de M" Hebrail, f° 72.
(6) Registres paroissiaux de Saint-Hugues, 3.
(7) Minutes de M^ Pascal, f 46.
de la ville, par lacfiielle une aumône lui est accordée parce qu'il est « en grande pauvreté et nécessité n'ayant pas de quoi vivre ^) (1).
Berger M" tourneur, originaire de Lyon, mari de
Claudine Durand, 1683 ; meurt le G mars 1704, âgé de GO ans.
{JoHeph-Antoin9^ (2), musicien, organiste, compositeur habile, né en 1710, lils de Pierre Berger, huissier au Parlement, était le frère de Susnuue Berger, mariée à Louis Millerand, M" orfèvre, de Louis, curé deSaint-Jean de Vaux, et de Pierre, huissier en la Chambre des Comptes. Il fut pendant longtemps organiste de l'église Notre-Dame de Grenoble et fit la plus étoiuKuite et la ])lus siugulière des dc'couvertes po u' perfectionner les épinettes de Kukers : « il iuveuta uu mécanisiue fort siuq^le ([ui faisait rendre à l'épinette non seuleiueut le jeu du luth, celui de la iiai'pe, le jiifnio, le fovie, nuus encore le crrsne)}flo^ cfTet (;ui, jUS(|u"alors, avait été regardé comme impossible à li-ouvci-, et MM. df rAciidémie des sciences lui ont domu' des certificats, avi'c hraucouj) d'éloges, dans le mois d'août 17G5 « C^). Le plau di' l'épinette du P. Marin Mersennc lui avait donné l'idée d'ajouter un clavi(M' à une liai-i)e oi-diuaiiv, et de faire ainsi im instrument nouvau, i)lus étendu (jue l'épinette et en mêinr ttMn])s plus harmonieux. De là au piano il n'y av;iit ((u'un |)as, et sans doute Berger l'aurait frain-lii; mais il n'en eut pis le temps, le premi-^r insti-uncMit d'^ c» genre (pfil entrepi-it de construii-(^ était destiné à M. de La Heynièi-e, fermier général, et il emi)loyait ;i ce ti'avail mi nomint' l''u(|ue, onvriei* allemand; lorsque la harpe à clavier fut presque terminée, Fuque disparut tout d'un coup, emportant en All'Muagne la
(1) Registre des délibérations de l'Hôtel <le Ville, année l.")03. (•2) M.Pilot, Notice <i}ir la Cathvdrale, et l'abljé la J.-C. Martin. Hist . (le Ixsdifjuicres, p. 179, l'appellent à tort Jean-Antoine.
(3) Encydopcdic méthodique. — Armes, Instruments.
mécanique et les plans de son maître. Il avait épousé Marie- Anne Tliugnet, dont il eut plusieurs enfants, et mourut à Grenoble le 14 mai 1777 (1). — (Louis), fils du précédent, né le 29 avril 1748, organiste de la collégiale de Saint- André, 1765. — (Antoine), organiste, 1798.
Bergier (Abraham), « liorologier », protestant, originaire de Lyon, habitait Grenoble en 1597, loue une boutique en 1600, au banc de Mal Conseil, et habitait, en 1616, la montée du Pont-de-Bois, demande la charge dliorloger de la ville, vacante par le décès de M" Laurent Grégoire, 30 novembre 1611 (2), fait de petits portraits de M^^ de Lesdiguières en 1615 (3).
(Pierre), « liorologier », peut-être frère du précédent; habitait, en 1603, la rue du Palais, mari de Lucresse Basty. Meurt avant 1612 (4).
(Pierre), « armurier et orlogier du Roy », fils du précédent, promet de livrer à Claude Pariset, M' horloger de Dijon, « une montre d'horologe » (5). Il fait venir de Monté
(1) Registres paroissiaux de Saint Hugues.
(2) Registres consulaires, BB. 78.
(3j « A M' Abraham Bergier, orlogier de Grenoble, la somme de 21 livres pour payement de petits pourtraictz qu'il a faictz de Monseigneur >•> (Quittance du dernier mai 1615). On connaissait quatre exemplaires de ces petits bijoux ; c'étaient de très minces empreintes sur feuilles d'or et d'argent, pouvant servir de chatons à une baguo, représentant la tête de Lesdiguières tournée à gauche, avec une fraise autour du cou. Ils appartenaient à la Bibliothèque de Grenoble et ont été volés en 1882.
(4) Minutes de M" Froment, f° 220.
(5) a Le 7 decemlu'e 1G33 Pierre Bergier, M" liorloger de Grenoble, a promis de faire une monstre d'horloge de la contenance estandue dans une petite boitte d'assier dans laquelle il y a une montre d'horologe ou mouvement garny de sa monstre d'or esmailhéde blanc, avec les lettres eysmalié de noir » (Minutes de M'' Millet, f° 240).
limar, en 1636, Pierre Chabriens, M* menuisier, pour travailler au montage des pistolets « qu'il a entrepris faire pour le Roy et lui donne pour chacune paire de pistollets montés lasomme de2 livres et lui promet le loger et nourrir » (1). Sa signature, tout enjolivée, figure au bas d'un acte de 16-tl. Demmin, dans son Guide de Vamaieur d'armer, p. 596, nous apprend que Pierre Berier (lisez Bergier), horloger, ingénieur et armurierà Grenoble, est auteur d'un système particulier de platine de pistolet à double feu, que l'on voit au musée d'artillerie à Paris. — (/e^^O» « ^I* orlogier », hal)itait notre ville en 1618-1669 (2).
Bermond (Jean), M" fijiideur, demeurant rue Chenoise en 1653.
Bernard (T/io)nas), M* l)rod(Mn-, originaire de Paris, 1637.
Bernard 'G ff i i/au ,/tr) (^), M* sculi)teui', liis de Pierre et de Bartht'leniy Bregiie, épouse, le 4 novembre 1689, Marie Berthet, fille de Claude, M* sculpteur, et d'Anne Jacquiii. Il grave, pour la somme de 182 livres, sur marl)re et albâtre, en lettres d'or, une iiij^criplion ((ui rappelle les bienfaits du cardinal Le Camus, 13 juin 170(). Il travaille aux sculptures de la faracle du ctillrge des jésuites, telles que les chapiteaux, les ornements de la porte, les six statues en molasse peinte qui existaient dans les niches latérales ; il exécute aussi quelques ornementations dans le clKi'ur de l'église. Il est chargé, avec Jacques Boufi"ard, Claude Berlet et Jean Reynaud « des ouvrages de la construction de la Chambre des Comptes de Dauphiné en 1704, 1705 et 1706 (4).
(Claude), M* architecte, 1763. — ( François), M' architecte.
(1) Minutes de M* Blanc, 1^ 832.
(2) Minutes de M* Mailhet, T 152.
(3) Père du poète Gentil-Bernard.
(4) Minutes de M" Jou))ert, f° 73.
1782, veuf de Jeanne Arnaud, épousa, le 22 janvier 1782, Jeanne-Marie Dumas, fille de Joseph, entrepreneur, adjudicataire des travaux des fortifications delà Bastille, sur la montagne du Mont-Rachais (12 juillet 1792). — {Henri), sculpteur-marbrier, meurt le 8 février 1833. — (Jean), M' maçon, mari de Marie Vagnat, 1760.
Bernard-Baret (Servin), « jouyeur d'instruments », 1625, était fils d'Ennemond Bernard-Baret et de Guigonne Pynet. Il épousa Claire Vial, fille à Claude, « joyeur d'instruments », 21 mars 1630(1).' Dans son testament du 29 juillet 1669 il se qualifie de (.r concinateur de la porte de France » (2). — {Jérôme), fils du précédent, « maistre joieur d'instruments », épousa, le 20 septembre 1667, Anne Cucliet, fille à feu Israël, de Voreppe(3). — {André), petit-fils de Servin et fils d'Antoine et de Jeanne de Saint-Ours, « mestre de dances » en 1731. — {Pierre), M* architecte, habitait la montée du Pont-de-Bois en 1781.
Bernavon (i^en7^^), peintre, habitant à Romans, est chargé, par Joachim de Mistral, conseiller au Parlement, agissant au nom de Marie-Diane de Ponnat, veuve de Jean-Baptiste Mistral, seigneur de Châtelard, conseiller au Parlement, sa mère, de faire « une litre noire avec les armoiries dudit feu seigneur son père, avec la couronne de marquis et des supports de sauvages, lesdites armoiries espacées d'une toise l'une de l'autre sur ladite litre et ce à la chacune des églises de Montmirail et de Crespol,. du bourg de Saint-Michel, etc., et ce moyennant le prix de 7 sols pour chacune des armoiries qui lui seront payées a proporsion d'œuvre », 10 novembre 1687 (4;.
(1) Minutes de M^^ Duclot.
(2) Minutes de M° Mailliet, f° 58.
(3) Minutes de M" Duclot, f" 266.
(4) Minutes de M'' Toscan, notaire à Gfrenoble, 1687.
Bernier (JeanBaptiste}, M" fourbisseur, mari de Louise Livache, 1689-1692.
Berruer f /m/?), orfèvre, reçoit en 1513, de noble Philibert Pellissier, de la paroisse de la Garde en Oisans, deux marcs d'argent fin pour fabriquer un calice (1).
Bertet, nom d'une famille de sculpteurs de Grenoble.
(Claude), M" sculpteur et doreur, épousa, en 1671, Anne Jacquin, de laquelle il eut neuf enfants. Une de ses filles, Marie, épousa Guillaume Bernard, sculpteur; il lial)itait la rue Neuve. En 1679 il sculpte deux statues de la Vierge destinées à l'ornementation des portes de l'hôpital (2). Le 6 septembre 1680, l'abbé de Lescot, prieur de Saint-Laurent, lui donne à faire, dans la maison dn prieuré « une alcove avec quatre pilastres cannelés, audevant d'ici'lni une porte, de chaque coté et audessus d'icelle une corniche et un cadre rond, et audedans dndit alcove deux pilastres a costé d'un grand cadre pour y jnettre un tableafi » ('^). On lui voit faire, en décembre 1682, un retaljh^ du pi'ixde 800 livres, ])()nr hi congrégation des bourgeois et ai'tisans de Grenoble, sous le
(1) Minutes de-M^Borel. f 44^?.
(2) Le 21 janvier lOT'.), nobk' Arllms l'ourrcn-, M° ordinaire en la Clianibre des Comptes, c a donnr a prix fait à Claude Bertet, M" sculpteur, aseavoir de faire bien et deubenient deux ligures en pierre blanrlie de Saint-Quentin (;ui représenteront la Sainte- Vierge tenant le petit Jésus entre ses bras de la hauteur convenable aux niches la ou elles doibvent estre possées à la porte d'entrée du grand liospital des hommes de ceste ville et Tautre à celle de Thospital des femmes de ceste ditte ville. La pierre desquelles figures sera fournie en ceste ville par ledit seigneur de Guillemières audit sieur Bertet, lequel y travaillera incessamment ladite pierre reçue pour avoir le tout fait parfait et posé dans 5 moys a près ladite réception moyennant le prix et somme convenu de 22 plstolles d'or le unze livres pièce, payables lors que la besongne sera faict » (Minutes de M" Lavorel, f" 2G).
(3) Minutes de M« Faure, f° 157.
vocable de Notre-Dame de TAssomption, dans Téglise des jésuites de Grenoble (1). Il fournit, en 1685, un tabernacle
(1) (( Au nom de Dieu soit et a tous notoire que le 13"" octol)re après midy 1699 pardevant moy Claude Aubert, notaire àGrenol)lc, ont été présents sieur Antoine Mondon preffect de la congrégation des bourgeois et artizans de cette ville soubz le vocable de TAssumption Notre-Dame, messire Ennemond Dumolard chanoine procureur en la cour adcistantz sieur Pierre Gerlat et Jacques Marion anciens preffectz dicelle dune part, et sieur Claude Bertet, M' sculteur de ceste ville dautre, clizant que ladite congrégation et celle des escoliers soubz le vocable de la Conception ont fait leurs exercices de devoction dans une mesme chapelle jusqu'en Tannée 1693 quil auroitpleu aux Révérends Pérès jésuites leurs directeurs d'assigner ausdits escoliers une chapelle particulière au dessoubz la susdite ; et comme lesdites deux congrégations avaient fait beaucoup des despances pour l'ornementation et décoration de ladite chapelle commune, entr'autres un rectable ensuite de prixfait du 21 décembre 1682 au prix de 800 livres qu'y auroit esté augmenté et pausé des ballustrages et autres ouvrages de cent livres, le tout payé conjoinctement audit sieur Bertet prix facteur. Il intervint acte entre lesdites deux congrégations le 22 janvier 1693 portant quelles demeureront a perpétuité séparées et que ladite congrégation de l'Assomption rembourseroit come elle a fait a celle de la Conception les 450 livres fournies pour la moitié dudit restable et ouvrage, ensemble les autres somunes qu'ils pourroient prétendre, et ayant lesdit confrérie de l'Assumption désiré d'orner leur chapelle et pour cela faire dorer ledit retable, il cy seroit présenter quelque dificulté sur ce que ledit vieux, rectable ne devoit assortir a ladite despance, sur ce quoy ledit sieur Bertet auroit offert de faire un autre restable de l'ordre composite compozé de quatre collonnes taillées a feuilles de vigne avec deux niches deux figures pour y mettre, l'une représentant saint Pierre l'autre saint Jean l'evangeliste, deux anges soubztenant une grande couronne, plus de faire un tabernacle a trois degrés, une niche avec ses deux ailles avec deux consoles a coustéet aux dessus lesdites ailles deux groupes de musiciens plus une image de Notre-Dame dans la niche, et les dorer, ayant aussy assurer de faire imputtation de 600 livres pour valeur de l'ancien retable, ce que ledit sieur Bertet auroit exécuté, en sorte qu'il n'a resté qu'a régler le prix de tous lesdits ouvrages, et. fournitures, lesquels ayant esté examiné et vérifiés par gens en cognoissantz, le tout en présence desdites parties et encore du R. P. Ignace Roîin leur directeur, a été réglé
pour Tégiise de Saint-Maiirice-du-Laris, diocèse de Valence (J). Il sculpte, en juin 168G, les fonts baptismaux de
a la somme de 1,900 livres sur laquelle a esté distrait celle de 600 livres pour valeur de Pancien retable quy est baillé eu payement audit sieur Bertet, plus a esté distrait 750 livres cy devant payées audit sieur Bertet sur ledit prix faisant lesdites deux sommes celle de 1350 livres, par tant lui reste deu 550 livres, huiuelle somme de 550 livres sera payée par ladite congrégation audit sieur Bertet a requête moyennant quoy ladite congrégation demeurera entièrement acquitte de tous les ouvrages et fournitures que ledit sieur Bertet a fait pour elle. Fait et publie audit Grenoble dans mon estude, présents Nicolas Pascal praticien à ladite ville et Hugues Poulie habitant à icelle, tesmoins requis et signes avec lesdites parties etR. P. François Ignace Rolin, leur directeur.
François Ignace Rolin, jésuite ; A. Mondon, Dumolard, ossi.^td'/ifs ; Pkychkram), V. Bkrtkt, P. Geri.at, Mariox. Thkysser, Pascal. PorLLK. Arm-iRT. (Minutes de M*^ Aul)ert, f' .'17).
(1) « Le 13 mars 1085 Antoine Dufour, seigneur, de la Repara, (( prieur de la Magdelaine a Ijaillé a prixi'ait à Claude Bertet osculp- « teur et doreur de (iivnoble à faire un tabernacle pour l'église « paroissiale Saint Maurice-du-Laris diocèse de Valence, com- « posé de 3 degrés, Tun du 'i pouces d'hauteur, et les 2 autres de « 5 pieds le chacun, au milieu du d(nible degré sera une quaisse « pour fermer le ciboire et a coté de ladite caisse il y aura deux «t séraphins à la porte, un calice entouré de nuages, lesdits 0 3 degrés garnis en esculture et doreur, audessus de laquelle « caisse sera le corps du tabernacle ii la porte duquel sera un « ecce homo et a costé dudit corps il y aura 2 aisles, i'i l'une des- « quelles il y aura un saint Maurice et à l'autre un saint Michel et (( deux consoles, a costé desdites aisles et audessus dudit corps « deux anges à genoux qui découvrent un rideau la ou l'on expose (' le Saint- Sacrement. Dans lequel rideau qui fait sa niche il y « aura une nostre Dame, portant son enfant Jésus audessus (( duquel rideau sera le dosme avec sa couronne et sur le dosme « une boule avec une resurection ; plus 6 chandeliers, avec un cru- « cifix, pour le prix de 250 livres » (Minutes de M' Charbot, f G2). '
l'église Saint-Hugues (1). Il est l'auteur d'un buste du roi Louis XIV, en marbre blanc de Gênes, commandé par Philippe de Galles, premier consul, qui l'offrit à la ville de Grenoble en 1686. Il fut placé au-dessus de la porte d'entrée de la maison commune, située sur la place du Breuil (aujourd'hui place Grenette), le 25 septembre 1686. Ce buste a dû exister jusqu'en 1719, époque où la ville acheta un nouvel hôtel. Le 21 novembre 1686, il reçoit de Claude Gagnon, secrétaire général du cardinal Le Camus, 104 livres pour le paiement d'un tabernacle. ordonné par le cardinal pour l'église de Quincieux : « icelui tabernacle complet de toutes ses pièces, ornements, figures, de Notre-Dame de l'Assomption, deux anges soutenant la couronne, celle de saint Sébastien, les chandelliers argentés, crucifix et résurrection » (2;. Le 24 juin 1696 il reçoit 205 livres des mains de Jean-Guy Basset, premier président au bureau des finances, président du Sénat de Savoie, « pour le tabernacle qu'il a fait en l'église paroisce siale que Sa Majesté a fait construire hors la porte de (( Bonne » (3).
(Antoine), M' sculpteur, fils du précédent, 1673-1709. — (François), sculpteur, fils de Claude, né le 24 avril 1686,
(1) « Le 12 juin 1686, François de la Croix-Chevrières et N. Jacques-Henri de Revel du Peron, comme marguilliers de la paroisse de Saint-Jean et Saint-Hugues « ont baillé à prixfait à Claude Bertet, M° sculpteur et doreur, a scavoir de faire l'ornement proposé estre fait sur les fonts baptismaux de ladite paroisse, suivant le dessin qui est au pouvoir dudit Berthet, icelluy composé de deux termes qui soutiennent avecq leurs testes une corniche ceintrée audessus de laquelle il y aura une grande couronne impériale soustenue par quatre enfants audessus de laquelle il y aura un saint esprit, dans le milieu desquels termes il y aura un placard en dera duquel sera saint Jean représentant comme s'il baptisoit les enfants » (Minutes de M" Sirand, f° 141).
(2) Minutes de M'^ Jaccard, f" 66.
(3) Minutes de M" Don, f" 230.
épousa, le 23 avril 1709, Mai'giierite Clieminade, fille de Pierre, W Cartier, dont il eut deux fils. Le 7 avril 1712, il reconnaît devoir à Ennemond Giroud, gantier, la somme de 100 livres dont il avait besoin pour Tachât de dorures et autres objets destinés « au parachèvement du tabernacle qu'il fait pour Tevèque de Gap et qu'il doit rendre à Gap entre cy et la fête de Pentecôte prochain )> (1\
(Jean-Claude), M" doreur, fils du précédent, épousa : 1° Françoise Blanc; 2° Louise Meunier (22 mai 1765); meurt le 2 juin 1776, à Tàge de 55 ans.
(CJiarles), M' sculpteur, mari de Catherine Revol (2 juillet 1765); meurt le 3 janvier 1788, àTâge de 51 ans (2).
{François), W sculpteur, mari de Claudine Didier, meurt le 2 octobre 1709, à l'âge de 50 ans. — {Ennemond}, M" sculpteur, originaire de Bernin, fds de François, épousa, le 18 juin 1696, Catherine Reynier, native de Lyon, fille de feu Gabriel Reynier, M" sculpteur. — {Claude), W doreur, frère du précédent, 1696-171L
Berthaud {Josserand), M" foiu'bisseur, armurier, 1579- 1587. Habitait sur la paroisse de Saint-Hugues.
{Scipion), (( armeurier et monoyeur delà monnaie de Grenoble », fds du précédent, reconnaît devoir, le 30 juin 1597, 30 écus à Jehan Troilheur, changeur de notre ville (3), épousa, le 29 juillet 1598, Claudine de LaBalme, fdle de noble Hippolyte de La Balme (4).
{Jacques), M' armurier, 1590.
(Lo?a'.s*), M" fourbisseur. A sa mort, arrivée en 1660, ses nièces et héritières testamentaires : Ennemonde,Berthaude et
(1) Minutes de M" Thevenin.. f° Tih.
(2) Registres paroissiaux de Saint-Louis.
(3) Minutes de M" Albrand, f° 22.
(4) Minutes de M"= Cliarbot, f" 256.
Magdelaine Marchand, firent dresser Tinventaire des objets qui se trouvaient dans la boutique qu'il tenait en louage du seigneur de Châbons, en la rue Porte-Traîne (1).
(1) « Sommaire inventaire de la marchandise, menbles, etc., qui ont été deslaissé par feu lionneste Louis Bertaud, M' fourbisseur, ce 19 octobre 1660 :
14 douzaines de fourreaux d'espée, estimées 9 livres 9 sols. 4 autres douzaines id., ici. 2 livres 14 sols.
9 douzaines autres fourreaux d'espée, avec la toille de Savoye, 7 livres 10 sols.
10 douzaines de fourreaux de vache, estimées 3 livres la douzaine, cy 30 livres.
3 grosses de crochets de fourreaux d'espée, estimées 18 sols la
grosse, qui font 2 livres 14 sols.
26 douzaines de bouts de fourreaux d'espée, estimées à 10 livres 17 sols.
1 douzaine 1/2 de grands bouts de fourreaux d'espée, à raison de
20 sols la douzaine, 1 livre 10 sols.
16 gardes d'espée en coulleur d'eau, estimées 8 livres. 16 autres gardes d'espée blanches, avec sept croix communes,
estimées à 6 livres 14 sols.
4 douzaines de poignées d'espée noires, estimées 4 livres 16 sols. 12 espées demi-fmes, montées avec leurs gardes et poignées, estimées à 35 sols pièce, qui est pour la douzaine 21 livres.
3 douzaines 1/2 d'espées communes, montées avecq les gardes et
pougnées, estimées à 30 sols la pièce, 63 livres.
14 lames d'espées fines, toutes fourbies, estimées 8 livres la dou-
zaine, cy XI livres YII sols.
15 lames d'espées non fourbies, estimées 5 livres.
4 gardes d'espées d'argent, estimées à 40 sols la pièce, 8 livres. 4 gardes d'espées dorées, cizelées de Forest, 30 sols pièce,
ci 5 livres.
4 autres gardes argentées, estimées 3 livres.
5 petites gardes, appelées pougnées d'argent, estimées à 40 sols
la pièce, cy 10 livres.
12 vieilles espées servant de monstre de bouticque, pezant les
douze 24 livres.
9 pierres servant pour dorer, 11 livres 5 sols. 4 marteaux, 2 paires de cizeaux, 4 râpes, une scie » (Minutes de M' Dominique Buissière, 1660).
Berthier (Georges), M' arnuirier, épouse Marie Du Molard; assiste au baptême de sa fille Marguerite le 17 juin 1G25.
Berthier (Humhert), a tournoyeur », originaire de Lyon, fils de Jean, 1G37, épousa Marguerite Mathieu.
Berthon (Antoine), fondeur, 159 i.
Berton (Etienne), joueur d'instruments, fils d'Antoine, épousa Marguerite Baiïert le G juin 1G71. 11 est qualifié (( joueur de violon » dans l'acte de décès de son fils François, 2G décembre 1G72.
Bertolotet dit Berthaud (Xico/as), M' tai)issier, originaire de Bourgogne, vint s'établir à Grenoble en 1702, mari d'Anne de Calma, 12 août 171G, dont il eut \ingt-deux enfants.— (Nicolas), M" tapissier, fils du précédent, mari d'Angélique Morin, 17G8; orna l'église des Jacobins pour rAssemblée électorale de 1701.
Bertran , graveur, assisie au bai)téme de sa fille Kineraude, en l'église Saint-Laurent, le 17 novembre 158t.
Bertrand (Alcvanch-e) , M' armurier, 1G22. — (Louis), fourbisseur, teste le G septembre 1G57; il désire être inhumé en l'église de Sainte-Claire et fait (pielques legs à son neveu Daniel Bon, fourbisseur (\ ).
(Louis), M' tapissier, épousa, le 7 novendjre 173 1, Marie Colin.
Besnard (Claude), M" à danser, originaire deMontélimar, 1725, épousa Marie Guy.
Besson (Gabriel), W arquebusier, 1G70.
(1) Minutes de M- Bonet, f° 2-i.
Biancollely de Montigny (Pierre- Fra;?çoz\9), comédien, originaire de Paris, fils de Dominique et d'Ursule Cortesy, épousa, le 12 mars 1703, Jeanne- Jacquette Tortoriti, native d'Orange, fille de Jacques, dit Pascariel, natif de Messine, chef de la troupe des comédiens italiens en France et privilégié du roi, et d'Angélique Toscano, native de Naples (1).
Biar {Jacques), W tapissier, meurt le 17 janvier 1705), âgé de 77 ans.
Bichon (Hugues), a M° escrivain », 1641-1675, avait épousé Françoise Avril, fille d'André Avril, notaire à Montbonnot. — {Pierre), niaitre « escripvain », 1649.
Biga {Jean), monnayeur, 1544. — {I^liiliheri), monnayeur, fils de Jean, habitait sur le pont de l'Isère, 1546; mari de Catherine Gentil, fille à feu Drevon, de Vif (2).
Bigne {Jean), monnayeur, mari de Louise Tregne,
Bignolles {Benjamin), W peintre et vitrier, épouse, le 27 juin 1638, Isabeau Clerget, fille de feu Claude Clerget, chirurgien, le contrat de mariage fut passé chez M' Montaigne, en présence de Sulpice Barbier et Claude Perrot, avocats, et
(1) Dans le contrat de mariage passé chez M° Aubert (Minutes de 1703, f° 99), il est dit que : « ledit Tortoriti associe par ces « présentes les futurs conjoints au privilège qu'il a pieu au Roy de (( lui accorder de jouer la comédie italienne en France, pour en (' jouir conjoinctement avec ledit Tortoriti pendant toute sa vie, « savoir que ledit Tortoret demeurera toujours chef de la troupe, « que lesdits futurs conjoints y serviront de comédiens pour faire « par ledit Biancollety son rôle d'Arlequin et tout autre personnage « que ledit Tortoriti trouvera a propos et qu'il pourra faire, et la- « dite future épouse son personnage de Colomhine. Fait à Greno- « ble, dans la" maison de la d"° v' Ricliier sur le quai, etc. ^)
(2) Minutes de Bonet.
d'Hugues Clerget, M" chirurgien du comte deSault;le 27 septembre 1634, il reçoit d'Arthur Pourroy « six vingts livres pour 75 panneaux de vitres faits etposés enlamaisonque ledit Guillemieres a fait construire a neuf rue Chenoise » (1) ; il est l'auteur du dessin du retable qui devait être placé dans l'église de Sainte-Marie de Grenoble, 1G37. On le voit confectionner, le 31 août 1612, cinquante armoiries du Roi, de M. de Lesdiguières et de la ville, à raison de 5 livres chacune (2), il demeurait en 1655 rue Brocherie.
Billaud {Jean), M' menuisier, protestant, originaire de Marcigny-les-Nonay en Bourgogne, fils de Jean, maître menuisier, testa le 19 octobre 1637, voulut être inhumé au cimetière de ceux de la R. P. R., fit quelques legs à sa femme Marie Guillan et à Noël Savoye, son cousin (3); il avait épousé en premières noces Laurence Savoye, qui mourut vers
Billié (Jean), M* horloger, loue, en 1680, une boutique place Saint-André « au coing de la rue qui va rière l'église Saint- André ».
Billion {Claude), M" architecte, 1705.
Birochon {Guillaume), M" brodeur (4), originaire de Lyon, mari d'Ennemonde Maritian, s'associe à Noël Lebrun et à Louis Deschamps, tous maîtres brodeurs, le 23 septembre 1627, habitait rue Revenderie en 1633 ; reçoit, le 7 février 1635, d'Anne de La Croix, veuve du seigneur de Simlane,
(1) Minutes de M' Blanc, T C09.
(2) Archives municipales, BB. 108.
^3) Minutes de M« Blanc, GOG.
(4) Il vendit, le 5 mars 1632, à Paul Aubin, M' imprimeur à Lyon : « scavoir cinq tableaux, les quatre représentant les quatre éléments et l'autre la vertu tous peints a huyle pour le prix de 300 livres » (Minutes de M" Blanc, f» 240).
(( la somme de 62 livres 15 sols pour les broderies et ouvrages faits par le confessant pour les obsèques dudit feu seigneur du 27 janvier dernier » (1). Meurt vers 1672. — Barthélémy, W brodeur, fils du précédent, épousa, 1610, Jeanne Marquet.
Bisot {Marc), peintre à Grenoble, est chargé, en 1515, de faire diverses peintures pour l'entrée du gouverneur Louis d'Orléans, duc de Longueville (2). En 1528, il fit quelques peintures pour l'arrivée du gouverneur « il peindra neuf eschafauds toutes différentes en manière de maçonnerie à l'antique et ung histoire en checung escherfault et un g pourtraict pour le batteau avecqles chevaux marins qui vault IX 1. 4 d. (3).
Blanc {Barthélémy), W écrivain, originaire d'Orpierre, fils de François, demeurant rue Perrière, 1651. — {Mathieu), W écrivain, 1667-1678. — {Benoît), « M' escripvain et gramerien », s'associe avec Alexandre Mignard, M" écrivain, pour quatre ans (25 août 1661); épouse Catherine Frier, 1672. — {Jean), W arquebusier, fils de Claude et de Marguerite Massot, épouse, le 1" mars 1693, Anne Guerin, fille d'Alexandre, M' arquebusier; meurt le 21 juin 1738, âgé de 63 ans.
(1) Minutes de M" Froment, f" 81.
(2) « Peintures faictes par M. Marc Bisoti, peintre de Grenoble, faictes pour la venue noavelle de M. le gouverneur Louis d'Orléans :
Six escriteaux en lettre d'or ; Six escriteaux en coleurs;
Plus pour la facture d'une ville expresse faicte pour bocher, au banc de Mal Conseil sur l'echauffault pour peinture faicte en argent de deux corsets de femmes XYI s.
Reçu pour douze escussons, pour XXX Dauphins asur XVI s. — LX fleurs de lys d'or, XXX s., pour les roses qui ont estes mises es trompettes, XII s., pour XL escusson papier pour boucher les rues. VIII 1. IIII s. » (Comptes de la ville, 1515.)
(3) Comptes de la ville du 5 juillet 1528.
Blanc-Subé (/eiz/i-^7/>^i6'Z'e), architecte, notable de la ville de Grenoble, 1791:.
Blanchard {Pierre), M" orfèvre, originaire de Chartres, meurt en 165G, avait épousé Geneviève Sedilot.
Blanchet (BariJiéleriuj), a enlumineur d'images », épousa Glaudme Jaboulay, 1G83. — (Louis), M" écrivain, originaire de Voiron, meurt en 1G91.
Blauret (Pierre), maître des œuvres du Dauphiné, fait réparer la Tour des Moulins de Voiron, 1 153 (1).
Blusset (Frafiçois), armurier, 151 1. Il s'engage celle année à apprendre à Jean Gaigé, de Sainl-Marcellin, « l'art de furbisserie ».
Boerius (Jcait), peinli-e de Grenoble, est chargé de faire quelques peinlures à l'arrivée de .Jean, comte de Foix et d'Estampes, gouverneur du Daupliiné, 1107 (2).
Bognon (/l ;?Yo/;?e), peintre, du canton de Berne, vint habiter Grenoble vers 1G20. Il peignit en 1G22 « deux arcs et fournit la paincture pour l'entrée de Sa Majesté à Grenoble, pour le prix de 3 pisloles d'Italie, valanl 21 livres six sols >» (3).
Boileau dit Bontem-ps ( /*ier m), M" sculi)leur, mari de Marguerite Vieux, 1711) ; niem-t le 12 mars 1781, âgé de G3 ansfl). — ( /^Vryr), sculpteur, (ils de I"'rançois, épousa, le 1 no-
(1) Arciiives dcrisèro. B. 3121.
(2) Le mystère rics trois Doms, piiljlié par M. Tabbè, U. Clicva lier, p. 653.
(.3) Comptes de la ville du 6 décein])re 1622.
(4) On trouve l'annonce suivant'j dans les affiche.^ (h' Dau.p/'i iml de 1774, p. 17: <( Le sieur Boileau lils, maître srulpteur et doreur, vend toutes sortes de miroiteries..., on peut s'adresser à lui pour toutes sortes de sculptures d'église et autres, il demeure rue Neuve, près le Collège ».
vembre 1783, Marguerite-Marie Millon. — (Louis), M" sculpteur, 1797, épouse Catherine Bergier, meurt le 17 juillet 1811, à riiospice, âgé de 63 ans.
" Boisselier (Louis et Nicolas), M"' tapissiers, d'Elbœuf, s'associent « pour travailler de leur mestier de tapissier », 2 mars 1652 (1). - ■
Boisserand (Pierre), M" orfèvre, originaire de Paris, épousa, le 2 juillet 1622, Marguerite Armand, fille de Jacques, procureur au Parlement, demeurant rue Porte-Traîne. — (Claude), M" armurier, mari de Benoite Michel, 1630.
Boissonin (Jean), M' à danser, 1735.
Bola (Jean), M" menuisier, reçoit la som^me de 15 livres pour avoir monté le balustre du grand autel de Notre-Dame, en 1622 (2).
Bolhin (N), M" menuisier, originaire de la Tour-du-Pin, s'associe à Pierre de Saint-Ours, M' maçon, le 3 janvier 1617 (3).
Bon (Daniel), M^fourbisseur, fils de Jean, 1612, est témoin au testament d'Aymard Empereur, M' orfèvre de la ville de la Mure, 19 janvier 16 i5 (4J, habitait encore notre ville en
Bonaud (André), facteur d'instruments, est. témoin au mariage d'André Angoumois, arquebusier, l*"' octobre 1695.
(1) Minutes de Rivet, f° 200.
(2) Comptes de Mgr de Lesdiguières, f° 35, n" 46.
(3) Minutes.de M" Froment.
(4) Minutes de M^ Beyvier, f° 19..
Boneau (Siméon) M" forgeur, « se charge, envers noble Gaspard de Simiane, sieur de la Coste-Moyrenc, lieutenant général pour le roi en l'artillerie de cette province de Daupliiné, de faire toutes les ferrures nécessaires aux affustz de ceux des canons qu'il fait remonter en l'arsenal de cette ville de Grenoble, tant des affûts que rouages et les mettre en état prest à loger lesdits canons dessus » (8 mai 1629) (1).
Bonefm (Philippe), peintre, demeurant en la rue Neuve, promet de faire, pour l'entrée du roi Louis XIII à Grenoble (1619), en huit jo :rs, un grand portrait du roi, à l'huile, « ce portrait aura neuf pieds de hauteur et sera payé 120 livres » (2).
Bonet (Claude), armurier, 1562.
Bonier ou Baunier (Guif/ites), M' orfèvre joaillier, de Grenoble, va s'étal)lir à Chambéry le 29 juillet 1678 (3).
Bon-face (Jean), M' brodeur, fils de Jean et de Suz'\nne Second, épousa, le 11 décembre 1675, en l'église réformée de Grenoble, Angélique Rolland, veuve de Philippe Giroud, M* libraire (1).
Bonifacy (Mathieu), « M* escripvain », habitait, en 1617, dans la maison de la monnaie, rue Saint-Laurent, vint s'établir rue Perrière en 1619; sa signature est très rcguhère (5).
Bonin (Bo'inoud), monnayeur, 1546.
(1) Minutes de M" Froment, 284.
(2) Inventaire des Archives communales, p. 24, 2" col., AA. 27.
(3) MM. Promis et Rahut. Les orfèvres en Savoie. Mèm. de l'Académie de Savoie, t. XXIV, p. 502.
(4) Minutes de M-^ Mailhet, f° 23L
(5) Minutes de M* kevol, fM81.
Bonjean {Jacques- Louis), M." orfèvre, originaire de Chambéry, fils de Philibert, bourgeois et orfèvre de cette ville. Avait fait les sceaux d'argent que maître Pillet avait gravés pour le sénat de Chambéry et pour la petite chancellerie, il quitte Chambéry vers 1681, et meurt à Grenoble le 5 octobre 1708, âgé de 64 ans.
Bonnaud (François), peintre, originaire de Rennes, fils de Pierre, M" orfèvre, et de Suzanne Morel, épouse Marguerite Belon, fille d'Antoine, bourgeois de Saint-Vérand (diocèse d'Embrun), 10 mai 1698, meurt le 17 décembre 1711, âgé de 39 ans.
Il est probablement l'auteur du tableau représentant le martyre de saint Laurent (copie d'après Lesueur), conservé dans l'église des Crottes (Hautes-Alpes). Il est signé : BOVNAUD.
Bonne {Etienne), M' maçon, teste le 8 janvier 1688. — {Nicolas), M* maçon, fils du précédent, 1690.
Bonnefont (Pzerre), ingénieur du roi en Dauphiné, 1673.
Bonnet {François), M* sculpteur, originaire de Concarneau, fils d'Ollivier et de Marie Vatln, épousa, le 13 janvier 1684, Louise Daubonne.
Bonnet {Etienne), M" maçon, fait, en avril 1670, le pont dormant de la porte de Bonne à Grenoble (1). — {François), M" tourneur, meurt le 14 novembre 1742, âgé de 38 ans. — {Benoît) dit Saint-Bonnet, M" tailleur de pierres et entrepreneur, 1737 (2).
(1) Minutes de M" Bovier, p. 88.
(2) Minutes de M^ Hebrail, f° 1.
Bonnevie (.4?2c/ré), M" fondeur de cloches, originaire de Lunéville, fils d'Amédée Boiinevie et d'Elisabeth Desmarez, épousa, le 12 janvier 1779, Justine-Elisabeth Gonnard; fondit les cloches du Fontanil, 1780, de Seyssinet, 1781, de l'hôpital de Grenoble, 178*2, de Gommiers, 178G, de Theys, qui provient de la maison de la propagation de la foi de Grenoble, 1786, de Le Mottier, 1787, des Pénitents de Vif, 1788, de Biol, 1789, de Sassenage, 1800, de Corps, 1802, les deux cloches de Rencurel, de Saint-Christophe, 1803, enfin celles d'Echirolles et de Vaulnaveys, 180 i (1).
Bonolet (Jenn),W peintre, originaire de Liège, est témoin au testament de Philippe Clerget , compagnon peintre, 22 février 1651 (2;.
Bons (/i7/e;^^/ej. M" maron, natif de la vallée d'Aoste, fils d'Antoine, 1621, construisit le couvent de laVisitation Sainte- Marie en 1627. — (P/errej, M" maçon, frère du précédent, mari de Clauda Piloque, 1637. — (Jean), M" maçon, originaire de la vallée d'Aoste, épousa, le 1 juillet 1627, Jeanne Vivien. — (Lotn's)^ M" maçon, mari de Marguerite Arnaud, laissa deux fils : Joseph, procureur en la Chambre des Comptes, et Louis, M" en chirurgie. — (Marc), M" maçon, mari de Louise Tardy, 1680. — (Jacques), M* maçon, fils du précédent, épousa, le 25 juin ir/Jl, Dimanche Vigat.
Bonthoux rGeo/yye.sj, u M' escryvain », 1667. — (Jacques), M* brodeur, 1721, mari de Françoise Martinet, meurt le 6 juin 1742, à l'âge de 70 ans, fut inhumé dans la chapelle de l'Ange à Saint-Louis. — (Etienne), M" brodeur, fils de Jacques, épo'ise, le 31 janvier 1738, Catherine Berthaud, fille de Nicolas, M' tapissier, et d'Anne de Calma, meurt en 1712. — (Benoît), M* orfèvre, 1738-1761, mari de Jeanne Garioux.
(1) Inscript, campanaires du dcp. de l'Isère^ par G. Rallier.
(2) Minutes de M' Roux, î" 49.
Bonureau {Charles), M" tapissier, natif de Paris, fils de Jean-Baptiste et de Marguerite Monse,, épousa, le 25 septembre 1782, Antoinette Picliat, fille de Mathieu, M^^ écrivain; fournit le drapeau du 6' bataillon des volontaires nationaux de risère, en 1792.
Bonvie (Nicolas), M' fondeur, fond la cloche de Colombe, en 1765 ; celles de Saint-Pierre-de-Paladru, 1767 ; de Saint- Ghristophe-entre-deux-Guiers, 1768 ; de Vernioz, 1768 ; de □elles, 1769 (1).
Bonj (Jean-Baptiste), M' peintre décorateur, fils de Claude, entrepreneur de bâtiments publics à Lyon, et de Marguerite Harpin, épousa : 1° Anne Blanc, 1772 ; 2" le 28 janvier 1790? Marie Désirât ; peignit, en décembre 1791, a une décoration pour la pièce du dernier jugement des rois ensuite des ordres du représentant du peuple Petit Jean, pour le prix de 620 livres » (2).
Il fut nommé, le 29 nivôse an III (18 janvier 1795), par le conseil général de la commune, inspecteur pour fentretien de la salle de spectacle.
Le 29 ventôse an III (19 mars 1795), il fut chargé de refaire « deux décorations par année, à commencer par celles qui sont le plus endommagées et qui lui seront indiquées ; il en fera deux pendant le cours de la présente année prochaine et deux, pendant le cours de Tannée suivante. Néanmoins, il suivra l'ordre qui suit : la forêt avec la chambre rustique ou la rue ; le palais avec la prison ; le salon avec la rue ou la chambre rustique; il réparera le rideau de théâtre o (3).
Borel (Pierre), M^ tapissier, 1631.
(1) G. Vallier, Ins.c. campanaires du département de l'Isère, n° 376.
(2) Registre du Conseil général de la commune de Grenoble.
(3) Id., id.
Boriot (iîre;2rt), M* brodeur, mari de Jacqueline Compareil, 1G31.
Borle (rAëoc^ore), M" graveur, originaire de Liège, habitait en la cour de Cliarverot en 1G56.
Bouchet (Jaccfies), M" brodeur, fils de François Boucliet, notaire royal et lieutenant du sieur Prévôt, au régiment du comte de Sault, avait fait son apprentissage chez Guillaume Birochon, \P brodeur, de 1G29 à 1634 fl).
Bouchet (Claude)^ W menuisier, fils de Benoit, épousa^ le 3 novembre 1658, Catherine Dusert. — (Pierre), M* menuisier, épousa, le 16 août 1673, Antonie Ballard. — (André), M' menuisier, mari de Jeanne Midre, 22 août 1712. — (Bonchef) (....), ingénieur, fait le plan et le devis du pont de bois, 13 avril 1762, ainsi qu'une copie du plan général de la ville, 1762. — (François), « M' tapissier d'haute lisse », mari de Marguerite Artaud, 22 février 1767. — (Jean- Baptiste), M' menuisier et géomètre, habitant la rue Neuve en 1775. Il teste le 7 juin de la même année, laissant d'Antoinette GoUin, sa femme, Gatherine, mariée à Alexandre Rey, M' chirurgien.
Boudereau (Nicolas), prêtre habitué et M" de musique en l'église Saint-André de Grenoble 1750 (2).
Boudet (Jacques), « M' tapissier de cuir doré », natif d'Agen, prend en apprentissage, le 16 janvier 1610, Jean Patet, fils de Pierre, de la ville d'Orléans, pour lui « apprendre l'art et mestier de tapissier de cuir doré ». Ges conventions n'eurent pas de suite, Boudet fut appelé au service de M. de Lesdiguières.
(1) Minutes de M° Blaive.
(2) Minutes de M* Dufour, f° 397.
Boudillion (Pierre), M" tapissier, fils d'Antoine, originaire de Saint-Antoine en Viennois, mari de Jeanne Davin, 3 janvier 1696.
Boudillon (Louis), M' tourneur, reconnaît devoir, le 14 mai 1767, « à François Buisson, M* tourneur, la somme de 200 livres pour faire homologuer au Parlement les statuts et règlements concernant le corps desdits maîtres tourneurs et tabletiers » (1).
Bouquet {François), M" fourbisseur, originaire de Ruffec, mari de N. Savasse, sœur d'Abraham, armurier, 15 janvier 1658. — (Josias), M' armurier, abjure la religion protestante le 18 octobre 1685.
Bourbonne (Isaac), dit Chaii7no7it, M' fondeur, natif de Lyon, fils d'André, épousa Marie Arnaud vers 1597. — Jérémie-Mathieu, agent du duc de Lesdigiiières, « luy baille à prixfait a faire quatre colonnes de lothon de l'auteur et largeur spécifiées et ordonnées par Pierre La Cuisse, archetetuteur de mondit seigneur » (2). Il fond, à Vizille, a une figure qui devait être placée en la fontaine du château » '3). Reçoit
(1) Délibération du Corps des maîtres tourneurs et tabletiers (Minutes de W Rey, f 190).
(2) Minutes de W Albrand, f° 643.
(3) « L'an 1609 et le 18" jour du mois d'aoust après midy, pardevant moy notaire et tesmoin constitué en personne, M^ Jean Provensal, ageant à Vizille pour Monseigneur Desdiguières, lieutenant général pour sa Majesté en ce pays de Dauphiné, agréablement a baillé a prix fait à Ysaac Bourbonne, mètre fondeur habitant à Grenoble... à savoir de faire un forneau avec sa chaufe dans la terrasse du château, au dernier de la salle d'icelluy, audit Vizille, pour y fondre cuyvre et loton pour la ligure que mondit seigneur a commandé estre logée en la fontayne qu'on faict pour ledict cbasteau, et autres choses qui seront ordonnées audit M* Bourbonne, auquel forneau et chargé le dit préfacteur sera tenu employer carrons, terre grasse et autres attraicts que luy
de noble Conslant de Bûcher 40 livres « loton » pour faire des chandeliers; meurt enlG28. Il demeurait rue Très-Cloitres dès i603. — (Marcellin), dit Chaumoni. W fondeur, fils du précédent, maii d'Anne Colombon, fille de Jean André, du lieu de Tallard, 18 mars 1G15. Fait les landières (chenets) des chambres de la maison de M"' Desdiguières, à Grenoble, 1G16. — (Benoît), W fondeur, fds d'Isaac, 1629.
Eourdariat rC7/^>7(?.s'), joueur d'instruments, fils d'André et de Jeanne Aymoz. Il s'associe, le 11 décembre 1653, à Pierre Vial et Pierre Guiat, « joyeurs d'instruments, pour jouer de leurs instruments jiendant le carnaval prochain, à commencer de dimanche prochain » (1 j. Meurt le 25 octobre 1695, Agé de 70 ans (2).
Bourdel ( G tn'rjtfcs-'), M" menuisier, fait, en 1637, divers Iravaux au couvent de Saint-Mni'lin-de-Miséré (3).
Bourdet {Pierre), peinti'C, mari de Claudine Pinard, 1755-1760.
seront foi'nis par les ngoants de Monseigneur, et rench-a ledit forneau et cliaufe bien et deubenient taiet et parfaict, propre pour cuir et fondi-e dansipiatre jours prochain a payne de tous despens, donmiage et interest, pour le prix de 12 livres... Faict et stipulé à Vizille, dans le grenier du eliàteau de niondit seigneur, en présence de M" Jac jues Empereur, cappitaine et châtelain du mandement de Vizille. Huneste Adam Baron, fermier de la terre de mondit seigneur audit Vizille o (Minutes de M' Dumolard. iiolnirc à Vizille, ^ 136).
(1) Minutes de M' Duclot, t 342.
(2) Reg. Parois, de Saint-Hugues.
(3) «... Fait, le 10 mars lG37,pour le Prieur de Saint-Martin-dc- Miséré, un balustre de noyer dans l'église du Prieuré, séparant la nef dans le cœur d'une muraille à Tautre, au milieu duquel sera une porte brisée de cinq pieds de large, à chacun côté de laquelle seront une chaize où l'on mettra les armes de Mgr de Grenoble, et de l'autre celles de M. le Prieur, pour le prix de GO écus » (Minutes de M" Froment, f° 110).
Bourgeau (Gaspard)^ M" fon'ainier, originaire de Faucigny, épouse Marie Germain. — En 1638 il construit la fontaine du château de Vinay (1). Il travaille aux fontaines de Grenoble (1642) (2). Entretient, en 1619, la fontaine du grand jardin de M-' le duc de Créquy, pour qu'elle soit « tousjours et continuellement fluante dans son bassin, avec toute la hauteur quelle pour-ra par le seul jet qui y est a présent (3), pour le prix de 100 livres et pour quatre années ». En 1655 il amène « Teau le long de la rue Chalemont^ de celle de la Perrière, passant à côté du nouveau pont, suivre la rue du Quai et de là dans le jardin du duc de Créqui » (4); pose, en 1659, la fontaine de Gaspard-Guigue de Chapalay, à Meylan ; il meurt en 1658. — {Claude), a M' fontenier », fds du précédent, mari de Jeanne Gay-Pajon ; meurt le 9 août 1702, âgé de 31 ans.
Bourgeois {Nicolas), M' horloger, fils de Claude Bourgeois, de Paris, mari de Jeanne Guerin, 18 juin 1666. Habitait près les Jésuites en 1667-1671 ; meurt le 11 juin 1704 (5).
(1) Minutes de M" Blanc, f 66.
(2) « François de Bonne, lieutenant général en Dauphiné, baille a prix fait a Gaspard Bourgeau, scavoir est de conduire la fontaine appelée Saint-Jean hors la porte de Saint-Laurent de ladicte ville, dans le lieu de sa source passant et traversant le coteau dans les vignes au-dessus des maisons dudit Saint-Laurent, jusqu'à la porte de Chalemont de la ville, ou bien à l'endroit d'icelle, aux lieux quy luy seront marqués fév. 1642) (Minutes de M" Montaigne, f° 32).
(3) Minutes de M* Montaigne, f° 3, 5 janvier 1649.
(4) Ici, f 179.
(5) Le 18 février 1671, il promet de faire pour Jean Leguille, du lieu de Saint-Pierre-d'Allevard, M' arquebusier à Voiron, « un orloge de lotton à contre poix, moyennant une paire de pistollels et un fuzil a canon de Pontcbarra, monté sur un beau bois, et la platine de la main, et ouvrage dudit S"" Leguille » (Minutes de M'' Fanton, P 65).
Bourgoin {Ginllot), peintre, de Lyon, fit, en 1376, les images des Dauphins aux tombeaux qu'Humbert II avait érigés dansTéglise de Saint-André de Grenoble. Il y travailla 4 mois 26 jours et reçut pour son salaire 96 francs. Ces images furent peintes sur les murs de l'église.
Bourron, nom d'une famille de M" tourneurs.
Bourron {Claude), M" tourneur, originaire du Pont-en- Royans, fils de Claude et d'Antoinette Garnier, mari de Claudine Jacquelin, meurt le 12 mai 1757, âgé de 71 ans. — {Pierre-Paul), M" tourneur, tabletier, prévôt desmonnayeurs de la monnaie de Grenoble, fils du précédent, né le 28 juin 1718. Son père lui avait donné par testament « tous les outils de tourneur et autres, plus tous les bois de buis, ébène, ivoire et tous autres bois propres au travail du tour » ri). Épousa Marie Micoud et liabilait dans la Grande- Rue.
Cet artiste, dont les priseurs les plus distingués du Daupliiné se transmettent de père en fils, par une disposition testamentaire, les tabatières de buis (appelées Bourronnes), si merveilleusement ciselées qu'elles montrent à l'imagination tout ce qu'elle veut y voir : les sourires du ciel sur de ravissantes figures et les grimaces de l'enfer sur des traits convulsionnaires, car Bourron a ses vierges comme Raphaël, et ses démons comme Calot (2), il fut exempté des contributions par
(1) Minutes de M' Revol, 349.
(2) Vital-Berthier, Revue de Vienne, 1879, t. II, p. 208. — Dans les testaments du siècle dernier, on rencontre souvent la mention de Bourronnes, ainsi : Anloinette-P'rançoise de Sayve, par testament du 15 février 1792, lègue à M"" d'Hervilly, sa nièce, une tabatière bourronne, sur laquelle était le portrait de M. de Sayve son frère (Minutes de M* Rey, n» 41).
une délibération du conseil de la ville, le 29 juillet 1784(1), et vivait encore en 1793. — {Pierre-Clai(de), M" labletier, fils du précédent, épousa Pierrette Perret le 18 brumaire an VI (8 novembre 1797).
(1) (( A été exposé par M. de Mayen, premier conHul, que sieur Pierre-Paul Bourron, tourneur-ébéniste en cette ville, a porté son art à un degré de perfection qui lui a acquis, môme dans les provinces étrangères et dans la capitale du royaume, la réputation due aux t.Jents distingués en tous genres; à ces talents, le sieur Bourron joint une simplicité et pureté de mœurs et des sentiments de droiture qui en font un citoyen précieux et recommandaljle. Dans l'exercice de tout talent supérieur, l'artiste paye son tribut à la Cité par une sorte de contribution volontaire qui force l'étranger, lionnne de goût, de s'imposer pour jouir des ouvrages cju'il admire. D'ailleurs, le sieur Bourron a élevé une famille nombreuse: pére de sept enfants vivants et de deux morts, il n'y a aucun de ses enfants qui ne se soit montré digne d'un pére vertueux. Le sieur Bourron mérite donc vos regards et comme artiste et comme citoyen, nous nous empressons avec d'autant plus de plaisir de lui rendre auprès de vous, Messieurs, ce témoignage, qu'il n'est personne dans cette assemblée de ciui sa réputation ne soit connue et que, d'ailleurs, nous ne déférons point à ses sollicitations, puisqu'il ignore que vousdeviez vous occuper de lui; l'objetdonc, Messieurs, sur lequel vous avez à délibérer, est l'encouragement qu'il convient de donner aux arts, en récompensant les talents du sieur Bourron.
« Ouï le procureur du roy :
« Signé : Allemand, procureur du roy.
« Le Conseil, après avoir ouï l'exposé ci-dessus, attendu la notoriété des faits y énoncés et par les motifs y contenus, délibère qu'à l'avenir le sieur Bourron sera et demeurera sa vie durant, exempt, sous le bon plaisir de Monseigneur le Commandant et de Monseigneur l'Intendant, de guet, garde, patrouille, logement de gens de guerre, du payement de la capitation de l'industrie, et généralement de toutes autres charges et prestations personnelles auxquelles ledit sieur Bourron était cy devant tenu, et que, pour lui donner connaissance de la distinction que le Conseil fait de ses talents, il lui sera remis un extrait en forme de la présente par le secrétaire de la Ville. » , .
(Suivent les signatures.)
(Archives de la ville de Grenoble, Série BB., nM27).
Bout (Benoit), M'' fondeur, reçoit de l'agent du duc de Lesdiguières la somme de 33 livres pour le paiement de 2 chenets de laiton (1), 1628.
Boutchard {Pierre), W fondeur, mari de Susanne Galois, 1665.
Boutevillain Grandpré (Xicolas-Charles-), M' tapissier, fds de Jean, originaire d'Alençon, habitait la rue Neuve en 1776 (2).
SovL-vier (Arnaud), M" ai'(iuehusier, lils de Claude, mari de Clémence Fu/a, lille de Reymond, M' potier, ( 1 novembre 1651), répare les armes à lui remises i)ar ordre de l'intendant, 1680. — (Antoine), M' arquebusier, frère du précédent, 1670. — (Pierre), M" arquebusier, fds de Claude, quitte Grenolile i)(>ur alU-r habiter au Petit-Goave, en l'île Saint-Domingue, 1672. — (Claude) et (François-), frères, M"' arquebusiers, assistent au testament de Pierre de I^eaiifort en 1608. — (Daniel), peintre, fils de Pierre et de Marguerite Froment, épouse Antoinette Vallier, 23 novembre 1666. Il peint les lanibi'is du nonvcan temple, « lecjiicl lambris a esté abhaln et rclait snivaiit le compte (pie M. le conseiller de La Pierre (de Sari-asin) a arresté le 17 mai 1671 » f3); meurt le 10 août 1686, âgé de 40 ans. — (Ilurjucs) « compagnon bonnettier, peintre de cette ville», épousa, le 30 février 1606, Anne (iarillian. — (Martin), M' orfèvi'e, mai'i d'Antoinette Laui-ent, 1752-1772.
Bouvier (Xirolas), « fondeur de cloches », originaire de Chaumont en Lorraine, associé à Joseph Breton, fondeur;
(1) Comptes du duc de Lcsdiyuibrcs, f" 75.
(2) Minutes de M^^ Accarier, P 321.
(3) Minutes de M' Patras, f° 387.
avait procès, en novembre 1767, au sujet de la fonte de la cloche de régiise d'Hauterive (1).
Boy {Claude), orfèvre, fils de Philibert, 1559.
Boyer {Jean), peintre, habitait Grenoble en 1499. Il fut chargé de peindre -les armes de la ville sur quatre feuilles de ferblanc, pour porter aux processions sur les flambeaux de la ville (2).
Boyoud {Jean), M" verrier, habitait Grenoble, 1597-1604.
Branche {Antoine), « orlogier », mari de Marthe Loubette, 28 janvier 1614,
Brandegaude {Antoine), a W gyppier, sculpteur », se charge de faire, pour les Pères Augustins de Grenoble, quelques travaux d'ornementation, 3 juihet 1641 (3). Voyez Chalvet.
(1) Minutes de M= Salicon, f" 427.
(2) (.( Pro depictura armarum civitatis Gratianopolis et rosamm factaram ad modum quatuor pendicellorum depictarum in quatuor foUis feri-albi pro deportando in facibus dicte civitatis m processionibus et in quibus depingantur arma civitatis » fPilot, Hist. municipale de Grenoble, p. 30).
(3) «.... a pris à prix fait envers les RR. Pères du couvent des Augustins Réformés de Grenoble, à la stipulation du R. P. Martial de Françoise, Prieur, de faire les ouvrages de son mestier pour les cloistres dudit couvent, scavoir le dessus ou platfonds des cloistres aux quatre tours ou allées d'icelles, chaque allée de 8 arcades, selon le plan, fera des chérubins relevés soubs la mouleure de chaque pillier, à chaque angle ou coing le garnira de façon convenable, soit palme ou laurier ou ovale, y posera aussi en plâtre blanc relevé les armoiryes qui lui sera ordonné et exhibé par ledit Père Prieur, moyennant le prix de 540 livres... » (Minutes de M*" Froment, ^ 403).
Bras (Bertram), jésuite, fut chargé de raclministratiou et de la bâtisse de l'église des Révérends Pères Jésuites (1).
"Btqly (A)itoine de), « mestre peintre », fonde, avec ses confrères, une académie de dessin à Grenoble, le 17 novembre 1654. (Voyez : C. Savoye). Habitait encore notre ville en 1G60.
Brayan (Louis), M" tourneur, fils de Claude et d'Anne Bert, épousa Françoise Veyret, 1" janvier IGUl.
Bredon (haac), « maître orloger », pi'otestant, iratif de Genève, 1048. — {Jean), a M* orlogier », originaire de Genève, fils du précédent, reconnaît devoir 54 livresque lui avait prêtées Denis Bertrand, pasteur à Grenoble, en présence de Simon Coing, pasteur de Besse, et Jean Derodon, IGlî). H habitait dans la uKiison de l'enclos (hi Temple (2).
(I ) « Mè)ni)irc à la po>itcrtt<' }i >ur ('esi/h'fic des Ji'SUi'U's de Grenoble. »
<( Le (lornlor jour (le (iï'coiiihiv iCtll'i, au nialiu, a cslr liruitc l'esglise neufvc dos KH. PP. Jésuites, i»,ir M' liaudi't. ciianoini' eu l'esglise Nostre-Dauie de Grenoble et oflicial, et à la suite y a dit grande messe avef! grande nuisique. où ont adcislè i)r<)cessi()nnellement les confrères de la Congrégation de l'Assomption Noslre- Dame, le préfet régnant au collège estant le H. P. Pierre Labbé et le scyndic le H. P. Jean de Launay. ladicte esglise bastie à la dilligencedu H. P. liertram Bras, auparavant i-ecleur avant ledict R. P. Labbè, et (pii. pour cela, a esté niuumé procureur pour ladicte bûtisse et kMpiel y a travaillé avec un grand soin, et le lendemain on a. dans ladicte esglise, falct la feste avec grande magnilicence : iirédication sur les trois heures, vespres ensuitteet la bénédiction du Saint-Sacrement de l'autel sur les six heures du soir. Ainsy le certiflie à la postérité ce 1" jour du mois de janvier 1665, et le prédiiîateur qui a presché se nonuiie le K. P. Patoulliet, et lequel a esté choisi pour toute l'année pour presclier connue lesdicts P.P. estoyent en coustume tous les dimanches et grandes Testes, et pour catéchiser » (Minutes de M" Nicolas, f" -229).
(2) Minutes de M"^ Blanc. P 82.
Bremond (Jean), W maçon, originaire de Faverges, lils de Michel, teste le 11 février 1675 (1).
^TessieM( Antoine), W tapissier, fils de Pierre, mari d'Antoinette Besson, 1652.
Bret {Mathieu), « IVPorphèvre », fds de Claude, épousa, le 24 juin 1765, Siizanne Pelard, fille de Pierre, M" horloger. Son frère, Claude-Antoine, était notaire et châtelain de Claix. Il habitait en rue Porte-Traîne en 1780. Son fils /^zerre, âgé de 13 ans, fit son apprentissage chez lui, 1780.
Breton (Jean), M" fourbisseur, 1631. — (Pierre-Nogen), orfèvre, fils de Vincent, armurier du roi, mari de Suzanne Eurard, 25 février 1759. — (Joseph), fondeur, de Lamarche en Lorraine, associé de Nicolas Bouvier en 1767; fond la cloche de Saint-Albin-de-Vaulserre en 1764 ; celle de Saint- Pierre-de-Paladru avec son associé N. Bouvier, 1767 ; de Saint-Christophe-entre-deux-Guiers, 1768. —(^Pierre), M" menuisier, 1774.
Briançon {Jean), arquebusier, teste le 28 juillet 1675.
Brisebarre (Robert), peintre, reçoit un mandat de 4 écus « pour six médailles d'albâtre qui serviront de modèle pour en faire d'autres en telle quantité qu'il sera nécessaire », 9 juin 1548 ; elles étaient destinées à l'entrée du gouverneur François de Lorraine, duc de Guise (2).
Brisiaux {Jonas de), peintre, originaire de Valence, 1616, exécuta, cette année, « six tableaux pour les ventillions du grand tableau mis sur le grand hostel de l'église Saint-
(1) Minutes de M" Mailhet, p. 9.
(2) Inventaire des Archives de la Ville, p. 42, 2' col., BB. 14.
Hugues, a savoir quatre histoire douloureuse de la mort et passion de Notre-Seigneur, une de Notre-Dame et une de saint Bruno ». Il reçut, à cet effet, la somme de 180 livres. (Comptes de la ville de Grenoble, IGIG).
Brizat {Jean- Louis), M" écrivain, fds de Laurent et d'Isabeau Gueymard, épouse, le 16 février 1676, Jeanne Gartier- Veyret. — {Jean), M" écrivain, fils du précédent, mari de Jeanne Petit, 12 octobre 1688.
Broullet {Georges), M* maçon, originaire de Lyon, fils de Jean, 1610.
'BvMB.nt (Alexandre), sculpteur, fds d'Etienne et de Magdeleine Servant, habitant à la Tronche, épousa à Grenoble, le 25 juin 1766, Magdeleine Santon.
Bruant (yi>;^éj, M' écrivain juré de Paris, 1735, meurt le 29 décembre 1751, âgé de 78 ans. De son mariage avecMagdelaine Oudaille, il laissa Fi-ançois, huissier au Parlement, marié le 12 juin 1750 à Marie-Catherine Petru, fille de Jean, huissier au Parlement.
Bruisset (Jean), M' maçon, originairt^ dt» Cliam])éi'y, construit le j^oiiail du verger, derrière la maison de M. Desdiguières « du cuusté du Brueil joignant aux écuryes des hoirs de feu cappitaine Curebource, en pierre de taille », 6 juin 1506 (\), sculpte, en 1598, une porte surmontée des armes de la famille Cornu (2;. — (Louis), tailleur de pierres,
(1) Minutes de M' Albrand. ^ ?80.
C2) « Pierre de Cornu, proveu d'ung estât de cons" du Koy au Parlement de Dauphiné, baille à prix fait à Jean Bruiss t, M" maçon, savoir : de faire et poser en la maison dudit sieur de Cornu, située à Gières, i\ l'entrée d'icelle, une porte de pierre blanclic d^ roche vive, dicte de clioin blanc, de 4 pieds 1/2 de largeur, avec sa
construit une chapelle sur le nouveau pont (4 juillet 1603), reçoit une somme de 600 livres pour la construction d'un quai derrière la trésorerie (1), 18 juillet; fait, en 1601, les fenêtres sculptées de la maison qu'Antoine deCliaulnes, secrétaire du roi, élevait au quartier de Très-Cloîtres (2), travaille aux ouvrages du Palais, 1605 (3); sculpte des armoiries pour le couvent de Sainte-Claire, 1603 (4), bâtit la maison de Jean- Baptiste de Franc, trésorier général de France, en rue de Bonne (5), et meurt à la fin de Tannée 1607.
Brun {Jean), M" fondeur, 1652. — {Imhert), W tapissier, « reparre 6 pièces de tapisserie de Flandres à grands personnages à Fantique » qai appartenaient à T. de La Borne, 1670. — (Joseph), M" arquebusier, 1726. — (Jean), M" armurier, 1742. — (Jean-Baptiste), M' arquebusier, fils de Joseph et d'Antoinette Foucaud, épouse le 5 septembre 1746 Marguerite Pape. — (Noël), M'- brodeur, originaire de Marsac en Auvergne, s'associe à Guillaume Birochon et Louis Des Champs le 23 septembre 1627. — (Louis), monnayeur en la
hauteur et arcade propre et convenable, suivant l'ordonnance de l'architecture, avec son pilastre tout autour, d'un espan et trois doigts de largeur, plus de tailler les armoyries dudit sieur quy seront, d'ung aigle couronnée enrichies' de deux rameaux de laurier qui cerneront lesdites armoiries avec l'escusson, le tout de mesme pierre, et de poser lesdictes armoyries dans ladite muraille pour la somme de 25 écus » (Minutes de M' Charbot, f° 11).
(1) Archives municipales, BB. 65.
(2) Minutes de M^ Froment, 1604.
(3) 0 Payé à M" Louys Bruisset, W maçon, la somme de 2000 livres à luy payée par ordonnance de messieurs les trésoriers généraux de France, pour et en desduction du priffaict des réparations du Pallais Royal à Grenoble » (Comptes de M^ François de Bourges, Archives de l'Isère.)
(4) Minutes de M' Albrand, f" 276.
(5) Id., f 248,
monnaie de Grenoble et maître cartier, mari de Suzanne Ciieminade (1675). Sa fille éponse, le 11 novembre 1710, J.-B. de Bussy, M' graveur. — {luJme), écrivain de Paris, mari de Marguerite Oud aille, 1743.
Brun dit MilT/e^/?), scrijdor, clerc, puis notaira royal, 1540, habitait rue Broclierie en 1545, il fait le dessin de l'a écu d'armes « qui devait être fabriqné par Michel Verdet, orfèvre, lors de l'entrée du gouverneur François de Lorraine, 21 juin 1547 (\). Les consuls de la vide délibèrent, le 2t août 1548, de lui connnander « des pourtractz de larnoys que la ville veult donner au Roy, a sa procheyne venue et entrée en ceste ville, et i)oui" les escripteaux et lettres dorées nécesseyres à faire pour ladicte entI^M^ en lui foi'uissanl de l'or ])our ce necessevi'e » (2), prt'siMilt' un s|)i'ciintMi du « livre de la ville » qu'on lui avait doimé à écrire et demande que ses gages soient tixés à 5 sous pour chaque feuillet ri7 juillet 1555)f3), demande ses honoraires pour avoir éci il le livi'e des libertés df l;i villt*, ce livre, conhMianl 1)1 t't'uilli'ts, fut payé, à raison de 4 sous par fcuillcl, \ X livi-cs l sousflj ; est
(1) Iiivontairc rk's Arcliivos (le la ville. liH. \ '{. ('2) Rog. des conclus, de TIkMcI de ville. l.'i'iS. (8) 1(1 . /V/.. lîP. 17.
('i ) (' A Mi'.'isiici'nf /es r nanf.": do la prr.<r)ifc rttr fin (h'Ciioblc.
« Supplie liuniblenient Jean Bruiidicl Mil. duilil (l 'en )l)le. sur ce ((ue vo/, jiredeces.scurs consul/, hailliaienf audit suppliaid le livre de la cour comnunie de ladite cité a doiihU-r en lettre de forme et de faire lyniaige du crucillix pour iceluy livre laisse - au greffe dicclle court, au((ut'l livre sont sommairement insérées les libcrtez de ladite ville pou'- dicelles en estre informe par tous les procureurs jjlaydantz pour le soulaigemcnt de tous les liahitants et plaidant/ en ladite court, ce que ledit suppliant a faict, au moyen de quoy ledit suppliant de son lalmeur et en diminution dicelly en auroit receu de ladite ville, par les mains de vostre recepveur. la somme de deux centz .solz environ a raison de (juatre solz tournois pour feuille, de marche faict et arreste avec mon-
nommé, le 25 mars 1565, bedeau de l'Université de Grenoble ensuite d'une délibération prise ce jour par Guillaume de
sieur l'abbé Rogier et M* Eniiemond Charvet, estantz pour lors de céans dedans, et oultre ledit suppliant a faict lymaige dudit cruciffix audit Uvr j de laquelle ne fust faict aulcun marché.
« Ce considert ledit suppliant voz exhibe le susdict livres vieux et nouveau et vous prie et requiert luy vouloir faire faire mandatum de la summe du reste de la facture dudit livre, montant ledit reste a la raison que dessus, lesdits deux centz solz, la somme de quatorze florins huict solz tournois, non compris la facture de ladite ymaige, laquelle aussi vous plaira tauxer ensemble, luy faire faire mandatum dicelles tauxe avec leditz restât et aussi si vous plaict avoir esgard oultre ce que dessus a ce que ledict suppliant est charge de femme et d'enfant et je suppliant bien prest a voz obeyr quand icelluy vous plaira employer et je prierai Dieu pour voz bonnes prosperitez et santez si ferez bien. »
<( J.-J. Brun.
« Mandat de 8 liv. 4 solz tournois pour reste du priflaict a lui bailles de faire ung livre des libertez de la ville qu'il a faict et remy — contenant quatre vingt unze feuilles a raison de quatre solz pour feuillet. Donne à Grenoble le dernier jour dejanvier, l'an mil cinq cent cinquante Imyt, à Noël.
(( Rebolet, consul. »
F" (S2. — « Et compte que rend aux consuls Jean Philoux, receveur de la ville de Grenoble.
ft Nous.consulzde laprésenLe cite deGrenoble, soubsignés, mandons a vous maistre Jehnn Philoux, recepveur de ladite ville, que payes audit maistre Jehan Brun dict Mil, la somme de huyt livres quatre solz tournois pour reste du priffaict a luy bailles de faire ung livre des libertés de la ville quil a faict et remis, contenant quatre vingl uaze feuilles a raison de quatre solz pour feuille, suyvant la conclusion sur ce faicte du vingt et ungiesme du présent moys de janvier et rapport en après faict. et aussi collacion faicte diceluL avec son original par monsieur le consul Robelet et moy, en repportant la recfueste cy joincte dudit Brun la présente mandatum et quictance semblable somme de huyt livres quatre solz tournois autres et alloues en vous comptes. Donne à Greno])le le dernier jour de janvier, l'an mil cinq cens cinquantehuit, a Noël.
« Rebolet, consul; Souïton. »
(Archives de la ville de Grenoble.. — Comptes.)
Portes, président du Parlement, François Fustier, recteur de l'Université, Jeau Bellievre, conseiller, Laurens Gallien, vicliancelier, Pierre Bûcher, doyen, Pierre Loriot, docteur, régent ordinaire, Nicolas Allard, docteur en médecine, Jean Limonjon, Jean Narcie, docteurs, Hugues Sollier, docteur en médecine, et Falques d'Aurillac (1). Il mourut vers 1570, et laissa : Jeanne, baptisée le 9 février 1545 ; Guigonne, veuve, en 1605, de Simon Poyraud, orfèvre, et Pierre, religieux de Saint-François, qui fit commencer une église et monastère dudit ordre, à Vizillc, le 20 juin 1005, sur les terrains donnés par Antoine de Dorne, président au Parlement (20 janvier 1000) (2).
Brunei ((^InufJo) M" armurier, originaiiv (rAiniecy, habitait ha rue Très-Gloitres en 1001, mari de Marguerite Merlin.
Bruno f./p<7;?), M' fondeui", 1010-1080, épouse: 1" Dimanche Gahourd ; 2° h' 3 mars 100*.), Louise Ayuiar-Champion.
Bruno cadet, M' de (hnise, 1708.
Bruyant (Louis), M* toui'neur, fils de Claude et d'Aime Berl, luari de Françoise Veyret, 8 févi'iei' 1001.
Bûcher ou Buchicher f /^Vrrr), avocat, docteur eu di'oit, substitut (hi ])i'ocureur géuér;il du Parleuieut, 1530, doyen de l'Université où il était professeur de droit depuis 151^, et enfin procureur général au Parlement, 1553, mai-i de : r Marguerite Malet, 1538; 2" de Guigomie Perouse, dame de Saint-Guillaume, 1553, rueurt vers 1570. a 11 était, dit Chorier (3), un grand sculpteur, et Ton voit de ses marques
(1) Minutes de M' Narcie, f" 48.
(2) Minutes de M* Dumolard, notaire à Vizillc.
(3) Histoire du DavpJnnc, t. II, p. 011.
dans la maison dont il a été lui-même rarchitecte et qui mérite Tadmiration des plus excellents ouvriers. Le roi Henri IV en fit tant d'estime, qu'après les avoir considérés (lors de son passage en notre ville, en IGOO;, désira d'en pouvoir faire enlever un manteau de cheminée pour le porter à Fontainebleau ». Guy AUard, dans un de ses manuscrits, fait remarquer que Pierre Bûcher « a luy mesmes taillé ces belles pierres qui composent les cheminées qui sont dans sa maison en rueBrocherie » (1). On pense qu'il a sculpté le beau médaillon en marbre noir représentant Justinien, aujourd'hui au musée de Grenoble.
Bugnon (Aiitoine), architecte et peintre, originaire de Berne, peint, pour les consuls de la ville « une colonne et la galère, fait 17 armoiries : 4 du roi, 4 de la ville, 4 du comte de Soissons, 4 du connétable et une dernière du comte de Soissons, destinées à être apposées à la porte de France » (10 sept. 1623) (2).
Buisson {Jean), M" fontainier, fils de Michel, originaire de Roybon, pose, le 17 avril 1603, les houmeaux de la pompe du jardin de M. de Lesdiguières en quatre endroits (3), il lui est payé « 4 écus 30 sous pour le payement de la besogne par luy faicte en la maison de M^'' de Lesdiguières à Grenoble », 1608 (4).
Buisson (Joseph), M' tourneur, épouse, 1685, Claudine Achard, meurt le 13 février 1729, âgé de 70 ans. —{Honoré), W tourneur, fils du précédent, mari : 1" de Françoise Coytoux, 17 avril 1708; 2° de Claudine Trinchet, 19 juin 1725.
(1) Ms. de M" Guy Allard, Bibl. de Grenoble, U. 484, P 186.
(2) Archives de la ville, AA. 27, f» 25.
(3) Minutes de M" Albrand, f 221.
(4) Comptes de M. de Lesdiguières, f 27.
Meurt le 20 juillet 1749. — {François), M" tourneur, mari de Françoise Jacquin, 1756.
"BxLYssoxï. ( Lmirans), « escripvain », loue de messire Adrien de Bazemont, le 2 septembre 1640, une chambre rue Saint-LaurenL pour le terme de 4 ans, moyennant le prix de 40 livres pour chaque année, à condition qu'il « montrera a esciipre a X. Adrien Avideyer, petit-fils du seigneur de Bazemont » (1).
Burdet {Jean)^ armurier, 1602.
Burget {Pierre), n\irifaher, 1538.
Buron ( Pliil ij>])e), maître peintre, d(» la ville de Lyon ; moyennant lepi'ix fait de 1,000 livres et 100 livres d'étrennes, peignit toute l'église Saint-André, à l'exception des chapelles de Notre-Dame, du Saint-Séi)ulcrei de Nolre-Damede-Pitié et de Saint-Josei)h r2;.
But ou "BMti ((.'h'nnent i)einti"e, figuiv parmi les peintres employés aux préparatifs de l'entrée du l'oi lleiu-i à Grenoble en 1518 (?,).
"Bmssy (Jcan-Bnjiiiste rle),(x gi'aveur pour le roi en lanionnaiede Grenoble », (ils d'Antoine et de Magdelainede Bourdon, épousa, le 14 novembre 1710, Marie Brun, veuve de Pierre Bony, M' cartier, il avait été graveur en la moimaie d'Aix en Provence, il estqualilié de M*" orfèvre dans l'acte de baptême de son fils Louis, le 28 juin 1715.
Buyet (Etienne), fondeur, doreui-, niai'i de Benoîte Gautier, 10 janvier 1666.
(1) Minutes de M' Revol. f" 386.
(2) Pilot, Notice sin- l'église Saint-André de Grenob/c, p. ôO.
(3) Registre des concl. de l'Hùtel de Ville. BB. 14, f" 170-180.
Cabay {Moyse), ingénieur géographe du roi, origiiuiire de la Rue (dioc. de Beauvais), mari de Françoise Boudinot, 11 février 1777. — (Louis), ingénieur géograplie du roi, est présent au mariage de son frère Moyse en l'église Saint-Laurent, 1777.
Cabry (Jean), « horlogier de madame la princesse de Piedmont », tenait boutique en la rue du Palais en 1621, il mourut en 1645. Marie Bonin, sa veuve, épousa Michel Polin, notaire royal.
Caire (Antoine), « M" joualier », originaire de Briançon, fils d'Alexis Caire, éclievin et marchand orfèvre à Briançon, et de Marguerite Morand ; épousa, le 18 juillet 1777, Sophie Grive, fille à Jean Claude, marchand bijoutier, et de Marie Veicherat.
Cairel (Guillaume), orfèvre, 1439 (1).
C^lmsi (Guillaume de), monnayeur en la monnaie de Grenoble, 1543, hérita, le 12 avril 1545, de sononcle Félix Goudin, prêtre habitué en Téglise Notre-Dame (2;. — (Guillaume), monnayeur, fils du précédent, est présent à une procuration passée à « Grenoble en la rue Saint-Laurent et dedans la meyson ou se faict et bat ladicte monnoye, e i un membre de Fouvrerie d'ycelle es présence de Gonin Chaboud, eyssayeur, Philippe Melle, prevoust des ouvriers », 7 novembre 1837(3).
— (Jein), monnayeur, 1604 (4), mari de Catherine TroUieur.
— (Joseph), M' tapissier, natif de Saint-Martin-le-Vinoux, fils d'Ennemond, épousa, le 25 juin 1691, Hélène Bailloud, fille de François, M" tapissier.
(1) Minutes de M" Reynaud.
(2) Minutes de M*' Bonet.
(3) Ici., ici.
(4) Minutes de M^ Alhrand, f'' 221.
Gamins {Jean), M* orfèvre, assiste au baptême de son fils Isaac le 25 septembre 1577 (1), qui a pour parrain Monet Simonet, M' orfèvre.
Canard {Jean), joueur d'instruments, s'associe, le 30 août 1661, avec Thomas Le Bas et Louis Picard, « tous trois joyeurs d'instruments, de ce jour à caresmes prenant prochain » (2), mari de Jeanne Cretet, dont il a une fille nommée Antoinette, baptisée le 11 juillet 1666.
Capdevieile {Pierre), M" armurier, notable de la ville, 171J4, natif « de l'église paroissiale et collégiale de Saint- Jacques, de la souveraineté deBidaclie dans la Biscaye Françoise », fds de Pierre Capdeville, grefïier de police (Ig Bidache, et de Marguerite Caumont, épouse, le 12 mars 1772, Marie Lambert, native de Saint Ktienne en Forez, fille de Gabriel Lambi'rL, graveur, de Saiiil-Ftienne, et de Marie Thomas, de hupielle il eut : Marie, née le 7 février 177;-?; Pierre-Gilles, né le 2 mars 177(); Louis, né le l"juin 1777, et Jean-Baptiste, né le 27 mai 177H ; il meurt à Grenobh^ le 25 juillet 18(X), âgé de 60 ans.
Capitaine {Louis), ingénieur géogi-aphe du Roi, est l'auteur de la « carte- générale de Daupliiné levée géométricpiement par (jrdre du lloy, dédiée à M. de La Bove, intendant de la PrDvence », 1787; ce litre est placé dans un fortcui'ieux frontispice : un petit amour présentant les armes de Dauphiné au Drac personnifié ; le Rhône tenant l'Isère dans ses bras. lia dessiné et gravé le portrait de Gaspard, maréchal duc de Clermont-Tonnerre, lieutenant général en Daupliiné. Au bas de cette gravure on lit : Capitaine inrj fjéorf ciel. seul.
(1) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
(2) Minutes de M' Blain.
Carajat {Joseph), W fondeur, présent au baptême de Jeanne, fille de Joseph Vachat, fondeur, et de Marie Carajat, 20 juin 1752.
Caramand {Claude), W maçon, construit, en 1518, lepresbytère de l'église de Seyssins (1).
Carel {Michel), W fondeur, 1641, loue une boutique rue Saint-Laurent, le 11 septembre 1645; fond la cloche de Saint- Georges-de-Commiers et meurt le 5 novembre 1654. — {Jacques-Philippe), « hebeniste », originaire de Paris, compagnon de Thomas Hache, M' ébéniste, épousa, lelO mai 1712, Marie Odde. — {Gabriel), faïencier, originaire de Barraux, demeurant en la faïencerie de la Tronche, mari de Marie Fauché, 1792.
Caries {Jean ), M' menuisier, protestant, originaire de Verlhac en Languedoc, fils d'Antoine, est chargé par M"' Lesdiguières de faire « les croizées des fenestres de la maison neufve en bois de noyer avec un châssis dormans », 1604(2); le 28 mai, il travaille au lambris delà chambre du conseil de M. Desdigu'ères joignant la grande salle à Grenoble(3). Jérémie Mathieu, agent de M. de Lesdiguiêres, lui paye 70 livres pour « les portes de noyer faites aux estagères des livres de la bibliothèque » (4); fait, le 20 janvier 1609, pour Jean Vignon, prieur de Saint-Pierre-d'Allevard, les meubles suivants :
Une garde-robe de la même façon que celle de M°'" de Moyenc, sœur de Jean Vignon, un cabinet, un coffre, une table, six escabeaux, deux grands lits avec deux grandes
(1) Minutes de M" Péronnet.
(2) Minutes de M" Albrand, 542.
(3) Id., 1604, f° 198-.
(4) Comptes de J. Mathieu, f°13.
chaises et une petite chaise (1 ; fournit, le22 août 1G12, tons les ouvrages de menuiserie nécessaires à la maison du président de Saint-André au banc de Mal Conseil (2J; sculpte et place dans la maison de M''' Des Diguières à Grenoble, les gardes robes de la bibliothèque, 13 février 1613 (3); fournit le 5 janvier 1614, Fameublement « du logis du Roy et logis des capitaines et soldats au fort Barraux ))(4) ; fait, en 1017, « pour la somme de 48 livres 5 sous, une balustre autour du litdu conétable, à Grenoble » (5;-, il lui est payé, le 21 décembre 1622, divers travaux cpfil avait faits pour hi réception de connétable de M. de I.esdiguières ; fournil le « lambris bois noyer en la galerie de madame la conestable, qui va sur le grand degré, Joignant l'église St-André » (7j; se charge, envers Clnirlesde (li-é(|ui, de faire u ung l'cveslisseinent de bois noyer au manteau de la cheminée de la chambre peinte de M"% qui est dessus cel e de M. d'Auby, avec ses lambi'is au costé, ses corniches et frises, pour le i)rix de 72 livres » (H) (10 sei)tembi-c 1628j. .Iosei)h Ve/iaii, architecte de la ville de Montélimai', le charge d'une j)arlie du in(tl)ili(M' de l'église de Montélinur (11) janvier Ki.'^Ojf'.lj. — (Ar/rn/i ), M' menuisier.
(1; Minutes de M' Frouu'iit. f' 45.
(2) 1(1., fO.H.
(3) Minutes de M' Albrand, T 'i8.
(4) Minutes de M' Froment.
(5) Comptes (le M. de Lcadi/j vivres, f"
(6) c... A M* Jehan Caries, menuisier, la sonnue de 1-2 livres tournois pour payement de quatre bordures avec la chacune leur plat fonds pour peindre sur lesdiets jjlats fonds les armoiries de Monseigneur, de M"' de Crequy, de M. dAlincour et de M. de Saint-Cliauiond. lliors (jue M*=' fust receu conneslahle » (Complcs de Lesdiijuicres, n° hb).
(7) Comptes de M. de Lesdif/uici'es, f° Ijj . W (S) Minutes de M" Montaigne, f' 04.
(9) « J. Yezian, arcliiteete de la ville de Montélimar, haille a prix fait à Jean Carie. M' menuizier à Grenol)le, sept chaises a doussier estant de noyer, rendues faietes et sendjlahles comme
1629, mari de Marie Gliantefrin.— (.4c/am), fils du précédent, M" arquebusier, 1610. — (Louis), W menuisier, sculpteur, fdG d'Adam, mari de Jeanne Foujon, sculpte le tabernacle de l'église d'Aoste (1 janvier 1641) (1). Le 19 août 1611, Jean- Baptiste de Surville, greffier des terres de M^"" le duc de I esdiguières, lui donne à faire « un garde robbe de forme de
celles qui sont faictes au cœur de l'esglise Saint-André de Grenoble et du couslé de la place dudit Saint-André, scavoir : trois joinctes ensemble et encore trois autres joinctes ensemble et l'autre séparée faicte avec un petit dome de dessus, avec deux petites consoles pour porter le dome ou arcade, pour le prix la chacune chaize de 10 livres pièce, plus de fere quatre croyzée et châssis a verre et avec leur placard, faict a menneau rond, pour le prix chacune croizée de 16 livres 10 solz, et fera le tout de bon et beau boys rendu en ballè et mis dans le batteau au port de leyguier de ceste ville » (Minutes de M' Duclot, f" 69).
(1) (' Noble Michel Aymon, chanoine de Notre-Dame, prieur des prieurés de Saillans, d'Oste et de Saint-Sébastien, a baillé a prix fait à Louis Carie, menuisier audit Grenoble, de faire un tabernacle pour mettre sur l'autel de ladicte esglise d'Oste, lequel sera de la hauteur et comprise la résurection de 5 pieds 1/2, de longueur 6 pieds moins 3 pouces, de profondeur 19 pouces, et aura deux corps l'un sur l'autre, la galerie les séparant aura au corps d'en bas cinq niches, chaque niche une figure dont la première à main droite ayant saint Jean l'évangéliste, à sa gauche saint André, et à l'autre y aura a costé droict saint Pierre, et à la gauche saint Paul et un ecce homo au milieu avec 6 colonnes torses, et au degré sera noir aux coings, un chérubin, et au dessoubz des ailes un chérubin; comme au milieu dudict degré, seront mises les armoiries dudict sieur Aymon, avec les ornements nécessaires audict degré, et pour le corps d'en hault, sera percé à jour le domne, et devant une porte avec une arcade en façon de soleil ou sera une Nostre-Danie avec son petit Jésus, et au dessous du domne sera une résurection, comne aussy il y aura à costé du tabernacle deux anges avec leurs pieds d'estal et une croix au dessus d'icelluy tabernacle, le tout sera doré à la mesme forme qu'est doré le retable de la chapelle Nostre-Dame dudict Grenoble, et rendra le tout faict et doré dans l'esglise du prieuré dudict Oste où ledict sieur Aymon le fera porté..., le tout pour le prix de 300 livres » (Minutes de M* Blain).
cabinet en bois noyer avec un couronnement au-dessus qui sera d'architecture ou il y aura au milieu une niche, dans laquelle niche sera une Notre Dame tenant son petit Jésus de demy rond de bosse, dans la frize dudit garde robbe sera trois chérubins, aux quatre cadres dudit garde robe sera mis des marques au milieu, etc., pour le prix de 76 livres «(Ij. Il est chargé, le 14 novembre 1643, du parquetage du chœur de l'église Notre-Dame qui devra être en bois noyer et cerisier (2) ; la même année et le 23 mars 1644, il fournit à M. François de Virieu, conseiller au Parlement, une garde robe avec six portes sculptées pour le prix de 280 livres (3); il fait encore un retable pour l'église de Quaix, aux frais du président Frère (4); le 2 février 1656, François de Gratet, conseiller au Parlement, lui commande une bibliothèque « en bois noyer avec moulures et architectures pour la somme de 30 livres » (5); enfin, en 1660, il fit divers travaux pour l'église de Saint- Geoire. — {Noël), M" menuisier, protestant, flls de Louis. Jean AUouis, M' architecte, lui donne à prix fait « de faire les deux confessionaux et la balustrade du cœur de l'église de
(1) Minutes de M^Blain, 1644.
(2) Minutes de M-^ Dufour, f» 926.
(3) Ici., f 257.
(4) « Le 1"' président Frère a haillé à prix fait a M" Louis Carie, menuisier à Grenohle, scavoir : de faire un tabernacle pour l'autel de l'esglise parocliiale dudit Quais, de la largeur dudit autel, avec un degré, et aura autant de hauteur comme de largeur, compris la resurection qui sera sur le dome, lequel tabernacle aura deux cadres a cotté droict et a gauche, avec ses consoles et colonnes torses, et aura trois niches qui sera logé un ecce liomo, et aux deux autres un saint Jean et un saint Sébastien, et au corps d'en hault sera une niche vuidée a jour, accompagnée d'un rayon de soleil, de chasque costè deux séraphins et au dessus un dome écaillé ou sera une resurection (15 sept. 1643) » (Minutes de W Blain).
(5) Minutes de M* Mailhet, f' 9.
la paroisse des Granges, suivant le dessin qneM. Dieulamant, ingénieur du roi, en a dressé... pour le })rix de 315 livres » (7 août 1G04) (1), abjure la religion protestante et épouse en 2"' noces (2;, le 20 août 1G%, Magdeleine Bouvier, iille d'Ai'naud. M' arquebusier, et de Clémence Fuzat ; meurt par suile d'accident, le 1" mai 1701, âgé de 55 ans, est inbumé au couvent des Frères Prêcheurs. — (Jacques), M' menuisier, mari de Françoise Chaix, fille de Daniel, 1679.
Carre (Jean), M" fourbisseur, mari de Magdelaine Colombier.
Carriel (Pierre), joueur d'instruments, 1665.
Carron (Jean- Vincent), « liebeniste », originaire de Paris, est témoin au testament de Mondon, « tournoyeur », le 17 janvier 1700 (3),
CsLrtien (François), originaire d'Aubusson, M' tapissier,
Catagne (Joseph- Victor), M" doreur, originaire de Brescia, fds de Charles et de Laurence Laura, épouse Justine- Charlotte Ruybet, 1763.
Cavin (Pierre), M' tapissier, originaire de Paris, fds de Nicolas, M*' tapissier à Paris, épouse, le 27 juillet 1653, Louise Vaché, meurt le 6 juillet 1698, âgé de 72 ans. — (Etienne), W tapissier, fds du précédent, 1682, meurt le
(1) Minutes de M" Morin, f° 273.
(2) Il était veuf d'Anne Caries, inhumée en 1G78 au cimetière de la religion prétendue réformée.
(3) Minutes de M'' Aubert, f° 43.
19 septembre 1709, âgé de 45 ans. — {Jean), M" tapissier de W le duc d'Orléans, fds du précédent, 1G82, mari d'Isabeau Isnard, teste le 24 septembre 1723. — (Rei/naud), M" tapissier, fds du précédent, mari de Françoise Perrier, 15 janvier 1725. — (François), imagier, loue une boutique joignant la porte du Jeu de Paume, 1G75 (1).
Cellarier {Claude), M'" maçon, originaire de Voreppe, mari de Jeanne de Lafont, 28 novembre 1G15. — {Pierre), M' maçon, peut-être frère du i)récédent, construit, d'après les ordres du R. P. Antoine de Billy, correcteur du couvent des Minimes de la Plaine, une chapelle joignant la nef de l'église, et fournit « une clef i)endante en la croix, d'ogive, gravée d'un Jè.sus Maria entrelacée », pour le i)rix de 160 écus (2;. — (Jacrjites), M' maçon, mari de Monda Gerente, 1G22, reconstruit, le 19 mai's IGIG, le cloclier de Saint-Laurent de Grenoble (3).
Cerisier (Jean), M" fourbisseur, 1G97, mari : V de Jeanne Kanclion ; 2" de Marguerite Ducoin ; meurt le 'M mai 1723, âgé de 52 ans. — (Pierre), M' fourbisseui", mari de Catherine Jalfv, 172!).
C\i2iho\jid (donin), essayeur de la monnaie de Grenoble,
Chabert (AVcû/rt.s'j, M' menuisier, 1702. — ( Pierre), ç.ox\seiller du roi, ofRcier graveui- de la moimaie, (ils de (llKu-les, épouse, le 3 novendjre 1738, Aime Nhjndoii, demeurait rue
(1) Minutes de M» Armand, 30.
(2) Minutes de M' Froment, f- 256.
(3) ('.... Pour le prix de 12 livres la toise de pierre de muraille de trois pieds d'épaisseur, et de 10 sous le pied de tuf pour les arcs et les jamhages des fenêtres du cloclier (Pilot, Ncticc sur l'cfjlise de Saint-Laurent, p. Wd).
Bournolenc en 1744, est qualifié dans un acte (1) de « fermier des droits de marcjue et de contrôle sur tout les ouvrages d or, d'argent et de vermeil qui se fabriquent par les orfèvres travaillant et fabricant lesdits ouvrages dans 1 étendue de la province de Dauphiné ». Meurt le 27 septembre 1786, âgé de 82 ans.
Chachaniol (Pierre), sculpteur, originaire de Lyon, mari de Pierrette Wimff, de laquelle il eut, le 6 février 1781, une fille nommée Jeanne-Marie Pierrette.
Cha-'x {Claude), « M" escripvain », loue, en 1605, une chambre au-devant de Thopital de Saint-Antoine (2). — {Pierre), relieur de livres, protestant, fils de Daniel, dit la Place, concierge du temple de Grenoble, 1657. — {Antoine), M" tapissier et contrepointier, mari de Jeanne Chaîne, 1641, habitant rue Clienoise, 1614, meurt avant 1650. — {Jean- Baptiste), peintre faïencier, originaire de Moustiers en Provence, mari de Catherine Tholozan, 1743, établit un four pour la cuisson de ses produits et s'associe avec Antoine Ray-Compte et Ed. Roux, 1748 (3).
Ghalessin {Jean), M" armurier, habitait la paroisse Saint-Laurent en 1608, mari de Glauda Gourdet, meurt vers
Chalmein ou du Chalmein dit Cyparet {Jean), doreur, consul de Grenoble en 1389.
Chalon {Charles de), tailleur de pierres, travaille à Grenoble en 1601 pour M. de Lesdiguières ; prend en apprentis-
(1) Minutes de M'= Buiiet, f^ 191.
(?) Minutes de M'' Froment, f° 196.
(3) Registre de police. Archives de la ville de Grenoble.
sage Claude Cellarier, fils d'Ennemond, de Voreppe, 26 juin 1604 fl).
Chalons {Claude), « tournoyeur », s'associe avec Bonaventure Reynaud, aussi « tournoyeur », le 2 avril 1641 (2).
Chalvet {Jean), W tourneur, mari de Louise Lainberton, 1708. — (François), M" tourneur, épouse Luce Rivet, 1711.
Chalvet dit Brandegaude {Louis), M" maçon, originaire de Voreppe, se charge, le 8 février 1620, avec son associé Benoît-Didon Fayolle, envers Claude Fain't\ aussi M' iiKU.'on, « de couper, tailler et })()ser un i)()rtal de ])ltu're de roche à l'enclos de Messieurs de la Religion de cette ville, de la même façon, hauteur et largeur que celui de la basse-cour de M. le vicomte de Pasquiers en cette ville, moyermant le prix de 78 livres tournois » (3).
Ghambon (Pierre), M' fuiidcnr, du Piiy en \'elay, fond, en 1602, avec son associé René Vallfllc, <1(mi\ i'IocIm's \)^)\\v l'église Saint-André de Grenoble. La fonte de ces cloches ne réussit point et le chai)itre s'adressa au M' fondeni- Nicolas Iluard, de Clérien, près de Romans (\).
(1) Minutes (le M* Alhrand. f" 239.
(2) Minutes de M'Cliarhot. 00.
(3) Minutes (le M* Froment, f" 114.
l'i) * Le 20 juillet 1092. niessire Hugues Millcrand et J. -Baptiste Marnais, prêtres, chanoines de St-An(hv. en consf-quence de la délibêralion du Chapitre de ce jour, ont haillô à [)rix fait à Pierre Cliauil.on et Ken»'' Vallette. maîtres fondeurs. Iiahiiant la ville du Puy en Velay, présents..., de refondre les deux grosses cloehes cassées de ladite (''glise aux conditions suivantes : feront trois cloches, c'est-à-dire la première, la deuxième et la (;uatrième, du dessin et du diamètre (pii leur a esté mar(iués par le Très R. P. gèr.éral de l'Ordre des Cliartreux ; qu'ils rendront bien fondues et mettrons, sur lesdietes cloches, les inscrijjtions et armoiries ([iil leurs seront données par MM'' du Chapitre..., la fonte sera faite dans l'orrilion du bastion que M. le M" de Marcieu a eu la bonté d'accorder à MM" du Chapitre... pour le prix de 2050 livres » (Minutes de M' Aubert).
Chaminal (Félix), « furbisseur », achète, en 1537, une petite chambre sur le pont de Tlsère, confrontant la maison de Jean Dury le menuisier (1).
Chancel {Claude), « M' tournoyeur », originaire de Vinay, mari de Françoise Charmot, 1627. — {Jean), W tourneur, frère du précédent, 1618(2).
Chancuin {Henri), M" sculpteur, fils de Dominique et de Cadierine Guillot, originaire de Lyon, épousa, le 8 janvier 1722, Claudine Marmonier.
Chappan {Barthélémy), orfèvre, est présent au nouveau règlement consulaire de la ville de Grenoble du 28 juin 1467 rS). — {Amédée), orfèvre, teste le 22 mai 1517, il désire être inhumé au-devant du grand bénitier du cimetière de l'église Notre-Dame et dans le tombeau de ses prédécesseurs. Fait divers legs à sa femme, Marie Darelles ; à Jean, son fils; à Anne Chappan, sa fille, épouse d'Ennemond Claquin ; à ses autres filles : Thomasse, Monde, Marguerite et Jannette. L'acte fut passé dans sa maison, située en la rue du Bœuf. « In rua intersirjimm Bovis » (4). — {Jean), orfèvre, fils du précédent, témoin à un acte de 1521. — (Aimé), tailleur de la monnaie de Grenoble, aux gages de 50 livres par année, 1545 (5).
Chappaty {François), « joueur d'instruments de la Basse en la grande bande des violons de Grenoble », mari d'Eynarde Miribel, 1606-1629. — (François), joueur d'instruments, fils de
(1) Minutes de M" Bonet.
(2) Minutes de M'^ Roche.
(3) Livre de la Chaine, f 371, Arch. municip. de Grenoble.
(4) Minutes de M'^ Bovier, f° 103.
(5) Archives de l'Isère, B. 2823.
François, baptisé le 31 août IGOG, mari d'Anne Bernard, 1640. — {Michel), jouenr crinstriiments, fils du précédent, baptisé le 5 juillet 1612.
Chappe (C/a?/f/(?), M' orfèvre, mari de Françoise Nicolas,
Chapuis (Xiro/as), M" peintre et doreur, originaire de Neufchàteau en Lorraine, vint habiter Grenoble vers 1610 ; il fit les travaux suivants : 9 septembre UUO, Louis Carie, M" menuisier, lui donne à dorer d'or bruni nn grand taljernacle (1). — 31 décendjre 1610, l'i-auçois de Boime de Créqui, duc de Lesdiguières, « lui baille à i)rix l'ait de dorer d'or * bruni le grand cadre et retable qui est sui* l'autel de l'église Sainte-Claire, excepté les armes du duc (|ui seront colloriées, il fera le tout a la façon de celui de Notre Dame « (2), ponr le prix de 1,500 livres. — 1617, ilfaiti^Dur le clianoiue Aymon un laljei'nacle à ciiKj niches avec ses ciiK] ligures : un ecce liomo, saint Pierre, saint Paul, saint Amlré et saint Jean, e*une Notre-Dame et son jjeO't Jésus, semblable à celui qu'il a sculpté pour l'église de Gières, au i)rix de 110 livres. Il s'engage en ()ulr(> d'y api)()scr les armes de NL Aymon ('.\). — 21 ft'vi'ier 1653, il sculple le tabernacle de l'église desSaillans, commandé par Michel Aymon, pi-ieur de ce lieu ; il était orné d'un ecce homo et des statues de saint Pierr.', saint Paul, sa'nt Etiemie et saint Girard, pour le prix de 300 livres (4). — 8 janvier 16{;5, il est chargé par Claude Gerljat, curé de Saint-Piern'-d'lvitnMiioiit, de sculpter un tabernacle pour sou église, pjur le prix de 105 livi-es foj. —
V l ) Minutes de M' Blain.
(•2) Minutes de M' Montaigne, f" 522.
{•^) Minutes de M" Lavorel, f" 2S0.
(4) Minutes de M" Mailhet, 56.
(5) Minutes de M'' David, f' l'J5.
1666, il sculpte letabernacle de Sainte-Marie-d en-Haut (1). —
1667, André Roux, marchand, de Besse enOisans, lui achète
(1) V Au nom de Dieu il est ainsy que desfunte haulte et puissante dame, madame la duchesse de Lesdiguières entre les autres actions de sa vie qui ont faict esclatter sa piette, son zèle pour le culte de Dieu, et son respect pour les lieux consacrez a son service, fist eslever dans l'église du premier monastère de la vizittation Sainte Marie de ceste ville qui luy est obligé de beaucoup de tesmoignages de l'honneur de son affection, un retable composé de colonnes torses, de figures et autres ornemens d'architecture derrière et aux costez du maistre authel, elle l'ordonna de bois blanc, parceque elle avoit dessein de le faire dorer, et de plus nestant pas satisfaicte du travail des ouvriers quelle y employoit^ elle voulloit y changer et adjouster plusieurs choses pour le rendre plus accomply : mais Dieu l'ayant bien tost apprès appellèe a soy, ses pieuses dessins sont demeurez sans exécution, ce qui ayant esté représanté a monseigneur le duc De Lesdiguières, a incontinant excité son affection pour la mémoire de cette illustre dame son espouse en sa propre pietté et magnificence qui paroit en tant d'aultres esglises, et la comie à faire dans ses finances le fondz nécessaire pour l'achèvement et perfection de cet ouvrage par son ordonnance du 3= jour du présant mois de janvier dont il luy plait de se confier la mère et sœurs religieuses dudit monastère qui scavent les intentions de ladite dame défunte, c'est pourquoy ce jourdhuy septiesme jour du mois de janvier après midy l'an 1666, furent présans en leurs personnes pardevant moy Aymon Mailhet, notaire de Grenoble, soubzsigné, presans lestesmoings bas nommés, l'humble et devotte mère Barbe Seraphicque de la Croix de Chevrieres, supperieure du susdict premier monastère de la Vizittation Sainte Marie, sœur Anne-Thereze de Rajat, sœur Marie-Constance Br. ssaud, sœur Marguerite-Seraphique Bons et sœur Marie Angelicque Guerin, adcistante, religieuses et conseilh'res dudit monastère, d'une part, et maistre Nicollas Chappuis, M' sculpteu-; et doreur en bois, habitant de cette ville d"autre , lesquelz de leur gré franche volonté ont faict les conventions suivantes : pour raison du raccommodement et dorure du retable cy dessus m.entionné, c'est assavoir quicelluy M" Chappuis mettra a baz tout le couronnement qui est presantement sur le retable, et en la place dicelluy garnira les cottez de quatre anges de relief sur des frontons tenant des paniers de fruict ou festons selon ce qu'ilz sont requérantes au dessain que ledit maistre Chappuis en adressé, et au milieu, sur la corniche^ au lieu de la niche tracé
un labernacle orné de statues, pour son église, moyennant
sur le dessein, il mettra la tigure de la sainete Vierge représentant son assomption au ciel entournées de divers anges dont deux luy tiendront une couronne sur la teste, les autres l'environnans sellon le crayon qui en a este dressé qui sera attaché au premier dessain, et les disposera en sorte qu'ilz garnissent suffizammant rexi)asse qui sera entre les frontons, remettra ledit M" Cliappuis aux deux extremittes de ce nouveau couronnement les deux escussons mi parties des armoiries desd. seigneur et dame de Lesdiguieres, ostera led. W Cliappuis le cadre de bois qui est au millieu du retable contenant un tableau de plactre peinture et, en place d'iceUuy, il fera un beau cadre à la romaine avecq des feuillages taillez, et dans ce cadre et de toutte la hauteur et largeur, il fera une basse taille ou demy relief représentant le mistere de la Yizittation qu'il imittera sur ((uehjue belle taille douce dont il conviendra avec(| lesd. dames religieuses, refiera les deux niches qui sont aux deux aisles dud. retable garnies de leurs coquilles, et dans icelles ])oscra deux liLCiircs nouvelles, ruiic représentant saint Joseph et l'autre saint François de Salle, en soubztane. rochet et camail, la miltre et la ci-osse au pied, (;t audess()ul)z des figures, il mettra (h'iix culs de lamces pourtans les armoiries de monseigneur le duc avecq leurs accompagnemans des ordres et manteau du col. i-aiiiplira et ornera K-s plafons dvs picdestail en toutes leurs fasses et les autres vuides dudict retable de testes de chérubin et paniers de fruictz ou festons, garnira de niesme le vuide qui est entre le retable et la muraille de l'église d'anlt en bas, le plafond chargé d'ornemans convtmables finissant vers la muraille par un courdon reignaiit d ault en bas, resvivra les feuillages descollonnes et les autres pour les adoucir autant (lu'il se pourra sur le devant desd. collonncs, tout ledit retable addiction et changemans cy dessus expecitlies seront dorés a plain dor bruni et le fond descollonnes dor mat, le relief bruni excepté neanmoing pour la dorure les dentillons de la corniche le dessus et soubassemans des piedetail (pii seront pains coulleur de marbre, les testes et nuditez seront peintes en couleur de chair, le relief du cadre sera doré en or bruni et les fonds en or aclié et les figures peintes et estofïes en or et coulleur, les deux dessains seront attachés ensemble, parratfés et signé par les parties demeurant entre les mains diidit M' Cliappuis qui le représentera quand il sera besoing; fera ledit Cliappuis tout le susd. ouvrage bien et fidèlement avecq touttes les condictions requises quoy quelles ne soyent pas icy expeciallement exprimées, qui rendra faict parfait et posé
la somme de 60 écus (1). — Le 13 novembre 1671, il fournit aux confrères du Très-Saint-Sacrement de Tautel érigé en l'église de Saint-Laurent , un tabernacle sculpté et doré , chargé de statues, pour le prix de 180 livres (2). - Le 16 janvier 1677, il est chargé du grand tabernacle de Téglise de Varces, pour le prix de 120 livres (3). — Enfin, le 10 jidllet 1685, Claude Boffard, curé de Saint-Jean-d'Octaveon,le charge de faire un tabernacle, dont les niches seront occupées par les statues de saint Jean-Baptiste et de saint Clément, pape, pour la somme de 60 livres (4). Nicolas Chapuis avait épousé Françoise Jaccjuin ; il mourut vers 1683 ; sa veuve épousa en secondes noces Philibert Dagoneau , « orlogeur ». — {Claude) , a M" esculteur », fils du précédent, 1651.
dans la fm du mois de juin prochain, a peine de tous despans, dommages et interests moyennant le prix et somme de 1500 livres, sur a compte de laquelle et par advance lesd. dames reUgieuses en ont presantemant deslivre aud. M' Cliappuis en louis dor, louis demy louis dargent et aut'^e l;)onne monnaye de cours etmize la somme de 300 livres laquelle a este par icelluy M'Chappuisrecogneue retirée et remhourcée a son contentemant vouyant moy notaire et tesmoing le surplus payable a proportion d'œuvre, demeurant en outre aud. M' Chappuis tout le débris et bois qu'il enlevra et changera aud. retable, pour l'observation de quoy du contenu aux presantes convantions de prifïait que lesd. parties ont promiz et juré avoir pour agréable tenue stable maintenir et
attendre, etc Faict et recite a G-renoble dans le parloir dud.
monastère, en présence de messire Louis Marchier, prêtre, et Pierre Carre, tesmoing requis signé avecq les parties.
S" Barbe Seraphique de la Croix de Chevrières, S' Anne-Thérèze de Rajat, Marie-Constance Bressaud , S"" Marguerite-Seraphine Bout , S' Marie-Angelique Guerin , N. Chappuy , Marchier, P. Carre. »
Minutes de W Mailhet, f" 3, 1666.
(1) Minutes de M^ Lavorel, f° 20.
(2) Minutes de M" Rivet, f" 199.
(3) Minutes de M' GuigU'îs, notaire à Yarces, f° IST).
(4) Minutes de M" Lavorel, i° 230.
Chapuis {Pierre), peintre, habitait rue du Bœuf en 1793. Il avait épousé Marie Billon dont il eut une fille appelée Françoise Liberté , 2 août 1793.
Charavel (Jean), M' maçon, épouse Aymare Julien. Il meurt vers 1625.
Charbonneau (A/e.ranrlre), M' peintre, avait appris l'art de la peinture dans l'atelier d'Antoine van Halder, en 1031. Il y resta trois années et lui domia, cliaque année, la somme de GO livres fl).
Charbonnel (Jean-Baptiste), peintre, originaii'e duCasset, mari de Marie Veyret, 2 mars 1772. On trouve dans le Journal patriotique de Grenoble, dans le numéro du 19 août 1790, l'avis suivant : « Le sieur Charbonnel, peintre à l'huile, donne avis aux gardes nationales qu'il peint toutes sortes de drapeaux aux trois couleurs, en. or et en argent; il peint tel sujet ((u'on hii présente ; il peint également des bannières et des tableaux i)()ur les églises, le tout à juste i)rix. — Il loge Grand'Rue, à Grenoble, vis-à-vis M. Périei-, négociant. » — Il fut obligé, par ordre du procureur général, syndic du district de Grenoble, de peindre l'écliafand sur le(| el on devait trancher la léte aux deux prêtres Revenaz et Gnillahertj condanmés à mort par le triljunal de Grenoble en juin 1704 (2).
(1) Minutes de M" Roclie.
(2) <s An cil njcn Charbonnel, peintre, à Grenoble,
10 floréal, an 2.
(f Je t'ai recjuis ce matin, citoyen, de préparer des couleurs rouges pour colorer Técliafaud. J'ai retiuis en ta personne tes collègues. Sitôt la nuit close, va avec tes collègues à la maison de
justice. Le concierge te livrera les bois à peindre je le fais
responsal)le de l'exécution, et si toi et collègues vous vous refusez à ma demande, je vous ftirai déclarer réfractaires à la loi et aux ordres des autorités constituées, suspects d'incivisme, arrêter et séquestrer. Epargnez-moi ce regret. Salut et fraternité".
HiLAIRE. »
Charbonnier (Marc}, orfèvre, de Cliàtillon-sur-Seine, reçoit des consuls de la ville, des lettres de bourgeoisie, 1606 (1).
Charbonnier {Pierre), a entrepreneur pour les arlifïices, eaux et fontaines », meurt en 1725.
Chardinal dit Sedan {Ayitoine), M" arquebusier, 1610, mari de Marie Comte.
Chardinal {Benoît), M" arquebusier, fils du précédent, 1660, mari de Claire Chevalier, fournit, le 5 novembre 1672, « a Jean Baptiste Muscardini, intendant de la maison de M^' le prince César d'p]ste, en cette ville, deux paires de pistolets montés sur racine de fresne, avec ses porte vis bien vidés et gravés, plus deux arquebuses de chasse aussi montées sur pareille racine de fresne, avec les portevis, uzieres et bague, le tout vuydé et gravé, pour 19 louis d'or, valant 209 livres » (2) ; teste le 24 mars 1675 (3).
Charmetton {Claude), M" peintre, originaire de Lyon,
Charpin {Pierre), tourneur, mari de Marguerite Derion,
Charreton {Jean), « furbisserius », 1521-1530.
Charrière {Jean- Baptiste), entrepreneur des ouvrages du roi, mari de Marguerite Bally, 1757. — (Joseph), entrepreneur des ouvrages du roi, fds de Pierre, aussi entrepreneur, et de Luce Viron. Épouse, le 6 avril 1758, Antoinette Couturier, fille de François et de Marie Beyle.
(1) Archives de la ville de Grenoble, BB., 131.
(2) Minutes de M" Lavorel.
(3) Minutes de M"' Fanton, f 42,
Charrolois (François), W arquebusier, fils de François, M" horloger, et de Jeanne Laprade, originaire de Conflans en Poitou, épousa : 1° le 11 juillet 167G, Claire Chevalier; 2" le 2G septembre 1G95, Magdeleine Ducrest, veuve de Louis Treillard, marchand à Grenoble.
Chartier {JeJian), (< M" escripvain )>, originaire d'Orléans, 1G03. Il eut procès avec Jean Sarret, principal régent des écoles de Grenoble, le 12 octobre 1G04, parce que « J. Sarret avoit enlevé et arraché ung escripteau (ju'il avoyt mis et alïiché au portai de Tesglise Notre-Dame de hi présente cité de Grenoble, et poussé avec la main ledit Chartier Ihors quil volloit emi)es('lier ledict M" Sari'ct d'enlever son escripteau ». Sarret l'ut condamne à une amende, aux frais et (h''pens du procès (1 ).
Charvet {Il idiouoikJ )^ M" hi-ddiMii", IGo'J. — (Jacques), M" tom iicur, lils de Jactjncs, M' tonriicni-, de hi ville d'Agen, épousa, le 9jnin 1717, Catiiei'ine Bard.
Charvet d'Hotenas (Jca n-Baj)tiste), ingénieui', ai'cliilecte, mari de Sn/anne Pariot, 177.M, mcnrt le 30 septendji'e 178S, âgé de G7 ans.
Chasteau (Pierre), M' peinli-e, est pari'ain, le 13 août IGOO, de Marie, fille d'Antoine Leblond, toni-nenr ('2;.
Chavane (J/o/.se ï, M' horloger, IG.")!.
Chavany (C/v</f/e;, M" aniuebusier, originaire de Tizy, est témoin au contrat d'association passé entre Denis Eymard et Antoine Qiarbonel, arquebusiers, 1GG3.
(1) Minutes de Î^P Albrand, f 484.
(2) Registres paroiss. de Saint-Hugues.
Cheminade (C/^^zrZe^), monnayeur eu riiôtel de la monnaie de Grenoble, M" cartier, donne sa charge de monnayeur à son fils Pierre le 17 décembre 1742. — {Pierre), monnayeur en riiôtel de la monnaie de Grenoble, fils de Charles, M" cartier, épousa Anne Faure le 17 décembre 1742.
Cheneplot {Joachim), W tourneur, fils de Jacques et de Gabrielle Moretin, épousa Suzanne Davin.
Chenevat {Bénigne)^ M" peintre, originaire de Dijon, fut employé par M. le duc de Créqui aux peintures de sa maison de Grenoble, 1630 (1).
Cheney {Antoine), « M'escripvain », épousa Marie Garnier, 1613-1635. Sa signature, que Ton rencontre sur plusieurs actes, est très historiée et d'une fort belle écriture.
Chenin {Pierre)^ « esculteur »,fils de Pierre et de Marguerite Dussert, épouse, le 17 janvier 1691, Dimanche Veyret ; il a pour témoins Claude Berthet, M' sculpteur, et Guillaume Bernard, aussi sculpteur.
Cheruzel {Pierre), peintre et sculpteur, mari de Marie Rolland, 1785.
Chevalier {Michel]^ W ébéniste, mari d'Estiennette Revil. 1691; meurt vers 1720. Sa veuve fait héritier, en 1724, Thomas Hache. — {Jean), W tourneur, mari de Théodore de Bailleul, 1718.
(1) «... au sieur Bénigne^ peintre, la somme de 58 livres pour payement de la paincture quil a faite dans la maison de M^"- a Grenoble, 12 mars 1630. {Comptes du duc de Lesdiguièrcs. Bibl. de Grenoble R. 6150) ».
Chevrier (Benott), W arcliitecte, 1700, teste le 8 juillet 1708, avait épousé Marie Gabet dont il eut : François, Jean, Benoit, Isabeau, Marie et Suzanne.
Choix (Claude), M' peintre, originaire d'Yssoudun, fils de Jean, peintre, épousa, le 22 mai 1G59, Claudine Sorrel. Abel de Ferrus, seignieur de Neuvaclie, « baille à Claude Choix, maitre peintre, scavoir de peindre à huile un tableau de la façon qu'il plaira audit seigneur de Ferrus, soit paisage ou autre figure )>, 22 août IGGl (\). — (Afiïot/ie) (2), M" peintre, fils du précédent, épousa, le 21 novembre 1093, Marguei'ile Ilélie, fille de Jean, procureur au Bailliage, et de Catherine Disdier ; il moiu'ut le 15 janvier 171^0, âgé de 70 ans, laissant (pialoi'ze (Mitants; trois de ses fils entrèrent dans les oi-drcs: Jean était jjrètfe dans le diocèse de Vienne, Kimemond testa le G mai HiîG avant d'entrer en religion, (]laude, dit le R. P. Paul Simon, appartenait à l'ordre des Carmes déchaussés du couvent d'Avignon.
Chomel f Ao///.vj, « M' escrivain », originaire de Beaurepaii'c, éi)ousa,l(' IM'évrier IGll."), Louise Jonvencel.
Chosson (X/vfj/fis), M" tourneur, natif d'Oi-léans, fils de Nicolas, M' tourneur, et de Jeanne Dhumeaux, mai-i de Catherine Sanuii'l, 1 1 juin 175:^.
Choulet (François), M* tourneur, 1775.
Choumet (Pierre), garde de la monnaie de Grenoble et consul de la ville, mari de Meraude Colisieux, IGll-lGlG,
(1) Claude Choix signe dans les actes CJmct, et son fils prend
nom de Choix.
(^2) Minutes de M'-Blain.
dont il eut plusieurs enfants : Alexandre, Marguerite et Catherine.
CY^o\l^rin (Henri), M'" orfèvre, fds de François Cliouvin, bourgeois à Crolles, et de Marguerite Ricol, 1778, mari de Jeanneton Carron. — (Antoine), M" orfèvre, fils du précédent, 1786.
Cizeron (Pierre), M" fourbisseur, mari de Magdelaine Salvator, 1696.
Clair (Jean), M" arquebusier, 1633. — (Gabriel), « M' liorlogeur », originaire de Genève, abjure « Theresie de Calvin» le l'' janvier 1742, en présence de Joseph Clair, M" coutelier.
Clapasson(Jean), M" maçon, originaire Laval cV A ouste , soldat de la compagnie des Carabins du sieur Eybert en 1616, mari de Jeanne Grivel, meurt avant 1630. Sa veuve teste en 1630, fait héritier François Clapasson, son cousin, procureur au Parlement.
Glassis dit Nantua (Jean- François), M' menuisier, originaire de Nantua, fils de Jean, M" serrurier, et de Marie Muneret, mari de Catherine Bouchet (3 décembre 1734), ; fit, d'après M. Pilot, au mois de juin 1740, une chaire d'un beau travail et bien sculptée pour l'église de la Visitation Sainte- Marie-d'en-Haut, pour la somme de 500 livres (1). Il testa le 25 février 1764, dans son habitation rue Saint-Louis et mourut le 27 février 1764, âgé de 60 ans. — (Gaspard), W menuisier, frère du précédent, 1175. — (Jean- Baptiste), M* menuisier, mari d'Antoinette Léotard, 1764.
CXdcwàhxi^i. (François), « M" escrivain», originaire de Lyon, épouse à Grenoble, le 16 octobre 1708, Gabrielle Jay.
(1) Eglise et ancien Couvent de S ainte-Marie-cV en-Haut, p. 18.
Claustre {Martin), « ymagier », est en Dauphiné le maître le plus glorieux de l'art de la renaissance. Il naquit à Grenoble vers 1480. Dès 1511 il sculpte pour Humbert Belle, protonotaire du Saint-Siège, et Hugues Oraud, chanoine de Notre-Dame de Grenoble, deux chapelles, dans cette église, pour le prix de 100 florins (1); le 10 décembre 1515, il passe un prix fait avec Jean Materon, jurisconsulte, au nom de Gabriel de La Chastre, pour sculpter im tombeau composé de huit statues (2); il (j[uitta le Dauphiné pour la ville de Blois ; il
(1) Minutes de M" Perroud, f' 33G.
(2) (t Pacta iiiliita iiiter nobilem et egregiuni virum dominum Jolianneiii Materonis juriuni Dot'toreni procuralorem, etc,ex iina, et maglstruiii Marliiiuni Claustri, yinageriLUii hujiis civitatis Gratianopohtane ex altéra.
« In noniine doniini amen. Cunctis Hat nianifestum qiiod anno domini niillesinio (juingentesimo dccinio qtiinto et die décima mensis decemijris; Coram me notarioDalplilnali publii'O suhscripto existentes et personaliter constiluti n()l)ilis et egregius vir doniinus Johannes Materonis jurium doctor, i»rucurator liscalis generalis dalphinatus procurator (|ue et procuratorlo nomine magnillici et pulentis viri domini GabrieUs de hi Chastre militis constante ejus procuratoria putestate ad infascripta per agenda, quam idem dominas Materonis asseruit pênes se habere per notarium pubicum recepta ex una, et magister Martinus Claustri, ymagerius Imjus civitatis Gratianoi^olitane ex altéra presentibus qui gratis et sponte l'ecerunt et laciunt pacta sequencia :
Primo, prefatus dominus Materonis procuratorlo nomine jam dicto dédit et dat ad preciumfactum prelibato magistro Martino Claustri ibidem presenti pro se et suis in futurum successoribus omus hujusmodi in se assumentibus ad scudendum.componendum et faciendum ymaginessequentes pulcras et recepti biles vide) icet: Primo, ymaginem sancti Dyonisii portantem ejus caput in suis manibus, ymaginem sancti Rochi, ymaginem sancti Germani episcopi, ymaginem sancti Ludovici, ymaginem sancti Blaysii, quelibet altitudinis quatuor pedum sine embassamento et medietate coquilhie et in (|ualibet ymagine sit inclusa massoneria ; sit latitudo duorum pedum et expessitudo unius pedis. Item unam aliam ymaginem nostre Domine, ymaginem sancta Catherine et ymagimen sancte Barbare quelibet altitudinis unius pedis cum
sculpta en 1521, dans Tégiise de la Motlie-Feuilly (Indre), le tombeau de Charlotte d'Albret, femme de César Borgia. Les débris de ce tombeau existent encore dans la sacristie d'une église que dessert le curé d'Urciers; la statue de Charlotte d'Albret est entière, mais sa figure et ses mains ont été mutilées, son costume et surtout sa coiffure sont en bon état; deux des bas-reliefs qui décoraient le soubassement qui supportait la table de marbre noir sur laquelle la statue était couchée sont à la Motte-Feuilly, deux autres sont dans un jardin à la Châtre. Le 25 février 1523 (1524), il s'engagea envers Guillaume de Montmorency, sous le sceau de la prévôté de Paris et moyennant la somme de 800 livres tournois, à faire en moins de deux ans et à livrer le jour de la Saint- Jean-Baptiste 1525, c'est-à-dire le 25 juin, cinq statues et un tombeau en marbre et en albâtre pour l'église collégiale de Saint-Martin-de-Montmorency. "Martin Claustre avait déjà reçu 200 livres tournois et faisait venir les matériaux nécessaires à son travail, mais il mourut presque aussitôt en mai 1521 (1). L'année suivante, sa veuve, Isabelle Bourgeois,
dymidio sine aliqua massoneria omnes lapidis alobastri et hoc secundum portracturam quam idem Claustri confiletur vidisse pênes prcfatum dominium Gabrielem existentem et remanentem. Precio et nomine precii quadraginta scutorum auri ad solem solvendorum per prefatum dominum Gabrielem de la Chastre dicte Claustri videlicet hinc ad proximmu futuram festum calendarum decem franches, etrestam fmiio dicto precio facto. Et quod quidem precium factum d ictus magister Martinus Claustri promisit, et super sanctis Dei evangeliis, in manibus meis dicti notarii manibus tactis, juravit bene decenter et receptibile reddere perfectum hinc ad proxime carnisprivium sine contradictione quacumque, promictentes supranominate partes... Acta fuerunt premissa Gratianop. in domo prefati domini Materonis, presentibus ibiden domino Anthonio Materonis fratre et dom. Joh. et Petro Ciiappuysii clerico dicte civitatis Gratianop. testibus, et me notario subsignato. Alpin. »
(1) Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, t. il, 3"° série, 1851, p. 268.
céda ce marché à Benoît Bonberault, sculpteur, habitant d'Orléans. Ce tombeau devait être fait « en marbre et albâtre de Daulphiné, telz et semblables que ledit Claustre avait auparavant baillez pour le tombeau defeumons' le maréchal de Cliastillon» (1). Quelques années plus tard, Isabelle Bourgeois {Isabella Borgeysie) vendit à Benoit Bonberault une certaine quantité de pierre d'albâtre de la perrière de Mesage « certo precio inter ipsos convento », 13 juillet 1528 (2).
Clément (CJiarle^), a brodeur ordinaire de la reine », exécuteur testamentaire de Gilbert Deschamps dit Dubuisson, vivant tailleur d'habits du duc de Cré ,uy, 1637 (3). — {Jean- Baptisie), peintre en faïence, fds de Josej)!!, M' orfèvre, et de Françoise Laugier, originaii-e de Moustiers en Provence, épouse, le l(j jjuivier 1770, (llotilde-Radegonde Lésas, fdle de Pierre, peintre en faïence ; meurt le 15 août 1782, à l'âge de 34 ans. — (////r/^fc.v), ingénieur et géograi)he du roi, fit le plan et dessin « du plantement du (piai » à Grenoble en 1052 (4).
Clerget { Philippe), (•oiiq)aguon peintre, lils d llugues Cleigel, M' i'hii-ui"gien, leste, le 22 février 1051, « étant sur le point de s'en aller voyager en Italie et principalement à Rome », fait divers legs à Jean (Uerget, ciiirui'gitîn ; à Antoine, Laurence et Françoise, ses frères et sœurs. Institue héritier Noël Lebrun, nuntre brodeur, son oncle (5). — {François), M' brodeur, 1051). — {Antoine), M' brodeur et peintre, tils d'Hugues, M" chirurgien, épouse, le 25 janvier 1004, Marguerite Verdier, fille de feu Pierre, marchand libraire, et de dame Pinard, dont il eut plusieurs enfants.
(1) Bibliotlièquc de l'Ecole des Cliartes, t. ii, 3"" série, p. -270.
(2) Minutes de M' Alpin, f-2S.
(3) Minutes de M* Reynier.
(4) Minutes de M' Joubert, f" 3.
(ô) Minutes de M" Roux, ^ 'lOl.
Clerc {François), peintre, épouse, le 23 avril 1771, Marguerite Chauvet. Il était veuf de Marie Pugnot.
Cloistre {Jean), armurier, est présent au baptême de sa tille Marguerite le 15 juillet 1596. — {Claude), M" fourbisseur, fils de Jean-Baptiste, canonnier du duc de Savoie, à Montmélian, achète de Jeanne Avenier, veuve d'Antoine Shanart, M' peintre, la marchandise et outils de la boutique de feu Jean Chalessin, vivant M' fourbisseur, située à la montée du pont (1). — {Charles), M** armurier, mari d'Antoinette Drogat, 24 juin 1632 ; meurt le 19 mai 1671 . — ( Thomas), M* arquebusier, frère du précédent, 1660.— {Georges), M" arquebusier, fils du précédent, épouse, le 19 avril 1665, Dimanche Cuchet. — {Arnaud), W arquebusier, fils de Georges, associés dès 1680, épouse Marie Pasquier. Va habiter la ville de Tulle en 1750. — {Louis), M" arquebusier, fils de Cathelin, épouse Antoinette Dinet le 10 septembre 1719. Il avait fait son apprentissage chez son cousin Arnaud, meurt le 11 janvier 1743, âgé de 55 ans. — {Vince^it), W arquebusier, fils d'Arnaud, 1730, épouse : 1° Marie Genard; 2° en 1753, Françoise Pacon. — {Antoine), W arquebusier, est inhumé en la paroisse Saint-Laurent le 20 février 1730, âgé de 62 ans. — {Vincent), M" armurier, 1771.
M. Gustave Vallier possède une très belle paire de pistolets Louis XV, montés en argent, sur laquelle on lit : CLOISTRE A GRENOBLE.
Cloz {Pien-e), ou de Chiso, peintre de Grenoble, est présent à un acte passé en rue Porte-Trame, dans la maison de Claude Volon, secrétaire épiscopal, le 3 janvier 1532 (2). Il vivait encore en 1536 (3). '
(1) Minutes de M*^ Froment, 560.
(2) Minutes de M« Claude Alpin, f^" 296.
(3) Minutes de M' Alpin.
Cochet {Alexandre), « M* orlogeiir », 1672-1715.
Cœurfin (Guillaume), M' armurier, protestant, originaire de Lyon, fils d'Antoine, vint habiter Grenoble en 1G02, époque où il loue une boutique appartenant à Étienne Vial dit le capitaine Puissant ; mari de Marguerite Porte, teste le 24 juin 1G29, laisse Antoine, Isabeau, mariée à Isaac Fayolle, de Vif, Marguerite, Marthe et Louise. — {Antoine), M" armurier, lils du précédent, « quitte le royaume » dès 1620, revient à Grenoble en 1615, meurt le 18 février 1670, âgé de 63 ans, enterré au cimetière de ceux de la religion Réformée.
Cointeraux (François), architecte, originaire de Lyon. Fait bâtir à Chorges (Hautes-Alpesj une maison incombustible, la première bâtie en pisé, 18 octobre 1786.
Colavon b//o///eJ, peiutre, meurt le 1" juillet 1652, est inhumé au cimetière de Notre-Dame.
Colle (François-)^ monnayeur, 1567-1569.
Collien (Pierre), dit Martin, natif de Grenoble, M' de musi(|ue à Angers en 1757, à (lliolct en 1762, et aussi M' de danse. Sa fennne a nom Catherine Chesnaie (1).
Collin, M' graveur, né à Grenoble, a gravé, au trait, le portrait de Napoléon I".
Collioud (Alexandre), sieur de la Mure-Saint-Didier, architecte, construisit le couvent et l'église de Sainte-Maried'en-Haut, 1619-1622 (2).
(1) Les Artistes An'jcvins, par C. Port. p. 7'i. (v) Pilot, Notice sur Sainte-Marie,
Colomban {Clan de- François), M" sculpteur, mari de Virginie Ducros, 1746. — {Jean), M" sculpteur, fils du précédent, mari de Jeanne-Marie Bluton dit Roussel, 7 janvier 1778.
Colonel {Humheri), damoiseau, maître des œuvres du Dauphiné, visite les châteaux de Pinet, de Falavier, deSaint- Étienne-de-Saint-Geoirs, de Montrigaud, de Cornillon, etc., en 1366 (1). — {Pierre), W maçon, 1652.
Golson {Jean), peintre du roi, quitte Grenoble en 1736, laissant en nourrice son fils Éloy, qui meurt le 6 juin 1737.
Gommelet {Nicolas), musicien, originaire de Strasbourg, fils de Jean, épouse Jeanne-Marguerite Laurillard, fille de Georges, M' apothicaire de Montbéliard, le 20 janvier 1746, en présence de Pierre Lageire, François Cavallari, Nicolas Lamine et Louis Martin, tous musiciens, demeurant à Grenoble (2).
Gomolli, sculpteur de la République romaine, fut chargé, par arrêté de l'administration centrale du département de risère, du 12 ventôse an VIII (3 mars 1800), de faire les bustes de Bayard, Mably, Condillac, Vaucanson et Bernard. Il lui fut délivré, à cet effet, une ordonnance de 600 fr.; quelques jours après, sur les instances du Père Ducros, bibliothécaire de la ville, on lui commanda le buste d'Alexis Fontaine, célèbre mathématicien, pour le prix de 120 livres. Tous ces bustes furent placés dans la bibliothèque publique de Grenoble (3). Il fut nommé membre de la société des sciences et des arts de Grenoble, le 5 messidor an VIII (24 juin 1800).
(1) Archives de ITsère, B. 3123.
(2) Registres paroissiaux de Saint-Louis.
^3) Procès verbaux de ladminist. centrale du dép. de l'Isère du 28 ventôse an viii (19 mars 1800). Voyez : La Bibliothèque de Grenoble et ses "premiers bibliothécaires, par Ed. Maignien, p. -43 à 47).
Comoy (Daniel), W peintre, est présent au traité passé, en 1629, entre l'imprimeur Cocson et Eyméric Perron, pour l'impression d'un ouvrage (1;.
Compaignon (Jacques), a M' orplièvre », habitait « dessus le pont de Grenoble », 1603, se charge, le It janvier 1617, « envers Marguerite de Bellievre, épouse de M. le président de Saint-André, scavoir est de luy mettre en œuvre de la façon qui a esté convenu, 79 diamans, des petits et deux grands. Cette parure sera montée pour la somme de 98 livres tournois » (2). Monte trois tableaux de N. Claude et Aymard de Manissy,et celui de Laurence de Baronnat, femme de feu Aymard Mitallier de Manissy, 1620 (3). Il laissa, de son mariage avec Françoise Grégoire, deux enfants : François et Marthe. Elle teste, 26 juillet 1630, étant veuve (4).
Combe (Monet), orfèvre, citoyen de Grenoble, reçoit, le 12 février 1559, « 60 ecus de bon pois, au coing du Roy », pour tnjis obligations passées par noble Louis de Bardosole, seigneur de la Motte-Clialançon (5; ; fait pour noble Jehan- Ennemond Caries, « des brasseletz émaillies et un billion d'or avec certains aultres bottons, le tout pesant 68 escus et dymi d'or, lesquels brasseletz et choses susdites ont esté balhiés et délivrées par le sieur Caries a dame Clémence Cailhie, dame d'Aurillac, religieuse de Montlloy » (6).
Constaint ( Pierre), M' arquebusier, 1656, originaire de Garnaud (Saintonge . Alexandre d'Yse et Fabrice Burlamaci,
(1) Minutes de M' Froment, f^ST.
(2) Id., f° 45.
(3) Minutes de M' Duclot.
(4) Minutes de M" Froment, f" 581.
(ô) Minutes de M* Eymard, notaire.
(6) Minutes de M* Pascal, pièce n* 152.
pasteurs, mettent en apprentissage chez lui Benjamin Cresson, natif de Vernex, fils de feu Alexandre Cresson, vivant pasteur en l'église réformée de Roclieplatte, 20 décembre 1657 (1).
Contesse {Jean), M" brodeur, originaire de Lyon, mari d'Ennemonde Fayet, de laquelle il eut : Jean, baptisé le 7 décembre 1616; Jean-Pierre, 1618; François, 1619; Marie, baptisée le 8 mai 1622, meurt cette aanée. Fait quelques travaux pour la maison de M. de Lesdiguières (2).
Coppin {Joseph), « anlumineur d'images de taille douce », mari de Marguerite Drivet, 1683-1685.
Corcelles {Guillaume de), doreur, est présent à un acte passé en 1454, dans la maison de Noble Eynard, de Vourey, in carreria Bornelenchiorum (3).
Corcis {Nicolas), M" potier, originaire de Nancy, mari de Magdelaine Eymard, 12 juin 1656.
Cordier (Philippe), W graveur, demande 300 livres pour la gravure de la plaque de cuivre relatant le vœu de la ville, 7 décembre 1650. — {Martin), M" relieur, est présent à un acte passé le 29 avril 1653, entre Jean Nicolas, marchand libraire, et son frère Louis (4).
(1) Minutes de M" Blanc, f" 135.
(2) « A M" Jean Contesse, brodeur, la somme de 90 livres tournois, pour payement d'avoir fait deux pourtières en brouderie d'or pour un lit de monseigneur à Grenoble appelé l'impériale que pour avoyr fait les grenouillières semées de flammes et détoilles d'or pour ledit lit Contesse fourny tout l'or y nécessaire comme apert de la quittance passée par ledit Contesse le 30 apvril 1619 » [Comptes de Lesdiguières, f° 64.)
(3) Minutes de M^ Daloy.
(4) Minutes de M^ Mailhet, f" 211.
Cor dier (Claude), graveur, mari de Justine Salomon, servait en qualité de sergent dans le régiment de Catinat, en juillet 1696.
Cortois (Lyon), W des œuvres et places du Dauphiné, 1481-1487 (1).
Corriôul (Jean), dit de Vienne, M' particulier de la monnaie de Grenoble, nommé pour six ans, 1540-1541. Sur les monnaies frappées à Grenoble, en 1542, le cœur paraît être le différent de ce maître (cor, cœur, corrieul).
Couchepain (Hunibert), u fabricant en tapisserie, natif de la haute Alsace », teste le 15 octobre 1775. Fait divers legs à Antoinette Bertrand, sa femme, ù Jean-Pierre et François, ses frères, habitant à Délie; h Nicolas et à Jean-Jacques, ses autres frères (2).
Coulliet (Claude), M" menuisier, d'origine provençale, meurt le 26 mars 1662.
Cour (Louis), peintre, témoin au mariage de Laurence Bertet, fille de Claude, M* sculi)teur, \\) décembre 1713.
Courbel (Pierre), M* tourneur, 1701.
Gourdey (E n)ie)no)id ), M* menuisier, 1624, fournit un cadre de bois noyer pour un tabl 'au légué par Pierre de Cornu cà la chapelle de sa famille, en l'église X(jtre-Dame de Grenoble, 1624(3).
(1) Archives de l'Isère, registre B. 3127.
(2) Minutes de M« Girard, f° 393.
(3) a Le 14 janv. 1G24 Jean Francon, M* ord. en Ka chambre des comptes, comme tuteur testamentaire de noljle Arlus de Cornu petit fils et héritier de feu noble Pierre de Cornu, vivant conseiller au Parlement, a baillé a prix fait a Ennemond Courdey, menuisier à Grenoble, a faire de boys noyer le cadre qu'il est ne-
Couste (^Pierre), appelé aussi Pierre le Lanternier, M' ferblantier « lanternier», place des panonceaux sur la maison de M. de La Colombière, en 1567 (1).
Court (Jean), « M*^ horologer », meurt le 12 février 1709, âgé de 66 ans.
Goutan {Claude), M" fondeur, originaire de Barbery, près La Chaise-Dieu, 1605.
Crétu-Arnaud(/o5e/9A), M' sculpteur, mari de Jeanne Jacquemet, 1734.
cessaire de mettre a neuf au tableau que ledit seigneur de Cornu a fait faire sous le vocable du saint Sépulcre et pour mettre dans la chapelle dud. seigneur défunt qui est en l'Eglise N. D., ensemble de faire en icelle chapelle le revictement de Ihostel de de lad. chapelle aussi de bois noyer. . le revictement dudit autel semblable à celui de la Sainte Trinité... moyennant le prix de 23 livres » (Minutes de M'' Jullan).
(1) « L'an 1567 et le 26' avril, W Charles de la Colombière, conseiller du roi et maître auditeur en la chambre des comptes, qui de son bon gré a baillé a prilïait et baillé à M" Pierre Couste, lanternier de la présente cité de Grenoble et habitant, présent et acceptant a scavolr de faire en la maison dudict M" Ch. de la Colombière quil fait bastir en la porte et près du pont du Drap de ceste ville deux penonceaux sus le grand corps de la tour et bastiment d icelle maison et ung auctre penonceau sur la tour de la vezete dicelle maison, iceulx semblables a ung qu'il Couste a desjà faict audict sieur de la Colombière, pour ladicte maison, et aussi guarnir troys lucarnes : deux audict grand corps et ung à la Tour-de-la-Vezete.... Faict et passé audict Grenoble, en la maison dudit sieur de la Colombière, présents en ce Eynemond de la Gavanède, escuyer, et M' Sébastien Lyonne, clerc » (Minutes de M' S. Narcie, f" 29-30). — (C'est la maison occupée aujourd'hui par l'hôtel Trillat; on y voyait, il y a quelques années, une porte sculptée surmontée des armes des La Colombière : d'cc^ur à trois colombes d'argent becquées et onglées de gueules).
Crochat {Gispard), architecte, originaire de Torchefelou, exécute le lambris du chœur de l'église cathédrale de Die, 1687 (1).
Crolard {Etienne), M' tapissier, 1655, fils de Guillot et de Charlotte Pillet, mari de Jeanne Chesne, teste le 21 août 1656.
Croupisson (Simon de), M" arquebusier, originaire de Saint-Etienne, 1660.
Cachet (Jean), M' maçon et tailleur de pierres, originaire de Salins, fait de grandes réparations au château de Montbivol, appartenant h Claude de Simiane de La Coste, président au Parlement, 3 janvier 1633 (2). — (Claude), Mnourneur, meurt le 1" août 169 L—( Gaspard), luthier, facteur d'instruments, mari de Jeanne Moget, 1619, père de Joseph, imprimeur-libraire à Grenoble, de 1748 à 1779.
Curten ainé, ingénieur et architecte de jardins, liahitait Grenobleà lafmdu xviii'siècle; il a publiédiverses brochures sur l'état des bois et forêts en France; il est l'auteur d'un plan d'un cirque pour la célébration des fêtes publiques, qui pouvait
(1) « Le 15 juin 1087, Pierre de Tarnesin, doyen de N.-D. de Die, ahaillé a prixfait à Gaspard Crocliat, arcliitecte, défaire les formes et lambris du cliœur de ladite église cathédrale, autour dudit cœur, qm sera divisé en neuf angles, aur|uel clux'ur il y aura trente quatre chaises, savoir trois de chaque coté aux premiers angles joignant le pillier et quatre chaises en chacun des autres sept angles, lesdites chaises seront do trois pieds deux pouces d'hauteur depuis le marche pied jusc{ue sur le museau du limon dont le siège sera des seize poulces et demi d'hauteur et les sellettes seront souhstenues d'une queue de lampe taillée en saillie d'eau de toreng, pour le prix de 1970 livres «(Minutes de M" Lesbros, MO.)
(2) Minutes de M" Froment, f"' 9 et 10.
contenir environ 10,093 personnes, et qu'il avait proposé de former à l'Esplanade de la porte de France (1).
Cutriffin (Jacques), ou de Fribort (de Fribourg), « maître fabricateur d'horloges », habitait Romans ; vint à Grenoble en 1414 pour réparer Fhorloge de la ville, traita avec les consuls à raison de 19 gros pour l'emploi de son temps et au prix fait de 30 florins pour toutes les réparations nécessaires (2). C'est lui qui construisit à Romans l'ancienne horloge dite Jacquemart.
Cuzin (Michel), M" fourbisseur, 1593.
Dagan {Abraham), W graveur, originaire de Paris, 1657.
Dagniel ou Daniel (François-Marie), M' doreur, originaire de Turin, mari de Virginie Faucherand (22 mars 1716); il signe : Francisco Mari Danie(3;.
Dagoneau (Antoine), « M' orlogeur », habitait le Mal- Conseil en 1629, la rue Marchande en 1630 et la rue Revenderese en 1634 A), mari de Marguerite Poirier, 1628, dont il a onze enfants (5). — (Philibert), « M" horologier », fils du précédent, né en 1629, avait loué de Sébastien de Lionne, M'' de Glaveson, conseiller du roi en tous ses conseils, gouverneur de Romans, une boutique a size en la petite maison neuve dudit seigneur qui fait face dans la place de Lionne,
(1) Ce plan, dont il fit hommage à la ville de Grenoble, fut exposé dans une des salles delà mairie en 1804.
(2) Comptes de la ville de Grenoble, année 1414.
(3) Minutes de M-^ Revol, î" 1.
(4) Le 22 mars 1630, Charles Trolieur, secrétaire des décimes en Dauphiné, lui achète « un resveille matin aboete d'argent rond vuidé a jour bien et deubement fait pour la somme de 100 livres tournois >■> (Minutes de M^ Froment, f" 259).
(5) Il signait : Antonia Diagoneau.
joignant à sa grande maison d'habitation», 5 janvier 1671 (1), épouse : 1° le 5 septembre 1656, à Blois, Anne Bombruit ; 2° le 26 mars 1681, Françoise Jacquin, veuve de Nicolas Ghapuis, M" sculpteur, meurt le 9 septembre 1700, laissant huit enfants, est enterré aux Frères Prêcheurs. — (Antoi?ie), M' horloger, fils d'Antoine, baptisé le 14 février 1611. — {Ignace), musicien, fds d'Antoine l'\ baptisé le 16 octobre 1617, vivait encore en 1681. — {François), M' horloger, « sous-lieutenant de la bourgeoisie », épouse, le 17 avril 1692, Anne Merlet, meurt le 21 octobre 1742, âgé de 78 ans. — {Gasjmrcl), M' architecte, meurt le 21 mars 1745, âgé de 82 ans.
Dalban,M' serrurier, répare le cadran extérieur de l'église Saint- André, « artiste unique dans cette partie », reçoit 300 livres pour ce travail, 1775 (2).
"Dalevic {JoscpJi-TJiiinotliéc), \w\\\[v(' en faïence, travaillait à la fabrique du faubourg Très-FJoitres, 1730.
Dallos (Jean-Bajjtistc), musicien, mari de Marie-Anne Villard, 1776.
Bal-phin (Pierre), M' verrier, 1678-1721, habilait le faubourg Très-Cloitres. Louise Jacquier, veuve de Jean Servoz, châtelain de La Pierre, met son fds Jean en apprentissage chez P. Dalphin « pour apprendre le meslier et art de verrier » (3).
Danceville (Georges), « M* arquebuzier », loue, le 2 septembre 1625, une boutique appartenant à Louise Pascal de Valentier; sa signature n'est pas du premier venu (A).
(1) Minutes de M^Mailhet, f" 6.
{'2) Archives municip., BB. 120.
(3) Minutes de M'' Acliard, 1678.
(4) Minutes de M^ Albrand, 16-25
Danellet {Piei^re), lapidaire, 1613(1).
Danson {Jacques), M" sculpteur, originaire de Lyon, fils d'Etienne et de Françoise Catelain, épousa, le 25 septembre 1759, Rose Artaud.
Danthoine {François), M' armurier, protestant, originaire de Genève, 1650. Sa fille Marguerite teste en 1659; elle se qualifie dans cet acte de fille de feu François Dantoine, fait quelques legs à ses sœurs Magdelaine, Hélène-Francisque ; désire être inhumée au cimetière de ceux de la R. P. Réformée. Ce testament fut rédigé en présence de Denis Durand, libraire, de Genève; Pierre Mestrezat, « M' orlogeur », de la même ville, de Jean Deville et Pierre Blanchon, « orlogeurs », de Genève, et d'Abraham Savasse, M' fourbisseur, de Grenoble (2).
Danthoine {Daniel), M' horloger, protestant, natif de Saint-Marcellin, 1669-1679, est témoin au testament deDanie] Savoye (1670).
Daragon (i^m>z(?oz5j. M' tapissier, 1680, mari d'Isabeau Berger; à la mort de son époux, arrivée en 1685, elle s'associe à Pierre Dherbeys, M* tapissier, pour dix années (3).
Dard {Aiitoine), M' faïencier, mari d'Eléonor Baudy, veuve de Paul Coupy, marchand de café, de la ville de Toulon (9 juin 1740). — {Antoine), M" de musique, 1753.
Dardet {Jean), W tapissier, « tapissier de M*=' le duc de Créqui », originaire de le Gier (près d'Aubusson), fils de
(1) Minutes de W Froment, f° 3^3.
(2) Minutes de M'' Sirand, f° 227.
(3) Minutes de M' Faviot, f" 76.
Léonard, D'Aubusson, épouse, le 1" juillet 1618, Anne Richard Rivet, dont il a cinq enfants, teste le 6 septembre 1G59 dans son habitation située en la ruelle du Palais. Il lui fut payé « la somme de 42 livres 1 sous pour payement de la besogne par lui faicte aux tapisseries de la maison de M^"" de Lesdiguières àGrenoble», 21 juillet 1026(1); répare les tapisseries de M. de La Croix en 1627 (2); monte la tapisserie de cuir doré de la grande salle basse de la maison de M^' Desdiguières à Grenoble ; il reçoit à cet effet 66 livres, 12 mars 1630 (3). — {Pierre), M' tapissier, fils du précédent, baptisé le 30 novembre 1621, mari d'Ennemonde Roux, hlle de Jacques, notaire à Grenoble (25 novembre IGlOj, dont il a deux filles : Magdelaine et Anne.
Darié (François-), « M" orphevre », hnbilait en 1603 « en rue desMaisons A>//i?e.s' », mari de Calherine de Saint-Martin ; il signe toujours en lettres majuscuU's de cette manière : FRANÇOYS DARIE.
Darier (.!//>//<?/), M' maron, se charge, le 5 juin 1680, envers Chailes Bi-un, chanoine de Notre-Dame de Grenoble, « de faire, dans le cœur de l'église de Saint-Ferjus, un vitro semblable à celui qui y est détaillé, de molasse à gros de meur remailhér et espamerer en dedans et en dehors du
(1) Coinptcs de Les(li;jniàres, f° 00.
(2) « ...a pris a prilTait et se charge envers M* VvVix de la Croix, seig' de Clievrières, 1" cous, du roi et M* des refph.stes de son hostel, de rabillier et racoustrer bien a dire d'experts six pièces de grande tapisserie des faits d'Anniljal. Les quatre desquelles sont tendues en la première salle de la maison dudit seigneur en cette ville, hi cinquième estant autour du lit de M. Tadvocat gênerai du roi son gendre, et la sixième ayant esté emportée par ledit Dardet, pour le prix de 78 livres tournois et deux charges de blé froment mesure de Grenoble * (Minutes de M' Froment, f" 10).
(3) Comptes de Lesdifjuièref:, n° 132.
presbytère de làdicte église, pour le prix de 78 livres » (1). — {Pierre), W arquebusier, 1643.
Darle {Jean), dit le Genevoys, menuisier, reçoit 2 livres 10 sols pour 9 roses qu'il a faites au cabinet de M. de Lesdiguières à Grenoble, quittance du 19 août 1617 (2).
D assis {François), architecte du roi, meurt le 30 janvier 1776, âgé de 45 ans.
Daudibert {Samson), M' orfèvre, 1639.
Dauriac {Jean), M' fondeur, mari de Louise Paris dont il a deux jumeaux : Charles et Claudon, (19 janvier 1661).
Dauric {Claude), M." orfèvre, mari de Virginie Dumolard, fille d'Ennemond Dumolard, notaire et garde des munitions au fort Barraux. Son mariage est du 26 février 1658. — {Georges), M" orfèvre, fils du précédent, né le 31 août 1661. épouse Marie Gras, 9 septembre 1698.
David, nom d'une famille de peintres.— (/e^z^i), M' peintre, fils de Claude, notaire et châtelain de Laval, et de Jeanne Vilat, demeurant en rue Perrière, épousa : V Marie Pleumeran; 2° le 30 avril 1681, Florie Pacalon; 3» le 22 octobre 1686, Marguerite Chapelat, fille de Michel, procureur en la cour ; cette dernière teste le 29 février 1708, étant veuve ; elle désire être inhumée à la tombe de son mari, à Saint- Laurent; il laissa neuf enfants. Un acte des minutes de M" Dou nous apprend qu'il fit, en 1696, un crucifix et divers tableaux pour M" Jean Michel, procureur fiscal de Gre-
(1) Minutes de M' Didier.
(2) Comptes de Mgr de Lesdiguieres, P 57.
noble (1). — {François), M" peintre, fils du précédent, mari de Claudine-Agathe Jeunet, 1705, peint une partie dèstableauxde la chapelle de l'Assomption aux Jésuites de Grenoble, meurt le 14 juin 1723, âgé de 50 ans. — {Laurence), « peintresse », fille du précédent, meurt le 6 novembre 1760, âgée de 55 ans. — {René), M" peintre, fils de Jean et de Marguerite Chapelat, décore la chapelle de l'Assomption dans le collège des Jésuites. Sa mère lui lègue, par testament du 2 septembre 1719, « les tableaux qu'il avoit faits pendant le temps qu'il était avec ladite testatrice » ('2), épouse Elisabeth Ferron, meurt le 5 juin 1732, âgé de 45 ans. — {François), M" peintre, fils du précédent, épouse, le 18 février 1751, Anne Levet. — {Pierre), peintre, fils de Jean, 1721.
'Darvid{Michel), M'inaçon, et son confrère Pierre Gueymard se chargent, envers Antoine Avril, a empereur du noble Jeu de l'arquebuse», de faire les murailles du Jeu, qui seront élevées sur le terrain concédé jiar M. le M"' de La Feuillade, pour la somme de cent livres, 30 mai 1087 (3).
Debatz (Louis), organiste de l'église Notre-Dame, originaire de Nogent-le-Rotiou, lils (le Louis et de Magdelaine Labour, 1740-1757.
Debled {André), M* menuisier, mari de Marie-Antoinette Monverney, 3 décembre 1781. Françoise-Elisabeth, peut-être sa sœur, avait épousé Pierre François, M* sculpteur.
Definod, « M' orloger », 1051.
Delbert {Charles), M° potier, fils de Manuel, originaire de Lombardie, venant de Die, demande aux consuls à fixer sa
(1) Minutes de M" Dou, f" 72 (1096).
(1) Minutes de M' Thevenin, f" 576.
(3j Minutes de M" Faviot, f 254.
résidence à Grenoble, 29 août 1603 (1). — (Gabriel), M* potier, frère du précédent, lui vend, le 5 juillet 1604, « des molles estaing et autres choses servant à un g potier », pour le prix de 51 livres (2).
Delédos {Jea7i- Baptiste- François), a M" musicien », mari de Magdelaine Correol, 1763.
Delisle {Rolin), clorerius, orfèvre, habitant sur le pont de risère, assiste au baptême de son fils Pierre le 29 octobre 1544.
Delisle (Jean) dit Rollin, W orfèvre, dès 1584 eut quatre enfants : Catherine, Gabrielle, Jean et Germain, baptisés les 18 décembre 1587, 18 janvier 1589, 25 novembre 1595 et 2 janvier 1603 (3).
Deluan {Nicolas), M' de la monnaie de Grenoble, 1584, meurt avant 1587. — {Jean), essayeur en la même monnaie, 1590, mari de Jeanne Roux dont il eut : Pierre, Jeanne, Jean-Louis, Jean et Meraude. — {Pierre), essayeur en la monnaie, fils du précédent, épouse, le 31 janvier 1634, Isabeau Valansan.
Demafé, M' orfèvre, 1798.
Demarc {Louis), a maistre horlogier » et peintre, de la ville de Ruffec, fut chargé par le conseil de ville de construire une horloge qui fut placée sur la tour du pont, il lui fournit un logement et un atelier pendant tout le temps qu'il mit à sa confection, l'horloge fut achevée et posée en 1603 (4).
(1) Archives municipales de Grenoble, BB. 65.
(2) Minutes de Albrand, f° 99.
(3) Registres paroissiaux de St-Huguès.
(4) Cette horloge, .la tour et le pont s'écroulèrent le 14 nov.1651, à la suite d'une inondation de l'Isère. Pilot, Hist. municipale de Grenoble, t. II, pp. 23, 24.
Demeufve de Villeparc (Jacques), M" graveur, originaire de Salis? en Picardie, mari de Jeanne-Marie-Benedicte Richard dont il eut: Marguerite, née en 1728,- Jacques, né le 17 mai 1734, et Colombe, née le 18 janvier 1710. — (Jacques), dessinateur et graveur géographe, fils du précédent, mari de Marguerite Thomas, 22 septembre 175G, était officier dans le régiment de Belsunce en 1759. On trouve, dans les affiches du Dauphiné, n° 47, du 20 mai 1778, un « avis à la noblesse, de M. Demeure de Villeparc, ancien officier d'infanterie, professeur de dessin et graveur historien », qui se propose de graver, par souscription, Tarmorial général de la noblesse de Dauphiné. Cet ouvrage n'a jamais paru. Il a gravé Yex lihris de Barthélémy Faujas Saint-Fond, géologue. Il est l'auteur d'un Essai sur les m anœuvres de Vartillerie publié à Grenoble en 1775. Cette brochure de 77 pages, contient sept planches gravées par l'auteur. Il mourut le 12 février 1781, âgé de 44 ans.
Denibat r/>o?/?.s'-C//f/r/(?.s'), M" de musique, originaire de Paris, fils de Charles, marchand à Paris, et d'Elisabeth Cacheux, épouse, le 17 mai 1712, Louise de Launay, en présence de Louis de Batz, M" organiste à Xoti-e-Dame; il habitait notre ville depuis 1702.
Denis (Claude), « fontanier de M'^' le duc de Lesdiguières », originaire de Troyes, 1G50. — (Michel), « M" fontenier de M''' le duc de Lesdiguières », fils du précédent, 1663, « s'oblige de faire les conduites des eaux et fontaines du jardin et papeterie dudit seigneur à Vizille », 28 mars 1667 (1), meurt le 13 mars 1671, âgé de 60 ans.
Desblaches (Joseph), M' peintre et dessinateur, mari de Jeanne Pouchot, 1762, de laquelle il eut : Jean-Baptiste, né le 3 mars 1763 ; Joseph-Sévère, né le 12 décembre 1765, et Mar-
(1) Minutes de M*" Bovier,
guérite, née le 20 juillet 1767 (1), il était fils de François Desblaches et frère de François, curé de Ghâtonay, et vivait encore en 1781.
. Deschamps {Louis), M" brodeur, originaire de Nibelle en Gàti nais, fils de Louis, épousa: V le 26 décembre 1627, Claire Bel; 2° le 13 septembre 1651, Laurence Sibert; 3" le 21 août 1656, Isabeau Bertrand dont il eut sept enfants. — (Etienne), M' brodeur, fils du précédent, né en 1629, mari de Jeanne Durand dont il eut Simon, baptisé le 30 octobre 1667. — {Jean), W maçon, originaire de Paris, fut adjudicataire « du priffait baillé par MM. de la police de Grenoble, pour la réparation du plantement du quai à la forme du dessin dressé par Hugues Clément, ingénieur du roi », 1652 (2).
Descombes {Antoine), M" écrivain, mari de Marie Eyfard- Gallet dont il eut deux filles : Marguerite, mariée à N. Dupuy, de la Ferrière du Gua, et Jeanne, religieuse à l'hôpital des Dames de la Charité de Grenoble, 1754.
Descottes {Claude), monnayeur de la monnaie de Grenoble, 1585, assiste au baptême de sa fille Jeanne le l" septembre de cette année, elle a poar parrain Philippe Ogier, ouvrier de la même monnaie. Il vivait encore en 1600.
Desmartines {François), M' maçon, fut l'un des adjudicataires de la construction de l'église du collège des Jésuites, 1660, il travaille en 1669 aux maisons que faisaient construire les Pères Jacobins, 1669 (3), est inhumé le 24 octobre 1694, âgé de 67 ans, « mort sans avoir reçu les sacrements pour avoir différer de confesser ses péchés » (4).
(1) Registres paroissiaux de St-Hugues.
(2) Minutes de Joubert, f^ 3.
(3) Minutes deM^ Duclot, f° L
(4) Registres paroissiaux de Saint-Hugues,
Desneiges {Pierre), W peintre, peintre de l'hôtel de ville de Grenoble, originaire de Paris, fils de feu Pierre, peintre de Paris, et de Bonne Eyraud, femme en 2'' noces de Pierre Béton, M" peintre à Paris, épousa : 1° le 24 avril 1704, Marianne Martin, fille d'Antoine, M" peintre et écrivain ; 2° le 17 septembre 1713, Marie Rivail dont il eut : Anne, Pierre, Antoine, commis du trésor royal (1), et deux filles religieuses au couvent des UrsuJines de Vif ; mourut le 5 juin 3738, âgé de 61 ans. Il avait été chargé dès 1725 par les consuls de faire les portraits des quatre consuls de la ville, du procureur du roi et du secrétaire, ainsi que ceux de leurs successeurs, à raison de deux portraits par chaque année et moyennant une pension viagère et annuelle de 80 livres; il devait de plus « raccommoder, restaurer, réentoiler et entretenir les autres tableaux et portraits attachés aux murs et détachés des murs de l'hôtel de ville » (2).
Desnelle (Pierre), M" tapissier, 1699.
Despesche (Pierre), peintre de M*"" le M'' de Gréquy, originaire de Til-Châtel (Bourgogne), fils de Florent, épquse, le 28 septembre 1629, Anthony Rivail, fille de Jean, de Saint- Marcellin, dont il eut deux fils : Jean-Pierre et Melchior, de 1628 à 1633; il fit diverses peintures dans la maison de M, de Lesdiguières à Grenoble (3).
(1) Après la mort de son père, Antoine des Neiges, bourgeois de Paris, (f demeurant rue Portefoin, paroisse de Saint-Nicolas des champs » vendit le domaine dont il avait hérité, situé au lieu de Domène, 14 mars 1749.
(2) Chroniques dauphinoises, par A. Champolhon-Figeac, 1150- 1794, p. 234-236.
(3) Reçoit en 1628 la somme de 300 livres des mains de l'agent de M'^' Lesdiguières.
« A M' Despesches, peintre, la somme de 200 livres tournois a compte du prix fait a luy baillé de peindre et dorer les cheminées
Detande (Pieî^re), M' écrivain, mari de Catlierine Philo, meurt le 26 novembre 1688, et sa veuve deux jours après.
Be-voge (François), M" sculpteur, est témoin aux conventions faites par Nicolas Ghapuis, M' sculpteur, pour l'apprentissage de Jean Achard, 7 mars 1666.
Dezart (Nicolas'), M' faiseur d'instruments de musique, natif de Paris, fils de Jean et de Clauda Sion, épouse, le 29 juin 1645, Catherine Gras, fille de noble Michel Gras, de la Motte. — (Jean), M' vitrier, 1646. — (Lambert)^ M* vitrier, fils de Nicolas, né en juin 1647, mari d'Anne Ladvocat, 1678. (Jean), W vitrier, fils du précédent, né le 31 décembre 1688. Vivait encore en 1732.
Dherici (Jacques , monnayeur, fils d'Hercules, habitait dans la rue Très-Cloitres; il est témoin, le 9 juin 1560, au testament de Thomas Molard, prêtre, curé du Sappey (1).
Diacque (Claude), a M" escrivain », originaire du Villardde-Lans, 1615.
Dial (Pierre), «joueur de violon », s'associe avec Thomas Le Bas dit Laye, 1648, mari d'Ennemonde Faucherand. — (Charles), « maitre aux danses de cette ville», fils du précédent, mari : 1° de Marguerite Chabert, 1683, dont il eut Etienne,
de la salle du poêle et grande salle basse de la maison de M^"" à Grenoble, 28 août 1630. »
(( Au sieur Despeches, peintre, la somme de 201 livres a luy deslivrée pour reste et entier payement du prix du prixffait a luy baillé verballement par M. Dupuy de fere les tableaux de la cheminée de la salle basse de la maison de M^"" à Grenoble et celle du poêle que pour dorer lesdites cheminées » (18 août 1631). (Comptes de Mgr de Lcsdîguières, 1628. 1630, 1631, f» 517, n" 220 ; £"35, Bibl. de Grenoble, R. 6150).
(1) Minutes de M' Pascal.
M* gantier en 1723; 2° de Marianne Du Vache, fille de feu noble Ennemond Du Vache, conseiller au Parlement, et d'Elisabeth Cublier, 9 octobre 1706 ; il meurt d'apoplexie le 3 août 1707, âgé de 52 ans. — (Michel), M° à danser, meurt le 28 août 1707, âgé de 26 ans.
Dictrelin {Louis), a orfèvre grossier », natif de Strasbourg, habitait Grenoble depuis sept années, en 1632 (1).
Didier {André), W orfèvre, fils de Pierre, mari d'Anne Bailloud, 4 février 1676. — (Charles), M' orfèvre, fils de Pierre et de Claudine Lestelley, épousa, le 27 novembre 1692, Susanne Sylvestre, fille de Clément, huissier au Parlement, dont il eut : Joseph et André. — (André), M" orfèvre, iils du précédent, 1705.
Didon (Claude j, sculpteur, épousa Marie-Anne AUard,
Dieulamant, ingénieur ordinaire du roi, dresse, le 11 avril 1701, c( le plan des ouvrages à faire à la Chambre des Comptes », ils furent exécutés par Jean AUuys, Louis de Bons, Claude Michallet, François Gueymard, tous M"' maçons, Claude Bertet et Guillaume Bernard, M"' sculpteurs (2); est chargé, le 3 août 1689, des plan et devis de l'église Saint- Louis (3).
Diocque ou Diocquo, nom d'une famillede M" maçons. — (Jean), M" maçon à Grenoble, 1580. — (Guillaume), « M" maçon et M' priffacteur général des bastions de Grenoble », originaire de Fontaine-Maure (vallée d'Aoste;, fils du précédent, mari de Matheline Raine ; travaille en 1587 aux fossés
(1) Minutes de M' Froment, f° lOG.
(2) Minutes de M'^ Aubert, f» 137.
(3) Minutes de W Morin, f' 122.
entourant la Bastille , construit en 1501: un bastion à Bricqueyras; se charge de faire, en 1598, « pour François de Bonne, capitaine de cent hommes d'armes, 22 toises' de canal en la place du porlail de leyguier tirant vers rizère despuis lameuraillie dujardin de Monseigneur danslefoussé que ledict Diocquoz fera fere et à deux toyses de profondemM) (1) ; il a baille à prix fait à François Guedoz, maçon, à faire toutes les pointes de pierre de taille du fort de Barraux », 3 juillet 1601 (2 \ — {Jean- Martin), M" maçon, fds du précédent, mari de Jeanne Gonnet, est occupé en 1598 aux travaux de la Bastille, meurt en 1637. —(Panthaléon), M" maçon, delà vallée d'Aoste, fils de Barthélémy, travaille aux murailles de la Bastille en 1600, suivant les ordres de M. deLesdiguières ; construit les puits de Claude du Benoit, secrétaire du roi, et de M. le conseiller Basset, 1602 (3). — {TModore-Martin)^ M' maçon, construit avec son parent Jean Martin les bâtiments du couvent des Récollets, 1631 (4). — {Gridllaumé), « M' maçon, capitaine châtelain et clavayre d'Embrun », se charge, envers Fabbesse du couvent de Sainte-Claire, le 5 juin 1601, (( de parachaver les murailles quy sont jà couimencées, il fera deux pilliers de pierre de taille et fera un arbalestier pour soubstenir le couvert du puys » (6).
Dion {Jean), W orfèvre, 1762.
Diot {Nicolas), W arquebusier, originaire de Troyes, habitait Grenoble depuis quatre ans lorsqu'il épousa, le 1" novembre 1707, Jeanne Navel, fille de Jacques, notaire à Jarrie.
(1) Minutes de M" Albrand, f' 6.
(2) ld.,î'^ 320.
(3) Minutes de M*^ Albrand.
(4) Ici., f 70.
(5) Minutes de M^ Mailhet, P 54.
(6) Minutes de M° Albrand, f" 297.
Dobin (François-Gillet), W tourneur, originaire de Moirans, 1776, mari de Marguerite Alexandre.
Domengin (/e<3:n), garde de la monnaie et sergent major de Grenoble, mari de Justine Bernard, 1588; meurt ah intestai en 1600, laissant : Laurent, Jeanne, Gaspard, Meraude, César et Antoine (1).
'Don.Çit {Antoine), tailleur de pierres, a pour fils Antoine, baptisé le 3 janvier 1608 ; il avait épousé Marie Foran.
J^onnet {François), M' orfèvre, originaire de Sisteron, fils d'André, épouse : 1° le 8 janvier 1637, Catherine Vallet, fille de Sébastien, M' orfèvre, et d'Isabeau Faure, teste le 5 septembre 1671 (2), fait divers legs à ses filles Françoise Donnet, épouse de Claude de Naves, M" orfèvre ; Virginie Donnet, épouse de Baptiste Poyet La Ponce; Isabeau, femme de Claude Eyraud, procureur en la cour; résigne sa maîtrise d'orfèvre en faveur de Daniel Mathieu, compagnon orfèvre, et meurt le 10 septembre de la même année.
Dorival {Paul), M" peintre, mari d'Isabeau Firmand, fille de François, procureur en la cour, et de Charlotte Paviot (5 février 1641), dont il eut quatre enfants : Antoine, Pierre, prêtre du diocèse de Grenoble, Claude et Marguerite, mariée à Guillaume Domengin. Peint, en 1688, une descente de croix pour l'église de Bellecombe (3). Il habitait rue Perrière en
(1) Minutes de M" Dufour, 1625, f 2.
(2) Minutes de M" Duclot, f° 260.
(3) « Le 7 fev. 1668, Jacques Burlot, du lieu de Bellecombe, a donné a prixfait à Paul Dorival, peintre en cette ville cy présent, scavoir de faire un tableau de cinq pieds quarré dans lequel il sera peint une croix, un crucifix morant dessus, a costè droit un
1669 et mourut le 21 août 16S1, âgé de 80 ans. — (Angine), jVP peintre, fils du précédent, mari 1° de Laurence Pinsot; 2° d'Angélique Duclaux, fille de Jacques, notaire, et de Jeanne Delorme (22 mars 1678).
Doucet (Pierre- Jean'', sculpteur, originaire de Paris, fils de Jean et de Marguerite Coupon, épouse, le 10 juin 1749, Cathe rine Guillot, fille de Claude, M" menuisier.
Drier dit Chambor (Jean), M" peintre, 1754.
Dron (Guilain Eloy), dessinateur de M. de Bourcet, brigadier des armées du roi, est témoin au baptême du fils de Claude Potain, inspecteur des travaux des fortifications du Dauphiné, 1756.
Dubaï (Piey-re), M" ébéniste, meurt le 13 septembre 1696, âgé de 60 ans.
Dubles (Jean), dorerim, assiste au baptême de sa fille en 1545, il habitait sur le Pont (1).
Dubois (Nicolas), M' peintre, originaire de Noyers en Bourgogne, 1661.
Dubut (Pierre), c maistre joueur de luth », fils de Pierre et de Marie Prévost, habitait Grenoble depuis Tannée 1666 ; mari de Louise Dagoneau, 30 août 1673.
saint Biaise comme patron de l'église dudit Bellecombe pourtant son martyr à la main, et un saint Laurent a costé dudit saint Biaise, et à main gauche une sainte Apollonie, pour être fait et parfait aux festes de Pasques prochaines comme ledit sieur Dorival promet moyennant le prix et somme de 30 livres » (Minutes de M'' Fanton, f» 43.)
(1) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
Ducloz {Pierre), peintre, habitait : « in domihus novis », il est présent au baptême de son fils Joseph, qui eut pour parrain François Alison, peintre, 19 mars 1554 ; est chargé de faire des écussons pour l'entrée de Guillaume de Poitiers, lieutenant général en Dauphiné, 1547 (1), peint des écussons et des devises en papier pour l'entrée du roi Henri II à Grenoble, le 25 août 1518 (2).
Ducormier (René), M" orfèvre, originaire de Nantes, mari d'Anne Guillaume, 17 février 1671.
Ducros (Jean), W architecte, mari de Barbe Orias, meurt en août 1720.
Duclaux (Gabriel;, « peintre ordinaire du Roy ; peintre des arts libéraux », originaire de Grenoble, fds de Jacques, notaire, et de Jeanne de Lorme, épouse, le 3 novembre 1678, Charlotte Gaudoz, fdle de Charles, procureur au bailliage de Graisivaudan, et d'Hippolyte Canel dont il eut cinq enfants. Les prieurs de la confrérie de Saint-Joseph, érigée en l'église des RR. PP. Prêcheurs, lui « baillent a prix fait scavoir de faire le tableau en ovale à la chapelle de ladite confrérie, sur bonne toile, belle et bonne peinture moyennant le prix de 84 livres, en ce compris le devant de l'autel de la chapelle », 4 janvier 1683 (3). Est nommé peintre ordinaire de la ville le 4 novembre 1685 ; il prendra soin des tableaux de l'Hôtel-de-Ville. Son testament est du 13 janvier 1706 (4). — (Joseph-Gabriel-Jean- Boni face). M" peintre à
(1) Archives municipales, BB. 14.
(2) Id., BB. 14, 179-180.
(3) Minutes de M''' Fanton, f 8.
(4) Minutes de M' Draillat, notaire à Bernin.
Grenoble, natif de Rome, fils de Balthazard, frère de Gabriel et de Jeanne-Marie Bonne ty. Son père avait qnitté notre ville ponr faire du commerce à Rome, où il habitait en 1G80, rue de la Croix, proche de la rue d'Espagne.
Duclaux (François-Mathieu-Ma/o'ice'), M" orfèvre, mari de Marie Maniât, 1760, meurt le 17 mars 178G, âgé de 60 ans.
Duet (Ajitoine), M' tailleur de pierres, exécute en 1618 le tombeau de Guillaume Verdier, imprimeur-libraire (1).
Du Fayet (François), facteur d'orgues, de Lyon, répare Torgue de l'église Saint-André en 1686 (2).
Dufresne (Joseph), M' horloger, épouse, le 2 février 1781, Jeanne Allier, fille de Joseph et de Claudine Banquet.
(1) «... a prins a pritïait et se charge envers Guillaume Verdier, marchand libraire de ceste ville de Grenoble, absent, honeste Pierre Verdier son fils baille a prixfait au nom de son père de fournier couper et poser une pierre pour un tombeau pour ledit Verdier en l'église N.-Daine, de la mesme grandeur, largeur et espesseur que celle du tombeau de Claude Jouguet, que ledit Duet promet et jure rendre faite et poser avec les escripteaux qui lui seront baillés dans 15 jours prochain, pour le prix de 15 livres tournois » (Minutes de M" Froment).
(2) «Noble François du Fayet, de Lyon, se charge de relever l'orgue de l'église Saint-André, la transporter à la nouvelle tribune, et a cet effet il fera un sommier neuf qui aura les jeux ci appres mentionnés : le bordon, la montée, l'octave, l'octave douce, la quinte, la quinzième et le cornet, lesquels jeux se trovent dans ledit orgue, et il adjoutera une fourniture a 4 tuyaux, une cimbale a trois tuyaux, et augmentera aussi de nouveau le cornet susdit des deux teaux, puis il se chargera de faire une trompette tenant tout le clavier, une petite tierse et un uzard, plus de faire un tremblant, adjoutera un gros C, sol, ut, fa, avec les semi-tons, il mettra en état dans cinq mois à commencer dans 15 jours, moyennant la somme de 264 livres. » 31 mai 1G86 (Minutes de M" Mailhet, f^ 102.)
Dufresne {Jean), W brodeur, originaire de Paris, habitant à Grenoble, est témoin au testament de Ph. Giroud, libraire, lel8 mars 1671 (1).
Du Jourd (Jean), M' relieur, natif de Grenoble, fils naturel de Jean Giroud et frère d'Alexandre, libraire, épouse : V Marie Bontoux, 1661 ; 2° le 4 août 1705, Anne Cotte, fille de Barthélémy. Robert Phillippe, imprimeur de notre ville, lui loue ses outils de relieur pour le terme de deux années « moyennant le prix de 12 livres par an, et la reliure de 6 livres in-4'' en basane dorez a plain or, et d'autres 6 livres in-12 reliez en parchemin aussi annuellement » (2) ; il meurt le 31 janvier 1710, âgé de 70 ans.
Dulson {Jacques), M' forgeur, originaire d'Alais, se charge, le 18 janvier l'^SO, « envers noble Gaspard de Simiane, seigneur de la Coste Moyrenc, lieutenant en l'artillerie de cette province de Dauphiné, de fere toutes et chacuns les ferrures nécessaires aux affûts des canons qu'il faut monter dans la ville d'Embrun, et rouages desdits canons et les mettre en estât prest a loger lesdits canons dessus et commencer ledit travail dès le 22' jour du présent, moyennant 3 livres chaque jour et 30 sous pour son garçon » (3j.
Dumolard {Claude-Noël), M" orfèvre, épouse, le 8 février 1689, Lucienne Latour, fille de Gilles, M^barbier, et de Catherine Lambert, meurt le 22 avril 1696.
(1) Minutes de M" Charbot, f" 128.
(2) Les minutes de M° Glenat contiennent l'c Estât des outils de libraire donnés a louage par M" Philippes, imprimeur de ceste ville, au sieur Jean Dujourd relieur-libraire ».
(3) Minutes de M* Froment, ^47.
Dumon (Jean), M" peintre, est témoin au mariage de Melchior Grandnommeau, brodeur, le 14 février 1616.
DunantÇDavid), « M'horlogier », originaire de Genève, fils de Daniel, passe procuration, en 1654, à Etienne Cliavane, M" horloger, demeurant à Genève, pour retirer sa part de la succession de sa sœur Sarra, morte cette année à Genève, dans la maison de Jacques Fournier, M" graveur (1).
Dupain (Pierre), M' tourneur, fils d'André et de Marguerite Jasselme, épouse, le 7 février 1729, Catherine Blanc, meurt en 1760. — (Fra?içois), M" tourneur, frère du précédent, 1719. — (Louis-Charles), ingénieur géographe du roi, lieutenant au régiment de Piémont, épouse en 1752 Marie- Geneviève de La Font.
Dupille (Scipion), « comédien de M. le duc et maréchal de Viileroy », originaire de Riez, fils de Claude Dupille, opérateur du roi, confesse devoir, le 21 septembre 1666, à son frère Pierre, opérateur du roi, la somme de 2,000 livres. Cet acte fut passé àr^renoble, en présence de Louis Pellisson, sieur de Châteauvert, aussi comédien de M. le maréchal de Viileroy, et de François Le Mercier, receveur des mêmes comédiens (2).
Durand (François), M" maçon, travaille à la construction des nouvelles fortifications de notre ville, 1640 (3).
(1) Minutes de M-^ Mailhet, f 46.
(2) Minutes de M'= Rivet, f° 114.
(3) « François de Bonne de Crequy d'Agoust de Vesc de Montlaur et de Montauban, duc deLesdiguieres, C de Sault, lieutenant général en Dauphiné, baille aprixfait à François Durand, M" maçon, de faire 225 toises de long de murailles pour la construction des
— {Pierre), W maçon, frère du précédent, se charge, le 26 juin 1652, « de fere le bassin de la fontaine cjue le duc de Lesdiguières veut faire dans son jardin de cette ville» (1;. Il construit la fontaine des Dames de Sainte-Ursule. — {Pierre), W maçon, fait divers travaux a au logis de M"' le duc de Lesdiguières » (16 septembre 1652) (2 . Il charge, le 23 janvier 1654, Claude Jayet et Pierre Tourond, M'' maçons, de Vizille, «dépiquer et recouper la porte d'entrée du degré de la plate-forme du château de le duc de Lesdiguières, à Vizille, entrant en la chambre de M"" Sarasin » (3); il est en outre chargé du baluslre du château, s'associe à Barthélémy Gueymard, M' maçon, pour les CDnstructions que les RR. PP. Prêcheurs font élever à la Grenette (4). — (Denys), M" relieur, protestant, originaire de Genève, 1657, prend en apprentissage Pierre Chaix, fils de Daniel, dit La Place, pour trois ans, moyennant la somme de 50 livres toiu-nois (5). — (Jean), M' maçon, architecte, épouse, le 29 janvier 1673, Claudine Chamaret, travaille aux fortifications de Grenoble (6) ; meurt le 17 dé-
nouvelles fortifications et agrandissement de la ville de Grenoble, a commencer icelle au bord de l'Isère, du costé et au droit de la porte de France et tirant dans le pré de M. de Granieu; lesdites '225 toises en longueur contenant un demi-bastion appelé Bastion de France, une courtine, un bastion entier appelé le bastion du Drac et trois flancs, pour le prix de 2000 livres. » il janvier il)'iO (Minutes de M° Montaigne, f-* 10).
(1) Minutes de M" Duclot, f" 112.
(3) Id., ^ 40.
(5) Minutes de M'' Blanc, f^ 81.
(6) « Se charge de toutes les murailles des revestenients des fossés, ensemble les parts qui sont a faire depuis le coing de la cortine des Carmélites jusqu'alaguerite qui est sur l'épaule droite du bastion delà Reine, près la porte de Bonne. » 20 fév. 1692 (Minutes de M" Dou, 60j.
cembre 1694, âgé de 60 ans, et fut inliumé aux Jacobins. — {Jean- Baptiste), W architecte, s'associe avec Jean pour la construction du pont de Créquy, 1688 (1), vivait encore en 1702. — {Louis), W menuisier, fut chargé, en 1698, de fournir treize toises de bois de noyer tout autour de la petite chambre du premierbureau du palais « ou nosseigneurs font les séances pendant Thiver, a raison de 8 livres la toise » (2), il fait tout le boisage de l'appartement de Jean-Baptiste de Francon, seigneur de Saint-Jean-de-Revel (9 août 1701) (3). — {Hugues), W ébéniste. — {Étienne), M." fondeur, originaire d'Engins, fils de Gabriel, fut l'un des apprentis du fondeur Vachat en 1750 ; il fondit la cloche de Chapareillan le 24 octobre 1766(4).
Duret {Bonaventure), M" menuisier, 1708.
Durif {Jean), « M' forbisseur » , habitait notre ville en 1596, demeurait rue Perrière en 1599, ensuite rue du Bœuf, près le Verderet, 1601.
Dury {Jean), M" menuisier, assiste au baptême de sa fille Jeanne le 25 février 1511; il est dit habiter la rue Très- Cloîtres : (( Jacet rétro claustrum » (5).
Dusolier {Michel), « M" ecripvain », originaire de Tournay, est témoin au testament de Guigonne Martel le 7 novembre 1651 (6).
(1) Minutes de M" Dou, f° 374.
(2) Minutes de M" Dou, f 79.
(3; Minutes de M'' Revol, 69-70.
(4) Inscrlp. campanaires du dèp'- de V Isère, par M. G. Vallier, n° 381.
(5) Registres paroissiaux, 1544.
(6) Minutes de W Mailhet, f^ 85.
Dutruc {P:erre), M" orfèvre en 1632, fils de Grégoire, M" chirurgien, épouse, le 5 juinlGlO, Gasparde Gassaud, fut nommé, en 1657, par patentes ducales du 15 janvier, essayeur des monnaies et minières, ratïineur et visiteur général des poids et mesures de Chambéry, demande, en 1675, à Madame Royale, les mêmes emplois et sa survivance pour son lils François qu'il avait élevé dans la même profession ; il Tobtlnt par patentes de Madame Royale du 3 avril 1677 ; il meurt en 1682 (1). — (il/zc//(?/), dit LeijUiet, M" relieur de livres, puis libraire, épouse, en 1714, Laurence Expulson. — (Maihieii), relieur, meurt le 10 mars 1733, âgé de 80 ans, est inhumé aux Cordeliers.
Duval (Martin), M' tai)issier, orignaire d'Amiens, fils de Pierre, tapissier, et de Jeanne Fremery, épouse : 1° le 5 septembre 1671, Anne Champel, fdle de Claude et d'Antoinette de Cassard ; 2" le 18 avril 1693, Catli(M"ine Gi-oizat, de Vinay.
Hifréat (Jean), orfèvre, doreur, 1105, accusé d'avoir employé de l'argent qui n'était i)as au titre légal, d'avoii- soudé à l'étain des pièces d'argenterie, etc., fut ('ondamné à 10 florins d'or d'amende applicables aiix fi'ais de réparation de l'hôpital Saint-Jacques, fondé près des Frères Mineurs (12 décembre 1407) (2). Serait-ce notre orfèvre ou l'un des siens qui fut nommé tailleur en la monnaie de Crémieu ? « Joannes Jiff'reati scisor seir {aillialo'cnf/noruia inonciaruni que Creiaiaci cudaniiir », 27 avril 1421 (3j.
'EmçBTaMT (Eyniard), M" orfèvre, originaire de la Mure, fils de feu Jean, notaire royal de cette ville, teste le 19 jan-
(1) Mémmrcs de la soc. Savoîsienne. Les Orfèvres en Savoie, parDufour et Rabut, t. XXIV, p. 493.
(2) Inventaire des Archives de la ville, A A. 14.
(3) Archives de la Préfecture de l'Isère.
vier 1645, en présence de Jean Eymery, avocat, son eonsin, et de Daniel Bon, fourbisseur (1).
Empta {Henri), M" maçon. Antoine Novel, prieur de Saint- Nizier-d'Uriage, chanoine de Notre-Dame, conseiller au Parlement, lui donne à prix fait, ainsi qu'à Louis Arnaud, tailleur de pierres, « de faire a neuf la voulte du présbitaire de l'église de Villeneuve-d'Uriage », 16 août 1671.
Ilshr3iTd{Jean), « M" meauzier », protestant, deSaint-Laurent-du-Cros,mari de Blanche Rambaud, 17 août 1638 (2).
Escoffier {Claude) , dit Firmin , M" serrurier , s'engage, le 7 octobre 1610, à entretenir rhoH[^loge de l'église Notre-Dame pour le prix, la première année, de 30 livres, et pour les autres années, de 12 livres (3). — {Éiienne), W fondeur, originaire de Villebois, fils d'Étienne et de Claire Sourt- Gouverneur, épouse, le 4 juin 1688, Olympe Arnaud, fille de Jacques, M' menuisier, de laquelle il eut Joseph, né le 9 décembre 1690; Louis, né le 9 décembre 1691 ; André, qui mourut le 24 mars 1711, âgé de 17 ans, et Étienne, M' ébéniste. — {Louis), M' fondeur, fils du précédent, mari de Marguerite Rosset, .16 septembre 1717, meurt le 10 mai 1718, âgé de 24 ans. — {Jean- Baptiste), organiste et M' de musique, épouse, en 1718, Claudine Meunier; laisse un fils nommé Jean-Baptiste Justin, né le 10 mai 1720.
Esquinabo {Anibroys), M" maçon, originaire de Lilianne (vallée d'Aoste), 1602. — {Jean), M" maçon, natif de Lilianne,
(1) Minutes de M" Rivier, f' 17.
(2) Minutes de M^ Blanc, f^ 452.
(3) Minutes de M'= Blain.
habitait notre ville en 1630. — ( Jean), W tailleur de pierres, fils de Martin, M" maçon, épousa, le 5 avril 1692, Dimanche Coussard.
Esquivé, « M^' a danser )),mari d'Antoinette Nicolet, 1788.
Eterpigny {Jacques cV), facteur d'orgues, habitait notre ville en 1779 (1).
Etienne, peintre, figure parmi les témoins du testament du dauphin Jeanl", du 21 septembre 1282.
Expilly {Michel), M' maçon, originaire de la Buisse, fils de Sébastien, mari de Mathiève Pra, 5 juillet 1620, meurt vers 1635. — M" maçon, meurt le 3 octobre 1665. —
{Pierre)yW maçon, « preffacteur du pont delà Frize, au delà du pont de Claix », 16 août 1665 (2). — {Jacques), M" menuisier, fournit, le 19 octobre 1672, « les gardes robes des archives de févèque de Grenoble » (3). — {Jean), tailleur de pierres, natif deCoublevie, fils de Denis et de Jeanne Massot, épouse, le 2 juillet 1686, Luca David.
T^YQvet {Jean), orfèvre, 1518. Nicolas Genton, sacristain d'AUevard, lui cpmmande,le 21 juin 1518, un reliquaire d'argent fm, du poids d'un marc (4).
Eymard {Jaurent), M' relieur, 1760, avait épousé Marguerite Guillemin ; il mourut le 13 décembre 1792, âgé de 62 ans. — {Noël), M" relieur, fils du précédent, épousa Marie- Catherine Poncet, 1788.
(1) Minutes de M-^ Gautier, f^ 362.
(2) Minutes de W Polin, f° 98, v.
(3) Minutes de M-^ Fan ton, f" 422.
(4) Minutes de M^ Bovier, f^ 306.
Eymon {Jacob), armurier {armatarius), assiste au baptême de son fils Alexandre le 15 septembre 1513 ; il liabilait ik 2or ope port am Truyne ».
Eynard (Pierre), M" tourneur, meurt le 2 septembre 1788.
Eynardon ( Jean), M° orfèvre, fils de Jean, notaire de Saint- Étienne-de-Saint-Geoirs, avait appris le métier d'orfèvre chez Pierre Neel en 1625. Son patron devait, suivant les conventions, « lui descouvrir tous les secretz et particularitez dudit estât » (1). Il est chargé de faire le reliquaire de féglise de la chartreuse de Durbon, 1646 (2).
Les chanoines de la Sainte -Chapelle de Chambéry lui commandent une croix d'argent le 16 janvier 1650 (3). Il fait,
(1) Minutes de M"^ Albrand, f° 109.
(2) « L'an 1646 et le 13' jour du moys de juing après midy, en sa personne dom Jacques Laurans, procureur et religieux de l'ordre des Chartreux de Durbon au diocèse de Gap, lequel de son gré a baillié à priffait a sieur Jehan Eynardon, maistre orfebvre de Grenoble cy présent et acceptant, assavoir de faire ung reliquaire d'argent au double poinsson, de la pesenteur de sept marc ou environ, lequel sieur Eynardon rendra ledit relicquaire fait et parfait bien et deubement suyvant le modèle quy a est*^. donné présentement audit sieur Eynardon, entre cy et la feste de N.-Dame de septembre prochain. . . Le sieur Eynardon a reçu en escus d'or sol et autre numéraire dudit dom procureur la somme de 162 livres, et pour la fasson dudit reliquaire ledit sieur dom procureur promet payer audit Eynardon la somme de 42 livres lorsque ledit relicquaire sera fait » (Minutes de M' Revol, f' 227).
(3) c< Ce jourdhuy 16 janvier 1650, pardevant moy notaire soubsigné, s'est éstably personnellement sieur Jean Eynardon, mestre orfèvre de cette ville de Grenoble, lequel de son gré pour luy et les siens, a promis à priffait et se charge envers le vénérable chapitre de la sainte chapelle de Chamberi, à la stipulation de vénérable messire Reynaud de Chalois, trésorier et chanoine, et de messiere Egra Blanc, aussi chanoine de ladite sainte chapelle... scavoir de faire une croix d'argent pour ledit vénérable chapitre, et pour porter
en 1656, le reliquaire de la sainte Épine du monastère de Montfleury. « On employa pour cet ouvrage plusieurs pièces d'argenterie de Téglise, entre autres le petit et l'ancien reliquaire de la sainte E]pine, pesant 5 onces d'argent, que dame Blanche Dondieu avait fait faire. On conserva néanmoins le canon de cristal ou la relique avait été de toute ancienneté, et qui était au petit reliquaire ; il fut mis au nouveau, dont l'ouvrage est un ange qui porte entre ses mains une couronne d'épine, laquelle enferme le susdit canon avec la relique (1). La façon et la dorure revinrent à 211 livres 16 s.; il coûta en tout 122 livres 16 s. » (2). Il laissa de Marguerite Pierconne : Charles, 1679, Eslher et Isabeau. — (Alexandre), M' orfèvre, frère du précédent, 1612. — (Jacques), M" orfèvre, frère du précédent, habitait, en 1659, une boutique appartenant à Sébastien de Lyonne, située au lieu appelé en risle (de Clavaison), mari de Louise Corréard; fournit à Joseph-Jean- François de Vaclion, seigneur deLa Roche, conseiller auParlement, deux assiettes creuses d'argent, pesant 6 marcs, sur lesquelles il grave les armoiries des 'Vaclion pour le prix de 198 livres, 31 octobre 1681 (3). Il fournit, la môme année, un
aux processions, 'convoys et autres assemblées de corps dudit chapitre, de la structure, façon et grandeur du dessin ou project qui en a esté fait, respectivement signé par les parties auquel elfest lesdicts commis ont remis au sieur Eynardon l'argent nécessaire pour estre employé à dite croix, consistant en 4 lingots pesants 13 marcs 5 oncos 12 deniers à la coûte de onze deniers 3 grains — laquelle croix sera du poids de 28 à 30 marcs et qui sera entièrement dorée sur largeur jusc^u'au jjas du gros penonceaulx.
Cl. de Kegnauld, trésorier; Eynardon. »
(1) Recueil concernant le m->nastere de Montfleury, f'-i5S. Bibi. de Grenoble, n° U. 899.
(2) Ici., ^ 458.
(3) Minutes de M° Buissière, f" 2G0.
service complet en argent armorié à Joseph de Montréal, capitaine de dragons dans le régiment Colonel-Général de France, pour la somme de 2000 livres (1). Il se charge, le 16 mars 1686, de refaire largenterie de Joseph de Vallin, semblable au service qu il avait délivré au M. de Servien, et d'y graver ses armes (2). Enfin, en 1689 et le 23 janvier, il s'engage à fournir .un splendide service en argent et aux armes de Louis de Tarre, comte de Santena, colonel d'infanterie au service du roi, pour la somme de 3000 livres (3j. Il mourut vers 1690. — (A?idré), M' orfèvre, fils du précédent, mari de Rose Bozonnier, fille d'André, greffier en chef au Parlement, 17 août 1704. — (Jean), M' orfèvre, fils de Jac" ques, 1684.
Eyraud de la R.oche, c viollon », 1606, apprend à
Michel Bonnet, de Lans, par des conventions passées le 18 juillet 1609, et pour le prix de 3 livres 4 sous, a a jouyer au viollon, de tout son pouvoir » (4).
FsJare (Et ienjie), a m aistre organiste », maître musicien, originaire d'Avignon, fils d'Etienne et de Magdelaine Millet, 1631, épouse, le 23 avril 1617, Charlotte Clemand ; il est témoin au testament d'Adrian de Bazemont, deuxième président de la Chambre des Comptes, le 2 avril 1649 (5).
Fabry (Jean), « M" orlogier », natif de Paris, épouse, le 14 juin 1626, Marie Borin, fille de Guillaume et veuve d'Antoine Arandal, apothicaire.
(1) Minutes de M^Buissière, fM71.
(2j Minutes de M'' Armand, f" 170.
(3) Minu tes de M'' Dou, f" 41.
(4) Minutes de M^ Albrand, f° 270.
(5) Minutes de M'^ Blain.
Fagot (C/<2i^c/e), « M" faiseur de carosses », promet, en 1640, à noble Jean Du Vache, conseiller en la Chambre des Comptes, « de lui bailler et fournir un carosse, coupé a un fond comme celuy de M^"' TEvesque de Saint-Paul, que les arcs-boutants derniers soyent tournés avecunegrosse pomme au milieu, la ferure soit bien duement et artistement faite, y aura deux tulipes et un bouquet de fer sur les deux montants; tout le corps du carosse sera doré bien et duement à l'arabesque comme est celui de M*''' Du Bouchage, tous les clous seront dorés » (1).
Fanuel {Joseph), « M" horlogeur » (2 , épouse Marie Sibut, 1743-1760. — {Reymoncl), M" écrivain, mari de Thérèse Pascal, 1704.
Faquière {Pierre), M" fondeur, originaire de Paris, mari de Catherine Prunier, assiste au baptême de son fils Pierre le 7 décembre 1618.
Farbot {Farbocti) {Claude), orfèvre, habitait, en 1521, sur le pont de l'Isère. — (Jean), le vieux, orfèvre, demeurant rue Clienoise, 1521, fut chargé, par les consuls de Grenoble, de faire une médaille destinée à être donnée au gouverneur de Dauphiné (3), elle fut portée à Chambéry par Pons Actuliier et le seigneur de Bouquéron. — {Jean) dit le jeune, orfèvre, 1521, est qualifié de « tailleur de la monnaie de Grenoble »
(1) Minutes de M' Froment, f" 153.
(2) Nous avons vu quelques montres portant sur le eadran le nom de cet horloger.
(3) « J. Farbocti dorerio pro factura et molurapecie auri denda nomine dicte civitatis domino gubernatori pro suo primo et jocundo adventu Gronop. {Litterœ, Archives de la ville de Grenoble).
dans un acte du 25 janvier 1546 (1). Cette même année, il reçoit de noble Huguet Turry, maître particulier de la monnaie, la somme de 62 livres 10 sols tournois pour ses gages. Il vivait encore en 1561. — {Eymond), « taillieur de la monnoyè de Grenoble », fils du précédent, fait, en 1567, quelques travaux pour Thorloge du pont (2).
Farinel {François), W joueur d'instruments, originaire d'Auvergne, épouse, le 27 juin 1620, Anne Ghapaty, fille de François, M" joueur d'instruments, en présence d'Antoine Lanet, M' musicien de la cathédrale de Grenoble ; de cette union naquit François, né le 19 janvier 1621. — {Robert), M" joueur d'instruments « musicien de son Altesse royal », épousa Charlotte Reymond vers 1645, vivait encore en 1664. — {Michel) (( intendant de la musique de la reine d'Espagne », M' de chant des religieuses de Montfleury, fils du précédent, baptisé le 23 mai 1649, mari de Marianne de Cambert, est qualifié de « gentilhomme pensionnaire du roi d'Angleterre
(1) Minutes de M" Bonnet.
(2) (( L'an 1567 et le 28° jour du moys de juing, les s" consulz et commis ont baillé et baillient prifîaità mestreEymond Farbot, taihieur de la monnoye icy présent etacceptant^ assavoir de fere et parfaire a ses propres coustz et despens deux globes de lune d'ung pied de diamètre de cuyvre bon et bien poUy etsouldé entre cy et quinze jours pour le plus tard pour le orologe de dessus le pont, moyennant la somme de quatorze francz paiable comptant en fournissant par ledict Farbot de tous cuyvre et aultre ouvrage pour ce nécessaire, le tout à peyne de tous despens, dom mages et interest. . . Faict et passé audict Grenoble en la bothique du sieur Verdonay, presens, en ce Pierre Roulx, serviteur de ladite ville, et Jacques Rebuffel, serviteur dudict Verdonay, tesmoings à ce requis et signez celuy qui a sceu escrire avec lesdicts contra ctans.
« Chays, consul; Ja. Galleys, commis; Verdonay; Jacques Rebuffel. »
(Minutes de W Narcie, f° 83).
dans l'acte de baplême de Suzanne Reymond, fille de Charles, avocat, le 23 septembre 1G90, qu'il signe : Michel Farinelly; enfin, il est dit « conseiller du roi, contrôleur des payeurs des gages de Messieurs du Parlement «, en 1700 (1) ; il mit en m' signe, en 1695, un recueil de vers spirituels d'Henri Gnichard S' d'Herapine , à l'usage des religieuses de Montfleury, « pour les faire servir aux récréations spirituelles » (2;.
Fauché (Henri)^ M'' orfèvre, mari de Jeanue Simone, 1759, meurt le 7 mai 1776, âgé de 44 ans.
Fauquet (Louis), M" tapissier, 1671.
Faure fJean) (Joannes Fabri), « peyntre de Grenoble », est témoin avec Piarre Bouchichcr, docteur en droit, à un acte de 1535 (3).
Faure (Claude), M" maçon, protestant, originaire de Chantelouve, épouse Jeanne Giroud, 1612, et teste, le 8 mars 1622, en faveur de ses enfants Louise, François et André, en présence de Jean Félix, ministre à Romans, Denis Bouteroue, pasteur à Grenoble, et Ed. Giroud, //o.v/e de la même ville (4). La veuve de Louis Bruisset lui arrente « une perrière au lieu appelé l'Esclialliion, mandement de Saint- Quentin, pour l'espace (.le quatre ans » (5); construit, en 1612, une chapelle en l'église des Jacobins pour noble Jean de Beins; travaille, en 1613, à la construction du temple protestant (6); fait pour Lesdiguières un grand portail, près de sa
(1) Minutes de M' Couturier, f" 1.
(2) Bibliofj. grenobloise, par E. Maignien. n° 852.
(3) Minutes de M'Narcie.
(4) Minutes de M^ Froment.
(5) Minutes de M" Froment, f° 94, v°.
(6) Ici., f° 97.
maison de Grenoble (1). — Etienne, M" écrivain, mari d'Antoinette Arnonx, veuve de Jacques Erardot, M' écrivain de
(1) « L'an 1613 et le 7" jour du mois d'octobre après midy, pardevant moy notaire soubsigné, présents les tesmoins soussignés, s'est personnellement estably honneste Claude Faure, M' maçon, natif du lieu de Chantélouve mandement de Yaulbonnoys, haijitant en ceste ville de Grenoble, lequel de son gré pour luy et les siens a prins à priffait et s 3 charge envers très noble et illustre seigneur messire François de Bone, duc de Champsaur, seigneur des Diguières et autres places, maréchal de France, lieutenant général pour le roy et administrateur au gouvernement de Dauphiné, a ce présent stipulant et baillant ledit priffait, scavoir : est de faire un grand portai, au lieu et endroit ou il y a à présent une palissade audevant la grand porte du logis de mondit seigneur le mar'^ en ceste ville de la mesme façon et ordre d'architecture que celuy qui est à l'entrée du logis de monsieur Tonnard en ladicte présente cité, ayant de neuf à dix pieds de jour en largeur et la hauteur proportionnée à son plan, de la pierre blanche de Saint-Quentin foréz les trois premières assizes et chafferonés dudit portai qui seront de la pierre de Sassenage, au-dessus duquel portai ledit Faure posera les pièces de la mesme pierre de Saint-Quentin qui seront nécessaires pour y pouvoir graver les armoiries de mondit seigneur le mar"', lesquelles mondit seigneur le m" y ferra graver à ses dépens, accompagnera ledit Faure iceluy portai de muraille aux deux costés pour fermer la grande basse court qui est au-devant dudit logis , comme va la palissade, les fondations de laquelle muraille comme aussy celles dudit portai seront pillotées si de besoin, de trois pieds d'espesseur à fleur de terre de telle profondeur qu'il sera nécessaire pour la fermeté dudit portai et icelle muraille de la hauteur proportionnée audit portai et revenant à deux pieds despesseur à la cime, ou il fournira et posera une corniche, de la mesme pierre blanche de Saint- Quentin, régnant dedans et dehors en dos d'asne pour escouler les eaux, sur laquelle corniche ou courdon fournira et posera des créneaux de 'la mesme pierre, comme aussi fera ledit Faure des cannonières basses aux deux costés dudit portai aux endroits qui luy seront marquées de la mesme pierre blanche do Saint-Quentin et fournira ledit Faure pour les attraits et matériaux nécessai res pour tous lesdi ts ouvrages, lesquelz il promet et jure rendre faite et parfaite bien et deuement à dicte de mètres et experts entre cy et les prochaines festes de Pasques, le tout pour et moyennant le prix et somme de 600 livres tournois. . . Fait et recité à Gre-
Dijon. ( Vital), M" écrivain, mari d'Anne Galix, 1670. — {Jean), W écrivain, épouse Jeanne Rebuffel, 1720. — {Claude), a faiseur d'instruments », originaire de Cham^béry, fils d'Amédée, bourgeois de Tlionon, épouse Marguerite Maire, veuve de Glande Lavorel, 6 février 1688 (1). — {Pierre), W menuisier, mari de Jeanne Tournon, 1663, confrère de la confrérie des Pénitents blancs, se charge avec Antoine Jallier, aussi M" menuisier, « de faire tous les bancs de noyer, et de la même façon que sont ceux de Messieurs les Pénitents de Notre-Dame de Gonfalon, auxquels bancs ils mettront moytié consoUes et moytié escusson, qui auront les armes de la compagnie, moyennant la somme de 206 livres », 13 novembre 1671 (2). — (Firmin), M" menuisier, originaire de Saint-Firmin en Valgaudemar, frère du précédent, 1671.
Faussât 1 (Pierre), M' architecte, mari de Marie Boza,
Favel (Jean- Antoine), M" à danser, mari de Marguerite Bouvat, 1755.
Faverge (Siniéo)i), M" scidpteur, originaire de Valence, est témoin au .testament de Louis Empereur, de la Mure, le 8 février 1714 (3). — {Georr/es), M" sculpteur, meurt le 14 décembre 1734, âgé de 80 ans.
noble, dans le logis de mondict seigneur le Mar'' en présence dudit noble Claude ïonnard, cons"" du roy et commissaire ord" des guerres et Franr-ois Froment, tils à moy, notaire, tesmoins requis signés avec les parties.
0 Lesdiguières, (( Claude Faure, Tonnard, « Et moy notaire requis soubsigné, Froment, k
(1) Minutes de M" Morin, f" 111.
(2) Minutes de W Rivet, f° 197.
(3) Minutes de M" Jouvet.
Favre {Jean), dit de Corps M" orfèvre, consul de Grenoble, 1538-1539.
Fayolle {Jean), W menuisier, travaille en 1561 à la menuiserie des archives du chapitre Notre-Dame (1).
Fenestrier {Jean), « M' horologier », mari de Laurence Cloître, assiste au baptême de sa fille Jeanne le 15 mai 1616, elle a pour parrain Sébastien Valet, orfèvre, et pour marraine Jeanne Leveneur, fille d'Itier, M' orfèvre.
Fenolliet dit la Rose {Marc-Antoine^, peintre, originaire de Lyon, assiste comme témoin au testament de H. Martin, femme d'Urbain Sirand, avocat, 1650(2).
Fert {Louis), W menuis'er, natif de Ve ise, fait la menuiserie du chœur de l'église cathédrale en 1565 (3), assiste au
(1) « L'an 1564 et le 5 fév., Louis deVeynes, chanoine de Nostre Dame, a baillié à prixfait a Jehan Fayolle, Chappuis de Grenoble cy présent et acceptant assavoir de faire et parfaire dans les archives de la dite Eglise ce que sensuyt, et premièrement ung bureau de postz de sappin de dix pieds de long et troys de large avecque les armoires nécessaires audessoubz. Item des bancs à modes de coffres tout autour, de la largeur d'un pied et demy revestus tout autour; item fera des portes et feneslre doubles esdites archives, et ce, pour le prix de 30 florins d'or » (Minutes de M° Pascal, f° 418.)
(2) Minutes de M^ Froment, f" 156.
(3) (( Priffaict du cueur de l'Eglise cathédrale de Grenoble.
« Lan 1575 et le 15*= du moys d'apvril, pardevant M"' Claude Ferrand, sacristain, Anthoine Griffon, Anselme Acquin, precempteur, Loys deVeynes, Jehan Chappellain, Jehan Bonet et Baptiste Marreh chanoynes de l'Eglise cathédrale, tous cappitullairement assemblés et convoqués, faisantet tenanz le chappitre, lesquelz, au nom dicelluy ont bailhié à prilfaict de faire et parfaire le cueur de ladicte Eglise cathédrale pour saimodier a honeste home Loys Fert, menuisier, natif de Venise, de présent habitant en ceste ville Grenoble cy presant et ia prézante charge acceptant aux pasches
baptême de son fils Abraham le 17 septembre 1601, quia pour parrain Abraliam Gilibert, peintre ; le 18 avril 1G03, il
coiidictions qualités réservations que s'ensuyvent. Premièrement quil faira le cueur de ladicte Eglise de noyer de vray cueur, bien aseysoné, sec et propre pour ledict ouvrage, de la longueur de trante quatre piedz de chacun costé à chaires liaultes et basses et sièges pour se assoyer et accodoyers les juez accodoier seront dudict boys noyer fort et espés de moynesauboutde troys poulses et de la largeur qu'il appartient, le tout bien proportioné, lautre dudict cueur du costé de la grand porte sera de six piedz de tour laquelle entour séparera les deux chaires des prélatz et sera tenu y faire une porte dudict boys, laquelle porte mespartira et se ouvrira des deux cosles et sera dung tiers close et deux tiers de par à colonnes tournoyies, portant son chappiteau le tour de lestolle que dessus, du costé de la grand porte et au bas dudict cueur de chesque costé sera tenu faire deux chaires haultes et deux chieres basses soy de chesque cousté il y aura une chaire pour les prélatz les panneaulx enrichis de thaisie et arebesque de façon et telle quil est porte par la modelle faicte (juil a bailhié présentement audict chappitre et fera chacune chaire desdits deux prélatz. Il y aura ung retourt davantaige qui advansera de troys doibtz sur la corniche, ledict cueur sera de la haulteur despuys la terre en hault de huict piedz et dymi, les panneaux dudict cueur, excepte les deux chaires des prélatz , seront plains et tout au toairi de la longueur dudict cueur iquira larchitravé la frise et cornich e et la frise au dessus desdicts deux chaires des prélatz sera enrichie. Item, du costé du grand hostel a chacune entrée duboutdu cueur il y aura une porte de deux piedz et dymi de largeur, la chacune faicte et bastie de la mesme fasson que est la cy dessus spécisfié de l'entrée du bas du cueur et aspuys lesdictes deux portes jusquaux collonnes de pierre, de chesque cousté dudict cueur sera cloz de mesme ordonnance des collonnes tornoyées comme sont ordonnés lesdictes portes de Tarchitravé, frise et corniche requérons et viendront morir audictes collonnes de pierres tellement que ledict cueur sera tout cloz. Item, que pour entrer aux chaires haultes il y aura deux entrées, en la chacune entrée il y aura deux degrés pour monter ausdict chaires partant de chacun jousté de cueur. Item, que chacune chaire sera de la largeur ou environ de deux piedz tant les haultes que basses chaires. Item, sera tenu de poster tout le bas dudict cueur de postz de chayne ou de chastagnyer bastard bien aseysoné en follié prenant ledict portement jasques au dehors delepesseur de
reçoit un mandat de 11 livres 4 sols « pour avoir monté 7 tableaux quV)n avait mis dans la maison de ville, lesquels avoient été faicts pour rentrée du roy en cette ville » (1).
Ferrand {Biaise), M« de danse, 1772.
Ferry (^é/ze , M" tourneur, mari: 1'' de Catherine Germain, 1687; 2° de Lo.uise Blanc; elle est veuve en 171G. — {Jean), M" tourneur, rue Saint-Laurent, mari de Gatlieiine Dufour, 1771.
Feuillet {Robert), W menuisier, épouse Marie Bonnet vers 1656, est chargé de faire, le 25 septembre 1659, « les
deux doibtz et fornira des selles de chayne ou chastagniers pour faire ledict portement et fornira tous le boys nécessaire pour faire et parfaire ledict cueur à ses despens. Item, que toute ferme cloz et massonerie aux quatre coingz dudict cueur seront mises par ledict menuisier et à ses despens les armoyries du cliappitre dudict boys noyer comme dessus cloués. Item, du costé de la chapelle de saint Michel il faira faire, ledict menuisier à ses despens, une porte toute à jour de noyer que fermera de la haulteur de sept piedz et dymi et tout ce que dessus ledict menuisier faira et parfaira à la forme des modelles quil a laysse esditz s"' dudict chapitre, tous les boys et attraict se luy faire au grand istallier de ladicte église. Item, plus sera tenu et debvra ledict menuisier y euvrer à ses despens la chaire du prêcheur et que l'entrée de cette chaire sera du costé delà grand porte, et sera icelle élevée dung pied plus hault quelle ne est. Item, rendra ledict menuisier tous ce que dessus faict et parfaict dans six moys prochains pour le prix, pour tout ce que dessus, de sept cens livres tournois, payable ce jourdhuy comptant; faict et recité à Grenoble dans les archisves de la dicte église illec capitullairement assemblés et convocqués, présentz à ce, M'' Olyvier Eymin, chanoyne de la Magdelaine de Grenoble, et Claude Morin, prebtre de Signard, tesmoingtz à ce requis et appelés cy signés avec lesdictes parties.
« Claude Ferrand ; An. Payn ; Loui Fer ;
Anthoyne Griffon, chappellain ; De Veynes ;
BoNNETius ; B. Marrel; Morin; Eymin. v
(1) Archives de la ville, BB. 65.
— lu —
gardes robes et mollures dans le palais de la cour du Parlement et dans le membre cjui est au dessous de la chambre dts Bevettes du 1^' bureau dudit palais » (1), fournit ; en 1660, toutes les portes et fenêtres en bois de noyer du bâtiment que faisait construire à Meylan Gasparde de Rives, veuve du président de Cliapolay (2) ; enfm, le 16 février 1666, frère Odile, gardien des Récollets de Grenoble, le charge de faire toute la menuiserie nécessaire à la sacristie de son couvent (3).
Fiatet {Lantheaitme), tailleur de la monnaie de Grenoble, 1601, contre-garde, 1609, puis garde de la monnaie de Grenoble (4), 1611 ; son fils Mathieu était docteur en droit et avocat au Parlement en 1611 (5).
Tilihert {François), W arquebusier, mari d'Isabeau Gaudoz, 1668. — {François-Marie), M" arquebusier, originaire du Buis, fils du précédent, épouse, le 26 août 1671, Barthélémy Buri'ian.
Fillioz {Jean-Baptiste), M" arquebusier, 1764, habitait la rue Créqui, et testa le 8 mars 1775; il avait épousé Marie Menant dont il eut sept enfants.
Tilio {André), armurier, fils de .Jean et de Marie-Anne Thomas, épousa, le 7 février 1785, Marguerite Legros, fille de Christophe, invalide de la maréchaussée de Grenoble.
(1) Minutes de M' Froment.
(2) Minutes de M" Remard, f" 7.
(3) Minutes de M*' Romand, f^ 204.
(4) Le personnel de la monnaie de Grenoble était composé, en 1609, de M' Lantlieaume Fiatet, contre-garde, Philippe Ougler, prévôt des deniers, Jacques Trolieur, monnayeur, Ennemond et Jean Barbier, Antoine de Voyse, ouvriers monnayeurs, Jacques Puissant, aussi monnayeur, Pierre Guerin et Pierre Chouvet, gardes de la monnaie (Minutes de M" Froment, f" 14).
(5) Minutes de M** Froment, f" 453.
F illion (Louis), M" menuisier, se charge de tous les ouvrages de menuiserie du couvent des Minimes de la Plaine, suivant le prix fait qu'il signe avecJeoffroy Janon, correcteur, le 1'^ octobre 1609 (1).
Flequier (Bénis), sculpteur sur bois, 1617 (2).
Fletin (Jean de) dit Le Liégeois, MUourneur, originaire de Liège, fils de Nicolas et de Jeanne Croizier, épouse, le 28 février 1677, Louise Bois; il habitait notre ville depuis plus de vingt ans, et mourutle27 avril 1737, âgé de 80 ans.
Florence (Antoine), tailleur de la monnaie de Grenoble, aux gages de 50 livres par année, 1515(3).
Flory, famille d'orfèvres. — (Barthélémy), W orfèvre, essayeur en la monnaie de Grenoble, épouse Marie Dufour vers 1678, dont il eut neuf enfants, meurt le 3 juia 1731. — (Claude) I" du nom, M' orfèvre, essayeur en la monnaie, fils du précédent, mari de Jeanne Galland, habitait la Grande Rue en 1721, meurt le 21 mars 1769, âgé de 73 ans. — (Claude), M' orfèvre, fils de Laurent, huissier an Parlement, 1750. — (Mathieu), fils de Laurent, épouse vers 1765 Marguerite Chaboud. — (Claude), M' orfèvre, IIP du nom, fils du précédent, 1780. — (Enneniond), W orfèvre, fils de Barthélémy, épouse, le 21 juin 1738, Catherine Giroud, fille de Gaspard, imprimeur, meurt le 21 mars 1759, âgé de 50 ans. — (Louis), M^ orfèvre, fils d'Ennetnond, 1772-1798.
Forel (TkTzcAe/), M' écrivain, originaire de Voreppe, épousa: V le 29 janvier 1631, Florence Bourbonne, dite Chaumont,
(1) Minutes de M'^ Froment, P 703.
(2) Minutes de M= Lavorel, P 289.
(3) Archives de l'Isère, B. 2823.
fille crizaac, M" fondeur, dont il eut six enfants; 2° le 22 juin 1651, Anne D'Augier, d'Avignon, dont il eut cinq enfants; il mourut le 10 mars 1658. — (Joseph), M" écrivain, fils du précédent, baptisé le 18 juillet 1613, demeurait rue du Grand Puits, « au devant du S' Berard, apothicaire », 1665. — (Claude), M" écrivain, fils du précédent, mari de Charlotte Guibert, 3 septembre 1677. — (Charles), M" écrivain, 1697.
Fossati (Pierre), peintre, 1774.
Fouque (Ambroise), peintre en faïence, mari de Gasparde Grand, 1767.
ToMvnieT (Antoine), M' arquebusier, habitait la rue Saint- Laurent en 1658. — (François), musicien, épouse Marie-Anne Morel, 1773. — (Pierre-François-Marie), M' graveur, mari de Sébastienne Rigaud, 1783.
Fourny (BaWiazard), M" armurier, mari de Françoise Faravel, 1743-1756.
Foya (Philippe), « sculpteur en marbre » , parrain de Jeanne-Marie Argoud, fille de Benoit, M" sculpteur, 4 avril 1748.
Fraisse (Antoine), W brodeur, originaire d'Annonay, fils d'Antoine, épouse, le 26 juillet 1654, llonorade Lebrun, fille de Noël, M" brodeur; exécute, en 1691, plusieurs travaux de tapisserie commandés par le Parlement (1) ; il
(1) «... Pierre Einiiiaïuiel de Guignard, v'" de St-Priest, et François de Vaulx, conseiller du roy en la cour de Parlement en Daupliiné, lesquels de leur gré en qualité de syndics deNoss. dudit Parlement, ont baillé à prix fait à Antoine Fraisse, brodeur de cette ville, de faire 400 fleurs de lis destoffe jaune couleur d'or pour les mettre sur la grande tapisserie de la salle d'audience, fornira letoffe, les façons et bordures de laine desdites fleurs de lis et les coudra et brodera proprement sur ladite tapisserie pour le prix
meurt le 30 juillet 1706, âgé de 75 ans. —
M'' brodeur, peintre, épousa, le 3 mars 1707, Geneviève Sil-
veslre, fille de Didier, M'' serrurier, vivait encore en 1718.
Francillon {Claude), W tapissier, protestant, épouse, le 18 août 1669, au temple de ceux de la R. P. R., Jeanne Blanc, fille d'Abel, native du Monestier-de-Glermont (1).
François {Jean), W tapissier, meurt le 21 juin 1691, âgé de 80 ans. — {Piei-re-Marie), M" sculpteur, 1781-1798, mari de Françoise Elisabeth Debleds.
Franconi {Dominique), NP organiste, mari d'Antoinette Ducret, 1704.
Fraron {Laurent), orfèvre, 1614-1646.
de 5 sols pour chaque fleur de lis, plus, fera ledit Fraisse quatre grandes armoiries qui seront mises sur ladite tapisserie de la grandeur de ceUes qui sont posées sur l'ancienne, les couronnes desqueUes seront mieux faictes et à la moderne, à raison de 16 livres 10 sols pour chaque armoiries, revenant pour lesdites armoiries à 66 livres, fournira comme dessus ledit Fraisse letofîe, les laines, les façons et posera, coudra et brodera lesdites armoiries sur lad. tapisserie ayant été convenu qu'il mettra sur ladite tapisserie les fleurs de lis de près en près comme elles sont pointées sur la muraille de lad. salle d'audience, dont il y en aura environ 400 et pour la couronne des grandes armoiries qu'il imitera de même celle qui est peinte dans les grandes armoiries qui sont sur la muraille de ladite salle d'audience; a été aussi convenu que ledit Fraisse mettra environ £0 fleurs de lis au tapis de l'Eglise de saint André qui sera fait à neuf par le sieur Bailloud, tapissier, et environ 100 fleurs de lis au quatre prie Dieu de la chapelle ou aux deux tapis du parquet des gens du Roy; pourtant sera dû audit Fraisse pour 500 fleurs de lis, 125 livres, pour 80 aunes de bordures ruban 24 livres, pour les quatre grandes armoiries 66 livres. » 31 déc. 1691. (Minutes de M° Dou, P 429).
(1) Minutes de M' Souchon, 38.
Frier {Jean), W fondeur et doreur, 1685, fils de Claude, secrétaire greffier de Seyssins et de Pariset, et de Louise Roudier, épousa, le 21 décembre 1719, Clémence Pallier de laquelle il eut : Nicolas, né le 11 janvier 1730 ; Jean-Noël, né le 25 décembre 1735. — (Jcan-Bapiiste)^ M" fondeur, meurt le 31 mars 17G1, âgé de 63 ans. — (Laurent), M" fondeur, meurt le 7 avril 1761, âgé de 35 ans.
Froment dit Défit {A ntoine), W des œuvres du Dauphiné, dresse les devis des travaux et réparations à faire aux murailles du château de Bellecombe, de celui de la Buisslère et aux prisons de porte Traîne à Grenoble, 1469(1).
Fuzier (François), sculpteur, épouse, le 21 avril 1761, Françoise Durand.
Ci2id\feTt {Robinet), brodeur, assiste comme témoin à plusieurs actes passés par M" Reynaud, 1415-1 119 (2).
Gagnoud (E nnemond), monnayeur de la monnaie de Grenoble, 1557-1563, est présent à un acte du 21 février de cette année, par lequel « Pierre Byenard, garde de la monnaie, promet payer 8 escus à Jehan Farbot, tailleur de la monnaie, en présence de Jean Beuf, essayeur d'icelle monnaie » (3).
Gaillard {Claude), M" tourneur, 1772-1782, habitait rue Clienoise.
Gaing {Pierre), graveur, 1589, habitait rue du Bœuf, avait épousé Suzanne Durand, mourut avant 1602 ; safihe Louise fut mariée à noble François Chamoux, M' précepteur, vers 1630.
(1) Archives de l'Isère, B. 3124.
(2) Minutes de M" Reynaud.
(3) Minutes de W Galbert.
Galbert {Bertrand), architecte, 1729. — (Joseph), entrepreneur des ouvrages du roi, épouse Marie-Tiiérèse Métra, 1757-1779. — (Claude), W relieur, mari d'Anne Bouquet, 1727, meurt le 15 avril 1746, âgé de 53 ans.
Galeys {Pierre), M' des œuvres du Daupliiné, dresse le devis des réparations à faire au château de la Mure, 1496(1).
Galliard, peintre, « Pictor Gratianopolis », vivait en 1521 (2).
Garcin {Marc), M' maçon, fils de Jean, se charge, en 1666, de réparer Tégiise de Saint-Nazaire (3). - {Pierre), W faïencier, 1798.
Gardet {André),y[^ armurier, assiste au baptême de son fils Pierre le 17 novembre 1595. — {Jean), W fourbisseur, 1602.
Garnier {Jean), M" tourneur, mari : 1" de ClaudaBarralon, 1677; 2° d'Anne Gage. — {Alexmdre), « comédien du Roy », teste le 23 mai 1766, étant logé chez la veuve O'farel, place Notre-Dame; il fait quelques legs à Auguste, à Antoine et à
(1) Archives de l'Isère. Registre B. 3128.
(2) Minutes de M<^ Boriet.
(3) «... Le 4 janvier 16o6 N. Antoine du Bonnet, cons. du Parlement, à la requeste de N. Louis du Bonnet, prieur de Saint Nazaire, son père, attendu le péril imminent de la ruine entière du clocher de l'Eglise parochiale dudit lieu de Saint Nazaire et Clemes, et les diflicultés et longueurs apportées par les habitants de ladite paroisse de faire les réparations nécessaires audit clocher, a donné à prix fait à Marc Garcin, W maçon de cette ville» savoir de démohr et abattre les arcs doubleaux dudit clocher et un des pilliers d'icellui du coté du prieuré et le tout refaire à neuf de pierre roche bien deubement taillé, pour le prix de 18 livres » (Minutes de M-^ Mailhet, f» 10.)
Luc, musiciens, ses enfants, et à Marie Bussy sa femme, « la quelle il n'a pas vu depuis vingt ans ^) (1).
Gaudin {Urbain), « joueur de lljut originaire de Donzac en Gascogne, fils d'Etienne, aussi joueur de luth, épouse Anne Pestre le 30 juin 1649 (2).
Gaudoz {Benoît), peintre, assiste le 14 octobre 1572 comme témoin au testament deGabrielle Faure, veuve d'AmienPonnat, procureur en la cour (3) ; achète de Claude de Saint- Ours, le 21 janvier 1573, u une maison d'haute en bas avec la cour, de coslé de la roche de Chalemond size en la rue Perrière, du coté d^adit Chalemond, ou pend pour enseigne l'ymaige de saint Georges » (4), confesse avoir reçu de Félix Bastier, argentier de M'^' de Maugiron, 6 écus « pour avoir accoustré et placé des vittres dans la maison Royale ou habite ledit S-' de Maugiron », 28 mars 1587 (5). — {Claude), M" maçon, originaire de Claix, teste le 30 avril 1612, laissant de Susanne Jean : Henri, Barthélémy, César, André et Salomon. — {César), W menuisier, mari d'Olympe Castillon, 1637. — {Claude), M" potier, 1650, sa marque représentait un dauphin couronné, entouré des mots: CLAVDE GAVDE (6).
Gausseau ( C//f^r^<Z;?ji), M" tapissier, originaire d'Avignon' épousa, le 25 juin 1659, Marie Jallifier. — {Chérubin), M" tapissier, hls du précédent, mari de Catherine Thomas (20 juillet 1680) ; elle teste, étant veuve, le 22 janvier 1732.
(1) Minutes de M" Salicon f° 169.
(2) Minutes de M" Roche.
(3) Minutes de M" Marchand.
(5) Minutes de M^^ Albrand, f 131)
(6) Minutes de W CoUaud, f° 273,
Gauthier {Jean), M" tailleur de pierres, est chargé par Jacob Ricliier, M" sculpteur, « cle tailler et couper toutes les pierres de taille qu'il faudra pour la grande corniche, de la pierre de Saint-Quentin, qui doit être employée et posée en la chapelle que madame la maréchale Desdiguières fait bâtir en réglisede Sainte-Claire », 21 décembre 1619 (1).
Gautier {Jacques), M' tourneur, mari de Claudine Berriat, 1691. — {Jean), M' écrivain, originaire DesDiguières (Hautes- Alpes), épouse Marie Richard, meurt le 18 janvier 1692, âgé de 40 ans. — ( Victoi^), M" écrivain, mari de Louise Fontvielle, 1699.
Gauvain {Jacques) le Picard, commis à la taille ou tailleur de coins de la monnaie de Grenoble, 7 février 1521, réclame en août 1521 son salaire pour une pile d'écus taillés par lui (2).
Gavaudan {Joseph), « M' de musique de TAcadémie de Grenoble )),fds de Jacques, originaire de Marseille, épouse, le 23 septembre 1751, Marianne Roche, fille de Joseph, musicien et M' à danser, en présence de Nicolas Lamine et Jacques Berchet, musiciens (3).
Gayiot (Michel), « M"joyeur d'instruments », originaire de Saint-Hilaire, épouse, le 19 septembre 1639, Guigonne Nicolas, hlle de Pierre et de Françoise Colas; Facte fut passé en présence d'Antoine Bazin, « M' joyeur d'instruments, son ami » (4).
(1) Minutes de M'^ Froment, f° 1046.
(2) Archives de l'Isère, sextus liber Pedum, etc., 148, r°.
(3) Registres parôiss. de Saint-Hugues.
(4) Minutes de M« Revol, f° 429.
GsLY (André), « orologier y, mari de Guigonne Carie, demande à être payé des réparations faites par lui à Thorloge de la ville, 5 octobre 1554 (1 j, teste le 23 juillet 1570 (2).
Gellé (yln^/réj, peintre, originaire d'Arras, loue une boutique située « rue Neuve, qui est au bout de la rue Très- Cloitres », 1635 (3j, épouse, le 10 février 1637, Anne Rival, fille de Pierre, de Saint-Marcellin.
Gellinot (Jean;, M' arbalestier, fils de Pierre, procureur au bailliage de Graisivaudan, 1671 4).
Genard {Ennemond), monnayeur de la monnaie de Grenoble , 1601 , assiste au baptême de son fils Antoine le 5 mars 1606, en Téglise Saint-Laurent de Grenoble.
Gendrier ( Marc-Anioine-Tonssai)it de), « professeur de Fart de peinture» ou « M" des arts libéraux », mari de Louise Roche dont il eut trois enfants : 1° Hugues, né le 14 mai 1756; 2° Magdelaine, née le 21 mars 1760, et Reine; il meurt le 15 mars 1773, âgé de 55 ans.
Çjenfhoni Jacques), peintre, mari d'Henriette Favre, assiste au baptême de sa fille Marianne le 8 mars 1781.
Gentil, sculpteur, habitait la paroisse Saint Louis, 1761.
Ger\i3i\xd (Jean), tailleur de pierres, exécute pour Charles Trollieur, receveur général des décimes en Dauphiné, « le
(1) Arch. municip. BB. 15.
(2) Minutes de M'' Aynard.
(3) Minutes de M^ Kevol, 160.
(4) Minutes de M^ Paris, f° 472.
tour dun bassin de pierre blanche de Sassenage, semblable a celui qu'il a fait pour la fontaine de M. le M" de Sassenage », 7 juin 1637 (1). — {Paul et Georges), W tailleurs de pierres, font pour noble Esprit Dalmas, trésorier de France « Tallée de l'entrée de la cour de sa maison », 1699.
Gerbon (^André), « escurteur », originaire de Marseille, teste le 29 mars 1686, « étant sur le point de partir à l'armée, dans la Compagnie de M^"^ de Lèche, capitaine d'une Compagnie d'infanterie dans le régiment de Berry » (2).
Gerlat {André), W orfèvre, originaire de Grenoble, fils de Georges et de Marguerite Rougier, épouse, le 17 janvier 1638, Françoise Baron, fille de Michel, M*^ orfèvre.
Germain {Henri), W horloger, originaire de Blois, 1679. — {Sébastien), M" arquebusier, 1697, mari de Thérèse Savignon-Vial. Vivait encore en 1727.
Gerselat (Antoine), W horloger, protestant, 1670.
Giguet {Jean), armurier {aroniatarius), assiste au baptême de son fils Jean le 21 novembre 1544. Il habitait « in rua Rochanesie ».
Gilbert {Jean), peintre, est chargé, en 1567, de peindre l'horloge de la ville (3). Il travaille place du Mal Conseil, avec son collègue Prévost, aux écriteaux, armoiries et arcs de triomphe pour l'arrivée du duc de Mayenne, 28 août 1581. Il lui est payé un mandat de 2 écus pour avoir peint les deux girouettes que l'on fit mettre au-dessus de la
(1) Minutes de Du four, 440.
(2) Minutes de M-^ Faviot, f" 124.
(3) Archives delà ville, BB. 33. — Voyez : Alison, p. 10.
halle (( qui est en la place de la ville, appelée Gordelliers 1585 (1 . Il laissa trois enfants : Jean, François et Jean-Jacques, et mo: rut vers 1593. — {Abraham), peintre et vitrier, fils de N. et de Marthe Barhe, mari de Claudine Milhet. Il lui est payé, le 26 avril 1594, 6 écus « pour plusieurs armoiries et tableaux par luy faictz et escriptz par commandement des consuls, pour mettre sur les portes des logis de MM. Desdigières et de M^' le colonnel (d'Ornano), qui debvoyt arriver en cette ville pour la teneur des États » (2). En 159G il peint « les armoiries du roi, du cardinal de Médicis, de la ville et de révêque de Grenoble, pour la somme de 5 écus 46 sols » (3). En 1610 travaille aux peintures, écussons, etc., destinés à l'entrée de M«' deLesdiguières (4). En 1615 peint la grande vitre de Téglise de Saint-Hugues, pour la somme de 31 livres (5). Fait, en 1619, quelques peintures : « cinquante tableaux et escripteaux à quarante sols la pièce », pour l'entrée de M'"" la princesse de Piémont. Se charge de faire, le 11 novembre 1618 o toutes les vitres qui seront nécessaires pour le logis des sieurs ministres dudit Grenoble, proche le temple, pour le prix de 35 sols chaqu'un panneau desdites vitres » (6). Il teste le 8 juillet 1622 ; fait divers legs à Isabeau Clerget, sa nièce, fdlede Claude et de Marie Gilbert, à Tulippa Du Vair,sa tilleule et nièce, fdle de Jean et de Jeanne Clerget, institue héritier universel son neveu Antoine Millet, à présent son apprenti, « lui donne tous les outils et instruments de vitrerie qui seront dans sa boutique ou ouvroir, si ledit
(1) Reg. consulaire, BB. 47.
(2) Ici., BB. 36.
(3) Archives de la ville, BB. 36.
(k) Id., BB. 77.
(5) Comptes de la ville, 1615.
(6) Minutes de M' Froment, f° 255.
Antoine suit ledit art de peinture ou vitrerie » (1). Il meurt la même année. — {François), M" peintre, fils de Jean. Un mandat de 25 livres lui est payé pour les armoiries et peintures faites pour l'entrée de l'évêque de Grenoble (8 septembre 1619 (2).
Gilbert, du Verriet, a M' écrivain. ou M' d'escripture », natif de Chantel en Bourbonnais, habitait à Grenoble, rue Marchande, en 1637 (3).
Gilibert {Laurent), imprimeur-libraire, graveur, dèsl670, mari de Nicole Thieblemont dont il eut huit enfants, meurt après une longue maladie le 4 octobre 1686, est inhumé au couvent des Frères Prêcheurs.
Il a gravé : 1" un portrait d'Albert le Grand ; au-dessous de la gravure on lit : Giliheri F.^ Gratianop. (1686).
2" Un grand portrait de l'arrêtiste Basset, en tête du vo~ lume : Notables arrêts de la cour de Parlement... de Dauphiné, recueillis par M" Jean Guy Basset. Grenoble, chez Laurent Gihbert, imprimeur, 1676, in-f".
3" Il a illustré d'un assez joli frontispice et d'une planche représentant des sceaux, etc., un volume intitulé : Constitutiones Urbana? fratrum ordinis minoruni couvent. S. Francisci. Grenoble, Galles, 1676, in-12.
4° Il a gravé deux planches pour un petit volume intitulé : Instruction chrétienne pour les confrères du Saint-Rosaire. Grenoble, P. Fremon, 1680, in-12.
5° Il est l'auteur des 55 planches de l'ouvrage intitulé : La
(1) Minutes de Froment, f*' 280.
(2) Archives de la" viUe de Grenoble, BB. 86.
(3) Minutes de W Blanc, f 278.
vie de la sèraphique mère sainte Thérèse de Jésus. Grenoble, Laurens Gilibert, 1678, p. in-S".
6' Du portrait de saint François de Sales, sur le frontispice de l'ouvrage du père Menestrier, intitulé : Le nouvel astre du ciel. Grenoble, R. Pliilippes, 1666.
7" Enfin, il a gi'avé deux figures emblématiques insérées dans l'ouvrage de Jacques Massard, intitulé : Panacée ou discou7^s sur les effets singuliers d'un remède... Grenoble, 1679- 1680, 2 vol. (1).
Gina {Jacques), peintre, témoin au baptême de la fille de Jacques Atliénor, M* menuisier, 13 septembre 1770.
Girard (A7co/(2.s'), imagier, auteur présumé du tabernacle de la calliédrale de Grenoble. En 1358 il construisit, par ordre d'Ihnnbert II, les tondjeauxou mausolées représentant les statues coucbées des Dauphins enterrés dans la chapelle delphinale à Saint-André de Grenoble. L'arrêté de compte du 27 février 1351 fixe à 100 fiorins d'or le chiffre de la somme due au sculpteur. Ces tombeaux n'ont probablement été terminées qu'en 1376. Ils furent démolis par les protestants en 1562 (2j. — { Thihaud), W d'œuvres, visite le château de Revel-Tourdan le 20 mai 1137, et constate que la grande tour du château et l'escalier qu'elle renferme sont en ruines, quelapelite tour est découverte et qu'il pleut dans lasalleservant de prison (3j. Il est présent à la convention passée entre les consuls de Grenoble elles Frères Prêcheurs, relative aux
(1) Voyez : Bihlio(jrar)hic Grcnobl isc , par Ed. Maignion , p. 290, n°' 679 et G80.
(2) Pilot. Notice sur la cathédrale de Grenoble, p. 13, et Notice sur l'Eglise Saint- André, p. 13.
(3) Comptes de chàtellenies, Revel.
fortifications de leur couvent, 24 octobre 1447 (1). - {Tyhaud), sculpteur, fait des réparations à la chapelle de noble Claude Goct, trésorier delpliinal, 1465 (2).
Giraud {Marc), « M'' orfèvre juré », protestant, habitait la rue du Grand-Puits en 1652, épouse Marie Daily en 1651 teste le 2 octobre 1670, est inhumé au cimetière de ceux de la religion Réformée. — {Alexandre), W orfèvre, fds du précédent, 1672. — (/ac9'?^e,9), M" architecte, 1735, mari de Françoise Vivien, mie de Théophile, 11 juillet 1748 (iV...), M'' char pentier, fit divers ouvrages à la cathédrale de Grenoble lors de l'assemblée électorale pour la nomination de févêque, construisit un catafalque pour le service de Mirabeau (10 avril 1791).
Giroud (Ambrois), W fourbisseur, 1596-1605. — {Claude)^ M' fourbisseur, 1579.
Godard {François), W brodeur, originaire de Tours, 1632 (3). — {Etienne), entrepreneur des ouvrages du roi, originaire de Bourges, mari deMarianne Robelin,1752; meurt le 24 juin 1790, âgé de 74 ans.
Gonet {Jean), « M' toarnoyeur », mari de Guillauma Jeffrey, 1613.
Gonnard {Michel), fondeur, mari de Jeanne-Marie Rahoult, 1780.
Gonthier(A7cote), peintre, 1617(4).
(1) U. Chevalier, Cartulaire des Dominicains de Grenoble.
(2) Minutes de M'' Daloy, f 33.
(3) Yoyez, pour cette famille, Les Artistes Tourangeaux, par le D-- mraudet, p. 206.
(4) Minutes de M« Ahorand, f° 230.
Gontier {Gallias), orfèvre, confesse devoir 6 écus d'or à M' Jean-Ferrand, manualiste àe, Louis Pisard, secrétaire delpliinal, 26 août 1539 (1). — {Thomas), W sculpteur, natif de Villard-Bonnot, habitant Grenoble depuis 14 ans, en 1G73. Épouse, cette année et le 5 février, Marie Rambaud. Vivait encore en 1705. — {Pierre), « fondeur de cloches, M' fondeur a mettail », 1674, mari de Louise Chambon (19 mai 1679). — (Giiillainne), M' orfèvre, natif de Grenoble, fds de Marc, épouse, le 20 janvier 1730, Antoinette Millerand, fille de Michel, M" orfèvre.
Gorgi {Jean), M* menuisier, fils de Claude, de Varces^ mari d'Ennemonde Bourrey, 7 avril 1655.
Goujon (Jean- François), M' relieur, natif de Paris, épouse Nicole Dominique, 1757. — {Jean- Benoît), M' relieur, natif de Paris, fils du précédent, épouse, le 8 mars 1757, Marguerite Dumoulin, fille de Pierre et de Geneviève Cuchet. Vivait encore en 1776.
Gourdol {Jean), « menuisier, esbenier et M" sculteur w, protestant, 1661, originaire de Saint-Marcel en Vivarais, fils d'Isaac, mari d'Isabeau Blanc. Sa fille Anne avait épousé Pierre Dupont, procureur au bailliage de Graisivaudan.
Goutte {Jean-Baptiste), sculpteur, 1798, habitait la rue Neuve en 1793, mari d"Etiennette-Rose Buisson.
(joyetÇJeaii- Antoine), M' maçon, de la vallée d'Aoste, fils de Pierre, épouse, le 17 août 1596, Jeanne Bugtière.
Grandjhean {Salomon) , peintre , confectionne trois grandes armoiries pour l'arrivée du roi à Grenoble, 28 novembre 1622 (2).
(1) Minutes de M° Rivet.
(2) Comptes de la ville.
Grandnommeau {Melchiol)^ « M° bourdeur », originaire de Leyrat en Limousin, épouse, le 14 février 1616, Marie Molin.
G-ranjan {Girard), W orfèvre, originaire de Liège, liabitait avec François Donnet, orfèvre, en 1653.
Gras {Jean- Pierre), W maçon, originaire de la vallée d'Aoste, fait d'importantes réparations au château de Brié, suivant le prix fait qu'il passa avec Jean de La Croix de Clievrières , président au Parlement de Bourgogne , 4 août 1647 (1).
Grasson {Jean-Pierre), peintre et membre de la société des arts de la République de Genève, originaire de Montélimar, mari d'Anne Blache dont il eut, à Grenoble, le 18 février 1780, un fds auquel il donne le nom. de Louis-Jean- Baptiste-Horace; il assiste, le 14 août 1785, au mariage de Nicolas Cheminade, M" cartier. Sa fille Marie, née à Montélimar, prit le voile, le 25 décembre 1781, au couvent des Carmélites de Grenoble. A celte famille appartient Madame Allibe, née Grasson, fille de Fancienjuge de paix du canton Sud de notre ville.
Grassot {Daniel), monnayeur de la monnaie de Grenoble, teste le 25 octobre 1591 (2), désire être inhumé en Téghse Notre-Dame , fait héritière sa sœur Jeanne-Danielle.
Greffe {Jacques), « fabricant de tapisserie )),fils de Claude et d'Antoinette Bertrand, épouse , le 16 novembre 1772, Marie Piot.
(1) Minutes de M*^ Froment, f" 312.
(2) Minutes de M"=' Albrand, f' 822.
Grégoire {Laurent)^ a M" orologeur », protestant, originaire de Romans, fut chargé, par les consuls de Grenoble, de conduire Tliorloge faite sur la tour dupont; enl573, il s'obligea de demeurer à Grenoble et conduire non seulement Thorlogedu pont, mais celles de Saint-André, de Notre-Dame et du Palais; il eut procès avec la ville (1). On trouve Tacte de son décès dans le « registre des décédés en l'Eglise de Grenoble réformée », au 2G novembre IGll (2); sa fille Françoise avait épousé Jacques Compaignon, M' orfèvre.
Grenetier (François), armurier de Grenoble, 1571.
Grenoble. Voijez Jacquet.
Gresse {Pierre), sculpteur, originaire de Die, mari de Marie Fremon, teste, le 12 octobre 1770, « dans la maison de l'hôpital de Bissetre *> (3).
Grignon dit La Rose (Jean), M" maçon, fait les murailles du nouveau corps de logis du château de la Ferrière, api)artenant à Jacques de Berenger, seigneur du Guâ, 22 juillet 1681 (4).
Grillet (le P.), de la Compagnie de Jésus, dessine les emblèmes et les armoiries diverses que la ville fit peindre pour l'entrée du roi à Grenoble, 7 septembre 1623.
Gringet (Za;îce/oz'), M' fourbisseur, originaire de Cessert en Savoie, 1617.
(1) Plaicloye.^ de Claude Expilly, G" édition, 1G57. p. I'j à 23.
(2) Ms. de la Bibl. de la ville de Grenoble.
(3) Minutes de IVP Ogier, f' 96.
(4) Minutes deM^ Margaillan, f^ 171.
Groos (Joseph), a feseur d'instruments de mathématiques », mari d'Hippolyte Chabert, 1777.
Gros (Jean), M' orfèvre, 1584.
Gueraud (Pierre- A.), M" écrivain, mari de Marguerite Molard, 1672, habitait vers la porte de Bonne en 1676. Sa signature est d'un at'tiste calligraphe. — (Joseph), écrivain, mari de Louise Mailliot, 1714.
Guerin(Pz<?rre), « M'forbisseur », 1597, fils de feu Pierre, « armeur ier », originaire de Rennes, garde de la monnaie de Grenoble, demeurant sur le pont en 1601, épouse Marie Sorin, meurt en 1601. — (Nicolas), « armeurier »,fds de Pierre 1599, épouse, le 16 août 1626, Pernette Gontaud. — (Zéros we), ft M" forbisseur », 1636, fils de Pierre, teste le 12 mai 1650. — (Pierre), « forbisseur », fils de Pierre, épouse, le 18 mai 1631, Catherine Bois. — (Claude), M." arquebusier, 1646, originaire de Gomballa en Vivarais, habitait en rue Perrière, fils à feu Jean, leste le 9 octobre 1664, désire être inhumé à Saint-Laurent, fait divers legs à sa femme Anne Duneau et à son fils Alexandre (1). — (Alexandre), M'arquebusier, 1670, mari de Magdelaine Pelât. — (Charles), comédien du prince d'Orange, habitait Grenoble en 1646.
Guerin (Pierre), M" particulier de la monnaie de Grenoble, 1563. — (Pierre), fils du précédent, garde de la monnaie de Grenoble, mari de Jeanne de La Gavanière, 1586, meurt en 1620, laissant Maguelonne, mariée à Augustin Bernard, avocat, Jean-Jacques, Antoine et Pierre.
Guerre (François), M" tapissier, veuf de Marie Paillet, épouse, le 17 février 1772, Marie-Louise Brachet.
(1) Minutes de Rivet, 371 .
Gueydan {Jacques), W sculpteur, originaire de Saint- Maurice en Valgauclemar, fils d'Antoine, épouse, le 2 juillet 1630, Anne Chaperon. Son frère {Pierre), M" menuisier, épouse Méraude Frier, et teste le 21 janvier 1618; par cet acte il laisse « ung tabernacle pour parement de fliautel de l'église de Saint-Maurice en Valgaudemar » fl). Le 10 juillet 1617, Anne de La Magdelaine, de Ragny, épouse de M^"" le comte de Sault, lieutenant général en Daupliiné, donne à prix fait à Pierre et Jacques Gueyd in, a de faire ung restable de bois blanc au gi'and hostel du monastère de Sainte-Marie, de la hauteur de 19 pieds et de largeur de 23 pieds, avec les pieds d'estals, bases et colonnes, chapitea :x, frize et corniche suivant leurs proportions et cimétrie désignés au desseing de parcliemin faict pour ce subjet par M. Benjamin, peintre de la ville. Plus, seront tenus de faire deux grandes figures telles qu'il leur seront représentés, de la hauteur de 5 pieds 1/2, pour inettrc dans les niches au dessus de 2 portes carrées qui seront de cliacun costé dudit hostel, moyennant le prix de 700 livres. Fait à Grenoble dans le logis de madame, le 10 juillet 1637 » (2). — {Hxprit), M" sculpteur, mari de Jeanne Guerin. Esprit et Jacques, frères, se chargent, le 21 avril 1612, envers Jacob Pourroy, Michel Aymon, Gilles Pelloux et Louis de Montmartre, chanoines de Notre- Dame, de faire « le trosne de Salomon et architecture suivant le dessaing fait, pour le prix de 800 livres tournois. ^) Nicolas Cliapuis, M' sculpteur et doreur, fut chargé de dorer « de fm or de ducat le bois et figures » de ce travail pour le prix de 900 livres (3). Ils font, en 1611, pour le duc de Lesdiguières, tout le lambris « autour du cabinet que mondit seigneur fait
(1) Minutes de M« Meysenc, PSI.
(2) Minutes de M° Montaigne, f" 690.
(3) Minutes de M' Polin.
bastir et construire de nouveau dans son hostel de ceste ville et au dessous de la salle du poêle )> (1).
Gueymard (Jean), M" maçon, originaire deClelles, épouse, le 3 niai 1614, Marie Roux, meurt avant 1618.— (Pierre), M" maçon, originaire de Thorane, épouse, le 6 juillet 1666, Monda Giraud, construit les bâtiments des R. Pères Carmes déchaussés, au faubourg Très-Cloîtres, 21 avril 1683 (2); se charge de faire les parapets des remparts depuis l'oreillon droit dubastion de Marcieu jusqu'à Tlsère, 30 juin 1692 (3), meurt avant 1700. — (Jean), M" maçon, fils de Pierre, épouse, le 13 novembre 1700, Marguerite Peyron, veuve de Jean Rollet.
— (Bartliélemy), M" maçon, mari de Basiianne Coréard, construit les bâtiments que font élever « à la Grenette » les RR. PP. Prêcheurs, 1662 (4) ; teste le 6 février 1665, laisse quatre filles et un fils nommé François. — (François), M" architecte, fils du précédent, mari: 1° d'Anne Faure; 2° de Claudine Reynaud, construit féglise Saint-Louis, 1689-1693; travaille aux: réparations de la Chambre des Comptes, 1691.
— (Joseph), M' architecte, fils du précédent, mari de Françoise de Bons, meurt avant 1735. — (Antoine), M" tailleur de pierres, fils de Barthélémy, épouse, le 29 mai 1687, Marie Armory, fille d'Antoine, M' architecte. .
Guiard (Pierre), joueur d'instruments ou a joeur de ^notion )), 1616, mari d'Ennemonde Faucherand, assiste au baptême de son fils Charles le 19 mars 1651, est présent au testament de Charles Jouven, M"-' maçon, le 10 mars 1656; il est qualifié de « tisserand et vioulon dudit Grenoble » (5).
(1) Minutes de M« Montaigne, f" 92.
(2) Minutes de M'' Froment, f 57.
(3) Minutes de M^ Dou, f" 45.
(4) Minutes de M^ Duclot, P 1.
(5) Minutes de M"^ Nicolas, 32.
Guibert (Dominique), M* fondeur, mari de Dominique Perroux, 1725, meurt le 5 mars 1733, âgé de 36 ans. — (A^...), peut-être fds du précédent, fond, en 1751, la cloche des Pénitents de Grenoble (1).
G\iihoud (Jacques), M" armurier, natif d'Angers, est enterré au cimetière de l'église Saint-Laurent le 23 mars 1652.
Guichard (François , « M" fontanyer », originaire de Châtonay, fils de Claude, fait une fontaine au château de la Bastie pour M. Antoine de Chaulnes, trésorier des fortifications, 30 juin 1604 (2). — (Sébastien), essayeur pour le roi en la monnaie de Grenoble, 1643, possédait des martinets et fonderies à Tiieys au lieu dit Pont Chari)i(3),
Guigonnard (Armand), M" brodeur, originaire de Romans, fils d'Antoine, épouse, le 21 octobre 1625, Jeanne Gonthier.
Gu' gues (Xicolas), M* maçon, teste le 8 février 1687, avait épousé Magdelaine Gros, mourut le 21 juillet 1694, âgé de 105 ans (4). — (Jean), M" maçon et architecte, meurt le 29 novembre 1706, âgé de 70 ans. — (Jean), M" maçon, fils de François, épouse, le 21 février 1743, Marie Giraud.
Guilhe (Claude), M" maçon, originaire de Brian çon, travaille, en 1594, a à la fortification de la bastille »; sa fille
(1) G. Vallier, Inscrip. campanaircs. n° 333.
(2) Minutes de M'' Albrand, f° 342.
(3) Minutes de M" Duclot, f^ 72.
(4) « Le 22 juillet 1694, les FF. Prêcheurs n'ayant pas voulu assister au convoy funèbre de Nicolas Guigues, vivant M" maçon, âgé de 105 ans, quoique je leur aye fait signifier deux actes à cet effet, jai enterré dans notre cimetière le corps dudit Nicolas Guigues ') (Registres paroissiaux de St-Hugues, 121, \°).
Catherine épouse Jean-Martin Vielhiermoz, M' maçon, natif de la vallée d'Aoste, 1594.
Guillat {Claude- Alexis), W ébéniste tabletier, mari : 1° de Catherine Bourron, 1770; 2° de Françoise Chappe (28 septembre 1779).
Guillebaud {Daniel), W menuisier, protestant, originaire de Serres, mari d'Esther Brun, sculpte pour M. de Lesdiguières(l)45culs-cle-lampe chargés de roses, pour le plafond de son cabinet à Grenoble, il reçoit 9 livres tournois le 6 août 1617; fournit, en 1618, la menuiserie ou les parquets de trois chambres neuves et ceux du cabinet doré de Thotel du maréchal de Lesdiguières à Grenoble (2); se charge, en 1619, de la menuiserie et de l'ameublement du pavillon que le maréchal de Lesdiguières faisait construire à Vizille (3), meurt en 1641; sa fille Anne avait épousé Denys Gallabrun, de
(1) Comptes de M. de Lesdiguières.
(2) Minutes de M"* Froment, f° 733.
(3) (f Lan 1619 et le 22" jour du moys de may. après midy, pardevant moy notaire et témoin estably en personne, le sieur Jean Vial, ageantà Vizille pour monseigneur le mareschalDesdiguieres, lequel de son grè pour et au nom de mondict seigneur, à bailhé à priffaict à honeste Daniel (^luilhibaud, maistre menuizier, travai- Ihant audit Vizille parlant, stipulant et acceptant à scavoir de faire fornir et randre pozé toute la menuiserie que mondit seigneur veult estre faicte dans le pavilbon ou corps de lougis que de nouveau mondit seigneur faict faire en le lieu de Vizille est que M" Guilhaume Le Moyne ha à priffait de mondict seigneur consistant icelle menuizerie tant en lambris, tables, banctz, scabelles, chezes, lit, chalitz à la mesme mezure et forme que celluy que ledict M" Guilhibaud a faict et pozé à la grande gallerie de mondict seigneur et sur l'auteur que lui sera ordonnée par les ageantz de mondict seigneur au prix icelluy lambris de 15 livres la toyse carrée, et pour chacune table desdictz chambres avec ses bantz quatre escus, et pour chacune cheze à bertin gallin trente soubz et
Serres, le 22 avril 1639 (1). — {Daniel), «M" esculpteiir », peut-être fils du précédent, originaire de Serres, se charge, envers MM. du Parlement , a de faire en la grande Chambre de Taudiance du Palais une lanterne de la longueur de 3 toises ou environ entre les deux dernières croisées du coté de la Chambre des Comptes, et faicte à jour tant du coté de la porte de la grande cliambre que du côté de la face, de la largeur de la salle, ledit jour à travers de fleur de lis et Dauphins meslés ensemble ainsi qu'il est représenté au devis » (2). Fournit le corps de la bibliothèque de M*"" de Lesdiguières, le 22 décembre 1656 (3). Il avait épousé Judith de Lavau, de laquelle il eut : Noël, p]stlier, mariée à Paul Garillan, Ozias, Suzanne, mariée à Antoine Febvrier, M" chirurgien à Mens. — (Ozias), W sculpU^u^ et architecte, fds de Daniel, épouse: r le 4 décembVe 1672, Judith Soiron, fdle d'Antoine, M" maçon ; 2° Eve Rolland; il quitte le royaume avec sa femme, sa mère et ses frères « pour fait de religion ». La maison délaissée par Judith de Lavau, qui était située dans la nouvelle enceinte, fut prise et déclarée appartenir à la paroisse de l'église Saint-Louis pour servir à la construction du presbytère, moyennant la somme de 4,866 livres (4j. — (Noël), M"
les autres à bras trente cinqsoiibz et pour chacune escabelle vingt souhz... et lafiuelle nienuizerie ledit Guil!iii)aud sera tenu rendre fai(;te, parl'aicte et le tout hien pozé au dire des expertz à ung an prochain... Faict et stipulé à Yizille, dans la gallerie du chasteau de mondict seigneur en la présence de mon sieur Estienne Empereur de La Croix, conseiller du Roy, maistre desescomptes, et le sieur Daniel Lagier dict La Mcjrte, controlleur de mondict seigneur » (Minutes de M' Dumolard, notaire à Yizille^ f" 254j.
(Ij Minutes de M" Fayolle, notaire à Montorcier. (2) Minutes de M"^ Dufour, f^oOl.
( 0 Minutes de M' Montaigne, f m.
(4) Minutes de M' Revol, f° 2.
peintre, fils de Daniel, épouse, le 8 janvier 1G84, Françoise Angoumois, fille cVIzaïe, arquebusier, et de Suzanne Luya. En 1673, il peint, pour le temple de la Religion P. R., « les commandements de la loy deDieu sur de bonne tofle en lettres d'or en forme de lettres de moule, la largeur et hauteur desdits commandenlsserade 18 pieds en quarré, liorsd'œuvre partagé en deux tables ornées d'un cadre peint de feuillage, le tout rendu fait, parfaict et posé dans le nouveau temple de ladite ville, construit hors la porte Très-Cloitres, à la fm du mois prochain, pour le prix de 110 livres « (1). — {Pierre), M" peintre, fils de Daniel, 1676.
GfMÏlliheTt {François), « arquebusier ordinaire du roy », originaire de Rouen, est témoin au testament de la veuve de Claude Michal, médecin, en 1629 (2).
Gxiilloni {Guignes), « M' escripvain », est témoin au testament de François Fournier en 1616; sa signature, dîme belle écriture, est entourée de curieux enchevêtrements (3).
Guinat {Jean), « M" rabateur d'espée », originaire de Vienne, fils de Benoit et de Clauda Perier, épouse, le 21 juin 1651, Dimanche Berte, de Saint-Jean-de-Voiron.
Guion (Jean), « M" orfèvre en œuvre », originaire d'Embrun, hls d'André et d'Anne Barthelon, fit son apprentissage chez Georges Astezan (du 8 janvier 1733 au 8 janvier 1741); épouse, le 7 avril 1763, Catherine-Philippe Champ, fille de Jean François, libraire, meurt avant 1770.
Guion {Jean -François), M' orfèvre, fils d'André, mari de Louise Berlioz, 1746, de laquelle il a Louis, né le 13 avril 1749,
(1) Minutes de Borel, f'' 48.
(2) Minutes de M.^ Froment, f" 218.
(3) Minutes de W Duclot, f° 357
épouse en 2"' noces, le 7 avril 1763, Olympe Champ, fille de Jean-François Champ, libraire, meurt le 20 avril 1783, âgé de 70 ans.
Guynier { Jean\ M" peintre, consul de la ville de Grenoble, fils d'Imbert et de Magdelaine Spie, né le 27 décembre 1630, épouse, le 12 août 1667, Marie Girard, fille d'Etienne et de Catherine Marc, de laquelle il eut :
Thomas qui suit ;
Jean, né le 28 juin 1668, meurt le 21 juillet 1686 ; Françoise, née le 26 septembre 1669 ; Toussaint, né le H mai 1671, meurt le 22 juin 1696 ; Gabriel, né le 26 février 1672 ;
Marie-Gratianne, née le 3 novembre 1675, épouse, le 29 janvier 1705, Alexandre Giroud, libraire;
Marie-Louise, née le 26 octobre 1676, épouse François Galland, lils de Jacques, notaire à Saint-Quentin ;
Catherine, née le 3 janvier 1678 ;
Jean, né le 20 septembre 1681, meurt le 26 août 1681;
Jeanne, née le 21 mars 1683 ;
Pierre, né le-24 juillet 1685;
Joseph, né le 21 octobre 1689, commis au greffe delà judicature, épouse Françoise Fanton, fille de Charles, notaire; Achille, né le 16 novembre 1690.
Jean *ïuynier mourut, le 21 février 1707, d'ime attaque d'apoplexie (I j.
(Ij « Le 22 février 1707 enterré dans la chapelle St-Nicolas au cloistre de cette paroisse (St-Laurent) sieur Jean Guynier, vivnnt M' peintre, âgé de 76 ans, lequel après être t(jmbè d'apoplexie mourut hier à 3 heurts après midi (Reg. paroiss. de l'Eglise de St-Laurent).
Eti 1704, le duc de La Feuillade lui fit don d'une pension annuelle de 100 livres (1).
Jean Guynier est l'auteur d'un très grand nombre de portraits. Il fut chargé, en 1673, de peindre celui du comte de Saùlt « de la grandeur de celui du duc de Lesdiguières qui est déjà dans la maison consulaire » (2).
François Boniel, dans la relation qu'il écrivit en 1676, de
(J) « Pardevant François Armand, notaire à Grenoble, fut présent ce 17 mars 1704, très haut et très puissant seigneur monseigneur Louis, vicomte d'Aubusson, duc de La Feuillade et du Koanais, pair de France, gouverneur lieutenant général pour le roy en la province de Dauphiné, et lieutenant général de ses armées, commandant en chef en Dauphiné et en Savoye, lequel degré voulant honorer de sa bienveillance et gratiffier sieur Jean Guynier, peintre de cette ville, pour ses agréables services, luy fait don et donation pure, simple et irrévocable, d'une pension annuelle de la somme de cent livres pour en jouir pendant la durée de la vie dudit seigneur constituant par ledit Guynier ey présent acceptant et très humblement remerciant mondit seigneur, et après luy demoiselle Marie Girard sa femme, et après elle Claude Guynier, leur fils aîné ou à son défaut Thomas Guynier, leur autre fils, à commencer ladite jouissance l'année présente, laquelle pention mondit seigneur leur assigne à prendre de présent et à ladvenir sur et atant moins de la somme de 800 livres destinée par arrest du conseil pour l'inspection des réparations du Drac, de laquelle mondit seigneur a droit de disposer chaque année à prendre sur les 1500 livres distribuées sur les octroys pour les réparations et pavés de la ville de Grenoble, voulant que la présente donation tienne lieu de pouvoir suffisant ausd. Guynier et Girard pour exiger et recevoir annuellement ladite somme de 100 livres avec pouvoir ausd. ^Guynier et Girard d'acquitter valablement et, pour lobservation de la présente, mondit seigneur a passé les obligations et soumission en forme. Fait et stipulé à Grenoble, dans l'hôtel de mondit seigneur aux présences de nobles Jacques Moret, avocat en la cour et conseil ordinaire de mond. seigneur, et de Benoît Grand, praticien, témoins requis et signés avec les parties.
« Le duc de la Feuillade ; J. Guynier ; Moret ; (^(RAND, Armand, notaire. »
(^Minutes de M" François Armand, notaire à Grenoble, f° 86).
(2j Archives de la ville, BB, 113,
Tarrivée de la duchesse de Sault à Grenoble, fait Téloge de Guynier en ces termes : « C'en esi unpournioy (plaisir) de dire que M. G.Liyaier, peintre et quatrième consul, a quatre fois plus d'honnesteté que Von ne scauroit s'imaginer; qu'il fait bien honneur à sa dignité par sa vertu, mais qu'il en fait bien à son excellente profession, par l'excellence de son génie, et par son extraordinaire capacité. On trouve bien asseurément en luy les grâces qu'Appelle souhaitoit aux ouvrages de Protogène, pour estre élevés jusqu'aux cieux,et y estre placés. Il ne faut que voir les portrails qu'il vient de faire de l'incomparable M"" la duchesse de Sault, de la charmante spirituelle M'"" de Mistral, de la toute bien faite M™" du Bouchage, et celuy de la modeste et gratieuse tille la demoiselle Roux, l'aisnée, et de bien d'autres. Ces portraits sont si beaux, qu'il faut, mais avec i)laisir,
FérDiar )ie le Figure il fjKavdo intenio^
et si ressemblants, que l'on pourroit dire que ce sont des ouvrages de la nature ; car enfin,
ISnrte ehe iidio f<f n iiHa ni }<copre {\'). »
Nous connaissons de lui les portaits suivants :
« Portrait de Joseph de La Porte, marié en 1681 «, au dos : /. Guynier, f. (2).
Portrait d'homme, Guynier, feeit, 1080 (3j;
Portrait de Madame de Crusil. Le châssis de ce très joli et très élégant portrait, contient Tinscription suivante, d'une belle écriture du tenq^s: Gnijnier,fecit, à Grenoble, 1001 (4),
(1) Relation de ce qrn s'est passé à l'arrivée de madame la duchesse de Sault dans la ville de Grenoble le 16^ septembre 1076, par F. Boniel. Grenoble, A. Galles, 1G76, in-f° p. 35 et 36.
(-2) Château de Crèpol (Drôme).
(3) Château du Touvet (Isère).
(4) Collection de Madame de Pelagey, au cliâteau de Massieu, par Saint-Geoire.
Portrait d'un membre de la famille de La Porte fliomme), au dos on lit : /. Ginjnier, fecit 1691 f 1) ;
Portrait d'honmae, /. Gyynie7\ fecit 1696(2);
« Portrait de Claude Mathias de La Porte, marié en 1696 à Justine de Saint-Marcel, au dos: /. Guyjiier, fecit (3), « Marguerite de Saint-Marcel, dame de Bardonenclie », au dos : /. Giiynier, pinxit 1699(4);
Portrait de femme, /. Guy nier, jnnxit 1699 (5);
Portrait d'homme, /. Guy nier, jnnxit 1699 (6).
(Thomas), W peintre, fds du précédent, fut chargé, le 7 mars 1739, du soin des tableaux et peintures de l'Hôtel-de- Ville, après la mort de Des Neiges, il ne demanda aucune pension à condition qu'il aurait la jouissance de la chambre qu'occupait le sieur Des Neiges pour son atelier, cependant le conseil délibéra que « quand il fera quelques travaux ils lui seront payés suivant les états qui en seront arrêtés par Messieurs du conseil ordinaire de la ville » (7).
Nous connaissons de lui le portrait d'un cardinal signé : « Guy nier pinxit, 1740 », au château du Touvet, chez M. le comte de Marcieu.
Guyon {Jean-Louis), W horloger, fils de Jean Claude, originaire de Rémoray en Franche-Comté, épouse, le 6 août 1692, Rose-Magd. laine Merle.
Guys {François), M' architecte, entrepreneur du pont en construction à Grenoble, est emprisonné en décembre 1601, le
(1) Château de l'Artliaudière (Isère).
(2) Château de Crépol.
(3) Château du Touvet.
(4) Château de l'Artbaudière.
(5) Château du Touvet.
(6) Château du Touvet.
(7) Archives de la ville. Délib. consulaires, 1739,
pont s'étaiit écroulé (1). — {Benoit), M" maçon, originaire de Cessieu, s'associe avec Guillaume Le Moine et Pierre AUuys, le 3 avril 1625 (2); travaille « à Thotel Dieu de ladite ville que l'on construit à présent de nouveau », IG décembre 1627 (3); est chargé de la construction « du pont de Trèsclostre » le 22 novembre 1627. — {Litce), W maçon, frère de Benoît, 1641, mari de Marguerite Galle. — {Louis), M" maçon, et son frère Luce construisent pour Marie Vignon, marquise de Treffort, « son liostel au quartier de l'Isle- VerL » (4), bâtissent « la chapelle des Pénitents blancs sous le vocable de N.-D. de Confalon dans le plassage acquit par les Pénitents, de Pierre Paturel, situé rue Neuve » (5), 8 février 1657 ; est occ pé avec Pierre Lagier, M' maçon, à la construction de l'église du collège des Jésuites; ils reçoivent à cet effet 6,402 livres 2 sols, « tafit du collège que de M""" d'Uriage, de M. le conseiller Gumin, de M. dePonatde Combes et de M. Brenier, 1" juillet 1661 (6). — {Jean), W architecte, construit avec Claude Tirard, moyemiant la somme de 200 livres, pour le compte de Pierre Blache, M' paumier, « le Jeu de Paulmc qui s'édiffie dans le grand hôpital de celte ville », 11 mars 1654 (7) ; est adjudicataire (• des réparations de la nouvelle enssainte », 15 avril 1671 (8).
Hache ( 7'Ao>//<7.çj, M' ébéniste, originaire de Toulouse, lils de Noé et d'Antoinette Casse, épouse, le 10 novembre 1699,
( 1) Archives de la ville, BB. 61 .
(2) Minutes de M' Roche.
(3) Minutes de M'Duclot, f' 12G.
(4) Minutes de M» David f° 438.
(5) Minutes de M" Nicolas.
(6) Minutes de M' Mailhet.
(7) Minutes de M'Duclot, f" 124.
(8) Minutes de M' Froment, f° 19G.
Françoise Chevalier, fille de Michel, M* ébéniste; meurt le 13 mars 1747, âgé de 83 ans ; il n'eut qu'un fils ; — {Pierre), M" ébéniste, demeurant place Claveyson, épouse, le 19 avril 1725, Marguerite Blanc, fille de François Blanc, dit la Goutte, l'auleur bien connu du Grenohlo MaViérou, et de Dominique Pellissier; il en eut sept fils et quatre tilles et mourut le 3 juin 1776, âgé de -73 ans. — {Jean- François) dit l'ainé, breveté deM-'le duc d'Orléans, né le 10 janvier 1730, donne une grande extension à son commerce d'ébénisterie ; les beaux meubles qui sortaient de son atelier portaient sur le bord des ais ou planches son nom (Hache) impriméen creux. L'on trouve encore, collée au fond des tiroirs de la plupart des meubles sortis de ses ateliers, une pancarte imprimée assez curieuse (1); il épouse, le 10 janvier 1783, Marie Josserand, fille de Joseph et de Catherine Couturier, et cède en juillet 1781, son commerce à son frère Hache La Grange; meurt sans laisser d'enfants en Tan IX, à l'âge de 67 ans. — {Christophe- André) dit Lagrange, connu sous le nom de Hache Bibi, onzième et dernier enfant de Pierre, M" ébéniste, rue Marchande, avait épousé, le 23 janvier 1776, Éléonore Bertier, fille d'Ennemond, marchand chamoiseur, et d'Eléonore Bois, il mourut le 21 juin 1831, âgé d'environ 83 ans.
Hardy {Dominique), entrepreneur des fortifications, est témoin au mariage d'André Armory, M' architecte, 28 juillet 1693.
HsMpt {Michel), M*^ ébéniste, mari de Marianne Perret, 178) . Hautecœur {Benoît), M" menuisier, 1637.
(1) Elle a été publiée intégralement par M. G. Vallier dans son intéressant article sur la famille Hache. Voyez : Petite Reviiç daujjhinoise, 1'*^ annéo, p. 120-123.
Hébert (Jean-Baptiste), M" armurier, originaire de Notre Dame de Pavilly, diocèse de Rouen, fils de Thomas, épouse, le 26 avril 1731, Françoise Giroud, fille de Pierre.
Héraud (Pierre), W menuisier, protestant, teste le 30septembre 1629.
Herbey (Pierre cV), W tapissier, fils de Claude et de Magdelaine Plat, épouse : V le 15 avril 1687, Louise Berger ; 2° le 25 septembre 1695, Magdelaine de Naves, fille de Claude, M" orfèvre ; meurt le l""" août 1729, âgé de 75 ans. — (C/a/<f/e), M" tapissier, fils du précédent, meurt subitement le 8 décembre 1763, âgé de 66 ans.
Hervé (Benjamin), M" or^^vre et graveur, originaire de la Flèche, fils de Louis et de Jacqueline Legoffre, épouse, le 17 février 1661, Claudine Saliqiiet, fille de Claude, teste le 15 septendjre 1688, en sa maison de la rue Brocherie, laisse quatre enfants : Charles, Philippe, .Jeanne, mariée à André Vivant, d'Arles, le 5 janvier 1702, et Marie. — (Charles), M" graveur, graveur à la monnaiede Grenoble, fils du précédent, né le 29 mai 1665, épouse Magdelaine Lépée; grave, enl702, un sceau aux armes de la ville, il reçoit « 3 livres quatorze sols )^ pour ce travail (Ij.
KeryrillY (Martin cf), M' orfèvre, originaire de Noyon,
'ileurte\ir(2^0Kssaint),\l'\\U'ier, originaire de Paris, et Claude Baron, vitrier, s associent le 19 octobre 1627.
(1) Le cartoucho qui entoure les armes de la ville, finement gravé, est d'un aspect d.^s plus gracieux, il fait honneur à l'artiste graveur. Voye.7 : Archives municipales ; Comptes de la ville.
Uoriot (Jean- Baptiste), M" fondeur de cloches, nalif du Frenoy en Bassigny, habita peu de temps notre ville (1) : c'était un fondeur ambulant; il fond, en 1775, les cloches de Château-Bernard; celle de Gresse, du poids de onze quintaux, pour le prix de 200 livres (septembre 1775) ; celle delà Bâtie la même année; le 2 juillet 1780, il se chaîge de la fonte de la cloche de l'église de Saint-Bonnet en Chanipsaur, moyennant la somme de 950 livres; le 2 avril 1681, il fond celle de Sinard, du poids de sept quintaux, pour le prix de 50 livres par quintal ; le 13 septembre de la même année, celle de Saint-Julien en Cham.psaur, du même poids, moyennant 50 livres par quintal (2).
Hoste (Louis), de la compagnie de Jésus, fait les plans de la façade de Téglise du collège des Jésuites, 1705-1707.
Hotelard (/ean), M' maçon, architecte, mari de Marianne Ravix (16 avril 1746), meurt le 1" décembre 1777, âgé de 58 ans. — (Jacques), M' maçon, mari d'Agnès Eymard (7 janvier 1778). — (François), né à Grenoble en 1775, M" architecte à Lyon, 1811. — (Ennemond), architecte, né à Grenoble le 4 février 1784, s'établit à Lyon en 1801, admis à Paris dans l'atelier de M. Percier; il revint à Lyon pour aider son père et son oncle, architectes, tous les deux associés. Les frères Hotelard furent chargés de réédifier lesmaisons deBellecour, dites les façades, détraites pendant la Révolution. Ennemond mourut le 21 décembre 1867 (3).
(1) G. Vallier. Inscrip. campanaires du départ, de l' Isère, 410 et 435.
(2) Notes ms. relatives à St-Bonnet (H'='-A<='), coll. E. M.
(3) Eloge de M. Ennemond Hotelard, par R. Dardel, dans les Annales de la Soc. acad. d'architecture de Lyon, t. i 1869, p. 11 et suivantes.
Huard(iY.), M* fondeur de cloches, ainsi que ses fils Pierre et Jean, fondent la grosse cloche de Téglise de Saint- And ré en 1693.
Hubert M' ébéniste, natif de Lyon, habitait Gre-
noble en 1704.
Hugon (Jacques), « M" jouyeur d'instruments », tils de David, s'associe, le 10 octobre 1636, avec Pierre Vial et Thomas le Bas, M" joueurs d'instruments, « scavoir : pour jouer ensemble du viollon et autres instruments depuis la Toussaint prochain venant jusques au mercredi des cendres de l'année 1637, et se partageront tous trois esgalement ce qu'ilz gaigneront » ; l'acte fut passé en rue Très-Cloitres, dans la boutique de M' David Hugon (1).
Huguenin (Simon), M" fourbisseur, 1658.
Humbert (Étienne), orfèvi'e, originaire d'Orléans, fils de Jacques, 1645.
Humbert ^ Nicolas), M'fondeur, de Belley, associé à Claude Richard, aussi M" fondeur; fondent, en 1657, la cloche de l'église Saint-André (2).
(1) Minutes de M" Kevcrdy.
(2) « Les prevostet chanoines du chapitre de St-AndrédeGreno- « ble « ont remonstré à Nicolas Humbert et Claude Richard, maî- « très fondeurs à Grenoble, associés, que plusieurs personnes se (( croyant assez intelligeantes, ont apperceus et rapporté audict (( chapitre que les ances de la cloche qu'ils ont de nouveau fondue (' marquent quelque péril de n'estre pas assez fortes pour soubs- « tenir le fardeau de ladicte cloche, quelles ne se rompent lors « qu'on eslevera ladicte cloche et Ihors quelle sonnera, par le « manquement desditz anses, ce qu'entendu par lesdits associés (( ont soubstenu, à peyne de tousdespens, que lesdictes ances sont « bonnes et suftizantes pour soubstenir ledit fardeau et qu'a leur (( péril ils ont deslibéré de la monter. 15 septemhre 1657. » (Minute tes de M" Duclot, f» 411).
Izaac {Jean), W maçon, originaire des Gachets, mandement de Morges, fils de Claude et de Jamonne Dourouze, teste le 12 août 1607; avait épousé Marianne Galvaing. — {Abraham), maçon, mari de Miclielle Ravinel (11 juin 1611), construit le pont de pierre de la porte Très-Cloîtres, 15 septembre 1628. — {André), W maçon, 1656. — {Claude), M" maçon et architeete, mari de Laurence Soiron, 1750.
Jacob {Martin), M" maçon, natif de la vallée d'Aoste, épouse, le 28 janvier 1601, Magdelaine Carron (1).
Jacob, fourbisseur, habitait sur le pont en 1542 ; il assiste au baptême de son fils Jean le 21 juillet de cette année.
Jacquemet {Louis), « M'' torneur », natif de Saint-Egrève, fils de Claude, épouse, le 25 septembre 1687, Ennemonde Rey.
Jacquemet, M' peintre. — Voyez Philippe.
Jacquemin {Clair), W graveur, habitait Grenoble en 1721 et 1725 (2).
Jacques (M"), M' arquebusier, originaire de Dijon, épouse, le 22 juillet 1645, Anne Verdony, fille de Guillaume.
Jacquet, famille de sculpteurs célèbres, connue depuis Henri II jusqu'à Louis XIII. — {Antoine), dit Grenoble^ originaire probablement de cette ville, M' d'œuvre et sculpteur, fut surtout employé à Fontainebleau et y travailla de 1538 à 1550, à raison de 15 livres par mois, puis il y fit d'impor-
(1) Minutes de Albrand, f 47 .
(2) Registres paroissiaux de St-Hugues. — 7 décembre 1721, 29 janvier 1725.
tants travaux à l'entreprise avec Girard Pierre, dit Castorès; en 1535, il travaillait au tombeau de Henri II avec Lerambert, etc., meurt en 1572 (1). — {Mathieu), M' sculpteur, fils du précédent, sculpteur ordinaire du roi et gardien des antiques, avec 200 livres de gages (1608) ; fit, en 1602, quatre petites tables de marbre, enchâssées dans du bois, pour la chapelle de la reine (2); le beau bas-relief équestre de Henri IV, qu'on admire encore au château de Fontainebleau, est incontestablement de Jacquet dit Grenoble (3). — {Germain), dit Grenoble, fils du précédent, garde des antiques du roi, 31 octobre 1610.
Jacquier {Jean- Baptiste), M' horloger, mari de Marguerite Ferrier, 1770.
Jacquin {Gabriel), « M* esculteur », 1671-1716, fut chargé, en 1663, de sculpter le plafond du grand bureau de la Chambre des Comptes pour le prix de 267 livres 2 sols (4).
Jacquin (Nicolas), M" sculpteur, originaire de Lyon, passe marché, le 7 août 1640, avec Charles Trollieur, conseiller du roi, receveur général des décimes en Dauphiné, pour « dorer d'or bruni t(jute la taille du retable que ledit sieur Trullieur -a fait faire en l'autel de la Vierge dans l'église cathédrale de Nostre Dame de Grenoble, le fond duquel retable sera azuré de cendre fine bleue ; pendant que ledit Jacquin et ses ouvriers y travailleront, ledit sieur Trollieur sera tenu de les nourrir dans son logis et tout le pi'ésent
(1) Voyez : Comptes des bâtiments du roi sons le H'çjne de Louis XIV, pub. par J. Guiffrey, t. I.
(2) Catalogue Joursanvault, n" 828.
(3) Description de Fontainebleau, par l'abbé Guilhert, 1731, t. II, p. 49-52.
(4) Minutes de M= Aubert, f^ 277.
priffait pour et moyennant la somme de 330 livres » (1). — (Gabriel), M' smlpieuY, en 1689, mari de Louise Allier, fille de Pierre; elle teste le 8 février 1692 (2); il épouse en secondes noces Elisabeth Auvergne, fille de Jean et de Marguerite Buissière, 7 mars 1707.
Jacquinot (Edme), W potier ou « M' fondeur à estain », originaire de Troyes, fils d'Angelic, épousa, le 9 novembre 1659, Louise Periol ; il habitait rue Chenoise, maison d'A. Pourroy.
Jailleu ou Jailheu (Zoza's), M' orfèvre, épousa : 1° Monde Garau de laquelle il eut, le 16 avril 1589, François ; 2° le 14 janvier 1601, Philippa Pelissier, fille de Jean, procureur en la cour, en présence de François Jailheu, son frère, procureur en la cour.
Jaley {François), graveur de la monnaie de Grenoble, mari de Catherine Vial de laquelle il eut : Marie-Dominique, née le 26 août 1712; Raymond, né en 1714; Thomas et Jeanne-Marie. Catherine Vial mourut le 26 février 1735, âgée de 70 ans.
Jallasson {Léonard), W tapissier, originaire d'Aubusson, promet fournir à Louis de Montmartre^ le 12 janvier 1651, une tapisserie pour le chœur de Téglise Notre-Dame, représen. tant riiistoire de Notre-Dame et lliistoire de saint Vincent et de saint Hugues (3).
(1) Minutes de W Dufour, f^ 659.
(2) Minutes de M^ Dou, f» 56.
(3) (( Le 12 janvier 1651, Léonard Jallasson, marchand, d'Aubusson en la Marche, promet à Louis de Montmartre, chanoine de N. Dame, de lui fournir une tapisserie composée de dix pièces pour garnir le cœur de l'Eglise, qui pendra depuis la chaire du
Jallasson {Jean), M" tapissier, originaire d'Aubusson,
Jalli {André)y « orologier », assiste au baptême de sa fille Jeanne, 27 février 1550.
Jallier {Jean], W menuisier, épouse Barbe Didier vers 1660, meurt le 15 novembre 1732. — {Guillaïune), W menuisier, épouse : 1° Louise Chavais-Pascal, 1665 ; 2° Jeanne Énoz, 1674; 3° Jeanne Barthélémy, 24 septembre 1680.— {Antoine), M* menuisier, frère du précédent, 1666, mari de Barbe Didier- Piquot, meurt le 18 mars 1684, âgé de 55 ans. — {Didier), M' menuisier, fils du précédent, épouse, le 2 juillet 1686, Françoise Giraud. Il fit « la cheize à prêcher et les pieds de deux chandelierz » de l'église de Sassenage, février 1675. Il avait déjà fourni le confessionnal de la même église en juin 1672.
Jallifier {François), MMapissier, 1691.
Jallu {Jean), « M" palnctre de la ville de Grenoble », originaire de Paris, fils de Jean, habitait, en 1653, rue de Bonne ;
prédicateur jus(iu'à l'endroit de la porte (jui entre dans la chapelle de M"*' la présidente Frère et depuis la porte de l'entrée de la sacristie jusqu'au fond du cœur; sur lesquelles pièces sera représentée l'histoire de Nostre Dame et, dans les autres, l'histoire de saint Vincent et de saint Hugues. Dans la chacune desquelles pièces de tapisserie le sieur Jallasson y fera mettre les armes du sieur de Montmartre et d'autant qu'en la susdite pièce deslivrée qui représente l'Annonciation les armes dudit sieur de Montmartre ne se rencontrent pas, ledit Jallasson promet de lui faire faire pour les y poser, le tout pour 1,100 livres, plus un tapis de table de la Ion gueur d'une haune, au milieu duquel il y aura un nom de Jésus Maria escrit en grosses lettres et au bas dudit Jésus les armes dudit sieur de Montmartre » (Minutes de M' Charbot, f" 274).
fut l'un des fondateurs de l'académie de dessin en notre ville, en 1654; avait épousé Catherine Poireau. Elle testa le 15 janvier 1670; fit héritier son mari (1). Il s'unit, en 2""=" noces, à Charlotte Para, 1671, de laquelle il eut plusieurs enfants; il mourut le 21 décembre 1687.
Jaquet (Jean), M" maçon, natif de la vallée d'Aoste, habitait Grenoble en 1612' et 1615 (2).
Jarey (Antoine), M" verrier, vei^i^erius, loue une boutique rue Chaidneysie, à François Bernard dit Moro, pêcheur (piscator) de Grenoble, 29 avril 1521 (3).
Jarry (Charles), M' tourneur, mari de Louise Berton dont il a, le 16 mai 1681, un fils nommé Honoré.
Jassoir (Jean-Baptiste), M*^ écrivain et professeur d'arithmétique, originaire de Lyon, mari de Benoîte Bourdelin dont il a un fils nommé Etienne, le 5 mars 1747.
Jaugnet (Jean), M" tourneur, 1663 (4).
Jay (Loicis- Joseph), dessinateur, ancien professeur de
dessin à Montpellier, fondateur du musée de Grenoble,
naquit à Saint-Hilaire-de-la-Côte le 8 mars 1755, nommé
professeur de dessin à l'école centrale de l'Isère; il mourut à
Vienne le 7 juillet 1836 (5 j.
Jay (Louis), religieux de l'ordre de Saint-Dominique, originaire de Montmélian, s'oblige, le 18 novembre 1647,
(1) Minutes de M" Glenat, f° 8.
(2) Minutes de M** Froment, f" 19.
(3) Minutes de M*^ JBonet.
r4) Minutes de W Charbot, f 56.
(5) Voyez : Rochas, Biog. du Dauph., t. I, p. 451.
envers les chanoines du chapitre de Saint- André, « de construire, bastir et poser dansladite église, une orgue composée de 12 registres qui aura 8 pièces et monstre, icelui monstre garnie de bon estain, excepté les deux gros canons qui seront de bois pour la somme de 1,520 livres » (1).
Jean dict Grenoble, « M'' chapuis », répare les orgues de l'église cathédrale de Grenoble en 1587 (2).
Jernail {François), « M" forbisseur », de Grenoble, est parrain le 2 juillet 1596, en Téglise Saint-Laurent.
Jeudin {Laurent), brodeur, originaire de Paris, fait pour les Frères Prêcheurs de Grenoble une broderie représentant sainte Rose de Lima, 16G8 (3;.
Jey {Claude), « M* archebusier », fils de Gaspard, maride Dimanche Sage, fille de Jacques, de Saint-Geoire (15 février 1654.)
(1) Minutes de M" Patras, 1G47.
(2) Minutes de M* Narcie.
(3) (( Le 10 octobre dernier (1G6S), le Père Meney remontra à <t Laurent Jeudin qu'il était nécessaire aux PP. du couvent des « Frères Prêcheurs d'avoir une efïlgie en Ijroderie qui contint la « représentation de la bienheureuse Rose, la fête de laquelle défi vait se célébrer dans leur église dans six semaines, et ayant « demandé combien coûterait de faire ledit tableau en broderie à « demi corps il lui a répondu qu'il ne pouvait se faire à moirs « de 8 louis d'or, faicte en soie oî" et argent de 3 pieds 1/2 de « hauteur pour mettre sur le grand autel et semblable à celui de « saint Dominique qui est attaché au pilier du jubé de l'église. (( Jeudin lui répondit quil le ferait si riche et si beau que quand le « père Meney le verrait il lui ferait peur et qu'il le ferait plutôt « pour se faire connaître que pour le gain, pour le prix de 8 pis- « toiles. 14 dec. 1668 » (Minutes de M" Polin, 807).
JofFrey (sire François), orfèvre, fils de Claude, natif de Voiron, 1583, vivait encore en 1613 (1).
Jordot {Jérôme), M" orfèvre et graveur, originaire de Lyon, loue de Michel Durand, soldat des gardes de le duc de Lesdiguières, une chambre avec ses ameublennents près la porte de Bonne, au prix de 5 livres par mois, 8 juin 1658 (2); il a gravé la grande marque du libraire Jean Nicolas (3), elle est signée de son nom.
Joubert {Mathieu), M" peintre et vitrier, protestant, fils de Pierre, M" vitrier, natif de Grenoble, épouse: V le 22 février 1632, Olympe Savoye, fille de Louis, M" menuisier, et de Michelle Vassard (4); 2° le 11 mars 1635, Suzanne Rose, fille de Jean, marchand potier. — {Daniel), W menuisier, fils de Pierre, épouse, le 7 février 1639, en l'Église Réformée, Catherine Brochier, fille de Claude, habitant de Claix (5).
Jouguet {Jean), M" tourneur, 1661, mari : 1' de Louise Dupuy ; 2° de Constance Grimaud, teste le 10 février 1692, il habitait au faubourg Très-Cloîtres.
Jourdan {Pierre), M" menuisier et sculpteur, originaire de Vau'naveys, fils de Philibert et d'Alix Gras, épouse, le 17 février 1661, Claire Mosnier, fille de Domenjon Mosnier,
(1) Minutes de W Albrand, f» 372.
(2) Minutes de M" Sirand, f° 130.
(3) Voyez : La Géographie royale du P. Phili^ope Labbé, de la Comp. de Jésus. Grenoble, J. Nicolas, 1658, in^8% cette marque a été reproduite dans la Biographie grenobloise de M.E. Maignien p. LXXXIV.
(4) Minutes de M^ Blanc, P 179.
(5) Id.,i^m.
M" menuisier à Grenoble, et d'Antony Baccard. Il fait le retable et tabernacle de Téglise des Jésuites (1), 1664. Il sculpte, dès le 4 juillet 1666, pour Antoine Brenier, trésorier au bureau des finances, le retable de l'autel de la chapelle qu'il a fait construire dans l'église des Pères Jésuites ; c les bancs autour de ladite chapelle avec leurs lambris ou dossier regnans, à l'hauteur des pieds d'estaulx dudit retable, avec trois figures de ronde bosse sur la corniche dudit retable, scavoir : un petit Jésus dans une niche au milieu de l'attique, et deux anges, l'un de chaque coste du fronton de ladite cor-
(1) « Prisfaict du retable et tabernacle des Jésuites : « L'an 1664 et le 12" jour du mois de mars advand midy, pardevant moy, notaire royal héréditaire de Grenoble et en présence des tesmoinsbas nommés estably le R. P. Bertram Bras, procureur pour la bâtisse de l'Eglise des RR. PP. de la Compagnie de Jésus du collège de Grenoble, lequel a donné à prisfaict à Pierre Jordan, maistre menuisier et sculteur dudit Grenoble, si présent, acceptant de faire et parfaire aditte dexpers rendu et posé prest à servir pour la feste de saint François Xavier prochaine venant, le retable et tabernacle ou reposera le Saint Sacrement du maistre autel de l'église desdits RR.PP., suivant et conformément au dessein et plan qui en a esté cousché, veu et reconneu par les parties et parafés par moy notaire non varietur, à la réserve que au fronton dudit retal)le en place du chérubin sera mis les armes de monseigneur le duc de Lesdiguiéres, et en place des figures qui sont audit dessein seront mis telles autres que trouveront à propos lesdits RR. PP., lequel rectable et tabernacle sera fait de bois noyer bon et recevable à la réserve des socles et marches pour monter à l'autel qui seront de pierres que lesdits pères feront faire à leurs despens, le présent priflait moyennant la somme de 4,000 livres qui seront payées audit prisfaicteur à proportion d'œuvre comme à promis ledit R. P. des deniers qui pour celuy seront données par mondict seigneur ie duc de Lesdiguiéres.... Faict et publié à Grenoble audit collège dans la bibliothèque, en présence de Antoine Mosnier, compagnon menuisier de cette ville, et sieur Antoine Orcel, de la Tour du Pin, escollier audit collège, tous requis signés aux parties.
« Bertram Bras, Antoine Orcel, « Pierre Jourdan, Antoine Mosnier. »
niche, le tout à proportion du lieu et conformément à la carte et dessin qui en a esté dressé, et, outre ce, deux agenouilloires, le tout de bon bois noyer, pour le prix de 300 livres )) (1).
Il reçoit, le 14 avril 1668, du R. P. Benoît Greffe, religieux de la compagnie de Jésus, 45 écus pour reste du paiement de tous les ouvrages de sculpture qu'il a faits, soit au retable du grand autel de l'église du collège, « y compris les armes que ledit Jourdan a fait, de M^"" le duc de Lesdiguières ^) (2).
On trouve une quittance passée par Dom Jean-Antoine Trouillas, procureur de la Chartreuse de Durbon, du 20 décembre 1671, pour le retable qu'il a sculpté (3).
L'année suivante il orne de sculpture l'alcôve de la chambre rouge du palais épiscopal, pour le prix de 260 livres (4).
Le 14 septembre 1673, il sculpte les lambris du salon de l'évêché (5).
Il exécute, le 20 septembre de l'année suivante, pour Louis Du Bonnet, conseiller au Parlement, « la porte d'entrée de la maison que ledit Du Bonnet fait bâtir en rue Neufve-Vieille- PeyroUière, laquelle porte sera avecson dormans auquelsera un ovalle à chaque coté, dans laquelle y aura une pinte de fruits, et ledit dormans afleurera à la porte, laquelle sera entièrement à double assemblage en chambranle à oreille à ronde, compozé de onze panneaux, dans l'un desquels, scavoir : à celui du milieu y aura un meufle ; elle sera de boti
(1) Minutes de M" Froment, f" 110.
(2) Minutes de M-^ Duclot, f 412,
(3) Minutes de M'' Collaud, f 152.
(I) Prix fait passé le 14 octobre 1672, par Pierre de Lègue, intendant de l'Evêchéde Grenoble (Minutes de M'' Fanton, f° 414). (5) Minutes de M^ Fanton, f° 347.
bois de noyer, de Tépaisseuv de 2 pouces, pour le prix de 100 livres » (1).
Est chargé, le 22 novembre 1677, par Gaspard Magnon, agent et procureur de Tévêque Étienne Le Camus, de faire « au portail que Monseigneur fait à son évêché un porte de bois noyer, beau, bon et bien sec, de 3 pouces d'épaisseur, à deux panneaux dedans et dehors, avec escultures k tous les panneaux, scavoir : à la face dedans lesdits panneaux et dormans seront ornés des mystères de la passion de Notre-Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ, suivant le dessin, et à face de dehors les mesmes panneaux seront ornés avec un chambranle à feuilles de cliesne tout autour, jusqu'au dormans, et au milieu dudit dormans il fera un christ à la place de la mitre avec sa bordure, le tout pour le prix de 300 livres » (2).
Il sculpte, pour les Chartreux de Durbon, deux retables à placer dans le chœur de leur église ; il reçoit, pour son travail, la somme de 400 livres '3), 17 février 1678.
Étienne Le Camus lui commande, le 10 mars 1679, une porte sculptée pour le portail de son évôché, du côté du cimetière de Notre-Dame ; il reçoit, à cet effet, la somme de 300 livres (4).
La grande porte d'entrée de la cour du collège des Pères Jésuites fut aussi sculptée par Pierre Jourdan. Sur les panneaux on voyait une couronne royale, au-dessus des lettres entrelacées et deux dauphins au-dessous, le cadre du dormant était orné de fleurs de lis sans nombre ; il fit ce travail pour la somme de 150 livres (5).
Enfin, le 3 janvier 1683, François Polin, M" gipier; Eymê
(1) Minutes de M" Armand, f" 2GI, v.
(2) Minutes de M'^ Fanton, f" 217.
(3) Minutes de M^ Rivet, ^ 465.
(4) Minutes de M* Fanton, î" 52.
(5) Minutes de M*' Froment, f° 85.
Massard,M<= charpentier; Jean Aleyron, M" maçon, et Jean TVliclialet, M*^ charpentier, prieurs de la confrérie de Saint- Joseph, érigée dans l'église des R.R. P.P. Jacobins, lui font sculpter un retable d'autel à la chapelle de cette confrérie, moyennant la somme de 135 livres (1).
Pierre Jourdan laissa quatre enfants : Etienne, Pierre, François, huissier en la Chambre des Comptes, et Joseph, M' menuisier à Paris. Il mourut vers 1690.
{Étienne), M." menuisier, fils du précédent, épousa, le 20 février 1691, Marie GalKen. Il sculpta, pour les Pères de l'Oratoire, une porte de bois noyer à l'entrée de leur maison, et fournit les armoires de le ir bibliothèque, de sept pieds de hauteur, le tout pour le prix de 500 livres (2). Il fut chargé, le 24 juillet 1693, de faire le plafond du grand bureau de la Chambre des Comptes, pour la somme de 900 livres (3). Il demeurait, en 1701, dans la rue Neuve-de-Bonne. — {Antoine), fabricant de tapisserie, fit son testament le 7 juillet 1780; il demeurait rue Perrière, et laissa deux enfants : Marie et Jacques. — (Pzerre), M' tourneur tabletier, mourut le 28 octobre 1781, âgé de 60 ans.
Jouvel ou Jovel, ditikfo?^cAe((r(26fpar<i),d'Uriage, « M'orlogeur », mari de Diane Lau, est nommé horloger de la ville le 27 janvier 1612 (4), et,vers la même époque, horloger du Palais, loue, le 15 mai 1624, de JeanEyraud, huissier, « sousle bon vouloir de la cour, scavoir est la place qui est sous les galeries qui vont de la vizète dudit Palais au second bureau, en la première arcade qui est contre ladite vizète et contre la chambre des sacs et pourra s'en servir à la vente de ses
(1) Minutes de M" Fanton, f° 7 .
(2) Minutes de M-^ Revol, f° 44.
(3) Minutes de M*^ Aubert, année 1699, f^ 277.
(4) Archives de la ville de Grenoble, EB. 79.
ouvrages à la charge qu'il ne fera aucun bruit » (1) ; meurt en 1625. — {Pierre), horloger de la ville, 19 janvier 1626, remplace son père Gaspard. — {Claude), a M* horlogeur », mari 1" d'Ester Lantelme ; 2" de Dimanche Sage, construit, en juillet 1663, Thorloge des RR. Pères Cordeliers, dont les timbres sont fournis par P. Thibaud, M" fondeur (2) ; meurt le 25 février 1682, âgé de 60 ans.
Jouven (Charles), W maçon, mari de Françoise Giroud de laquelle il eut deux fils, Pierre et Jacques, il teste le 10 mars 1656 (3).
Jude {Paul), M" menuisier, est certainement l'auteur des superbes boiseries de la Chambre des Comptes. Ces boiseries, d'un travail fmi, ornées de sculptures à jour, sont justement appréciées ; l'élégance et la délicatesse de l'ouvrage étonnent surtout (4). Nous trouvons mention de cet artiste dans l'inventaire manuscrit de la Chambre des Comptes, sous ce titre : Compte rendu par Paul Jude, M" menuisier, des armoires faites en la chambre basse des Comptes, en 1521, 1522 et 1523, lequel prenait pour son salaire 3 livres 15 sols par mois, et pour sa nourriture 5 sols par jour » (5).
Julhiet (Mathieu), M" armurier, natif de Saint-Élienne, épouse, le 6 mai 1596, Magdelaine Guichard, fille de Michel, de Trafïort ; vivait encore en 1612.
(1) Minutes de M* Froment, f" 113.
(2) Id., f»58.
(3) Minutes de M» Nicolas, f" 32.
(4) Voyez : Pilot, Boiseries et anciens vitraux de l'ancienne chambre des Comptes, Grenoble, Maisonville, 1855, in-8% p. 14.
(5) Inv. delà Chambre des Comptes, f" 446. Bibl. de Grenoble, R. 5769.
Julien (ÉHenne), M" tailleur de pierres, natif du Valgaudemar en Gapençais, se charge, avec Barthélémy Pollat, natif d'Aspres, aussi maçon, de faire une croix de pierre pour le président de Saint-André (1), 22 décembre 1611; le 27 octobre 1618, il démolit le grand portail de lentrée de la basse-cour du château de M^"" le maréchal de Lesdiguières, à Vizille, et doit le rëédifier suivant les dessins de Guillaume Le Moyne, M" maçDn, de Paris (2).
Jullien (Jacques), peintre, de la ville de Gap, reçoit, le 24 septembre 1616, la somme de 16 livres 15 sols c pour payement de la besongne par luy faicte en plusieurs endroitz de la maison de M^' (Lesdiguières) à Grenoble » (3). — {Jacques), M" peintre, originaire de Toulon, mari de Claire Gerin, assiste au baptême de son fils Gabriel le 15 mars 1673, qui a pour parrain Gabriel Duclaux, M' peintre. — {Philippe- Louis), ingénieur du roi, professeur de mathématiques, fils d'Edme Julien, entrepreneur des fortifications de Briançon, natif de Paris ; teste, le 26 avril 1746, en présence
(1) « ... Ils se chargent envers noble Artus Prunier s' de Saint- André, premier président au Parlement, de faire une croix de pierre détaille de pierre blanche de la même façon que celle qui est au long du grand chemin hors la porte de Saint-Laurent, de la hauteur de 8 pieds sur la base, et icelle base de 3 pieds de hauteur ayant le crucifix à la forme du dessin que lesd. Pollat et Jullien en ont baillé aud. seigneur, au bas duquel crucifix lesd. Julien et Pollat poseront et attacheront avec happes de fer plombées les armoiries dudit seigneur président pour le prix de 14 écus revenant à 22 livres, et cette croix sera posée auprès du bourg de Yoiron et près le tènement de vigne dudit seigneur président appelé le Plantier » (Minutes de M' Froment, f° 91).
(2) Minutes de M" Froment, f° 213.
(3) Comptes de Monseigneur de Lesdiguièr es, h\h\. de Grenoble, R. 6150.
de Louis de Bast, organiste de Notre-Dame, et de Claude Turfa, « étudiant des mathématiques » ; meurt le 17 février 1^48, âgé de 50 ans.
Junier {Antoine), W brodeur, liabilait rue Neuve de Bonne, en la maison de Gabriel Polin, notaire à Grenoble,
21 août 1665.
Keisser {Georges- Antoine], M" fourbisseur, doreur sur métaux, épouse Magdelaine Bavasse dont il eut deux jumeaux le 2 avril 1781, et une fille nommée Marguerite, née le 19 avril 1787.
Kleber {Jacques-Didier), W relieur, fils de Joseph, de Luxembourg, imprimeur, et de Marie Foy, naquit à Grenoble le 4 janvier 176L — {Jean- Antoine), relieur, marchand papetier, fils du précédent et de Françoise Ginest, naquit le 28 janvier 1788.
La Barre {Etienne de), orfèvre, originaire de Saint-Quentin en Picardie, prête serment des statuts des orfèvres le 30 janvier 1398(1); il est compris dans le rôle de la taille en 1415 « Stephanus de Barra dorerius pro sua talhia. Y gros.
22 den. » ; il habitait sur la paroisse de Saint-ITugu9S.
Labiche {Charles), M*^ peintre, originaire de Chambéry, fils d'IIumbert, premier secrétaire et grefiier en la Chambre des Comptes de Chambéry, 1623, quitta notre ville pour habiter son pays natal. Il fut nommé, par patentes de Victor- Amédée, peintre de son Altesse Boyale, attaché au château de cette ville, le 30 avril 1634(2). — (/ea«) était apprenti peintre chez J. Loenen en 1623.
(1) Archives de la ville, AA. 14.
(2) MM. Dufour et Rabut, Les Peintres en Savoif, p. 182.
La Bruyère (A^icb-e), M" de danse et M" de musique, natif d'Avignon, est présent, comme témoin, au testament d^Alphonse de La Baume-Pluvinel, le 14 octobre 1681 ; meurt le 25 mai 1713, âgé de 63 ans ; il fut inhumé, le 26, dans réglise de Saint-Louis.
La Colombière (Jean de), M" des œuvres de maçonnerie et de charpenterie du Dauphiné en 1519, reçoit les verrières faites pour le palais de la Côte-Saint-André, par Jean de Faverges, peintre et verrier, de Valence, en 1523 (1). — (Achille), M' des œuvres de maçonnerie et charpenterie au pays de Dauphiné, 1536, peut-être fils du précédent.
Lacombe de Rozier (Charles), M" de musique, fds de feu Benoit Lacombe de Rozier et de Marguerite Lancade, et veuf de Marie-Marthe Héloin, natif de Paris, épouse, le 3 novembre 1745, Marianne Allain, fille de Réné-Charles, musicien ordinaire de M^"" le duc d'Orléans, et de Marianne Le Moine (2).
Lacroix (Lattis), M" peintre, originaire de Troyes en Champagne, fils de Louis et de Claudine Passé, habitait Grenoble depuis vingt ans lorsqu'il épousa, le 3 juin 1694, Marie Lafond, fille de Pierre et d'Isabeau Ollier. — (Jean-Barthélemy), W architecte, travaille à la construction de féghse de Saint-Louis, 1690.
La Cuisse (Pierre), « archetectateur du seigneur des Diguières », originaire de Saint-Denis ; construisit, en 1583, le grand pavillon du château de Gabriel de Morges,
(1) Archives de la Chambre des Comptes, B. 3132.
(2) Minutes de Salicon.f» 115.
seigneur de La Motte Verdeyer (1); c'est lui qui fit les plans delà maison de Lesdiguières à Grenoble, et une partie de ceux du château de Vizille, 1599-1603 (2). Il habitait Monteynard en 1608 1610. Laissa deux fils : Gabriel et Pierre, nés à Grenoble, l'un en 1581, l'autre en 1586.
Ladvocat {Jérôme), M" vitrier, né à Paris en 1612, fils de Jérôme et de Jeanne Deruze, épouse, le 29 août 1645, Catherine-Aimé Charavel dont il eut un fils nommé Guillaume, né le 11 août 1658; devenue veuve, sa femmeépousa, le 18 octobre 1676, Lambert Dezert, M* vitrier, de Grenoble.
LaFerte {Pierre), M" de la monnaie de Grenoble, mari de Lucrèce Pelletier, 1641, il ne laissa, ci'oyons-nous, qu'une fille nommée Magdeleine, baptisée le 7 avril 1645 en l'église Saint -Laurent.
La Garde (Pierre de), compagnon vitrier, originaire de Paris, épouse : V le 15 février 1645, Bonne Glerget, fille de Claude, chirurgien ; 2° le 1" juillet 1654, Jeanne Faure, fille de Jean-Antoine; répare, en 1648, toutes les vitres de la nef du chœur de l'église Notre-Dame, « de toutes lesquelles vitres il en melra dix-neuf panneaux dicelle en plomb neuf « (3) ; il passe marché, le 2 avril 1671, avec N. Charles de Baudan, seigneur de Villeneuve, et Lucrèce Dorgeoise, son épouse, « pour faire les vitres des croisées des fenestres aux quatre panneaux de dessus à la façon que ledit seigneur et dame désireront, des logements qu'ils font faire en leur maison en ces'.e ville en rue Montorge, et à raison de 35 sols le panneau » (4); il teste le 11 juin 1674, désire être inhumé aux
(1) Minutes de M" Saurai, f° 68.
(2) Minutes de M*' Sonjon.
(3) Minutes de M" Charbot, f^ 78.
(4) Minutes de M« Duclot, f° 115, v".
Jacobins, fait quelques legs à sa femme Jeamie Faure, â sa petite-fille Jeanne, fille de Benjamin, èt meurt avant le 6 juillet suivant (1). — (^Benjamin), M' peintre et vilrier, fils du précédent et de Bonne Clerget, naquit le 11 avril 1G4G ; il épouse, le 25 avril 1669, Marie Masson, fille de Jean et de Lucresse Brun ; loue en 1671, des RR. PP. Jésuites, une boutique rue de Bonne et prend en apprentissage Lambert Dezert, fils de Nicolas, originaire de la ville de Paris. Au mois de septembre il quitte notre ville poar habiter Embrun, ensuite Turin et revient à Grenoble en 1672 (2). Il laissa trois enfants : Anne, née le 17 novembre 1671 ; Joachim, né le 29 août 1673; Jean, né le 25 avril 1675, a médecin espargerique », qui s'établit à Lyon et revint à Grenoble en 1700; teste le 22 mai de la même aanée et mourut à l'hôpital de la Providence quelques jours après (3).
La Frasse, comédien à Grenoble; son fils, tout jeune, meurt le 26 novembre 1768.
Lageire (Pierre), M' de musique en 1751. Jean-Baptiste Polhn, dans son roman du Hameau de Lagnelas,i.\l, p. 215, s'exprime ainsi : « J.-J. Rousseau se prom3nait dans les rues de Grenoble quand nous étions encore sur les bancs... Il faisoit de la musique chez L âge ire ».
Lagier {Pierre), a M' arq;iebuzier », prend en apprentissage, le 13 novembre 1612, Antoine Audeyer, fils à Jéréinie, chirurgien deValdrome; « il promet de lui apprendre et enseigner l'art et métier d'arquebuzier » (1). — {André),
(1) Minutes de M"^ Baron et Sirand. î^' 50 et 171.
(2) Minutes de W Daclot, 26'J.
(3) Minutes de M"^ Sirand, P 73.
(4) Minutes de M" Revol, f^ 1643.
M* menuisier, « nouveau catholique », épouse Marie Angoumois, de laquelle il eut, le 9 mai 1688, une fille appelée Magdelaine .
Lagneau {Claude de), M* de musique de Téglise Notre- Dame de Grenoble, est témoin au testament de Dimanche Bressand le 4 novembre 1651 (1).
La Halle. — Voyez Van Halder.
Laloissier (£'^^enne), « M" ingenyeur », originaire d'Aix en Provence, met, le 6 mai 1654, son fils Jean « chez Nicolas Ghapuis, M' esculteur et doreur, pour, à icelhiy, montrer et enseigner de tout son possible son art et voquation desculteur doreur et autres arts, pendant le temps de quatre années à commencer à jourdhuy » (2); il construisit Tliôtel de madame la connétable de Lesdiguières « près la rivière d'Izère » ; il y employa Michel Fray, M* charpentier, et Glaude Tirard, M* maçon (3j; fut chargé par le duc de Lesdiguières de faire la balustrade de son jardin à Grenoble (4). Enfin, en
(1) Minutes de M' Mailhet, f"82.
(2) Minutes de M" Renard.
(3) Mhiutes de M« Renard, f" 243.
(4) « Devis pour la balustrade qu'il faut faire au jardin de M«Me duc Desdiguières à Grenoble. La balustrade que mondit seigneur veut faire, contient du despuis la descente de forangerie et finissant contre la grande muraille ouest à présent la guérite, laquelle doibt estre de pierre de Saint-Quentin et taillée suivant le modèle que j'ay donné à MM. François et Pierre Durand frères, et ayant traité avec eux du prix, je leur ay accordé, et le tout sous le bon plaisir de mondit seigneur, à 5 livres 10 sous pour chacun balustre et 18 sous le pied des appuis et soubassements et le tout de la mesme pierre de Saint-Quentin, ensemble les pilastres qui seront rangés comme il sera ordonné portant chacun pilastre demy balustre, de chacun costé lesquels demys balustres seront payés à proportion des entiers, ce 20 déc. 1G5G. Estienne Laloissier. i> (Minutes de M" Montaigne, f" 479).
1658, Charles de Lyonne de Leyssins, chanoine de Saint- Barnard de Romans, le charge de quelques travaux au château de Trlors (1).
Lambe {Jean), joueur d'mstruments, natif de Dole, meurt le 8 avril 1700, âgé de 40 ans.
Lambert {Simon), W écrivain, fils d'Antoine et de Marie Chatellet, épousa : l** Marie Gaillard; 2" le 10 mars 1743, Rose Veyron.
Lambert dit Toujours, M' orfèvre à Grenoble en 1798.
Lameau {François), « maistre escripvain », originaire d'Angers, 1603 (2).
Lami, musicien, 1798.
Lamine {Nicolas), musicien, natif de Liège, fils de Pierre et de Marie Sibillé Dodemont, épouse, le 3 février 1745, Marguerite Tranchard, fille de Pierre, M' à danser; Tacte fut passé en présence de Jean Millet et Pierre Lngeire, musiciens.
La Monce {Jean de), peintre et architecte de Son Altesse électorale de Bavière, est fauteur des planches insérées dans nouvel astre du ciel dessein de l'appareil dressé dans le premier monastère de la Visitation Suinte-Marie d'Annecy, par le P. Menestrier, Grenoble, Philippe, 1666: fassade {sic) du portail et décoration de la Visitation Sainte-Marie d'Annessy. J. de la Monce, inv. et deL,1667, — face d'un des côtés
(1) Minutes de M-Mailhet, f° 26.
(2) Minutes de M" Albrand, f° 577.
de la même église : J. de la Monce, inv. et del. ; il a illustré Vabrégé de V Histoire de la royale maison de Savoie, par Th. Blanc, 1668.
La Monce (Ferdinand-Sigismond de), peintre et architecte, naquit à Munich le 23 juin 1678; il était fds « a feu Jean de la Monce (1), premier peintre et architecte de Son Altesse électorale de Bavière, Ferdinand Marie, et de Jeanne Pasquier, habitait Grenoble depuis 1729. Il y épousa, le 6 août 1731, Marie Nay, fille de François, marchand, et de Françoise l^a^ire, et veuve de Michel Farinelly de Cambert, contrôleur des payeurs des gages de Messieurs du Parlement.
Il peignit le portrait de Tévéque Jean de Gaulet, comme nous l'apprend la gravure sur cuivre que possède la bibliothèque de Grenobh^, si a* kiquelle on lit : Peint par F. S. De Lanionce ; rjrru'è par J. Cimdier, à Aî.v, 1731.
Il vint se fixer à Lyon en 1731 et y mourut le 30 septembre 1753, à l'âge de 75 ans. L'ouvrage intitulé : De l'Excellence de la dévotion an cœur de Jèsus-CJtrist, par le P. de Galliff'et, est orné d'un frontispice gravé : De Lauionce del.; Daudet, seul p., Lugd., 1733.
G'est lui (pii" construisit à Lyon, en 1710, la maison d'Antoine Tolozan (2), sur ses plans. On admire encore aujourd'hui l'édifice vaste, n(jble et majestueusement simple qu'il exécuta.
(1) Voyez : Essai biorjraj/hiqiic, Ferd. de la M mec, par E. Perret. Mémoires de la Soc. Utt. de Lyon, 1864, p. 201 et suiv.
(2) Antoine Tolozan, de Briançon. entrait, dit -on, à Lyon en sabots et sans argent, d'une aptitude rare aux atïaires, il avait fait en peu de temps une innnense fortune dans la banque et le négoce.
"Lamorte (E)inemond), M' iourneuT, fiis de Philibert et d'Anne Devieux, épouse : 1° Anne Santerre ; 2° le 8 février 1741, Claudine Lacroix.
La Motte {Piéride de), W de musique en l'église Notre- Dame de Grenoble, et prêtre habitué dans la même église; « promet de monstrér et enseigner à Jean Manuel, recteur de la chapelle de Notre-Dame, en l'église de Saint-Didier d'Alixan, la musique pendant le temps et terme de 6 mois, pour le prix de 150 livres », 4 juin 1638 (1).
Lamy, M'' tourneur, originaire de Fontaine, fils d'Etienne, épouse, le 1" janvier 1668, Louise Berton.
Landreville {Noël de), M" arquebusier, natif de Metz, fds de Jean, mari de Jeanne Caillât, de Vif, 1639, fille de Pierre, arquebusier à Grenoble. Sa fille Marie épouse, le 20 février 1667, Pierre Seiglet, d'Eydoches. Il habitait, en 1675, une boutique « au devant des Pères Jésuites » (2).
Landrière {Jean), M' tapissier, mari de Françoise Besse, assiste au baptême de sa fille Marguerite le 7 juillet 1699, avec Alexandre Beaulieu, M' vitrier, et Pierre Des Neiges, M*^ peintre.
Langlois {François) faïencier, originaire de Cosne-sur- Loire, s'oblige à établir une manufacture de terre de faïence dans la maison du président François de Simiane, à Bernin, (( et un moulin pour broyer l'esmail dont l'ont se sert audict ouvrage », 6 novembre 1678 (3).
(1) Minutes de M'= Blanc, f° 323.
(2) Minutes de M'' Cbarbot, f^ 199.
(3) Minutes de M" Buissière, f' 575.
Langres {Jean de^, M" maçon, conslruit dans Téglise de Tabbaye de Boscodon une chapelle ornée des armoiries de labbé Claude d'Arces, 26 juin 1517 (1).
Lanseseur (Jérôme)^ M" brodeur « au service du seigneur de Morges », originaire de Salins, fils de Germain, épouse, le 14 novembre 1621, Laurence Milliet, fille de Jean, de laquelle il eut : Germain, baptisé le 30 juillet 1623, et Marguerite, baptisée le 11 février 1629. Il avait loué une boutique rue du Grand-Puits, le 16 janvier 1623 (2). « Il baille à prix-fait, à Louis Deschamps et César Atrait, de Soissons, aussi bourdeurs, habitants à Grenoble, scavoir : à ferre huit bandes de fleurs de layne reaussé de soy, suivant et à la forme du dessaint qui leur a esté baillé par ledit constituant, lesquelles huit bandes lesdicts preffacteurs commenseront dès aujourdhui et continueront sans discontinuer, pour le prix de 4 livres chascune aulne », 14 mars 1624 (3).
La Perrière (Daniel), peintre, « fils de feu Antoine, quand vivait tailleur d'habits de Grenoble ». Il eut pour maître le peintre Louis de Mansfeld, qui lui donna
(1) « N.Claudius Marelli procuratorio nomine doniini Claudiide Arciis abbatis de Boscoduno tradidit ad precium factum magistro Jolianni de Langres latlionerio Gratianop. ad facnendum et construendum in chuistris novi convcintus iinam crotain lapidis albi ad modum aliaruni crotarum jani factaruni etjuxta crolam noviter edificatam nomine fratris Joliannis Burnonis dicticonventus, videlicet supram portam per quam intratur a dictis claustris infra dictum conventum, pro XXYI florenis ; que idem de Langres tenealiir facere et protrahere arma ipsius domini abbatis bene et decenter. » (Minutes de M'^Bovier).
(2) Minutes de M" Milliet, f° 475,
(3) Minutes de M' Roux.
des leçons pendant une année, pour le prix de 100 livres (1) (acte du 4 décembre 1613).
La Place (Étienne), M' fourbisseur, natif de Bourg en Bresse, fils de Jean et de Claudine Boulliiet, épouse, le 13 septembre 1692, Françoise Arnaud, fille de Jean, contrôleur au bureau de la Saulce, et d'Isabeau Charbonnier.
Laponce (Jean-Baptiste), graveur, meurt vers 1700. — (Fra?2(?o?:5), graveur, fils du précédent, teste le 8 février 1702, « étant sur le point de s'en aller au service, en qualité de gendarme ». Fait quelques legs aux Cordeliers de Notre- Dame de Mians, à Marie Laponce, sa sœur, femme de Gaspard Naulot, et à Marguerite, son autre sœur (2).
Larcher {Jean), M" fondeur, meurt le 5 février 1761, âgé de 55 ans.
Lardillier {Pier^re), M' orfèvre, habitait sur le pont de risère en 1604 (3). Mari de Marthe Massard. Etait en relation d'affaires avec Marc Perrachon, orfèvre de Lyon. François Nicoud et Ennemond du Bœuf, marchands, protestèrent contre son élection comme conseiller , « attendu qu'il travaille du marteau », 27 décembre 1614 (4). Fut nommé consul de la ville le 18 décembre 1616 et mourut en 1626, âgé de 66 ans (5).
Il reçoit, en 1608, « la somme de 120 escus pour payement d'une ensaigne de dyamentz vendue à Monseigneur Desdiguières » (6).
(1) Minutes de M' Blanc.
(2) Minutes de Benoît.
(3) Minutes de M« Albrand, P 297.
(4) Archives delà ville, BB. 81.
(5) Minutes de W Blanc, f° 22.
(6) Comptes de M^' de Lesdiguières, art, 29,
Largeot {Toussaint), M" peintre, natif de Troyes, fils de François, M" orfèvre de ladite ville, et de Pernette Lecamus. Épouse, le 26 novembre 1650, Anne Mallois, fille de Jean, marchand tanneur, d'Issoire, et de Daupliine Chelle. Elle était, à ce moment, au service de Marie de Traffort, veuve du duc de Lesdiguières. Il habitait, en 1663, une chambre au quatrième étage de la maison d'Antoine de Petichet, en rue Neuve.
On le voit décorer, en 1667, Téglise du second monastère de la Visitation Sainte-Marie, rue Très-Cloitres, pour les fêtes de la canonisation de saint François de Sales. Le P. Menestrier, dans « Les transfi gurations sacrées de saint François de Sales », au chapitre où il décrit les décorations de l'église, dit : « Ce sont là les peintures de l'église qui sont d'une agréable disposition et un ouvrage où le sieur Largeot s'est luy mesme surpassé. »
Tl exécuta encore, le 17 juin 1676, pour la somme de 900 livres, une partie des peintures qui furent faites lors de l'arrivée à Grenoble de la comtesse de Sault, Marguerite vie Gondy. Les trois grands arcs de triomphe élevés à cet effet « furent peints, mais bien peints, par le sieur Toussaint Larjot, peintre de la ville de Grenoble, fort lionneste homme, et de qui les ouvrages éclatent dans les églises, et en bien d'autres endroits remarquables » (\).
Toussaint Largeot testa le 18 mai 1078 en faveur de sa femme Anne Mallois, et désira être inhumé aux .Jacobins. L'acte fut passé en présence de Pien*e Vibert, doreur; Antoine Mondoii, tourneur, et François Mo'.lin, M" serrurier (2).
(1) Relation de ce qui s'est passé à l'arrivée de M'"" laducJiesse de Sault dans la ville de Grenoble, le 16 septembre 1676, par F. Boiiiel. Grenoble, Galle, 1676, in-f, p. 26.
(2) Minutes de W Lavorel, f^ 172.
Il mourut le 7 janvier 1696, comme nous l'apprend les registres de Saint-Hugues : « Hier, 8 janvier 1696, M" du Chapitre ont donné la sépulture à sieur Toussaint Largeot, peintre, mort âgé d'environ 60 ans, lequel n'a pas reru les sacremens.
(< Gerente, cui^é de Grenoble. »
Sa femme mourut le 28 février 1703, (( âgée de plus de 80 ans. »
La Roze {Jean- Baptiste), peintre du roi, habitant à Toulon, vint à Grenoble en 1673, attiré par le duc de Lesdiguières, pour lequel il fit plusieurs grandes et belles toiles (Ij.
(1) « Ce jourdlmy dixième novembre 1673. Monseigneur le duc de Lesdiguières, pair de France, gouverneur et lieutenant général pour sa Majesté en Dauphiné, et s' Jean Baptiste de la Roze, peintre entrenu par le roy à Toulon, ont fait les conventions suivantes :
a Scavoir que ledit s"" de la Roze promet à mond. seigneur de lui faire dans 18 mois, à compter du l"" décembre prochain, quatre tableaux de marine représentant l'un, un attelier, le second un embarquement, le troisième un combat et le quatrième un naufrage, lesquelz seront enrichis de beaux morceaux de paysages et de figures jusques au nombre de cent chacun tant grandes que petites et le tout peint de bonnes et fines couleurs, et chacun desd. tableaux devant estre de 10 piedz de longueur et 6 d'hauteur pour remplir les places des quatre nudités qui sont dans le salon du chasteau de Yizille ou ledit de la Roze a pris ses mesures.
0 Et mond. seigneur promet audit sieur de la Roze de luy donner de chacun desd. tableaux la somme de 500 livres, scavoir: 250 livres lorsqu'il commencera d'y mettre la main au premier, et les autres 250 livres à mesure que ledit sieur de la Roze le remettra à M. de Peiresc qui fera lesd. payements et qui aura soin d'envoyer à monseigneur le premier tableau, et ainsy continuera de payer moitié au commencement et moitié à la lin de chacune des trois autres et a les envoyer de mesme.
« Fait et signé à Greno!}le, ce 10 novembre 1673,
« Le duc de Lesdiguières.
J. B. de la Roze, »
(Minutes de M'' Bovier, f 224).
C'est un personnage important qui mit ce peintre remarquable en relation avec le duc, en lui adressant le mémoire que nous publions en note (1).
Dans l'inventaire des biens laissés par François de Créqui, mort le 9 janvier 1677, on retrouve la mention de trois marines de la rade de Toulon faites certainement par notre peintre, mais sans nom d'auteur (2).
(1) « Mèmoù^es de tableaux que M, de la Ro^e a commencer ou acJieve^.
« Premièrement :
« Trois tableaux qui luy avoit esté commandé par feu M. d'Oppède, premier président de Provence, dont le marché en avait esté fait à 100 pistoles les trois, moyennant laquelle somme il s'oblige de les achever à satisfaction dans trois mois, ils ont dix pans de hauteur et environ huit de large chacun estant égaux, l'un représente un port de mer, quelques beaux vaisseaux, un bâtiment, un ciel et un paysage sur le derrière;
« Un second représente une rencontre navale où il y a des vaisseaux, barques, galléres et chaloupes et sur le devant il y aescueil ou des gens quy sestoient sauvez s'entre battent ;
(' Le troisième, qui est le moins advancé, représentera un trez beau naufrage avec quantité de figures.
(( Dans les trois tableaux il y aura plus de 100 ligures grandes ou petites.
« Autres tableaux :
« Il y a un tableau de sept pans de long et de cinq d'hauteur achevé, qui représente une histoire de Pictagore et de sez disciples qui, aprez avoir achepté du poisson le jettoient en vie en mer, il y a 40 ligures, il est très beau et le sieur Roze en veut 40 pistolles ; un autre tableau de quatre pans de large et trois et demy d'hauteur représente un beau port, lequel est aussi achevé, il en veut 15 pistolles, de plus il y a deux tableaux commencez de 6 pans et demy de large et 4 d'hauteur chacun, lesquels représentera un naufrage et un port et un atelier desquels il en veut 20 pistolles pièce.
« Il y en a encore 2 de commencez de 8 pans de large et 5 d'hauteur qui représenteront deux beaux ports de mer, un très bel atelier desquels il prétend 30 pistolles pièce » (Minutes de M'' Bovier, f»224 6«s).
(2) Pilot, Galerie des tableaux du duc de Lesdiguicres, p. 5.
La Saule {Pierre de), W brodeur, habitait « l'ile de Claveson » en 1658, mari de Catherine de Rubichon, 1668. Ne sachant écrire il signait d'un curieux monogramme (1).
Laserre {Antoine), brodeur, mari de Dorothée Normand dont il a Étienne, né le 12 mai 1743. — {Antoine), W brodeur, fils d'Antoine, épouse, le 20 juillet 1735, Marguerite Mandaroux.
Lasset {François), W fourbisseur, mari de Monde Galle, 1602, meurt avant 1610 (2).
La Tour {Gilles), M' orfèvre, mari d'Ennemonde Ville 1680. — {Jean), M" orfèvre, lils du précédent, naquit à Grenoble le 16 décembre 1683 et testa le 2 août 1723. Il laissa ses biens à ses frères : Antoine, Claude, M'' perruquiers; Romain, Joseph, et fut inhumé au tombeau de son père dans l'église des Frères Prêcheurs (3).
La Tour, joueur d'instruments. Voyez Bazin. C'est le sobriquet de Bazin. Il doit venir de ce qu'il habitait à la l^our Perce, place du Breuil. Il signe à un baptême de la paroisse Saint-Laurent, du 6 janvier 1642, de cette façon: « A. Bazin, sieur de la Tour Parcy. »
Laugard {Philijrpe), W écrivain, mari de Rosalie Berard. Son fils Sébastien naquit le 7 janvier 1761.
Laure (David), W menuisier, mari de Françoise Bumari de laquelle il eut Alexandre-David, né le 4 décembre 1665.
(1) Minutes de M** Roman, f" 18.
(2) Minutes de M"^ Froment, ^513.
(3) Minutes de W Gramben, f 138,
Lavau (Claude de), M" peintre, protestant, fils de Jac ques, mari d'Anne Albert dont il a huit enfants, meurt avant 1647; reçoit, le 7 septembre 1615, « 28 livres tournois pour payement de la peinture qu'il a faite au petit cabinet de la maison de M^-" des Diguières à Grenoble, joignant Téglise Saint-André » (1); peint, en 1617, le cabinet des Miroirs de M'''' de Lesdiguières (2); passe marché avec les consuls de
(1) Commîtes de M"' de Lesdiginè^^es, f° 45.
(2) « L'an 1617, le -ï" jour du mois de may, après midy, à Grenoble, pardevant moy notaire soubsigné. présentz les témoins soubs nommés, s"est personnellement estably honnête Claude de Lavau, mestre peintre, habitant en ccste ville de Grenoble, lequel de son gré à prins. à pritfait et se charge envers messire François de Bonne, seigneur de Lesdiguières, duc de Champsaur, mareschal de France, lieutenant général pour le roy en Dauphiné» cy présent, baillant à prillait et pour luy et les siens stipulant et acceptant, scavoir : c'est de peindre le cabinet du logis de M. monseigneur le mareschal en ceste ville, appelé le Cabinet des Miroirs, tant pour ce qui est des lambris et plat fond que pour ce qui est de la corniclie, portes, fenestres et généralement tout le tour et dessus dudit cabinet en la forme cy-apprés déclarée, scavoir : pour les platfonds du milieu Ldit de Lavau y posera une ligure convenable comme de Jupiter, Mercure ou autres, ainsi qu'il est marqué sur le dessin de la peinture dudit cabinet cy exhibé par ledit de Lavau aux endroits quotés par lettre A, pour les ornements des molures en tous les endroits où il en faudra, ledit de Lavau en fera comme aux endroits dudit dessin quotés par lettre B, tous les lilleles en général seront dorés tant des parquets et lambris que cheminées et autres du reste de la plate peinture du plancher, il y aura aux costés des parquets des fleurons d'arabesques comme ils sont marqués par la lettre C, et le fonds d'une couleur brune la plus convenable comme aussy des lambrissements. Les grands qui sont audit lambris seront diversifiés alternativement de paisages et batailles en camayeux, comme ils sont marqués sur ledit dessin par la lettre D. Les panneaux qui sont entre lesdits parquets seront peints de bois veiné avec des arabesques d'or pardessus; pour les panneaux montants les plus grands auront des ligures en camayeux, au milieu de la cheminée il y
la ville pour divers travaux à faire lors de l'entrée du roi Louis XIII à Grenoble, « à savoir de peindre le portraict de la ville de Grenoble représantée en la figure d'une femme, cellon le dessain que luy a été baillé par le sieur Guillet, et ladicte figure accompagnée des paisages qu'il verra plus convenables, et le paindre en huille, cellon l'art, et i celle figure placée au devant de la porte neufve de France ou ailleurs que lui sera indicqué, le tout de blanc et noire, ou cirage, comme mieux seraadvisé» (1). Peint pour Michel Micha, M" chirurgien, un tableau représentant la résurrection de Lazare (2). — {Jean), M" sculpteur, fils du précédent, né le 23 avril 1633, avait fait son apprentissage chez son beau-frère Daniel Guillebaud, M' sculpteur, duG août 1618 au 6 août 1652, fut l'un des fondateurs de l'académie de dessin à Grenoble en 1654, épouse, le 15 février 1660, Eléonor Serpollier dont il a trois enfants : François, Claudine et Marguerite; il passe marché, le 21 septembre 1667, avec Guillaume AUeyron, de Saint -Quentin, qui lui promet de lui fournir « quatre pièces de pierre blanclie pour des armes, plus deux autres de la même pierre blanche pour des lions, pour le prix de
aura un paysage ou tableau et ce pour le prix de 1,000 livres
tournois tant pour la main que fournitures des couleurs, huile et autre matière nécessaire excepté for que mondit seigneur le mareschal fournira audit de Lavau. Fait et récité à Grenoble dans l'hôtel de mondit seigneur le mareschal, présent noble André de Berenger, seigneur de Pipet, et noble Laurent de Bajoue, de Tullins, témoins requis. Signé avec mondit seigneur le mareschal, M. de Chaulnes, Mathieu et de Lavau.
« Lesdiguières, de Chaulnes, « de Bajoue, de Lavau. »
(Minutes de M^ Froment, 1617, f° 289, v% 292).
(1) Inv. des Archives de la ville, série AA.., p. 24 et 25.
(2) Minutes de M'= Bernard, f 389.
27 livres » (1); il demeurait en 1673 rue de Bonne et s'associa "Tannée suivante (11 septembre 1674) avec Ozias Guillebaud, aussi M" sculpteur (2) ; enfin, en 1675, il exécute, pour la paroisse de Saint-Geoire, près Mians, diverses sculptures (3) ; il tombe malade au commencement de Tannée 1676, teste le 22 février et meurt le 21 mars 1691. — M" peintre,
fils de Claude, teste le 22 août 1680, désire être inhumé dans le cimetière de ceux de la Religion réformée, laisse ses biens à Jean Giraud, fils d'Antoine, procureur en la cour, à Suzanne, sa sœur, à Pierre Guillebaud, M* peintre, fils de Daniel, sculpteur, et de Judith deLavau, son autre sœur (4).
Lavet {Antoine), M" musicien de la cathédrale de Grenoble dès 1617, est témoin au mariage de François Farinel,
(1) Minutes de M* Marquian, ^ oV'i. Ces Hons, posés en face l'an de Tautre, se voyaient encore il y a une vingtaine d'années au Jardin de Ville.
(2) Minutes de M' Marquian, f' 533.
(3) (' Le 13 janv. 1675, Antoine-Joseph Gilletier, M" menuisier, habitant à Chambery, baille à prixfait à Jean de Lavau, M" sculpteur de cette ville, à scavoir : deluy faire en premier lieu 30 vazes de la mesme manière qu'ils sont spécifiés dans le dessin que lesdites }»arties ont signé le chescun au bas marijué; lesdits vazes, dans le dessin soubz lettre E ; et audessous desdits vazes y fera 28 pièces defrize ainsy qu'ils sont spécifiés dans ledit dessin; fera aussi dessous lesdites frizes 28 festons, 14 en chérubin et les autres à la forme qu'ils sont dessinés dans ledit dessin, audessous desdites frizes ; plus fera 30 chapiteaux de la même magnière qu'ils sont aussy dessinés, plus, fera 24 meulles; plus aussi fera 50 chérubins, fera aussi 4 consoles et fera aussi 8 pièces d'appuys pour mettre à l'entrée des chezes; finalement fera ledit de Lavau des modillions, roses et fleurons nécessaires audit ouvrage, ledit sieur Gilletier fournira audit de Lavau tous l3S bois et aultres attraicts nécessaires... lequel ouvrage ledit délivrant fera dans le lieu de Saint-Geoire proche de Myans, moyennant le prix entre eux convenu de 450 livres que ledit sieur Gilletier s'oblige de payer audit sieur de Lavau... » (Minutes de M* Sirand, f° 14).
(4) Minutes de M'Lavorel, f' 251 .
M'' joueur d'instruments, le 27 janvier 1620 (1); meurt le 16 octobre 1663, âgé de 80 ans.
La Violette, M" orfèvre, originaire de Mâcon, répara, en 1720, le reliquaire de la sainte Epine du monastère de Montfleury (2).
La Violette, musicien. Voyez Raymond.
Lavit (Charles), M' tourneur, mari de Louise Berton,1684; est inhumé le 18 mars 1702, âgé de 60 ans (3). — (Antoine), W tourneur, fils du précédent, épouse, le 28 février 1696, Marie d'André.
Leautier-Bec (Georges), W armurier, originaire de la Baume, fils d'Antoine, mari : 1° de Marie Du Molard; 2" de Claudine Bouvier, 3 juillet 1637. Il habitait la paroisse Saint- Laurent en 1651.
Lebas dit Laye (Mathieu), « M" joyeur d'instrumens, M" joeur de violon », de Grenoble, habitait, en 1601, dans la maison de M. de Saint-Germain (4) ; épouse, en 1605, Claudine Aloix dont il a : Thomas, Clauda, baptisée, le 21 juin 1606 ; Antoinette, baptisée le 26 décembre 1607 ; François, né le 22 juillet 1613 ; Marguerite, née le 7 janvier 1616 ; Catherine, née le 22 janvier 1618 ; Daniel, né le 17 avril 1619 ; Clauda, née le 5 septembre 1621. Il vint habiter, en 1609, une chambre dans la maison de la chapelle de Saint-Jacques; et s'associa, le 26 février 1626, avec François Reymond, Servin-
(1) Registres paroissiaux de Saint-Hugues.
(2) Recueil sur le monastère de Montfleury. Ms bibl. de Grenoble, n° 899, p. 458.
(3) Minutes de W Couturier, P 192.
(4) Minutes de M"' Albrand, f" 302.
Bernard dit Baret, Jean Tabonrin, Mongin Royer, M''' joueurs d'instruments « et en bande en leur art et profession de joueurs de violions » (j); le 5 janvier de Tannée suivante ils augmentèrent « leur bande de violions d'Anthoine Basin (2). — (Thomas), <( joeur d'instrumens », fils du précédent, mari de Françoise Billard, 5 janvier 1617, dont il eut : Laurent, Claude et Glaire; il épousa en deuxièmes noces, le 6 avril 1655, Andrianne Garvain, veuve de Glande Périer.
Leblond {André), Vif tourneur, mari d'Aime Bonnet, 1670. — (JacqdCfi), W tourneur, mari d'Anne Petit, 1686.
Leblond dit Le Vallon (A ntoine), M'" tourneur, fils d'André, mari de Glaudine Gliasteau, fille de François, M" gantier, laissa un fils nommé Jean, né le 6 août 1694 ; il mourut le 30 août 1694, Agé de 40 ans, sa femme mourut le 28 septembre 1696 et fut inlmm 'e aux Gordeliers.
Le Breton (Jean), « maistre escrivain », 1710. — (Pierre), W orfèvre, originaire de Niort, mari de Justine Evrard, 1759; Etienne son fils, né le 1 4 décembre 1763, lieutenant aux douanes nationales, mourut à Draguignan, le 4 nivôse an XI.
Lebrun (Xoël), M" brodeur, mari de Blandine Glerget, fille de Glande, M' cliirnrgien, 3 janvier 1616, dont il eut: Glanda, Guillaume, François, Octavien, Jeanne, Méraude et Honorade(3). Le 29 mai 1630 il reçoit la somme de 100 livres « a bon compte d'une escliarpe qu'il a broudé d'argent pour monseigneur le duc de Lesdiguières comme appert de Tordre de M. de Saint-Xazaire ».
(1) Minutes de Pollin, f 40.
(2) hl, ^ T29.
(3) Comptes do M^^ d ' Lcsdigif.icr,>s, n" 138.
Le 18 août de la même année, il lui est payé la somme de 84 livres 8 sols « pour payement de croix pour mettre sur le manteau de monseigneur ».
Le 9 octobre, il brode «une paire de manches en broderies d or et d'argent pour monseigneur, pour la somme de 98 livres » (1).
Se charge, le 28 décembre 1638, envers André Basset, seigneur de Saint-Nazaire, conseiller au Parlement, au nom de madame de Canaples, de broder en or et en argent fms les parements d'autels, chasubles, tuniques, « enfm tout ce qui sera nécessaire pour les honneurs funèbres de feu le duc de Créquy », pour le prix de 24 livres \ il fait quelques travaux de broderies, entre autres les armoiries de feu Charles Pascal de Valentier, chanoine de Notre-Dame, pour le prix de 9 livres 6 sols (3); son testament est du 2 décembre 1657 ; il fut écrit dans la maison qu'il habitait depuis de nombreuses années place Saint-André (4) ; meurt le 22 mai 1696, âgé de 80 ans. — {Guillaume), W brodeur, fils du précédent, né le 8 novembre 1620, épouse : 1° le 30 novembre 1644, Léonor Heurard, fille de Matellin ; 2" Françoise Mollard; 3° le 23 décembre 1695, Françoise Prel, fille de Jacques, de la Mure ; habitait tout le premier étage de la maison de M. de Clerivaux, place Saint-André, en 1666.
Le Camus {Louis- Fir min), professeur de dessin, né à Paris en 1762, fut professeur de dessin à l'école centrale de la Drôme, vint habiter Grenoble et quitta notre ville le 19 janvier 1808 pour retourner à Paris.
(1) Comptes de M^^ de Lesdiguières, année 1630, hibl. de Grenoble, n° R. 6150.
(2) Minutes de M'= Montaigne, f' 493.
(3) Minutes de M" Reinard.
(^) Minutes de M"' Sirand, f" 239.
Le Cerf (Zo^a's), peintre, mari de Catherine Lamotte dont il a: Pierre, né le 14 janvier 1733 ; Joseph, né le 26 mars 1734, et Claudine-Urbaine, née le 31 juillet 1735.
Leclerc {Guillaume), W arquebusier, protestant, fils d'Antoine, M' orfèvre, de la ville de Reims, mari : 1" d'Isabeau Prin ; 2" de Catherine de Savoye, teste dans sa maison, en rue de Bonne, le 9 septembre 1645 (1), laisse trois enfants : Jean, Claudaz et Josias. — {Jean), M" arquebusier, iils du précédent, habitant la rue Neuve en 1634, laisse un fils portant le même nom.
Lecœur dit Delzir (Pierre), «maître à danser », mari d'Huberte Marchand, teste le 29 août 1776, demeurant rue du Vieux-Temple, ne laisse pas d'enfants (2 .
Le Contois, nom d'un M" brodeur dont la veuve épousa, le 5 juin 1632, Antoine Dumoulin.
Le Coûte {Monet), orfèvre, 1543 fS).
Lefebvre {Jean), peintre, fait le plan de la ville de Grenoble en 1536. destiné au roi, a on lui donnera 4 ou5 livres ))(4). — {Pierre), c .M* menuisier », mari de Marguerite Deroux dont il a un fds nommé Pierre, né le 26 avril 1668. — {Maximilien), peintre à l'huile, sourd et muet, faisait en 1788
(1) Moïse Papin, M* charpentier, hérita d'Isabeau Prin, sa tante, veuve de GuiUaunie Leclerc, (test, du 15 mars 1670, M* Buissière), et vendit « à Laurent GiUbert, M* imprimeur, le 1" étage de la maison qui était dudit feu GuiHaume Leclerc ». 27 février 1079 (Minutes de M' Lavorel, f° 68).
(2) Minutes de M" Salicon, f° 144.
(3) Minutes de M* Bovet.
(A) Registre des conclusions de la ville de Grenoble, BB. 11.
« des portraits de toute grandeur » ;il avait étudié à Paris, à Rome et à Naples sous les meilleurs maîtres (1).
Lefice {Bonaveniure), écuyer, garde de la momiaie de Grenoble, 1544 (2).
Léger (^Anioine), W armurier, demeurant en 1545 : Prope puieum Palliareti ; sa fdle Marguerite fat baptisée le 28 octobre de la même année.
Legier f^nc/ré), M" menuisier, fds de David et de Marie Gachet, abjure la religion protestante en 1686, et s'unit le 1" août de la même année à Marie Angoumois, fdle dlsaïe et de Claudine Baudin ; son fds Jean fut baptisé le 18 mai
L'Eglise {Pierre de), dit Former, lieutenant du maître des œuvres (I^yon Cortois), fait des réparations au château Dauphin en 1469 (3), visite les châteaux de Montmeyran, de la Mivre, de Corps, d'Etoile, etc., en 1483 (4); visite la tour du Jacquemart de Romans en 1487.
Legras ''Jean\ batteur d'or, originaire d'Orléans, fds de Jean, mari d'Ursule Dirousse dont il a Jean, né le 4 mai
"LemoiQnen. {Gabriel), M' peintre, fonde, avec ses confrères, une académie de dessin à Grenoble, le 17 novembre 1654. Voyez C. Savoy e.
(1) Affiches du Dauphinô du l""" février 1788.
(2) Minutes de M'' Bonet.
(3) Archives de flsère, B. 3124.
(4) Ici., B. 3126.
Le Maréchal {François), orfèvre de Grenoble, reçoit du dauphin Louis, en 1460, des lettres de provision de tailleur des monnaies delphinales (1).
Le Mère {Marquei), « ymagier, de Grenoble », une des gloires de l'artde laRenaissance, s'engage le 28 juilleL 1484, envers Jacques Rataud, seigneur de Ceursay, lieutenant du gouverneur de Daupliiné, pour le comte de Dunois, à faire un tombeau composé d une table d'albâtre sur laquelle sera sculpté une cène dans le milieu, avec les douze apôtres; du côté de TKvangile sera Yimage de saint François, du comte et de son tils ; de l'autre côté, celles de sainte Glaire, de la comtesse et de sa fille, dans le milieu il fera un tabernacle pour y placer le corps du comte de Dunois, pour le prix de 180 écus d'or (2j. François d'Orléans, premier du nom, comte de Longueville, puis de Dunois après lamort de son père, naquit en 1U7, fut gouverneur de Normandie et plus tard de Daupliiné par lettres du 29 décembre 1483, c'est l'année suivante qu'il fit sculpter son mausolée; il
(1) Archives de l'Isère, B. 2846.
(2) 0 Anno (ioniini F^84 et die 28 monsis Julii, notum sitcunctis quod coram nie.notario Dalpliinali et secretario subslgiiato personaliter coiistitutus nobilis et potens vir Jacobus KaLaudi dominus de Ceursay locumtenens Dalphini, pro et noniine magistri domini coniitis Dunayeli Iradidlt ad precium factum ad facienduiii componeiuluni coiisti-uenduiii et scudendiun unaiu tabulain lapideam de allobastre longitudinis seu altitudinis trium pedum cum dymidio, in qiia quideni tabula erit cena domini in medio, cum duodecim appostollis cisis de eodem lapide longitudinis duoruni pedum cum dymidio; Item, et a parte Evangelii erit simijls^ymago beati Francisci ejusdem longitudinis cum ymagine dicti domini comitis et sui lilii ad equipolenciam condecentem ^ Item, et ab alio latere erit ymago béate Clare cum domina comitissa et ejus filia ad equipolenciam ut supra, et prout fieri débet juxta mensuram condignam ; item, revestimentum de foliis cisis ejusdem lapidis; item, et in summitate ut de super in medio dicte tabuUe et extra dictum lapidem erit ununi tabernaculum longitudinis seu altitudinis quinque pedum cum dymidio et unius pedis
mourut d'apoplexie à Châteauduu le 25 novembre 1491, âgé d environ 42 ans. Son corps fut enterré à Notre-Dame de Cléry, dans la chapelle de Longueville, et dans le tombeau commandé à Marquet Le Mère ; il avait épousé Agnès de Savoie , fille puînée de Louis de Savoie , et dame de Chypre (1\ — (Pierre), dit Marcjuet , « maistre ymagier , ymagiator » , fils du précédent , sculpta pour l'église du Villard-de-Lans a cluas imagines nemoris arboris îîîicis sancti Blasii et ymaginem sancti Boneti cum suis crocis », 11 octobre 1509 (2); le 27 novembre 1518, il s'engage à sculpter pour Jean Basset, de la paroisse d'Aoste, un crucifix de noyer de 15 pieds avec sa croix (3), il
cum dymidio tocius cadri ejusdem lapidis cum pinaculo ad reponendum corpus domini, videhcet discrète viro MarquetoLe Mere, civi Gratianopolitano presenti... precio centum et quatervigenti scutorum auri solvendorum perdictum dominum comitem. Actum Gratianopoli in domo gubernatoris videhcet in caméra de super juxta et contigua domo consilii, presentibus spectabiUbus viris Johanne Guioni thesaurario, Hugone Cocti, auditore computorum Dalphinahum et nobilis Johacliim de Luens, servitore domini locumtenentis, testibus ad premissa vocatis et rogatis » (Minutes deM*= Jean Asteriis, f° 65).
(1) I 6 P. Ansehiie, Hist, généalogique- de la Maison de France, 3" éd., p. 215.
(2) Minutes de M'' Narcie, f° 469.
(3) « Anne domini 1519 et die 27 mensis novembris. Johannes Basseti parocliie Doust qui gratis et sponte pro se et suis etc., tradidit ad precium factum dicto magistro Petro Lemere ymagerio etc.. videhcet ad faciendum unam ymaginem cruxiffici de noierio de longitudine quinque pedum cum cruce et tihetum de super in talibus apponi sohtum depictam et pictam ad dictum magistrorum in tahbus expertorum.. . et hoc precio et nomine precii quatuordecim florenorum monete parve debihs nunc currentis soh'endorum per dictum Johanem Basseti videlicet..,. Actum Gratianopohs in appotheca domus genitoris mei presentibus Francisco Reuhis pictore et Claudio de Nozières lathono habitatoribus Gratianopolit. testibus ad premissa vocatis, et me Johanne Secundi notario Delphinah subsignato » (Minutes de M' Second, registre in-8, coté n° 7 et n° 452).
avait loué le 1^' septembre 1517 une boutique appartenant à Drevon et François Chamoux, située dans la rue Porte- Traîne, touchaTit la maison de noble Martin Armuet, seigneur de Bonrepos, pour trois ans, et au prix de 30 florins (1). De son union avec Mongine Meynerie il laissa une fille nommée Jeanne, elle est qualifiée « filia quondam magisiri Peiri Lemere^ yniagerio hiijus civUaiis y> dans un acte du 14 décembre 1528(2). — {Barihèlemy), « ymagier», frère du précédent, est présent en 1593 à un acte de vente passé entre Pierre Lagier, notaire à Grenoble, et le couvent des Frères Prêcheurs de cette ville (3),
Le Moine {Martin), W de musique, originaire de Champeaux en Brie, habitait sur le quai en 1701, teste le 5 mars 1712, fait des legs à Marianne Le Moine, sa nièce, femme de Charles-René Allain, aussi inaitre de musique, et à Pierre Le Moine, son neveu (4).
Le Moyne {Guillaume), M* maçon, originaire de Saint- Germain-en-Laye, mari de Marie Chaulât, construit le nouveau temple protestant à Grenoble en 1613, réédifie le grand portail de l'entrée de la basse-cour du château du maréchal de Lesdiguières à Vizille, 27 octobre 1618 (5); reçoit, le 27 décembre 1617, la somme de 30 livres « pour payement de ses peines et vacations qu'il a employé à faire le plan du château de Monseigneur à Vizille, et autres dessaintz parluy faictz pour Monsigneur » ; il traite , le 8 février 1629 , avec Gaspard de Perrinet , seigneur du Barsac et de Laragne , président en la Chambre des Comptes , pour
(1) Minutes de M* Alpin, f" 127.
(2) Minutes de M' Charpentier, f" 31.
(3) Minutes de M^^ Alpin, f° 193.
(4) Minutes de M' Aubert, f' 73.
(5) Minutes de M" Froment, f» 243.
réparer son château (1); se charge de fake pour M. Enneinond Marchier, docteur en droit et avocat en la Cour, a un triomphe et bassin de pierres de taille pour la fontaine (ju'il a en sa maison de Saint-Murys, paroisse de Meylan, les maçons Barnier et Claude Angellin le feront de bonne pierre de taille de la porte de France pour le prix de 120 livres » (2), 9 juillet 1637.
Le Nègre, ingénieur ordinaire du roi, est chargé des réparations de l'Hôtel-de- Ville de Grenoble, 23 août 1729 (3 .
Lenoir (Pierre), « maître d'escripture » , originaire de Beauvais, fils de Jean, épouse, le 17 juin 1597, Jeanne- Benoiste, fille de Jacques, de Chambéry (4).
Leotier {Georges), W armurier, 1640, mari de Clauda Bovier, père de Jean, baptisé le 5 avril 1646.
Le Prince {Louis), W ébéniste, témoin au mariage de Pierre Dupain, M* tourneur, le 7 février 1719.
Le Riche {Joseph), M'brodeur, originaire de Valenciennes, né en 1700, retourne dans son pays en 1739 (5).
Le Riche, sieur d'Hautefeuille {Toussaint), « comédien du prince d'Orange », mari d'Anne de La Chappe, assiste au baptême de sa fille Françoise le 31 juillet 1646, elle a pour parrain Charles Guerin, comédien du prince d'Orange (6).
(1) Minutes de M'' Froment, f» 88.
(2) Minutes de M'= Meyssenc, f 124, (3j Archives de la ville, jBB. 121.
(4) Minutes de M^ Albrand, f" 378.
(5) Registre de passeport, Bibl. de Grenoble, R. 63.
(6) Registres paroiss. de Saint-Hugues.
Le Roy {Jean), M" menuisier, 1580, assiste au baptême de son fils Pierre, 27 novembre 1583. — {Jacques), W orfèvre ; sa fille Clauda fut baptisée lel" septembre 1587, elle eut pour parrain Antoine Fusier, trompette, de Grenoble. —{Claude), peintre, originaire de Vendôme, mari de RaclielPellat, 1617. — {Joseph), peintre de portraits àTlmile et au pastel, réparait aussi les anciens tableaux, a il a beaucoup de talent et s'est fait connaître avantageusement en cette ville et ailleurs, loge rue Neuve, vis-à-vis la petite porte des Jacobins » (1 ). Il mourut à Grenoble en 1797, âgé de 69 ans. On connaît de lui une vue du cours de l'Isère et des environs de la porte de France (2).
Le Roy dit La Marre (Nicolas), comédien du roi, à Grenoble, en 1652, mari de Simonne de La Chappe, assiste au baptême de sa fille Virginie le 16 décembre de cette année (3).
Lésas {Pierre), peintre en faïence, mari de Jeanne-Françoise Guialloud , sa fille CIotilde-Radegonde épouse , le 16 janvier 1770, Jean-Baptiste dénient, peintre en faïence, il habitait encore Grenoble en 1790.
Leseigneur. {Vinceni), arquebusier, de la province de Normandie, est témoin au testament de Marguerite de Saint- Germain, veuve de Gaspard de Flotte, 1657 (4).
Leseurre (Louis), ingénieur géographe du roi, « principal dessinateur de l'ingénieur en chef », mari de Louise
(1) Note écrite sur la garde d'un volume ayant appartenu au capitaine de Saulcy.
(•?) Alinanach (jcnèral du Dauph inc, 1789, p. 2-i3.
(3) Registres paroissiaux de St-Hugues, f° 116. v°.
(4) Minutes de W Duclot, f° 294.
Baret, de Vizille, 1774-1775. — {Louis-Charles-MntJdeu), dessinateur, fils du précédent, 1790.
Lestelleyou Lestellet, famille d'orfèvres. — (Melchior), M" orfèvre, originaire de Dijon, fils de René et d'Étiennette Cuisinier, frère de Jean, chirurgien du maréchal de Créqui, et de Guillaume, NP chirurgien à la Mure, avait épousé, en 1632, Marthe Corhpagnon, et testa le G janvier 1671. Il fut chargé, le 23 avril 1632, de faire toute la vaisselle d'argent de Charlotte de Sauva in du Cheylar, dame de Montauban (1). — {Guiffrey), W orfèvre, metteur en œuvre, fils du précédent, 1664-1700. — (Jean), W orfèvre, conseiller du roi, assesseur en l'Hôtel de Ville, fils de Melchior, né le 4 septembre 1636, marié , le 6 juillet 1664, à Isabeau Rabot, fille de Claude, de l'Albenc. Il fournit, en 1670, toute la vaisselle d'argent nécessaire à la maison de Joseph-Louis- Alphonse de Sassenage, et, l'année suivante, fut chargé de refairesix flambeaux d'argent pour Gasparde de Monteynard, veuve du président Du Vache (2). — {François), M° orfèvre, frère du précédent, 1665-1694. — {Charles), M' orfèvre, juge de police, deuxième consul de Grenoble en 1672, fils de Jean, mari d'Anne Lucas; avait loué pour quatre années (17 janvier 1659) « un des arcs neufs de boutique size en la maison de Sébastien de Lyonne de Claveson, conseiller d'État, appelé l'Isle, joignant à sa grande maison d'habitation à la place appelée de Lyonne » (3). — {Jean-Joseph dit Grandchamp), entrepreneur des ouvrages du roi, né le 24 juin 1725, fils de Louis et de Lucresse Roussel.
Letellier {Jacques- Antoine), élève de l'académie d'architecture, entrepreneur des ouvrages publics du roi à Grenoble,
(1) Minutes de M^Sihille, f" 86.
(2) Minutes de M^Lavorel. f° 254.
(3) Minutes de M' Mallhet, f" 311.
originaire de Versailles, fils crAntoine-Jacques-IIenri. Fit son testament le 20 janvier 1773, dans son habitation au quatrième étage de la maison de Pierre Rahoult, rue Brocherie, et mourut peu après (1).
Leuilliet, M' relieur. Vojjez Dutruc.
Leveneur, famille d'orfèvres. — (It'er), M" orfèvre, né en 1554, mari de Françoise Arnaud dont il eut huit enfants. Il fournit, le 17 mai IGll, à Louis Chastelard, du Pont-en- Royans, « une chaîne d'or faisant huit tours et une paire de pendants d'oreilles garny de diamants fms et perles, pour la somme de 473 livres 4 sols », sa marque représentait un cheval accosté des lettres I. L. (2). — (Jean), M" orfèvre, fils du précédent, épouse : 1° le 4 avril 1630, Clauda Rollet, fille de Just, bourgeois de Tullins ; 2" le 4 février 1657,Jeanne Galby, fille du capitaine Philippe Galby et d'Isabeau Villet ; teste le 31 mars 1670, laisse huit enfanls.
Il reçoit, le 8 juillet 1630, de \P' le M" de Fiat, surintendant des finances de France, par les mains de M. de Brisacier, « six vingt livres tournois pour le prix d'un ciboire d'argent qui se démonte, avec un soleil au-dessus pesant 4 marcs et demy et une once » (3). —(A))dré), M' orfèvre, iils du précédent, baptisé le 26 décembre 1611, épouse, le V février 1678, Marguerite Allard-Jacquin, fille d'Henry, teste le 31 août 1707. Vendit, le 3 novembre 1685, un bassin et une aiguière d'argent de 13 marcs 6 onces et un quart, à Heustache, marchand, de Voreppe (4).
Est chargé, en 1690, de faire la vaisselle d'argent de
(1) Minutes de M'^ Rey, f" 14.
(2) Minutes de M^ Froment, f° 380.
(3) Id.J" 604.
(4) Minutes de M* Sibillat, f- 255.
N'' Jacques de Santeul, directeur général des gabelles en Dauphiné (1).
Fournit, le 30 août de cette même année, à Jean d'Agoult, seigneur de Voreppe. un calice et sa patène d'argent pour la chapelle du château du Plan de Voreppe, il lui fut payé la somme de 73 livres (2). — (Augustin), M" orfèvre, fils de Jean, commence son apprentissage chez son père, de lOGl à 1663, le termine cinq ans après chez Claude de Naves, Mvorfèvre, 1668 (3).
Le 11 août 1673 la Chambre des Comptes de Savoie lui permet d'exercer, à Chambéry, son art d'orfèvre. Il prête serment le 14 du même mois (4). — (Jacques), M" orfèvre, fils d'André, né le 12 juin 1685, mourut célibataire en 1745. Il fit héritières ses sœurs Marie-Marguerite, femme de Louis Chabert, M' apothicaire, et Justine, épouse de Lazare Nicolas, fils de l'avocat Jean.
Levesque (Piei^re), M* faïencier à Grenoble, habitait la Terrasse en 1679. — (Louis), W écrivain, inhumé le 30 mai 1760, âgé de 30 ans (5).
Lhoste (Michel), monnayeur, 1562. — (François), M" écrivain, mari de Catherine Freychet, teste le 23 novembre 1638 ; laisse deux enfants : Luce et Claude (6).
(1) Minutes de W Nardy, f° 108.
(2) Minutes de M' Sibillat, f" 340.
(3) Minutes de M^ Duclot, f" 113.
(4) Archives de la préfecture de la Savoie, Arrêts. Vol. 89. Mémoires de la Société savoisienne, t. XXIV, Les orfèvres en Savoie, par MM. Promis et Rabut, p. 499.
(5) Minutes de M* Fauchier, f' 42, v.
(6) Minutes de M» Blain,
Libéral (Claude), M" tapissier, s'associe avec Pierre Dardet, tapissier et contrepointier de Lyon, le 6 octobre 1642 (1).
Libon fils, « peintre à riiuile et en miniature, reçu à l'académie d'Amiens », habitait Grenoble en 1780 (2).
Libour (Jacques), « M" fourbisseur, M" armurier », 1615, habitait la rue Saint-Laurent en 1647, et la rue des Minimes en 1650 (3).
Liébé (François), « M'escripvain », originaire de « Saint- Deniscourt en Beauvoysis pays de Picardie », fils de François, mari de Catherine Meylac, 1667 (4).
Linas (Jean-Marie-Joseph), \L relieur, originaire de Toulouse, fils de Louis, MManneur, et de Jeanne Leyauran, épous , le 11 mai 1752, Marie La Place, fille de Jean, marchand drapier.
Lintant (C), violoniste et guitariste, né à Gi'enoble en 1758, fit ses premières études de musique dans sa ville natale, puis alla à Paris, jeune, où il reçut des leçons de violon de Bertheaume. Il eut pour maître de guitare Benoit Pollet, qui joruissait alors de quelque réputation. Vers 1810, il se fit entrepreneur de théâtres dans les départements ; en dernier lieu il eut la direction du théâtre de Grenoble; il est mort en cette ville le 17 mars 1830 à l'âge de 72 ans. Cet artiste a publié de sa composition : 1° Trois quatuors pour deux violons, alto et violoncelle, Paris, G. Gaveaux ; 2" Trois idem, Paris, Carli ; 3" Trois duos pour deux violons, I^aris,
(4) Minutes de M" Meissenc, f" 252.
(2) Affiches duDauphinè, n» 43, 25 fév. 1780.
(3) Minutes de M"Revol et Dufour.
(4) Minutes de M'' Mailhet, f° 236.
Ei^ard ; 4" Trois duos pour deux guitares, Paris, Naderman ; 5° Trois grandes sonates pour guitare et violon, Paris, Porro; 6° Sonates progressives pour guitare et alto, Paris, Frey ; T Plusieurs recueils d'airs variés et de petites pièces pour guitare; 8° Méthode suivie dun abrégé des principes des accords fondamentaux pour apprendre à faire un accompagnement, Paris, G. Gaveaux ; 9" Plusieurs recueils de ro mances avec accompagnement de guitare, Paris, Janet. — {Jean-Baptisie), professeur de musique, épouse Marie-Anne Faure-Cœur dont il eut Camille, né le 6 janvier 1796. — {Hippolyte-Victor), musicien, fils du précédent.
Liorard {Jean- Baptiste), W fourbisseur, originaire de Saint-Etienne en Forez, fils de Jacques-Philippe, épouse, le 7 février 1786, Jeanne-Marie Roy.
Liorier (Georges), W armurier, épouse Marie Mollard, assiste au baptême de sa fille Catherine dans la paroisse de Saint-Laurent, le 6 septembre 1623.
Liousse {Claude), M' orfèvre, fils de François et d'Olympe Richard, teste le 11 juillet 1663 « étant sur le point de faire un voyage à Paris », il s'installe à Rome en 1681, il y demeurait rue des Pèlerins, à l'enseigne du roi de France (1).
Lissignol, graveur ; fournit deux cachets au district de Grenoble en 1791 (2).
Lobetti, artiste piémontais qui restaura les bustes des Dauphins de Viennois, placés avant 1792 sous la voûte du Palais de Justice (3).
(1) Minutes de M" Aubert, f° 504.
(2) Compte rendu au conseil d'administration du district du dép. de l'Isère. Grenoble, Cuchet, 1792.
(3) Ils sont aujourd'hui conservés dans la salle des bustes dauphinois, à la Bibliothèque de Grenoble.
Loch, orfèvre, 1798.
Loenen {Jean de) (1), peintre Flamand, protestant, originaire d'Utrecht. — déclare en 1620, avec son confrère Jean de Nitbael, que depuis sept ans ils ont quitté leur pays pour exercer leur art dans les bonnes villes, que durant cette période ils ont fait divers séjours, de 8 à 10 mois à Grenoble, et demandent au conseil de la ville d'être exempts de la taille, 21 février 1621 (2).
Ils reçoivent la sonmae de 60 livres tournois « pour payement de plusieurs armoiries par eux faictes Ihors que Monseigneur fut reçu chevalier des ordres de France, comme il se voit par la quittance passée par lesdits peintres » 6 août 1622 (3).
Il tombe dangereusement malade en 1621, et dresse Tinventaire de ce qui se trouve dans son atelier (4).
(1) Il est quelquefois appelé Joan de Losno, do Loanen, de Laune.
(2) Archives de la ville, BB. 87.
(3) Comptes de M*^ de Lcsdi<juières, n° 31, f" 32.
(4 ) V Jean de Loenen, M' peintre, natif d'Utrecht en Hollande, étant à Grenoble, malade désirant reconnaître bonnefoy envers honôle Jean Rutgeri de Nitbael Ghorcon en Hollande, aussi M* peintre, son compagnon, étant à Grenoble comme associés neuf ans passées et comme fait dernier voyage tant en Italie que en Flandres et ailleurs et ont travaillé longtemps ensemble en cette ville a déclaré que les ouvrages et peintures qu'il a appartenaient à tous deux comme ayant été faites par tous deux ensemble et à communs frais pendant ladite compagnie, scavoir :
« Un carneval, appointé de leur consentement, à 15 livres. « Une sainte Magdeleine, évalluée à 12 livres. « Un banquet des Dieux, évallué à 12 livres. (( Un crucifix, évallué à 0 livres.
Se relève de sa longue maladie, travaille en 162G aux peintures du cabinet de M^-" de Lesdiguières à Vizille (1).
La même année il peint les armoiries faites pour les funérailles du connétable... (déc. 1626), et reçoit la somme de 59 livres 10 sous (2).
« Quatre portraits (l'un du sieur advocat Bouffm) évallués ;\ 24 livres.
« Deux douzaines d'autres portraits encore imparfaits évallués à 30 livres.
« Un Saint François de Paule imparfait, èvallué à 3 livres. « Un saint Charles Boromée imparfait, évaliué à o livres. « Un portrait dn roi régnant, évaliué à 6 livres. « Un portrait de M. le connestable évaliué 6 livres. « Une petite N. Dame, évalluée 6 livres.
« Item, leur est du en commun pour le fait de leur dite compagnie, 300 livres par madame la connestable de Lesdiguières. (( 16 livres par M. de la Fare.
« Par M. de Poligny, 17 livres.
« Le capitaine Blanc, 12 livres.
(( M. Demas, 15 livres.
« M. de la Buisse, 19 livres.
« 19 paysages appartenant audit de Nitbael qu'il apporta de Flandre au dernier voyage qu'il fit il y a trois ans, les ayant acheté de ses propres deniers, et un tableau encore imparfait de N. D. des Anges que ledit de Nitbael a commencé dans la maladie dudit de Loenen, et auquel ledit de Loenen n'a rien contribué étant malade depuis le 24 mars dernier jusqu'à ce jour.
« Fait à Ct renoble, le 20 juin 1624, en présence d'Antoine Van Halder, aussi M* peintre, Jean Labiche, leur apprenti, et non de Loenen ne pouvant signer à cause de sa faiblesse » (Minutes de M« Froment, f 320).
(1) « a Jehan de Loenen et autres peintres flamans demeurantz à Grenoble la somme de 1000 livres tourn. àcompteda priffaità eux baillé le 3' apvril 1626, receu par m' Froment, notaire de paindre entièrement le tour et platfond ou lambris du cabinet du château de monseigneur à Vizille quy est au-dessus de la gallerie, du coste du vent. » (Comptes de M^" de Lesdiguières, article 117, P 56).
(2) Archives de la ville, BB. 93.
Il fait diverses peintures avec son collègue Van Halder « pour le feu de joie et réjouissance de la réduction de la ville de la Rochelle, 1628 (IJ.
Enfin, le 19 novembre 1G27, François de Bonne le charge de faire un tableau pour l'église de Sainle-Glaire (2).
(1) « Premièrement nous avons peint, qnatre grands tableaux, de la rébellion avec cliacung un escriteau et les devises audessous, qui nous ont esté dicte par le sieur Hugon chaque tableau
vault quarante livres, tous les quatre valent 160 livres
« Plus, nous avons fait six statues en pl'astre celle du Roy avec des enrichissements dorés et des lettres argentées, vault GO —
(( Plus, pour l'escriteau de la rébellion et ceux soubz
la statue du Roy 0 —
« Plus, pour un dragon 4 —
0 Plus, celle de rébellion avec des serpens en la main avec les quatre nmrmousets, vault GO —
« Monte tout 290 livres
(Comptes (le la ville, du 1 i nov. 1G28.)
(2) 3 Franrois de Bonne de Créquy, comte de Sault, lieutenant général en l)aui^)hiné, agréablement à baillé à prifaict à sieur Jean de Losne, W peintre, habitant audit Grenoble cy présent et acceptant de faire ung tableau à l'huile pour 1 "église de sainte Claire dud. Grenoble de la grandeur et largeur du châssis (|ui lui sera baillé par M" Louis Savoye, m enuisier, dans lequel tableau sera peint à l'huile comme dit est, une N. Dame avec un petit Jésus en gloire, toute entourée d'anges avec quatre autres figures au dessous dans le mesme tableau de la représentation de saint François, sainte Claire, saint Jean l'Evangéliste et sainte Catherine et sera tenu ledit sieur de Losne faire bien et deubement toutes les choses susdites dans six mois prochains venant à ditte de maistres expers et suivant le desseing qui a esté faict par icôlluy signé pour mondit seigneur le comte lesquel est demeuré entre ses mains moyennant le prix de 150 livres tournois. Fait et passé à Grenoble, dans le logis de le duc de Créquy et dans la chambre de M. le comte » (Minutes de M° Montaigne, f 246).
Lombard (i^m?^ço^5), M; tapissier, a Dubuysson à la Marche », fils de Gabriel, vend, le 11 mai 1604, à de Lesdiguières, dix pièces de tapisserie a pour la salle du poylle de la maison de mond. seigneur à Grenoble, laquelle sera de mesme stofe que celle qn'il a fourni et destiné à M"" de Pressins, et pour la façon elle sera de chasse et boccages, plus, vend une tente'de tapisserie à feuillages et verdures, laquelle tente titrera sept pièces pour servir à la garniture de la chambre de M"' de Gayères » (1); il vend encore, le 16 mai de la même année, à Guillaune Diocquoz, châtelain et clavaire d'Embrun pour Tévêque de cette ville, huit pièces de tapisserie « pour la chambre de mondit seigneur évêque et pour la somme de 300 livres » (2).
Lomet (de), ingénieur en chef des ponis et chaussées de la Province duDauphiné, est nommé ingénieur de la ville aux appointements annuels de 400 livres, à la place de M. Bouchet, nommé inspecteur, 15 janvier 1768; il transforme le jeu de Paume en salle de comédie, de 1768 à 1771(3).
Lopt (Etienne de), M" menuisier, natif de Rotterdam, avait travaillé chez Louis Carie, M" menuisier, de 1612 à 1613 fl).
Loquau, M' de musique de l'église cathédrale. Il lui est payé 35 livres 4 sous, et aux enfants de chœur qui ont assisté à la grand'messe et au Te Deuni chantés dans la chapelle du Palais, pour la convalescence du Roi, 1685 (5).
Lorillart (Gabriel), organiste de Téglise de Saint-André, natif de Paris, est témoin, le 6 août 1613, aux conventions
(1) Minutes de M"^ Albrand, f^ 1S2.
(3) Inventaire des Archives de la ville de Grenoble, BB. 125.
(4) Minutes de M'^ Charbot, f 220.
(5) Archives de l'Isère, B. 3321.
passées entre Pierre Alliiys, M' maçon, originaire de Valgaudemar, et les dames de Sainte-Claire pour la construction d'une voûte (1).
Louis (Claude), « maistre escrivain mari de Charlotte Massard dont il a un fds nommé Jérôme, né le -1 février
Louys {Louis), W doreur et sculpteur, mari de Marie- Catherine de La Motte, 1780-1787.
Luc (Jean- Baptiste), monnayeur de la monnaie de Grenoble, mari d'Antoinette Benoit, 1701, décédé le 4 octobre 1713, âgé de 77 ans. — (Pierre), monnayeur, prévôt et lieutenant en la même monnaie, fds du précédent, né le 29 juin 1703, mari d'Hélène Vial, de Messas, elle meurt le 24 août 1743, âgée de 60 ans ; il épouse e!i secondes noces Louise Vibert, fille de Louis, M" sculpteur (30 septembre 1715j, et meurt en 1763.
Lucet r François), M' armurier, habitait « in Roclianesia r) en 1544. — (Jean), furhisserius, demeurait sur le pont en 1545, laisse deux enfants : Antonia et Jean, achète la maison qu'il habitait sur le pont d'Adrien Baron, notaire de la Côte-Saint-André, pour le prix de 200 Horins, une épée, une dague et une bague en or <( vallant cinquante ung soubz tournois », 14 janvier 1567 (2). — (Louis), « M" forbisseur », 1561-1570. — (Benoît), « M' harnfieuryer », assiste au baptême de sa fille Françoise le 13 décembre 1579, elle a pour parrain Claude Giroust aussi « harmeureur ».
Lulier ( Jean-Baptiste), M" peintre. Il lui est payé, le 5 mars 1604, la sonmie de 60 livres pour les peintures qu'il fit
(1) Minutes de M« Froment, ^ 6-28.
(2) Minutes de M*' Eynard.
pour rentrée que ceste ville prétendait faire à Sa Majesté en l'année 1600 » (1).
Lusse {de), peintre, vint s'établir à Grenoble en 1787, il peignit un certain nombre de portraits et fit quelques miniatures (2).
Luya (Élise), M" maçon, protestant, natif de Mens, fils de Jean et de Marie Félix, épouse, le 26 juillet 1665, Judith Arnaud, fille de Daniel et de Jeanne Ost (3). — {Jacques), « orphèvre », protestant, fds de Daniel, avocat, et de Jeanne Revilliod, 1671.
Mabire {Jean), M" fondeur, originaire de Formigny en Normandie, iils de Thomas et de Marie Le Landois, épouse : 1" le 4 septembre 1697, Anne Ferry, de Saint-Bel, fille d'Antoine et de Sibille Giroud, veuve d'Antoine Rollandin, M'' fondeur; 2° le 27 février 1702, Antoinette Fenouillet, fille de Claude.
Magnan {Jacques), W orfèvre, fils de Pierre et d'Ennemonde Violasque, 1672.
Magnin {Jacjices), architecte, travaillait à Grenoble au commencement du xv" siècle. Il fut appelé vers 1109, par le comte de Savoie, afin de s'entendre avec lui pour l'exécution des plans de construction de la Sainte-Chapelle de Chambéry (4).
(1) Archives de la ville de Grenoble, BB. 67.
(2) Affiches du Dauphinô, 28 déc. 1787.
(3) Minutes de M'' Souchon, f° 370.
(4) La Sainte-Chapelle du cJnUeau de Chambèry, par A. de Jussieu, 1868, p. 18.
Magnin (Gabriel), M" arquebusier, mari de Marguerite Faure dont il a Michel-André, né le 27 juillet 1737.
Maguet {Antoine), « joyeur de violon », habitait Grenoble en 1592-1602 (1),
Maillet, « M' fondeur du roi de Sardaigne », natif d'Aiguebelle en Savoie, 1723.
Mailly (Pzerre), joueur d'instruments, s'associe avecPierre Vial le 12 mars 1649.
Malet {Guillaume), peintre, a pictov Graiianopol is , 1521, est témoin au mariage de Gaspard Martin, fourbisseur, en 1530. Il avait peint le crucifix de la tour de Tlsle et reçut, à cet effet, 10 florins, 13 avril 1520(2). — (Nicolas), M' arquebusier, natif de Paris, assiste au testament de Charlotte Vincent, fenune d'Antoine Tissier, M" arquebusier, 1660 (3).
Malien (Salomon), M" orfèvre à Grenoble, fournit une cloche d'argent pour le service de la Chambre des Comptes, 17 décembre 1608 f-l).
Mallenc, famille de peintres-vitriers, protestants. — (Marc etJérémie)h'èves,ri\s de Balthazard de Mallenc, peintre, habitant à Vienne, et d'Antoinette Fayeul, fdle de Claude, juge de Saint-Etienne en Forez, font, en 1619, deux cents armoiries du Roi Dauphin, de Savoie, du maréchal, de M. de
(1) Minutes de M" Charbot.
(2) Registre eonsulaire, BB. 5.
(3) Minutes de M'' Rivet, f- 459.
(4) Registres d'arrêts, 1605-1625, f° 216.
Morges et de la ville, à raison de 35 sous pièce, pour l'entrée solennelle de Madame de Savoie (1). Peignent des i')ortraits pour l'entrée du roi à Grenoble, le 28 novembre 1622. Jérémie reçoit 102 livres tournois pour « payement des vitres et autres besongnes parluy faictes en la maison de Moaseigneur à Grenoble » (2). Il est qualifié, en 1629, de a peintre et vitrier de la maison de Monseigneur le mareschal de Créquy ».
Marc reçoit, le 10 avril 1632, de François Chattenal, tuteur des enfants de feu Ennemond Pison, la somme de 20 livres tournois « et ce, pour cause tant d'avoir peint rentrée du logis ou pend pour enseigne Timagede sainte Barbe, tout au long, audessus etàcosté ensemble la salle dudit logis, regardant la rue de la Perrière, pour l'avoir embelly, et d'avoir peint l'entrée de la chambre dudit logis et y avoir fait les personnages et mis les marques de chaque chambre » (3).
Jérémie avait épousé, le 6 octobre 1624, Louise Fette, qui était au service du connétable.
Msltev (Jean-BajiHste), « M" à danser », mari de Catherine Labbé dont il a François, né le 15 octobre 1729. — (ClaiLcle dit iJuplessij), comédien, mari de Marie-Barbe Collette Le Prince, assiste, le 31 janvier 1745, au baptême de sa hlle Victoire.
M3iltre (Dreoon), M' brodeur, reçoit, le 17 octobre 1616, « la somme de dix livres tournois pour payement des escussons et broderie qu'il a faictz aux deux lict de veloux noir en broderie de la maison de Monseigneur à Grenoble » (4).
(1) Inv. des Archives de la ville, A A. 27.
(2) Comptes de M^' de Lesdiguières, art. 138, f' 60, v.
(3) Minutes de Revol, f° 29.
(4) Comptes de M""' de Lesdiguières, 1616, Bibl. de Grenoble, R. 6150.
Manin {Gabriel), W armurier, mari de Marguerite Fautrard, 1737; laisse deux enfants: Marie-Hélène, née le 11 septembre 1738, et Joseph, né le 1 mars 1743 ; est inhumé le 15 octobre 1764, âgé de 62 ans.
Mansey {'André), M* serrurier, mari de Jeanne Buissonier, se charge de faire un balustre de fer en la chapelle de M. Brenier dans Téglise de Sainte-Claire à Grenoble, « à la façon du balustre de la chapelle de M. le procureur général Marnais qui est dans Téglise Saint-André, pour la somme de trente sols la livre », 14 janvier 1663 (1). — {Hugues), M*^ serrurier, mari de Françoise Bertrand, 1680; fournit, le 10 août 1686, « une balustrade pour fermer le chœur du maistre autel de la paroisse Saint-Jean et Saint-Hugues, suivant les frizes, ornemens, le tout du poids de 19 quintaux, fer d'argentine, pour le prix de 375 livres ))(2). — (A ^zcZrë), sculpteur, fils du précédent, naquit le 29 décembre 1682,vivait encore en 1727.
Mansfeld (Louys de), « peintre de Saint-Luc, de Yslebau en Allemagne », promet « à Daniel La Perrière de lui enseigner Fart de pincture pour et pendant le temps et terme d'une année au prix de 100 livres »; l'acte fut passé le 4 décembre 1613, en présence de Pierre d'Amboise, sieur du Béton (3).
Marand {Bertrand), & joyeur d'instrumens », natif de Sassenage, fils de Barthélémy, « joyeur d'instrumens », et d'Isabeau Blanchard-Bovier, épouse, le 18 décembre 1657, JacquelmeReynaud, teste le 31 mai 1670; laisse trois enfants: Antoine, Marie et Magdeleine (4j.
(1) Minutes de W Mailhet, f° 16.
(2) Minutes de M'^ Sirand, f 167.
(3) Minutes de M^ Blanc.
(4) Minutes de M^ Paris, f^ 138.
Marchand {Jacques), M" arquebusier, habitait la rue de Bonne en 1652. — (Jean-Baptiste), f\\s du précédent et d'Anne Verdun, M" arquebusier, 1671, épouse, le 13 juillet 1683, Claudine Barthélémy La Croix. — {Pierre), M" arnnirier, 1798. Le Musée d'artillerie de Paris possède un fusil à batterie (silex) signé : Marchand, à Grenoble (1 j.
Margery ou Marguery {François), M" orfèvre, natif de Grenoble, mari de Gasparde Pellet , dont il a Pierre, né le 23 octobre 1673 ; s'associe avec Jean Lestelley, M" orfèvre ; quitte notre ville en 1674; cette année, le 26 février, il est autorisé d'exercer à Chambéry tout art d'orfèvre grossier aux conditions usitées ; cet artiste prête, serment le même jour (2).
Marie {François), M" arquebusier, protestant, originaire de Sedan, habitant à Grenoble, signe une obligation passée entre Pierre Chalvet, sieur de la Jarjatte, capitaine au régiment de M. de la Fraisilière, et David Chalvet son frère, avocat à Die, 1636 (3); il épouse la même année, en l'église Réformée, Uranie Vestel, fdle de Jean, M' menuisier.
Marion {Jean), tailleur de coins de la monnaie de Grenoble, 1511 à mars 1521.
Marjollet, « j'oyeur d'instrumens », son contrat de mariage, du dimanche 1"' janvier 1640, inséré dans les
(1) Guide des amateurs d'armes, par Demmin, p. 596.
(2) Archives de Chambéry. Arrêts, vol. 90. Voyez son article dans L'Orfèvrerie en Savoie, de MM. Promis et Rabut. Mémoires de la Société Savoisienne, t. XXIV, p. 50L
(3) Minutes de W Blanc, f° 657.
minutes de M'' Blain, commence ainsi : « Au nom de Dieu soit-il amen, sachent tous présents et advenir que mariage aye esté contracté pour Taugmentalion du genre humain, entre Pierre Marjollet, fds de Pierre et de Clauda Ballarde, joyeur d'instruments de musique de ceste ville de Grenoble, et Isabeau Solleiet, fille de Jean-Pierre, vivant, commis au greffe civil de la Cour du Parlement et à présent femme de Guignes Navizet, marchand, de Grenoble, etc. ».
Marlet (GuiUaiiine), M" tapissier, natif de Creteil au diocèse de Paris, fds de Pierre, concierge et fermier de M'"" la marquise d'IIauterive à Cboisy-sur-Seine, épouse, le 26 novembre 169G, Théodora Rabourdin, fille d'Ennemond, M" tapissier, et de Louise Pellet.
Marmet (René), « maître architecte en la fortification de Barraux )>, IGll.
Marquian {Claude), M" relieur, mari de Thérèse Blanchet,
Marquis (TJiéodore), M" nuiçon, originaire de Fontanomoreen la vallée d'Aoste, fils de Jean, épouse: IMe .3 septembre 1010, Marie Diocque, fdle de Martin, aussi \P maçon ; 2° le G janvier 1G30, Jeanne Allegret, fille de Claude, M* charpentier, et de Marie de Caton. — (/ea/i). M" maçon, mari de Catherine Drevon, 1G87. — (Antoine), M" maçon, meurt le 21 novembre 1G57.
"ïA^irron (Antoine), M" orfèvre, 1753.
Marsal (Jean de). M" orfèvre, protestant, lils de François, originaire de Metz, habitait Grenoble depuis 1G30, y épouse, le 20 janvier IGll, Jeanne Garcin, fille de Jean, de laquelle il eut : Jean, né le 17 novembre IGll ; Antoine, né le 5 février
1643. — (Antoine), M" orfèvre juré, conseiller du roi, assesseur et premier consul de Grenoble, fils du précédent, mari de Justine Valiier, fille de Grégoire, M" orfèvre, et de Claudine Baron, 3 août 1676, est inhumé le 14 mars 1712, âgé de 70 ans. — (Jean) M' orfèvre, fils de Jean, 1689.
Marsy (Pierre et Guillaume), W maçons, « des Rouissards vicomté de Trièves », se chargent, envers le duc de Lesdiguières, de « faire et bastir les murailles du bastion flancs et courtines quy contiendront 6 vingt 20 toises, ledit bastion appelé: Bastion du Moulin, lequel travail commencera à la suite de celui donné à Paul Auvergne et finira au bastion de Saint-Jacques », 14 janvier 1640 (1).
'Sff.a.rtens(Sarmcel), M' orfèvre, protestant, « de l^landres », 1603. Reçoit « 40 livres 12 sols pour payement du rabilliage de la vaisselle d'argent de M*"" de Lesdiguières », 27 décembre 1616 (2), fait la vaisselle d'argent du conseiller J. Cl. Audeyer (3); habitait rue Porte-Traine dans la maison du conseiller Gaspard Baron, meurt avant 1626; il laissa : Henri-Samuel, M'orfèvre, Claude et Esther, mariée le 13 juin 1617 à Pierre Néel, M" orfèvre.
Martin (Antoine), M" peintre et écrivain, mari de Marie Bouvier; sa fille Marianne épouse, le 24 février 1704, Pierre des Neiges, M' peintre à Grenoble.
(1) Minutes de IVP Montaigne.
(2) Comptes de Ad^' de Lesdigidères, Bibl. de Grenoble, R. 0150.
(3) (S Jean Claude Audeyer, écuyer, conseiller du roi, a Ijaillé à Samuel Martens à faire sa vaisselle d'argent telle que s'ensuit savoir : un bassin doré aux bortz pesant 5 marcs 1 quart d'once, une esguyère pesant 2 marcs 1/4 d'once, une escuelle d'un marc, une gondolle de 4 onces, deux sallières d'un marc pour le prix de 269 livres o (Minutes de M'' Albrand, ^ 486).
Martin (i^Vançozs), sculpteur remarquable, né à Grenoble. On trouve dans les Affiches du Daiipldné du 28 août 1778, n" 18, p. 69, un compte rendu de la distribution des prix faite aux élèves de Técole de dessin de cette ville. L'accessit pour le genre des académies fut décerné à François Martin, natif de Grenoble. Ne serait-ce pas le même grenoblois qui fut chargé de la construction du tombeau de Marat? En tête de la note des frais des funérailles de Marat, qui s'élevèrent à 5,608 livres 2 sous 8 deniers, sans compter Tembaumement, figure un « Martin pour la construction du tombeau, 2,400 livres «fl).
M. Jules Claretie possède un magnifique buste de Marat dû au ciseau de F. Martin, de Grenoble ; il est encore l'auteur des bustes de Bureaux de Pusy, préfet du Rhône, du pape Pie VII et de plusieurs généraux.
Voici au sujet de François Martin, un extrait du rapport fait au comité de salut public, et sir/né: Fourcade :
« Le citoyen Martin fut un des premiers à se parer des couleurs chéries de la Liberté; on l'a vu dans les moments de crise, dans les lieux où l'on avait besoin d'hommes énergiques et valeui'cux. Il haranguait i)en(lant le jour, lorsque les espions du tiran cherchaient de corrompre l'esprit public, il passait une partie de la nuit à reproduire les traités des martyrs ou des défenseurs de la liberté, pour les exposer le lendemain à la vénération publique. Marat était persécuté, il était obligé de se soustraire aux poignards des royalistes. Le génie de Martin retraçait au peuple la ligure de son ami.
(( Il vient de soumettre au concours un nouvel ouvrage patriotique : l'idée en est simple, ingénieuse, c'est l'image de Rousseau découvrant la nature. C'est la nature rappelant
(1) Revue rétrospective, 1836, 2" série, t. YI, p. 309.
aux hommes les bienfaits et Texistence de la Divinité. Nous pensons que le citoyen Martin a des droits à la bienfaisance nationale; il mérite d'autant plus d être encoiu^agé que ses travaux, en le rendant cher à tous les patriotes, ont à peine fourni jusqu'à ce jour à sa subsistance. La commission vous présente le projet d'arrêté ci -joint :
« 12 floréal. — Le comité de salut public arrête que le citoyen François Martin, sculpteur, quia déposé audit comité une figure en pied, modelée par lui en terre, et représentant la liberté, recevra du commissaire de Tinstruction publique la somme de 300 livres, qui sera prise sur les fonds destinés à l'encouragement des arts.
« Ce 12 floréal an II (1" mai 1794) de la République française une et indivisible.
« Signé : Gollot-d'Herbois.
« Et plus bas :
« J'ai vu l'expédition du présent arrêté.
« Martin.
« Du 23 prairial an II (11 juin 1794) de la République une et indivisible.
« Le comité du salut public :
a Considérant qu'en donnant des encouragements à ceux qui ont toujours consacré leurs talents à la gloire delà patrie, elle dirigerait vers cet objet les efforts des autres artistes et éveillerait ainsi, dans leurs âmes, l'amour des arts et le besoin de l'estime républicaine.
(( Arrête que le citoyen Martin, sculpteur, qui depuis la Révolution s'est honoré de ne travailler qu'à des sujets civiques et qui n'a recueilli de ses travaux qu'une indigence vertueuse, recevra par forme d'encouragement et d'indem-
nité, pour laider à continuer ses essais, la somme de 300 livres à prendre sur les 50 millions mis à la disposition du comité.
(( Signé: Bakère, Prieur, Robespierre, w Et au-dessous :
(( Expédié et renvoyé aux citoyens composant la commission de l'instruction publique, ce 2G prairial » (1).
Martin mourut de misère à Lyon au commencement de décembre 1804, niRigré l'assistance de M"" Coruel, directrice du lycée des demoiselles de Saint-Pierre, qui voulait lui faire obtenir une pension. Un historien dauphinois, J. -Claude Martin, écrivit à ce sujet dans le journal de notre ville, l'article anonyme suivant:
« Notre ville vient de perdi-e un de ses enfants, et les arts un homme qui lui faisait le plus grand honneur: le sculpteur François Martin est mort à Lyon, il y a quelques jours, ilmarchaitàgrandspasdans la carrière delà célébrité, il avait fait de longs voyages pour sefor.ner sur les grands modèles. Dans plusieurs contrées de l'Italie et de la France, il existe des traces de ses brillants succès, il venait de terminer les bustes de M. Bureaux-Puzy, préfet du département du Rhône, du général Duhesme et de quelques autres fonctionnaires; la veille de sa mort, il modelait encore le buste de Pie VII. Cet artiste, qui ti'availlait moins pour l'intérêt que pour la gloire, laisse deux enfants en bas âge, recommandés à la conniiisération publique. Plusieurs personnes qui apprécient les talents et les arts, se sont empressées de pourvoir aux frais de ses funérailles et d'honorer sa cendre. On faisait même solliciter à Paris un atelier
(1) Archives nationales AF. 66, doss. 23i?, pièce 20. — Extrait de Vlnterincdîaïrc des chercheurs et des curieux, l. XVII, col. 478 publié par M. Tx (Maurice Tourneux).
et une gratification en sa faveur. Pourquoi faut-il que la fortune soit si souvent injuste envers le mérite et les talents? » (1).
Martin (Henri), fourbisseur, 1527, assiste au Ijap terne de sa fille Marguerite le 2 novembre 1515, il habitait « supra pontenri ». — (Gaspard), fourbisseur, peut-être filsdu précédent ; originaire "de Ghambéry, épouse, en 1530, Margue-rite, fille d'Antoine Bernier, coutelier, habitait aussi sur le pont de risère (2).
Martin (Philijjpe), architecte, 1745, mari de Jeanne Bonin. — (François), architecte-géomètre et voyer de la ville de Grenoble, fils du précédent, épouse, le 8 mai 1769, Catherine Jarrin, fille de Louis et de Marie Massia. — (Jean), M" luthier, mari de FrançoiseLefèbvre, assiste aubaptême de son fils Pierre le 11 mai 1775. — (Pierre), M" tapissier, rue Saint-Laurent. — (Gasp^ard), fils du précédent, habitait rue Perrière, meurt le 15 août 1783, ne laissa qu'une fille nommée Marie, qu'il avait eue de son mariage avec Elizabeth Chapel. — (Joseph), architecte privilégié du roi, entrepreneur des ponts et chaussées, fils de Jean-Baptiste et d'Elisabeth Bertet,fut chargé, en 1758, delà direction de la construction de la maison des Minimes de la Plaine. Le R P. François Paterne, supérieur, donna à prix fait les ouvrages de serrureries à François Mancey et à Jean Gorgy, M" serruriers; est l'auteur d'un plan général de la ville de Grenoble ; il teste le 21 janvier 1771, laissant trois enfants d'Elisabeth Gapian : Jacques, Jean, Sébastienne et Elisabeth (3). —
(l; Annales politiques et litt. du dêp. de l'Isère, n" 257, dn Î5 frimaire an XIII (16 déc. 1804).
(2) Minutes de W Jacquet, f^^ 19 et 37.
(3) Minutes de M*" Salicon, f" 43.
{Jean), entrepreneur des ouvrages du roi, architecte de la ville en 1778, fils du précédent, avait épousé, le 29 janvier 1767, Rose Beyle, fille de Pierre, procureur au Parlement, et de Jeanne Dupéron ; il fut l'adjudicataire du pont de l'Archevêché sur la Saône, à Lyon.
Martin {Pierre)^ « M" esbenier », protestant, originaire de Lanchâtre, fils de Michel, notaire de Miribel et Château- Bernard, et d'Isabeau Brotin, épouse, le 9mai 1672, Magdelaine Hélix, fille de Salomon, M^maréchal, de Saint-Jean- d'Hérahs, et de Marie Besson, en présence de Jean Gourdol, M' ébénier, Alexandre Cochet et Pierre Mestrezat, M" horlogers (1). Teste le 2 mai 1685, meurt avant 1701 laissant trois enfants : Jacques, Marie et Magdelaine (2). — {Jacques-François), M" horloger, mari de Claire Beyle, 1719.
Martinet (Pierre), M" tapissier, mari : 1" de Françoise Vincent; 2" de Claudine Lam])ert ; leste le 13 avril 1691; laisse du premier lit: Pierre, Laurent, Françoise et Justine; du second : Jean et Marguerite (3). — {Pierre), M" tapissier, fils duprécédent, épouse, le 11 février 1709, Jeanne de Laune, native de Troyes, meurt avant 1740. — (Ktienne), M' tapissier, fils (D'itienne, 1750 (4), teste le 20 novembre 1764, est inhumé le 22 septem])re 1773, âgé de 50 ans.
Martinet, nom du graveur qui a gravé la planche insérée dans l'opuscule intitulé: Description cV une médaille trouvée à Corenc en 1788.
Martorey {Jean), M" tourneur, natif de Voiron, fils de Claude, épouse, le 28 novembre 1609, Antoinette Gros.
(1) Minutes de M" Souchon.
(•2) Minutes de M'^Cliarbot.
(3) Minutes de M^ Thugnet. f" ^^O.
{'0 Minutes de M*^ Salicon, f° 170.
Massard (Isaac), M" orfèvre, 1601, loue une chambre en la maison de N. Jean Vallier, 22 septembre 1603 (1).
Masse dit La "RocYie (Jean-P{e7-re), horloger, Oî liminaire de Blois, promet à Antoine Dagoneau, M" horloger, de travailler chez lui pendant trois ans, 26 août 1654 (2).
Masset {Jean-Baptiste), a marchand fondeur des monnoies de Lyon mari d'Anne Narbonnet, 1722.
Masson {François), W charpentier et menuisier, termine les charpentes, toutes les menuiseries et boiseries du couvent de Sainte-Marie-d'en-Haut, 30 avril 1624 (3). — {Jean), M' doreur et fondeur, natif de Dijon, 1761. — {Joseph), M" fondeur, fils du précédent et de Marie Bordelois, originaire de Langres, épouse, le 9 novembre 1762, Jeanne-Benoîte Frier, fdle de Jean, dont il a : Joseph, né le 14 octobre 1764; Jean, né le 24 février 1766; Louis, né le 25 août 1771, et Laurent, né le 5 juillet 1774.
Massy ou Marry {Claude-Richard), M" fondeur de cloches, 1656, mari d'Anne Emé de laquelle il eutun fils nommé Hugues, baptisé le 4 mars 1660.
Mathieu {Daniel), M" orfèvre, originaire de Surdnl en Allemagne, fils de Thomas. François Donnet lui remet sa maîtrise d'orfèvre le 7 septembre 1671 ; s'associe, le 2 septembre 1682, avec Jean Lestelley, M' orfèvre (4). — {Michel), M' orfèvre, fils de Gratian, bourgeois de Béziers, et de Marie Gombale, épouse, le 15 janvier 1708, Jeanne Fanton, fille de
(1) Minutes de M<= Albrand, 1601, f 658, et 1603, f" 526.
(2) Minutes de M« Patras, f 221.
(3) Minutes de W Froment, f» 242.
(4) Minutes de M" Febvrier, f^ 114.
Charles, notaire à Grenoble; travaille douze ans chez André Leveneur, orfèvre, avant de s'éLabiir ; teste le 19 janvier 17:^4, fait quelques legs à sa femme, à son frère François, M* apothicaire à Béziers, et à Antoine, son neveu, juge de la même ville (1). — (J cqne^), M^orlèvre, avait fait un appreJitissagede septannéeschez Ennemond Flory, M" orfèvre, il le termina le 2G mars 1742 (2).
Maurel (Augustin), peintre en faïence, originaire de Moustiers en Provence, 175G.
Maurin yBarthélemy), M" orfèvre, originaire d'Orange, lils de Sperit, 1772 (3).
Mayran (Guillaume), M" ébéniste, natif de Plaisance, diocèse de Toulouse, fils de Jean, habitait la paroisse Saint- Louis de Grenoble depuis trois ans, lorsqu'il épousa, le 30 septem})re 1702, Françoise ijlarnier.
Mazet (fUau(Je), M" él)éniste, oi'iginaire « du faubourg Saint-Germain de Paris », 1701.
Mécou( A uf/rr-Joscj^/f j, graveur, né à Grenoble vers 1771, mort à Paris -le 10 avril 1837, fi l'âge de G) ans; élève de Godefroi et de Roger.
On a de lui: une suite de gravures d'après Sicardi, S. 180G, 1808, 1810. — Portrait en pied de Napoléon et de Marie- Louise, S. 1812. — Des portraits d'après Isabey, S. 1814. —
(2) Minutes de Revol, f" 26i.
Son cachet représentait une foy avec cette devise : Je r ms d (.71716 lu a foy.
(1) Minutes de M'" Revol. f" 3h2.
(1) Minutes de M"^ Girard, f^ 129.
Des portraits de la famille impériale de Russie, S. 1812. — Vénuset Ascagne. Psyché et l'Amour. — Vénus blessée, etc.
On trouve en outre dans le catalogue des portraits de 1 école française appartenant à Antoine-Firmin Didot, T. n, p. 198 : une. gravure de Mécou représentant le portrait de Louise- Marie-AdélaïdedeBourbon, épouse de Louis-Philippe-Josepli, petit in-f°, à rai-corps dans un ovale entouré d'un cadre rectangulaire, vue de 3/4, tournée à gauche, sous le h. c. a. g ; Duneray pinx.,àdr. Mécou, sculp. Au milieu, dans la marge, les armoiries des d'Orléans accolées à celles des Bourbons- Penthièvre.
Mention {Louis-François), a premier violon du concert de Grenoble », originaire de Reims, fds d'Antoine Mention, musicien de la cathédrale de Reims, et de Jeanne Deschamps; épouse à Grenoble, le 12 mai 1767, Marguerite Barthélémy, fille de Louis, M'' barbier, et de Marguerite Joyeux-Odobert (1).
Merch {François-MiclieV), M" à danser, originaire « de Lauterbourg en Alsace », fils de Chrétien et de Marie-Jeanne Donis ; épouse, le 30 mai 1765, Catherine Lalice, fille d'Henri.
Mercier {Simon-Nicolas), ingénieur et professeur royal de mathématiques, mari d'Anne Gaudilliot, 1727 (2).
Merlas (Noël), « fondeur de potz de cuyvre », 1578 (3).
Merlon (Ennemond), « maistre forbisseur et graveur», originaire de Voiron, habitait rue Perrière en 1639 ; mari
(1) Minutes de M" Rey, f 186.
(2) Minutes de M« Couturier, f" 13.
(3) Minutes de M^ Narcie, f° 266.
d'Ennenioncle Pascal ; sa fille Marguerite , baptisée le 13 mai 1642, eut pour parrain Claude Clienelon, ouvrier de la monnaie de Dijon, et pour marraine Marguerite Dupré, femme de Pierre Maudrière, ouvrier de la monnaie de Lyon.
Mes (Odei), peintre, se charge, le 19 février 1510, de peindre la chambre de Jacques et Louis Portier frères (2) ; il meurt avant 1536 ; sa fdle Françoise habitait à cette époque « in ma Sancti Jacohi ».
Mesnard (Isaac), M' arquebusier, protestant, natif de Fontenay-le-Comte, 16 U, mari de Suzanne Blaclie, meurt en 1618; sa fdle Dorothée épouse César Savoye, M" peintre (3).
Messier (Jacq?(€s), architecte et ingénieur du roi, fils d'André, « maitre juré du roi es œuvres de massonnerie, entrepreneur des bàlimentsde Sa Majesté >>, et d'Anne Lefebvre, épouse, le 3 juin 1679, Marguerite Guillermin, fille de Guillaume, sieur de Montbouclier, avocat au Parlement de Paris, et d'Isabeau de Goutbeau.
Mestadie (Jean), monnayeur, assiste au baptême de sa fdle Catherine le 26 février 1590.
(l) (( Jacoljiis Porleri auditor camere computorum tradit ad preciuiiî factum magistro Odeto Mespictori Gratianop. ad depingendum et pirturandum cameram anteriorern domiis domini Jacobi et N. Ludovici Porter! ejus fratris rua Riclionesie videlicet : parietes, portas, fenestras et traveysonem albi et rubey colorum intermixte verdure, precioet nomine precii tresdecim llorenorum parve monete t> (Minutes de M* Fouacin, ^92).
(-2) Minutes de M"^ Blanc, ^ 212.
Mestrezat (Moïse), « M*^ orloger », originaire de Genève, 1651. — (Pierre), « M*^ orlogier, peut-être fils du précédent, natif de Genève, 1670.
Metra (Antoine), M" menuisier-sculpteur, fils de François, épouse, le 30 septembre 1779, Marie Vacliat, fille de Joseph, M' fondeur, et de Marianne Garageat.
Mets (Pierre de), M4iorloger, répare l'horloge de la ville en 1411 (1).
Meunier (Jean- François), peintre, mari de Marie Ghapuy,
Meylat dit Messon (Jean), « monnoyeur de la monnaie de Grenoble », natif de Seyssins, confesse devoir, le 7 novembre 1537, à noble Louis de Vienne Randon, huissier de la Chambre des Comptes, 14 écus d'or au soleil « de bon or, pour cause de vray prest audit Meylat faict pour cause pour satiffaire à l'expédition de son don d'office de monnoyeur » (2).
Meysenc (Jacques), « M'' fontenier », épouse, le 2 mai 1666, Claudine Terrier; en 1672 et le 20 août, il se charge envers noble Jean de Flandy, procureur général en la Chambre des Comptes, de faire la conduite d'une fontaine au grand champ d'Eybens, appelé des Hérauds (3).
Mi3.rd (François- Faure), M' menuisier, natif de la Mure, confesse, le 6 juillet 1638 « être tenu payer à Claude Mayence,
(1) (( Item, plus computavit solvisse magistro Petro de Mets habitatori Romanis magistro orologiorumpro reparatione orologii dicte civitatis, novem florenos » (Compte de la ville de Grenoble, 1411).
(2) Minutes de M'= Bonet.
(3) Minutes de M** Charbot, t 359.
M" chirurgien à Grenoble, trente livres pour cause d'avoir pansé ledit débiteur de deux coups d'épée qu'il a reçu le vendredi saint dernier par un nommé Saint-Martin » (1).
Michal {Pierre), « M"' esculteur », 1674 (2).
Michallet {Pierre), MMTiaçon. — {Claude), son frère, architecte, c( entrepreneur des ouvrages du roi » à Grenoble,
Michaud {Claude), M' tourneur, natif de Saint-Claude, épouse, le 23 novembre 1734, Françoise Veyret ; est inhumé le 6 avril 1780, âgé de 73 ans. — {Jean), M» tourneur, 1755, mari de Thérèse Reymond. — {Jean), M' tourneur, fils du précédent, 1761.
Michaut, peintre, d'abord à Vienne ensuite à Grenoble, où il épousa, le 12 septembre 1781, Thérèse Cheminade dont il eut Joseph -Charles, né le 4 août 1782; il vivait encore en
Michel (C/rt/^r/e), « armeurier », fils d'Aubert « de Bergongne », 1601, reconnaît devoir 26 écus à noble Antoine de Ghaulnes, trésorier des forlilications, 14 juin 1602 (3). — {Louis-), « faiseur d'images », mari de Jeanne Domenjon, 1683-1709.
Michon {Piéride), M" menuisier, natif de Quaix, teste le 30 novembre 1610. Avait épousé Dimanche Monnet et laissa Claude, Suzanne, Anne, Pernette et François (4).
(1) Minutes de M' Blanc, f' 402.
(2) Minutes de M* Marquian, f° 536.
(3) Minutes de M" Albrand, f° 293.
(4) Minutes de M* Dufour, r°890.
Mignard {Alexa7idre), W écrivain, fils de Jean el de Marguerite Michel. S'associe, le 25 août 1664, avec Benoit Blanc, M* écrivain, et pour quatre années (1). Épouse, le 17 février 1678, Marguerite Allard-Jacquin, veuve de Nicolas Arnaud, procureur.
Millerand {Michel, M' orfèvre, natif de Grenoble, fils de Michel, M" pâtissier, et d'Antoinette Rodet, 1693. Épouse, le 3 janvier 1696, Catherine Reboud ; prend en apprentissage François Dutruc, fils de Joseph, receveur de la douane à Grenoble, 1700; meurt le 25 mai 1751, âgé de 80 ans. — {Jean- Pi erre), W orfèvre, frère du précédent, s'unit, le 1" juillet 1704, à Suzanne Silvestre, fille de Clément, huissier au Parlement, inhumé le 29 mai 1706, âgé de 37 ans. — {Louis), M" orfèvre, concierge buvetier en la chancellerie, fils de Michel, 1734. Épouse, le 17 septembre 1743, Suzanne Berger, fille de Pierre, huissier au Parlement, et de Thérèse Savioz. Il laisse un fils nommé Paul-François, né le 6 juin 1756. — {Hugues), M" orfèvre, fils de Michel, né le 12 mars 1697, vivait en 1741.
Millié {Jean), musicien, natif de Béziers, est témoin au baptême de Marie Tanzi le 27 octobre 1737.
Milliet {Benoît), « furbisseur, » épouse, le 11 octobre 1538, Claire Fromet. — {Louis), M' fourbisseur, peut-être frère du précédent, 1538. — {Gaspard), M" fourbisseur, 1561. — {Antoine), verrier, peintre-vitrier, emprunte un quadruple d'Espagne destiné à Tachât des feuilles d'or pour continuer la dorure des lettres de la porte de France, à Grenoble, 28 novembre 1622. Il habitait place Saint-André en 1626. — (Pzerre), M" écrivain, 1762.
(4) Minutes de M" Mailhet, f° 215.
Mineur [Raphaël), W vitrier, natif de Paris, paroisse de Saint-Eustaclïe, habitait, en 1638, « un arc de boutique audessous de la grande arcade de révêclié ». Épouse Jeanne Nibant, dont il a une fille nommée Charlotte, baptisée le 13 mai 1613.
Molard, Jacques), M" peintre, se charge des peintures de la salle des Pas-Perdus du Palais, le 1" septembre 1701 (1).
Molard, M' horloger, natif de Paris, membre de la société des Sciences et des Arts de Grenoble; est l'auteur a d'une méchanique ou il se propose d'imiter la voix humaine « (2). — {Étienne), M" horloger, fils de François et de Thérèse Pelard, épouse, le 23 octobre 1791, Anne Martinet, lille d'Étienne et d'Anne Ducros.
Molière (Pierre), M*" orfèvre, 1755, est inhumé, le 16 septembre 1760, dans la chapelle des Pénitents du Confalon.
(d) « Enneraond Bernard de Bressac,s' deFaventines, conseiller au Parlement, en qualité de syndic, attendu le mauvais état de la salle des pas perclus du palais, dont le plancher qui est d aix est en partie pourrye, lesdits étant troués en plusieurs endroits, les murailles estant presque noires et trouées aussi en plusieurs endroits, le plancher (jui est audessus de lad. salle est non seulement noir par sa caducité mais pourry en plusieui's endroits, a donné à prix fait;ï Ja(.'(|ues Pape, charpentier, à Louis Durif et Jean Baptiste Durand, M'' marons, et à Jacques Molard, ^P peintre de cette ville... à savoir à M" Pape, de refaire le plancher de l'entrée de la salle, Durand fera à neuf de pierre de molasse une grande porte qui entrera de ladite salle des pas perdus dans la grande salle de faudience publique, laquelle aura huit pieds de hauteur et quatre de largeur, et M" Molard, peintre, fera les peintures et ornements en grisaille aux murailles de la salle des pas perdus » (Minutes de M'' Couturier, f" 289).
(2) Règlement de la soc. des sciences et des arts de Grenoble.
Mollard (Louis), M" serrurier, s'engage, le 8 août IGGO, à faire, pour le R. P. Manuel de Sainte-HeHène, religieux et prieur des RR. PP. Augustins de Grenoble, an balustre de fer de la hauteur de 4 pieds 1/2 pour le prix de 125 livres (1).
En 1665 et le 11 décembre, MM. de la Chambre des Couiptes le chargent de faire, pour le prix de 200 livres, un « pagnier de fer » (2).
Le 12 juillet 1667 il est chargé, par Pierre de Romigny et Antoine Morel, chanoines de Notre-Dame, de faire « un clédat de fer au grand portail de Téglise Notre-Dame, de 8 pieds 1/2 de hauteur, y compris la frize », pour la somme de 240 livres (3).
, Mollard {Jacques), W horloger, organiste, huissier du chapitre Notre-Dame. Le 24 août 1693 il passe marché avec Vincent Eybert, pour lui fabriquer une horloge (4);
(1) Minutes de Blain, f° 207.
(2) « MM. delà Chambre des Comptes donne à prix fait à Louis Mollard, M' serrurier de faire en l'arcadedansla muraille mitoyenne de la grande salle de l'audience du palais, un pagnier de fer remplissant toute l'arcade, il s'oblige de remplir les jours avec cinq fleurs de lys en plaques de fer bien découpées et ouvrées en chacun des douze panneaux et, en haut, sera fait une couronne royale fermée aussi de fer soubstenue par deux dauphins, et dans le milieu sera l'escusson des armes royales et dalphinales » (Minutes de M^ .Lavorel, f' 3'J8).
(3) Minutes de M-^ Didier, f° 179.
{'\) a II prend à prix fait et se charge envers sieur Vincent Eybert, marchand, de Sassenage^ de lui faire une horloge de dix pouces d'hauteur ou environ, tous les rouages de lotton et pendule avec sonnerie, lequel horloge frappera un coup chaque demi-heure sur un timbre différent et un réveil avec une caisse d'architecture, dans lequel sera renfermé ledit hoi'lcge, moyennant le prix de 42 livres, et en outre ledit sieur Eybert promet et s'oblige de payer audit sieur Molard un fromage persillé du lieu des montagnes de Sassenage,de la pesanteur de 5 livres, à chaque jour et fête de Toussaint pendant la vie dudit Molard » (Minutes de W Buissière, t 381).
travaille, en avril 1699, à lachèvement de l'orgue de l'église Notre-Dame de Grenoble. Pour ce motif, il déclare à Charles Rochas, deuxième consul de la ville de Romans, qu'il ne peut se charger de l'horloge du Jacquemard de cette ville (1). Est inhumé le 11 février 1717, âgé de 68 ans.
Molly (Joseph), M' arquebusier, mari de Jeanne Du fourt, 1730-1755. — (Jean- Baptiste), W armurier, fils du précédent, né le 14 août 1731, vivait encore en 1785.
Mollye {Claude), M' maçon, fils de Jean, originaire de Miribel, a travaillé spécialement pour le compte des Frères Prêcheurs. Le 10 mai 1613 il commence dans cette église plusieurs chapelles pour MM. de Prunier, Jean de La Croix et François de Gratet (2).
En août 1618, il construit la chapelle des Confrères de Sainte-Luce et confie à Jean Gueymat, à Claude AUouard et à Pierre Cosse, M" tailleurs de pierres, l'exécution d'un pilier et d'une arcade de cette chapelle f3).
La même année, Jean Thuiller, M* architecte, le charge de construire, pour les Frères tailleurs d'habits, une chapelle dans la même église, à côté de celle de M. de Franc. « L'autel sera de pierre noire ; il sera coupé par ledit Thuillier, posé
(1) Minutes de M' Aleyron, f° 26.
(2) « ... a pris à prix fait de faire pour messire Artus Prunier de Saint-André, premier président au Parlement, Jean de La Croix, évêque de Grenoble, et François de Gratet, seigneur dj Granieu, de construire à neuf trois arcades en ogives aux cloîtres des Pères de Saint-Dominique du côté de fEglise, tirant de la porte de ladite église contre la porte de la sacristie, les troys qui sont à présent ruinées, il fournira trois écussons ayant les armoiries desdits seigneurs, premier président, évêque, et de Granieu, le tout moyennant le prix de 250 écus revenant à 750 livres tournois 0 (Minutes de M' Froment, i° 403).
(3) Minutes de M* Froment, i" 555, v".
par ledit Mollye, sur deux colonnes que ledit Mollye taillera, pour le prix de 32 écus, revenant à 96 livres v (Ij.
Mondon (^Pierre), W menuisier, natif de Varces, fils de Jean et d'Anne Roudier, épouse Claudine Greynat le 28 novembre 1666, est inhumé le 2 juin 1696, âgé de 65 ans. Il n'eut qu'un lils nommé Pierre, qui avait été baptisé le 23 décembre 1673. ~ {Antoine), M." tourneur, « M"^ faiseur d'instruments », frère du précédent, mari de Glaire-Magdelaine (29 octobre 1673). Est inhumé le 14 juin 1717, âgé de 72 ans. — {Jacques), « M" menuisier chez le roy de Danemarc », fils du précédent, 1711. — {François), M* de musique à Chambéry, frère du précédent. — {Hugues), W tourneur, frère de Pierre, mari d'Antoinette Fenouillet, meurt en 1700. — {Joseph), M* menuisier, fils du précédent, épouse Benoîte Gorge. Est inhumé le 17 septembre 1709, âgé de 65 ans. — {François), M" menuisier, fils du précédent, nfiari de Louise Diat (9 février 1712). — {Guignes), W menuisier, frère de Pierre, 1672.
Monet {Pierre), M." graveur, est témoin au testament d'Hyacinthe Turcy en 1631 (2). Grave plusieurs sceaux pour le duc de Lesdiguières (3). — {Piei^re), W fourbisseur,
Mongeny {Joseph), entrepreneur des travaux du roi, 1747, originaire de Savoie, mari : 1" de Catherine Roulet, 1747;
(1) Minutes de M" Froment, f° 83.
(?) Minutes de M'' Froment et de M' Duclot, f° 159.
(3) (( Payé à M*= Monet, graveur, la somme de 20 Uvres tournois pour payement des sceaux qu'il a gravé pour servir à la Mure et autres terres appartenant à Monseigneur (12 mars 1630). — (Comptes du duc de Lesdiguières, n° 192. Reg. de Grenoble, R. 6150.
2° de Jeanne Charmeil, de Tullins ; laissa quatre enfants : Claude-Joseph, Etienne, André-Joseph et Laurent-Joseph ; il mourut le 23 mars 17G0, âgé de 45 ans.
"suons {Mathieu de), scripior, présent à un acte passé par le chapitre de Notre-Dame en 1432 (1).
Montaigne (Jean), a M' escripvain », mari d'Anne Millet, 1623. — (Abel), M^Drodeur, 1633.
Montezat (François , M" tapissier, natif d'Aubusson, est inhumé le 4 mai 1708, âgé de 65 ans.
Montigny {Pierre de), M" brodeur, né à Grenoble le 7 décembre 1622, fils de Philippe, brodeur, de Paris, et de Jeanne More, épouse, le 16 août 1654, Isabeau Raillanne dite Dupont, passe un marché pour broder la tapisserie de velours du grand bureau de la première Chambre du Parlement (2); le
(1) Minutes de M' Reymond, f" 224.
(2) (ï L'an 1682 et le 12 mars après midi, pardevant moy, notaire à Grenoble, fut présent en personne sieur Pierre Montigny, M" marchand l)rodeur de cette ville, lequel, de gré, recognoit et déclare avoir présentement ou cy-devant receu de noble Antoine, Copin seigneur de Comiers, conseiller au Parlement de ce pays de Dauphiné. cy-présent et acceptant en (jualité de syndic de nosseigneurs dudit Parlement, la quantité de 67 mars d'or fil lé S S S S, en ce comprins 33 marcs, dont ledit Montigny avoit cy-devant passé quittance privée, laquelle demeure comprinse en la présente, laquelle quantité de 67 marcs d'or ledit Montigny a promis d'em ployer pour les armes, fleurs de lys et autres ornements de la tapisserie de velours qui se doibt fére pour la première chambre du conseil dudit Parlement, à peine de tous despens, dommages et intérêts. — Fait à Grenoble, dans l'hôtel dudit seigneur Copin, tiux présences des sieurs Ennemond Rey et Jean Henry Fauconnet, praticien habitant de ladite ville, tesmoings requis et signés avec les parties : De Montigny, Copin, Rey, Fauconnet »> (Minutes de M' Armand, f° 18).
5 mai 1703, il donne ses biens contre une rente viagère, étant âgé de 78 ans et « ne pouvant plus travailler, n'ayant plus ni femme, ni enfants, ni proches parents ».
Montmarte (Antoine de), M" brodeur, mari de Claudine de Richard, 1588, de laquelle il eut sept enfants ; il reçoit 8 écus pour la broderie des armoiries de la ville sur les manches des robes -des quatre portiers et de Thuissier trompette, 11 février 1594 (1) ; il exécute une broderie semblable et reçoit 20 livres à cet effet, le 29 juillet 1611 (2').~(A 7itoùie), brodeur, fils du précédent, 1631, frère de Louis, prêtre, aumônier de M. le duc de Créqui.
Monyer (Laurent), a M'^ orphèvre », frère d'Ennemond Monyer dit le capitaine La Marguerite. — (Domenjin), M* menuisier. Sa fdle épouse, le 17 février 1661, Pierre Jourdan, aussi M' menuisier.
Moraines (Izaac de), écuyer, sieur de la maison Carrée, « M" escrivain », originaire de Paris, contracte une association pour l'espace de trois mois avec Pierre Bichon, précepteur de la jeunesse, le 1" juin 1635; sa signature est celle d'un artiste (3).
Moreau (Pierre), M" sculpteur, est témoin au mariage de Claude Barrai, compagnon serrurier, en 1616 (4). — (Jean), M* écrivain, natif de Paris, fils de Guillaume, épouse, le 7 juin 1719, Marie Miard-Touchet. — (Louis), M" écrivain, mari de Jeanne Rossignol, 1730. — (Nicolas), M' écrivain, fils du précédent, épouse, le 14 mai 1743, Catherine Achard-
(1) Archives de la ville, BB. 47.
(2) IcL, BB. 78.
(3) Minutes de W Froment, f° 285.
(4) Id., t 88.
Picard. — {^Jean-Pierre)^ M' brodeur, originaire de Paris, est témoin au testament de Pliilippe Giroud, libraire à Grenoble, le 18 mars 1671 (1).
Moreton {Claude), W brodeur à Grenoble, originaire de « Saint-André-la-Coste au Lyonnois », fils de Jean, est témoin au testament du peintre Abraham Gilbert, enl619 (2J; il teste lui-même le 17 août 1625, fait héritière sa femme Méraude Pallet, l'acte fut passé dans son habitation « dessoubz la grand tour du Palais », en présence d'Antoine de Montmarte, M' brodeur (3).
Morin (Ga^r/e/j, prêtre, organiste de la cathédrale de Grenoble, est témoin, le 29 juin 1622, au mariage de Jacques de Vignon (4). — {Antoine), W tapissier, natif de Nantes, fils de Jean et de Marguerite Magdelena i, épouse, le 14 avril 1683, Louise Pellet, veuve d'EnnemondRabourdin ; il fournit en 1685, pour l'hôpital général et au prix de 150 livres, toutes les tentures noires nécessaires aux funérailles de Joseph de Chissé, seigneur de laMarcousse (5). — {Jacque.s), M* brodeur, 1704, se charge, avec son confrère Jacques Bonthoax, envers M. Pélissier, maitre des comptes et syndic de la chambre, de broder diverses tapisseries, 4 juin 1714(6); meurt le
(1) Minutes de M" Cliarhot.
(2) Minutes de M' Froment, f" 303.
(3) Minutes de M* Albrand, f 212.
(4) Registres paroiss. de Saint-Hugues, f^ST. {h) Minutes de M' Dou, f°22.
(6) « De faire les tapisseries des deux bureaux de MM. les Correcteurs et Auditeurs qui sont au second étage de ladite chambre, de trois aunes de hauteur, avec semblables broderies que celles de la 3" chambre du Parlement, dessus, dessous et dans les cottés des portes, des cheminées et des fenêtres, remplies de fleurs de lys et dauphins meslés à la distance de six poulces de toutes parts, sans armes... pour le prix et somme de 750 livres » (Archives de l'Isère, B. 3310).
18 mars 1718, âgé de 65 ans. — (Antoine), M" tapissier, 1706. — (Jean-Baptiste), M' arquebusier, fils de Hugues, bourgeois, des Granges, et de Jeanne Novel, épouse Louise Adélaïde Falque le 1^"^ octobre 1732. — (Barthélémy), W orfèvre, 1783.
Morin (Jean-Baptiste), M" armurier, originaire de Notre- Dame-de-Vaux, 1780. Son fils Claude Morin, de la congrégation des Augustins réformés, est Tauteur de plusieurs ouvrages.
Morondy (Jean- Baptiste \ peintre, natif de Varallo en Piémont, mari de Marie David, habitait notre ville en 1781 ; il mourut le 3 novembre 1830.
Motet (Claude), W fourbisseur, habitait la rue Porte- Traine, il est présent au baptême de son fils Claude le 28 septembre 1545. — (Pierre), a M" forbisseur d'espéez », natif du Pont-en-Royans, mari de Catherine Ducrest, 14 avril 1619, habitait la rue Perrière, il laissa : Jeanne, Pierre, Gabriel, Sébastien, Antoinette, et lesta le 29 juin 1650. — (Pierre), M* fourbisseur, épouse, le 3 août 1651, Françoise Villiet ; meurt en 1669.
Mouche (Claude), a M" orlogier », est chargé de faire, pour Antoine de Billy, procureur du couvent des Minimes de Grenoble, « une crloge avec sa cloche pour sonner », moyennant la somme de 75 livres, 12 février 1662 (1).
Mouchet (A 7itoi ne), M' tourneur, originaire de Montélimar, épouse, le 23 avril 1675, Pernette Laud.
(i) Minutes de Soachon, f° 463.
Mouche vaire {Bénigne), « M" escripvain du roy du lieu de Bourgongne », mari de Magdeleine Termet, 1614, laisse trois enfants : Pierre, Gabrielle et Catlierine.
Mouget {François), M" maçon, travaille, en 1597, à la maison de M. de Lesdiguières à Grenoble ; l'année suivante, le 17 août 1604, Scipion de Maugiron le charge, d'après les plans de rarchitecte Pierre La Cuisse, a d'induyre à la rustique et petits cartiers les murailles du château que mondit seigneur a au Molard, près Saint-Marcellin » (1).
Moulin {Antoine), M' maçon et architecte, 1716.
Mourot {Claude), « M" escrivain », 1658.
Moysenc {Louis), Pictor, est présenta un acte de 1527 (2).
Muideblé (Gabriel), « M' esculleur », originaire de Paris, se charge envers le duc de Lesdiguières de faire un placard de noyer pour servir d'alcôve, « que Moiiseignenr veut faire construire dans son château de Vizille, dans l'appartement de Créquy, proche l'arsenal, avec toutes les architectures et enjolivements figurés par le desseing fait au subjet et du devis audedans escrit de la main de M. Etienne Laloisier, et sera tenu de faire bien et deubment avec le plus beau bois qui se pourra trouver, pour le prix, de 180 livres », 29 juillet 1655(3). Il habitait la rue de Bonne en 16.59 (4J.
Mura {Claude de), cantor, assiste au baptême de sa fille Magdeleine le 10 juin 1515. Il habitait in rua Nova.
(1) Minutes de Albrand, P 322.
(2) Minutes de M'' Alpin, f 143.
(3) Minutes de M« Montaigne, f" 2G4.
(4) Minutes de M' Buissière, f" 245.
Nsich.on (Étiemte), M" particulier de la monnaie de Grenoble, par lettres du gouverneur du 8 janvier 1516. Il prend pour marque et différent un E et une rose. Le 14 février 1525 il prend pour différent N au lieu de E, précédé ou suivi d\me rose. En 1531 il est en fuite, et le 29 mai 1531 est condamné à être brûlé vif. Son fils Pierre était capitaine des prisons de Porte- Traîne en 1554.
Nail (Jean de), « M* d'escripture, » natif de Tours, témoin au tevStament de Claude de Turin, 21 août 1637 (1).
Nanteuil (Denis de), v Tun des comédiens du roi à Grenoble », fait construire, au commencement de 1702, un théâtre pour jouer pendant la saison d'hiver (2).
Part, en mars, pour Paris, où il va « choisir une trouppe ». S'associe avec Jacques Saint-Fray, aussi comédien et musicien, et Marie-Élizabeth Blon, sa femme (3).
Natier (Jacques), M" bvodem, natif de Paris, fils de Philibert et de Jeanne Prévost, épouse, le 19 juin 1672, Marie Roux, fille de Pierre, en présence de Guillaume Le Brun, brodeur, et de Jean Nicolas, marchand libraire.
(1) Minutes de Blanc, î" 231.
(2) « ... ce 22^ jour du mois de février 1702, advant midy, ont esté prèsentz honneste François Badon, M" charpentier et Mathieu Clapot, M' menuizier de ladite ville, lesquels de leur gré ont reconneu davoir reçu en louis d'or et autres espèces ayant cours voyant moy notaire.... la somme de 280 livres pour les travaux et ouvrages que lesdits Badon et Chapot ont fait pour eux tant en exécution des conventions privées intervenues entre les parties le 10 janvier dernier pour la bâtisse de leur théâtre au jeu de paulme de la dame Blache De Nanteuil, Rosset » (Minutes de M'^Rosset, f- 48).
rS) Minutes de M^ Rosset, f" 54.
Naulet {Pierre), M* menuisier, se charge, le 26 avril 1639, envers Charles Trollieur, receveur général des décimes en Dauphiné, de faire « un retable pour mettre et poser en l'autel et chapelle soubz le vocable de la Vierge en réglise Notre-Dame de cette ville de Grenoble, icelle chapelle estant à main gauche en entrant dans ladite église, pour le prix de 240 livres tournois » (1). — (Antoine), M' menuisier, frère du précédent, 1639, s'engage, en 1670, à prendre pour apprenti François Rosset, de Saint-André-en- Royans, et à ft lui apprendre et enseigner son dit art et mestrize de menuzierie, tornerie, et à placarder le placage et la tornerie en rond » (2).
Naves (de)(de Navis), ancienne famille d'orfèvres grenoblois, qui parait dès 1510. — (Etienne), M" orfèvre, fils de Robert, épouse, le 13 mars 1618, Jeanne Leveneur, fille d'Itier, M' orfèvre. — (Claude), W oyI^wq, fils d'André et de Marguerite Dufour, baptisé le 11 avril 1630, fit son apprentissage chez son frère Etienne. Épouse, le 27 avril 1656, Françoise Donnet, fille de François, M* orfèvre; meurt âgé de 78 ans. — (Etienne), M" orfèvre, frère du précédent, épouse, le 2 février 1648, Marie Laperrière, fille de Hugues. Habitait la rue du Grand-Puits en 1646. Il se charge, avec son oncle Etienne, envers « le dévot couvent et maison de Mians, à la « stipulation du R. P. Louis Jacquinot, gardien dudit cou- (( vent et définiteur de la province de Saint-Bonaventure, u de faire, pour ledit couvent, deux chandeliers d'éghse, du V poids de 14 à 15 marcs d'argent, et la façon et structure « du modèle que ledit définiteur en a à garde à soy, 4 calices « d'environ 5 marcs pièce au plus, cizellés à la façon du
(1) Minutes de M* Dufour, ^ 3^1.
(^) Minutes de M' Souchon, 1° IGl.
(( grand calice que lesdits priffacteurs ont reçu dudit père « auquel y a des testes de chérubins et des fruits ; deux en- (( censoirs d'environ 4 marcs pièce, aussi cizellés ; deux na- (( veltes d'environ 1 marc 1/2 les deux )^ (Ij. — {Paul) W orfèvre, fils d'Étienne, 1656, mari de Lucresse Gaubert, est inhumé le 25 août 1719, âgé de 50 ans. — (Guillaume), jVP orfèvre, frère du précédent, 1G63. — (Claude), M" orfèvre, fils de Claude et de Françoise Donnet, épouse, le 11 janvier 1691, Éléonor Serpolet, veuve de Jean de Lavau, M'' sculpteur. Il est chargé, par le chapitre de Gap, de faire une croix d'argent (2j. Est inhumé le 21 juin 1711, Agé de 78 ans.
Néel (Pierre), W orfèvre, protestant, natif de Genève, fils de Jean ; avait, dans cette ville, raccommodé les deux baguettes de la Chambre des Comptes et redoré « icelles et la grosse masse ». Il vint habiter Chambéry en 1622 ; là le prince de Piémont ordonne de lui payer 15 ducatons par mois, « pour son entretien en contemplation qu'il s'est retiré de fhérésie et rangé en la foi catholique et pour autres dignes considérations ». Il reçoit du même prince, le 11 décembre 1622, 58 doubles pistoles d'Italie, pour avoir fait la garniture de la crête d'un casque en turquoises (3).
(1) Minutes de M' Froment, f° ô5.
(2) (' Pierre Gaillard, chanoine de N.-D. de Gap, et François Brutinel, aussi chanoine, chargent Claude de Naves, M" orfèvre, pour le chapitre de Gap, savoir de faire une grande croix d'argent de la façon de celle du chapitre de N.-D. de Grenoble bien etdeubment cizellée, pour ladite croix lesd. s""' chanoines ont deslivré aud. de Naves une crosse d'argent pesant 4 marcs une once 21 deniers, plus blanchira le baston de la dite croix que lesd. chanoynes luy envoyront, auquel baston led. de Naves fera une pomme » (Minutes de M" Lavorel, f° 395).
(3) Contr. fin. Savoie, vol. 36, MM. Promis et Rabut, L'orfèvrerie en Savoie, Mémoires de la Société savoisienne, t. xxiv, p. 476.
S'établit à Grenoble en 1625. Loue « une boutticque à plain pied, en rue du Pont », de Suzanne Pardessus, veuve de Jean, M" orfèvre, 30 juin 1626 (1). Épouse, en 1631, Esther Martens, fille de Samuel, M" orfèvre. — {Jean), M" orfèvre, graveur, fils de Daniel, épouse, le 2 février 1618, Perrette du Vivier. Il sous-loue, d'Agrippa d'Aubigné, le 3 janvier 1676, « trois étages de la petite maison de M. de Lionne, dans la place de Lionne » (2).
Nevers {Mathieu), W sculpteur, est parrain de Mathieu Major, fils de Jean, « M" espinglier », et de Louise Nevers, 23 février 1693.
Nicolas {Guillaume), W écrivain, natif de Grenoble, fils de Guignes, notaire, et de Marie Barote, épouse, le 25 novembre 1685, Claudine Faure-Cadorat.
Nitbal {Jean de Rutgeri de), peintre flamand, associé à Jean de Loeneii, 1624, reçoit, le 30 octobre 1629, à « son nom et à celui de Jean de Loenen, son associé, du comte deSault, la somme de 160 livres 4 sols tournois, pour reste de 201, contenu en la parcelle des ouvrages que lesdits associés ont fait pour mondit seigneur » (3). Il travaille aussi avec le peintre van Halder. Il signe : Jan de Nitbad.
Voyez Loenen (J. de).
Nodion Saint-Germain {Enneuiond), M" écrivain, mari de Dorothée Vocanson, sœur du célèbre mécanicien, assiste au baptême de sa fille Claudine, née le 27 janvier 1735. Il devint receveur des fermes du roi en 1762.
(1) Minutes de M« Millet.
(2) Id.
(3) Minutes de M' Froment.
Noran {Richard), M« vitrier, originaire de Gap, reçoit 109 livres 5 sous de Pliilibert de Venterol la Motte-Saint-Martin, pour « le travail fait au château de la Motte, savoir : d'avoir fait 8 vitres à 55 sols pièce, et 6 à 35 sols » (1).
Nostre {Jean-Bapiisie), canonnier pour Son Altesse le duc de Savoie, au château de Montmélian, met son fils Claude, natif de ce lieu, en apprentissage chez Jean Chalessin, M" fourbisseur à Grenoble, 6 août 1615 (2). — {Claude), W armurier, fils de Jean Baptiste, épouse, le 15 janvier 1617, Diane Bouvard de laquelle il eut : Jeanne, Antoine, Noël, Jean-Étienne, Hugues, Claude, Nicolas, Jeanne, Suzanne et Dimanche.
Il reçut, le 1" février 1635, d'Anne de La Croix, veuve d'Abel de Simiane, 21 livres pour « le prix des heaumes, gantelets, espées et espérons par lui fournis pour les funérailles dudit seigneur » (3).
Numann (Paiilna), M" menuisier, originaire de Fribourg, soldat de la compagnie de noble Ulmann Herd, colonel de la compagnie suisse en garnison à Grenoble, mari de Jeanne Carmentran, promet en 1625, à Dominique Sarret, prieur des Frères Prêcheurs, de faire « les clieses de bois noyer que les Pères dudit couvent désirent de faire faire au chœur de leur église, moyennant la somme de 300 livres tournois » (4).
Il assiste, le 19 février 1630, au baptême de Jean-Sébastien, son fils.
(1) Minutes de M'' Achard, f 245.
(2) Minutes de M" Froment, f" 544.
(3) Id., f>81, V. .
(4) Minutes de M^ Dufour, f' 2.
Obry dit l'Espérance {Biaise), W tailleur de pierres, fournit à Joseph de Moreton de Ghabrillan, lieutenant du roi en Dauphiné, deux cheminées de marbre noir de Savoie, l'une avec son cadre, pour la somme de 160 livres (1).
Odet (P^erre), M" joueur d'instruments, originaire de Poligny en Bourgogne, fils de Claude, épouse, le 12 juin 1659, Catherine Michel, fille de François, de laquelle il eut Marie, Il s'unit en secondes noces, le 3 mars 1663, à Isabeau Fayolle; ses enfants furent : Pierre, baptisé le 9 mars 1661; Louis, né le 7 décembre 1666, et François, né le 24 février 1669.
Odru-Roux {Pierre), M" tailleur de pierres, natif de Murianette, fils d'Henri et de Guigonne Bonnet, épouse, le 31 janvier 1690, Marguerite Salomon-Picard, de Voreppe.
Ofarel {Jean- Antoine), M" de danses, mari de Marguerite Bouvat dont il a Jean-Antoine, baptisé le 13 septembre 1753. Est inhumé le 26 mars 175 1, âgé de 35 ans. — {Alexandre), M" à danser, fils de Jean, olïicier irlandais au service de la France, et de Marie O'Conor. Épouse, en 1755, Marie Roubaud.
Olagnier {G il les- Antoine), M" orfèvre, fils d'Antoine, commissaire au siège de police, 1782-1798.
Ougier {Philippe), monnayeur en la monnaie de Grenoble, 1590, et prévôt ea 1601, mari d'Isabeau de Lestre, habitait à Meylan en 16 18; il laissa Michel, Pierre, Monet, Magdelaineet Isabeau. — {Antoine), c M* archebusier », 1618. — {Guillaume), monnayeur en l'hôtel des monnaies, 1720.
(1) Minutes de M' Dou, f" 236.
Pacallet {Pierre), W armurier , est parrain, en 1545, du fils de Jean Verdonay, armurier (1).
Paillasson {Jean), « arbalestier », répare, en novembre 1434, les armes delà garnison du château de Cornillon.
Paillot {C èsar- Alexandre) , M" graveur et imprimeur, natif de Dijon, fils du célèbre Pierre Paillot, imprimeur du roi à Dijon, et de Viviande Spirinx ; était âgé de 21 ans lorsqu'il quitta la maison paternelle, en novembre 1658, pour entrer au service deM.lecomte de Brienne, secrétaire d'Etat, qui l'avait demandé étant alors à Lyon « à la suite du roy» ; il n'y resta pas longtemps et vint habiter Grenoble où il travailla « et de gravure et de l'imprimerie chez les sieurs Charuys et Verdier, imprimeurs audict Grenoble il y épousa, le 2 mai 1659, Antoinette Jacquart, tille de Pierre, M" tailleur, de Vif, et de Magdeleine Sarrasin (2).
Palais {Denis), W armurier, mari d'Antoinette Forcœur, 1735 ; deux enfants naquirent de cette union : Georges et Vital ; est inhumé le 9 septembre 1746, âgé de 45 ans.
Panyssier {Claude), « M' armeurier », natif de Mâcon, fils de Philippe, habitait la rue Perrière en 1591 (3).
Pardessus {Sébastien), M" orfèvre, consul de Grenoble en 1607, demeurait sur le pont de l'Isère en 1570, mari de Méraude Lamanche, de laquelle il laisse : André, baptisé le 28 juinl579; François, baptisé le 19 janvier 1586 ; Gabrielle,
(1) Registres de Saint- Hugues.
(2) Minutes de Blanc, vol. 1G35 à 1651, f" 3.
(3) Minutes de M^ Albrand, f 617.
Laurence, Suzanne, Antoine, Gaspard et Jean. — (Jean)^ M* orfèvre, fils du précédent, épouse, le 26 décembre 1620, Suzanne Galle, fille de Jean, meurt le jeudi 7 mars 1624 (1). — {Gaspard), M" orfèvre, frère du précédent, 1629.
Paris, (Etiemie), M* sculpteur-marbrier, mari de Françoise Jalifier, 1780.
Parisot, professeur à l'école de dessin en 1796, remplaça Jacques-André Trellîard.
Parizot (Claude^ M" graveur sur bois, natif d"Orange, mari de Marguerite Fabre, 1793.
Parra {Guillaume), organiste et babitué en l'église Notre- Dame de Grenoble, originaire de Virieu, liabitait la rue Sainte-Claire, 1610 (2j.
Passard (Claude), W orfèvre, 1558 (3).
Pastor, « cliantre musicien », et ses confrères Lavet et La Violette, joueurs de vio'on, sont convoqués pour retourner avec leurs compagnons à la porte de France, pour la réception du duc de Lesdiguières, 8 novembre 1642 (4).
(1) Dans l'inventaire de ses biens on trouve une grande quantité de bagues, croix, etc. en or; « un livre de Raison de 1619, un livre des mémoires des naissances de ses enfants et de ceux du sieur Michel Baron ; un tabltau du crucilix avec un cscript au bas, de la mort de la femme et enfants dudit sieur Séb. Pardessus ; un tableau d.; Notre-Dame de Mondovi, le portrait du défunt et celui de son frère Guillaume » ^Minutes de M* Froment, f° 160).
(2) Minutes de M* Reverdel.
(3) Minutes de M' Eynard.
(4) M. Prudliomiue, Inv. des archives de la ville, BB. 108, T U8.
Pasturel(P2erre), M'' écrivain, originaire de Sainte-Agnès, mari de Françoise Basty, est présent au baptême de sa fille Marguerite, le 27 mai 1612, son parrain fut Denys Galaz, « dict le sergent de Grenoble )), il teste le 6 juin 1650, fait quelques legs à Téglise de Sainte-Agnès, lui donne 66 livres pour Tachât d'un calice avec sa patène (1) ; il y ajoute un codicille le 3 juillet 1653, mais ne peut le signer « par faiblesse » (2).
Paulmier {Jean- Pierre), tapissier de M. le comte de Tonnerre, originaire de Paris, fils dTves et de Marie Scolastique de Courcelles, 1770, mari d'Antoinette Pécheur; teste le 11 septembre 1775, meurt à la fm d'août 1789 fS).
Pécheur {Giiillaiime), peintre, mari de Jeanne Valin de laquelle il eut : Antoinette, baptisée le 30 novembre 1630, et Arnoux, baptisé le 28 janvier 1637. — (An/oine), « fabricant de poterie en terre commune à la Tronche », prend pour ouvrier en poterie François Bertrand, potier de la fabrique du citoyen Guillermet, de Vinay, le 8 novembre 1797.
Péclet (Pingre-Marie), entrepreneur des ouvrages du roi, mari d'Anne Hutte, laisse Jean-François, né le 20 juillet
Pelaloup {Ennemond), M" tapissier, fils de Mathieu, fit son apprentissage chez BondeMersin, M' tapissier; il y entra le 11 juillet 1635 et resta chez lui vingt-six mois (4), 1644, épouse Catherine André, meurt avant 1665, est inhumé en l'église de Saint-Laurent.
(1) Minutes de M^Dufour, î" 265.
(2) Ici., f^ 359.
( 3) Minutes de M^ Gautier, f° 238. (4) Minutes de M" Sibille, f° 255.
Pelard (Pierre), M* horloger, habitait place du Palais en 17-U, mari crAntoinette Gobert de laquelle il eut: Etienne- Christophe, Pierre, Thérèse, mariée à François Molard, marchand horloger (15 janvier 1756), et Suzanne, femme de Mathieu Bret, M" orfèvre (24 juin 1765) ; il teste le 15 septembre 1787, meurt le 8 août 1788, âgé de 88 ans. — (Pierre), M' horloger, fils du précédent, mari de Thérèse Doyon, fille de François, marchand drapier (17 janvier 1763).
Pelitti (Féli.r), peintre, originaire du Milanais, jnari de Marguerite Giroud dont il a une fille nommée Marie-Anne- Joseph, née le 21 janvier 1791.
Pellault (Claude), M'de musique, originaire de Briançon, est témoin au testament de François Bompar, novice au couvent des capucins de Grenoble, 1 août 1651 (1). — (Pierre), M' musicien, meurt à Grenoble en 1601.
Pellissier (Denis), M' tapissier, mari dTsabeau Gautier, assiste au baptême de son fils Claude le 23 septembre 1631 ; il habitait place Grenette en 1631 (2).
Peltier Josep//), « paintre », originaire de La Rochelle, habitait Grenoble en 1636(3).
Penet (Lionnet), M' tourneur, né à l'Albenc, épouse, le 6 janvier 1613, Catherine Renaude. ~ (Micliel), M' tourneur, épouse Marie Faure-Roulet dont il a, le 18 août 1698, un fils nommé Thomas; son parrain fut Thomas Hache, M* ébéniste.
( ij Minutes de M* Montaigne, f" 00.
(2) Minutes de M" Meissenc, f° 48.
(3) Minutes de M' Merle, 13 octobre 1036.
Penon {Jean), orfèvre, fils de Pierre, entre en apprentissage pour huit années cliez INP Samuel Martens, orfèvre, le 20 janvier 1601 (1). — (Pier}-e), W orfèvre, 1610, fut employé par le connétable de Lesdiguières : le 12 décembre 1622, il reçoit 15 livres 7 sous pour payement de la façon d'un plat d'argent (2) ; refait, la même année, « la vesselle d'argent pour le service de la maison de monseigneur le connestable, y comprins l'argent qu'il a fourny pour fere ladite vesselle », il reçoit 788 livres 17 sous (3); il lui est payé 78 livres tournois le 22 octobre 1626 « tant pour payement de la fasson de deux plats d'argent, l'un en ovalle l'autre rond, que pour le rabilliage d'une bassinoire » (4) ; le 8 décembre 1627, Jacques Bauthéac, consul de Montélimar, lui remet la somme de « 330 livres pour prix et vente d'une plaque et deux chandelliers d'argent » (5); il refait une deuxième fois « la veysseille d'argent pour le service de la maison de monseigneur, pour la somme de 1,213 livres tournois », 15 mars 1630 (6). L'année suivante, à l'occasion de la peste, les syndics de Cbambéry votèrent l'offrande d'uneNotre- Dame d'argent de la valeur de 200 ducatons; après la cessation du fléau l'argent fut remis, en 1631, au gardien du couvent de Myans et les religieux firent confectionner cette statuette par Pierre Penon, à Grenoble; apportée à Chambéry en 1632, les syndics la portèrent solennellement à Myans après l'a^.^oir fait estimer par deux orfèvres de Cbambéry; le manteau de la Vierge était parsemé de fleurs de lis et de croix de Saint-
Ci) Minutes de M" Albrand, f^ 17.
(2) Comptes de M-' de Lesdiguières, f° 37, n" 53. Bibl. de Grenoble.
(3) Id., id., f° 59. v.
(4) Comjjtes de M^' de Lesdiguières, n" 181, f° 72.
(5) Minutes de M^ Gueymenc.
(6) Comptes de M-' de Lesdiguières, n° 184.
Maurice, la statue était dorée sauf la cliemise, le globe du monde et les cheveux de Jésus étaient en or ; sur le piédestal, soutenu par quatre têtes de chérubins, on voyait un médaillon pour mettre des reliques, et sur un des côtés les armes de Savoie et sur l'autre celles de Chambéry ; la couronne et la ceinture de la Vierge étaient ornées de pierreries (1).
Pépin des Capedieux {Jacques), M' architecte et entrepreneur, originaire « d'Abujal? en Picardie », répare l'église Notre-Dame de Grenoble « construira dans ladite église des charniers ou cavots voûtés pour la sépulture des défunts et transportera la terre dans le cimetière de la rue Pascale, construira une balustrade de pierre blanche de l'Echaillon autour de loutes les tribunes ; ladite balustrade sera en tout conforme à celle qui est à la tribune de l'église des révérends Pères Jésuites, moyennant le prix et somme de 1,100 livres )^ , 28 août 1714(2).
Perier (Gaspard), né à Grenoble, musicien et M" d'écriture, vint habiter Marseille et parcourut ensuite une partie de l'Italie ; a laissé ])lusieurs manuscrits d'une splendide écriture ; l'un d'eux contient les lettres de Pline le Jeune (3), traduites en italien « da Gasparo Perier di Granoble in Delfinaio, maestro di lingue et di scrivere con ogni facilita et perfezione dilettante di musica, di violino, flauto, e flagioletto. In Genova, 15 aprile 1717 ».
(1) Archives munie, de Chambéry, comptes des syndics. Les Orfèvres en Savoie, par A. Dufour et Rabut. Mémoires de la soc. Savoisienne, t. xxiv, 1886, p. 435.
(2) Prix-fait passé chez M" Pariot, minutes de 1714, f" 190.
(3) Bibl. de Grenoble. Ce Ms. contient un sonnet adressé o alV imparefjyiabil merito de( sig. Gasparo Perier, dilettante di musica e pr.^fessore di linyua. »
Pernon, doreur, fournit la vaisselle d'argent de l'évêque de Grenoble en 1338 (1).
Peronet, orfèvre, grave le grand sceau du Dauphin pour le prix de 10 florins, 1335 (2).
(1) « Item payeront à Pernon lo dorer, per l'achet de XII marcs d'argent fin et de II unces achatas de luy per lo servis fait a mosseu l'evesq^r, conta I chacun marc VIII libi^res VIIII sols de monea corrant « (Comptes de l'Evèché, année 1338, archives de risère).
(2) « Item, delibcravit Peroneto dorerio pro factura mcujni sigilli , mandato clomini... reddit litteras manclati. . 10 flor. (Comptes de Marquis de Claix, prévôt de l'éghse Saint-André. Archives de l'Isère. )
Nous regrettons de ne pas connaître les noms des artistes qui gravèrent les sceaux des Dauphins et plus tard ceux des gouverneurs de notre province. Quelques-uns de ces petits monuments sigillographiques sont de véritables œuvres d'art ; on a pu admirer le sceau de Gruillaume d'Aire, publié par M. J. Roman, dans la petite Revue des bibli( philes Dauphinois. Nous citons ici un document curieux qui nous apprend que le 27 juillet 1416 des sceaux brisés, entre autres ceux des gouverneurs: Guillaume d'Aire, Jean Dangennes, Reynier Pot et Geoffroy le Meingre, dit Bouciquaut, furent portés à la mcmnaie de Romans pour y être fondus.
« Anno domini M IIIP XVI et die XXVII julii fuerunt tradita sigilla fracta subseservicia per duos auditores Dalphinalium Computorum présente domino Thesaurario Johanni Grassi custodi monetarum Dalphinalium de Romanis portanda Romanis ad faciendun essagiamentum et sciendum valorem.
Primo, tria sigilla cum cathenis quibus utebatur tempore domini Guillelmi de Area olim gubernator Dalphinatus et unum sigillum curie Majoris de Serro fracta ponderantiallll'"" marchas et dy. onc.
Item, sigilla domini Johannis Dangenes nuper gubernator ponderantia IIIP"" marchi uno denar.
Item, sigilla domini Regnerii Pot nuper gubernator ponderentia III marchas VI onc.
Item, sigilla Regiminis Dalph. domini Bouciquaudi nuper gubernator Dalphinatus ponderans unam marcham I onc. et XV den.
Item, unam cathenam ponderantem III onc et dy.
Summa XIII march. III onc. et XIII den.
(Archives de l'Isère, B. 3216).
Peronnet {Claude), architecte, entrepreneur des ouvrages du roi, mari de Marianne Gros, 1752.
Perret (/o.s-e;)/?), M" verrier, 1659, mari de Marie Ripel; son fils Pierre naquit le 1" juillet 1663.
Perricon {Claude), M' écrivain, mari de Jeanne Savoye,
Perier (Louis), M'' tourneur, mari de Claudine Primard,
Perrin (André), M" tourneur, est inhumé le 26 décembre 1709, âgé de 38 ans. — {Joseph), entrepreneur des ouvrages du roi, fils de François et de Magdelaine Dumolard, épouse, le 12 mars 1776, Marianne Benoit. — {Philippe), entrepreneur des ouvrages du l'oi, peut-être frère du précédent, 1776.
Perrin (Reipuond), M* orfèvre, originaire de Romans, récemment établi à Grenoble, prête serment d'observer fidèlement les statuts des M" orfèvres, 30 janvier 1398 (1). — {André), M' tourneur, natif de Grenoble, fils de Jean, épouse, le 15 janvier 1692, Marie Meunier.
'PeTTon( Vi)icent ), M' verrier, assiste au baptême de son fils Jean le 5 avril 1579.
Perrot, armurier de Grenoble, fut assassiné par Guillot de Saint-Denis, armurier de Valence, 1322 (2j. — {Pierre), « M* bordeur », natif d'Angers, s'associe à Jean Garnier,
(1) Archives de la ville, livre de la Chaîne, AA. 6.
(2) M., ibid., f° 25, AA. G.
« bordeur y, de Langres, et louent une ])()utique en rue « Bournellenc » le 17 avril 1628 (1).
Perroud (Jean), M" fondeur et doreur, fils d'Alexandre et d'Hélène Rencurel, épouse, le 31 mai 1688, Marie Berger, fille d'André et d'Antoinette Saliquet, dont il a : Marguerite, Alexandre, Magdelaine, Dominique et Jean ; il prend en apprentissage, le 18 juillet 1703, Pierre Lambert dit Bergier, du lieu de Poliénas (2). — (Claude), M' tourneur, 1713, mari de Geneviève Truchon, elle meurt le 9 mai 1743, âgée de 70 ans.
Petit-Poisson (Joseph), M" écrivain, originaire de Dommartin-au-Bois (Lorraine), fils d'Antoine, épouse, le 7 novembre 1780, Jeanne Boudillon, fille de Bernard.
Petreman (Josué), M" ingénieur, architecte, demande, le 27 juin 1625, le paiement des travaux décoratifs dont il a été chargé lors de la dernière entrée du Connétable (3).
Peyrard (Jean), M" fondeur « fondeur en métail », mari de Benoîte Terrasse de laquelle il a: Antoine, né le 9 avril 1681, porté au baptême par le M" fondeur Antoine Rolandin ; Anne, née le 25 avril 1685 ; Thérèse, née le 22 mai 1691, et André, baptisé le 25 juillet 1692; il est inhumé le 29 octobre 1705, âgé de 39 ans. — (Antoine), M" fondeur, fils du précédent, épouse, le 23 septembre 1703, Françoise Baboy, fille d'Etienne, de Beauvoir, dont il a : Marguerite, née en 1712, et Antoine, né le 18 septembre 1716 ; est inhumé le
(1) Minutes de M^' Polin.
(2) Minutes de M" Morin, f^ 27L
(3) Archives de la ville, BB. 91.
22 octobre 1747; sa veuve, Françoise Baboy, meurt le 24 mai 1752, à l'âge de 75 ans; est inhumée le lendemain à l'hôpital de la Providence.
Pezeux {Pierre), a M" escripvain », est témoin au testament de Claude de Ganel en 1724 (1).
Phélix (Sébastien), M' orfèvre, fds d'Henri et de Denise Lombard, avait fait son apprentissage chez Melchior Lestellet, M" orfèvre, 1642 ; il signe comme témoin (2) (23 septembre 1652), au testament de Just Clialéon, célèbre avocat au Parlement de Grenoble.
Philibert (François- Marie), M" arquebusier, natif du Buis, fds de François et de Montarsine Garcin, épouse, le 31 août 1671, Barthelème Burriau.
Philippe (Jacqueniet), M" peintre, plus connu sous le nom de Jacqnemei, habitait Grenoble au commencement du XV siècle; fut chargé, en 1408, de peindre quatre écussons aux armes de la ville, pour les obsèques deDrevonde Gizerin, consul (3); en 1410, il fait quatre panonceaux pour le pont de la ville (4) ; est chargé, le 13 janvier 1415, de fournir des
(1) Minutes de M*" Dou, f' 1. v.
(2) Minutes de M' RevoL f' 59, et de M" Mailliet, V 383.
(3) (( Item, die 26 mensis augusti solvit dictus Simonetus, Jaquemeto pictori jjro facicndo quatuor escucellos in quibus fuerunt positi arma ville et qui escucelli fuerunt positi in quatuor torchiis que fuerunt j)ro sepultura Drevoni de Ci^erino consulïs quondam » (Comptes de Sinionet de Portes, 1408, f** 18).
(4) « Item , solverv7it per manus predictas Jacqnemeto pictori prj Jllt^ penoncellis in dictis facibus positis armis ville pictatis » (Comptes de Robert-Beatrix, consul de Grenoble, 1410).
panonceaux pour la cérémonie funèbre célébrée en IMionneur de Louis Dauphin (1).
La femme de noire peintre, nommée Françoise Granet, testa le 18 novembre 1413 (â).
Philippe, peintre, décora, en 1667, Fégiise du second monastère de la Visitation de Grenoble, pour les fêtes de la canonisation de saint -François-de-Sales ; a les peintures, dit le père Menestrier, estoient de la main du sieur Largeol et du sieur Philippe, qui firent des merveilles en cette occasion )) (3).
Pic (Joseph), M' fondeur, 1605. — (Joseph), originaire de Chambéry, fils de Jean André et de Jeanne Damand, veuf en premières noces de Jeanne Pulliaud, épouse, le 30 avril 1696, Marguerite Rolland, fille de Claude, du Villard-de-Lans, de laquelle il a : Jean-Baptiste, Jean, Marie-Marguerite et Marthe ; il teste le 13 avril 1703, meurt vers 1708, est inhumé à Sainte-Claire.
Il avait fondu la cloche de féglise Saint -Nizier en 1679 ; elle pesait 116 livres (4).
Picard (Piei^re), W tapissier, est inhumé le 10 septembre 1653. — (Louis), « joyeur d'instruments », s'associe avec
(1) a. Item, eodem anno (iHb) et die XIII mensis jamiarii qua die prefactus dominus archiepîscopus (Jacob Gelu) erat in dicta civitate, fuit factasepultura serenissimi principisdomim Ludovici Dalphini tune noviter defiincti . . . Item, deliberavii dicti consules pro duidecim pennonceilis positis in dictis torcli iis cum arma ville in sepultura domini nostri Dalphini emptis a Jaqu meto Philipi pictoris per manum Petremandiim Aquini sex grosses » (Comptes de la ville, année 1415, f° 25).
(2) Minutes de M' Reynaud.
(3) Les transfigurations sacrées de saint François-de- Sales, ;3ar P. Mencsz^rzer, Grenoble, R. Philippes 1667, in-4% p. 11).
(4) Papiers de la famille Carron, de Sassenage.
Jean Canard, au;-si « M'' joyeur d'instruments », 1661 (1). — {Pierre), W fondeur, originaire de Nancy, est témoin au testament d'Elisée Savoye, fils du peintre César Savoye, le 7 mars 1677 (2 ).
Pichat {Mathieu), W écrivain, natif de Grenoble, fils de François et de Louise Armand, épouse, le 27 novembre 1749, Marie-Françoise Gontier, de Meylan, fille de Joseph et d'Anne Rebuffet. — {Jacques), M'" écrivain, fils du précédent, s'unit, le 15 janvier 1787, à Jeanne-Marie Blanc.
Picquey (Jean), « M' fondeur de Lorreyne », fond la cloche de l'église deSainte-Calherine deCordéac, 28 septembre 1610 CX).
Pierre (François-), M" sculpteur, est témoin au testament de Marie Rivail, femme de Pierre des Neiges, M" peintre, le 13 août 17U (4).
Pierre d'Ysoudun (Petrus de Ysod tino^ pictor), habitait Grenoble dès 1539. Figure ])armi les peintres employés aux l)répai'atifs de l'entrée du roi Henri II, en 1518 (5j. On le trouve encore en notre ville en 1567 ((\).
(l) Mimit.'s de M" Blain.
(2j Minutes de M° Froment, ^ 37. v.
(3) i( Jean Mailliet dict Faure et Claude Gautier, au nom des a liabitans de Cordéac ont baillé à Jehan Picquey et Jean Salle- « met, fondeurs de Lorreyne, présents à prixfait de faire une « cloche pour l'esglise de ladite i>aroisse de la pésenteur de deux « quintaux, et fournir du bataill nécessaire pour la battre, lequel « bataill ne sera compris au poids desdits deux quintaux moyena nant le prix de six vingt livres >■> (Minutes de M" Dos, '229).
(•'i) Minutes de M" Couturier, f" 244.
(5) Registres des conclus, de l'hôtel de ville, f"' 179-180.
(0) Minutes de M" Eynard.
Pignet {Jean- É Henné), peintre à Grenoble, fils de Pierre et de Marie Pivat, épouse, le 4 septembre 1787, Élizabethdes Combes (1).
Pigory {François), W tourneur, habitait la rue Neuve en 1786.
Pillon (Martin), M' serrurier, fait la ferrure de la grande fenêtre de l'église, celle de la sacristie, « la barrure » et serrures des portes du monastère de Montfleury en 1457 (2j.
"PiWot {Gangues), « M' escrivaint », mari d'Antoinette Matelin, 1631.
Pinsot {Laurent), M' tapissier, 1723. Tes'e le 3 janvier 1738; fait des legs à Louise, sa fille, femme du sieur Maurineau, contrôleur au bureau du tabac; à Françoise, soq autre fille, épouse du sieur Perriche, huissier; à Jeanne- Élisabeth et Guillaume, ses autres enfants (3).
'PlsiTo.ch.e (Étienne), « M" forbisseur », natif de Fontenay en Poitou, habitait Grenoble depuis trois ans, lorsqu'il y épousa, le 26 juillet 1656, Marie Bouchet, fille de Pernon. A sa mort sa veuve vendit à Abraham Savasse, M' armurier, pour la somme de 376 livres, les outils de son mari, suivant l'estimation de Claude Nostre et de Daniel Bon, M"' armuriers (4).
(1) Minutes de M-^ Trouillon, f" 256.
(l) Recueil historique sur le Monastère de Montfleury, f" 429. Ms. de la bibl. de Grenoble, n° 899.
(3) Minutes de M^ Revol, f" 2.
(4) Minutes de M" Mailhet, fM4, v. .
Plot (Jacques), M^menuisier, sculpte pour Modeste Guillet, avocat en la cour, une douzaine et demie de chaises à colonnes torses, « d'une façon et d'un bois aussi délicat du moings que celle du sieur avocat Basset, une table à colonnes torses de trois pi ds, un lit bois noyer avec un ciel et fonds » (1), 29 avril IGGO. - {Paul), M- ébéniste, fils de Paul et d'Antoinette Fenouillet, 1701, épouse, le l'^'" juillet 1710, Marianne Molard. p]st inhumé le 19 novembre 1722, âgé de 40 ans. — (Joachiu(), M" tourneur, fils de Jacques, mari de Suzanne Davin, 11 février 1712.
Pleumerand (Pierre), M'^ brodeur, natif de Bordeaux, fils de Jacques, épouse : V Catherine Guillon de laquelle il eut, le IG juin 1G73, un fils nommé Pierre, dont le parrain fut Chérubin Gausseau, tapissier; 2' le 18 juillet 1678, Honorade Mottet, lille de Pierre; il en a : Jean, né le 7 mai 1G80, et Charles, né le IG septembre 1G90.
Point (Joseph), peintre en miniature, de Montélimar, remporta, en août 1778, le second prix (médaille d'argent) décerné par l'école de dessin de Grenoble, dont il faisait partie (2).
Quelques-uns de ses ouvrages ont été gravés, entre autres les portraits de deux généraux dauphinois : Championnet et Emmanuel Rey, celui du médecin Berard-Trousset et du romancier J.-B. PoUinrSj.
Il donna les dessins des trois figures du piquet dans le nouveau jeu de cartes qui fut adopté en 1811. 11 avait, dans les costumes, copié scrupuleusement le style grec (4).
(i) Minutes de W Mailhet, n° 84.
(?) Affiches du Dauphinè, n° 18 du 28 août 1:78.
(3) La bibliothèque de Grenoble possède la gravure sur cuivre de ce portrait.
(4) Recherches sur les cartiers et les cartes à jouer à Grenoble, par E. Maignien, p. 7.
Polin (Michel), « M'' d'escripture », originaire deRomans, habitait Grenoble dès 1601, est adjoinl à M'' Barroyl comme M* d'écriture au collège, 14 mai 1607 (1).
Est déchargé des tailles, à condition « qu'il fera et inscripra dessus ung nouveau tableau qu'il a promis faire à ses depans les fastes de MM. les Consuls », 19 avril 1619 (2\
Polon (Guillaume), M' orfèvre, habitait la paroisse de Saint-Jean en 1418 (3).
Pons (Pierre-César), M" luthier, mari de Catherine Chenu. Son fils Joseph, baptisé le 25 septembre 1781, eut pour parrain Joseph Desblaches, peintre.
Fontet (Jean), M" orfèvre, 1661.
Portebois (Philippe), M' menuisier, natif de Lille, épouse : 1° 5 septembre 1635 , Dimanche Allard , de Voreppe ; 2" le 23 janvier 1657, Marguerite Brun, fille de Jacques, de Clelles.
Potié (Claude), fabricant de faïence à la Tronche, 1756, mari de Marie Comermoul, meurt avant 1782. — (AntoÎ7ie), fabricant de faïence à la Tronche, fils du précédent, épouse Anne Buisson le 9 octobre 1770. — (Jean-Pierre), W fondeur, fils de Claude, mari de Françoise Couvât, fond les cloches de Notre-Dame- de-Vaulx en 1781. — (François), marchand faïencier à la Tronche, épouse, le 28 octobre 1782, Jeanne- Marie Trouilloud.
(1) Archives de la ville, BB. 74.
(2) Ici., BB. 86.
(3) Registre de la taille.
Pouchot dit l'Amitié {François), W sculpteur et doreui% fils de Jacques, avait appris son « art de sculteur et doreur » chez Jacques Vibert, M' sculpteur, en 1684 (1). — (Antoine), M" tourneur, témoin au testament de Joseph Pic, M* fondeur, 14 avril 1703. — (Pierre), M' peintre, meurt le 26 septembre 1673, âgé de 45 ans.
Fougeois(Édouard), M" brodeur, garde de M. le duc de La Feuiliade, mari de Marie Richier, a trois fils : François, né le 1" février 1700; Jean-Baptiste, né le 1" janvier 1705, et Louis Ambroise, né le 13 mars 1706. — (Pierre), M' brodeur, est inhumé au couvent des Jacoijins, le 29 janvier 1701, âgé de 50 ans.
Poulat (.lry^o^^r),^^maçon, reçoit, « pour Claude Cornier, maçon à Veurey, de Jacob Richier, M" esculpteur de Monseigneur le maréchal de Lesdiguières, la somme de 15 écus 48 sols pour le payement du prix de 250 pieds de pierre de taille, de la perrière de Saint-Quentin, que ledit Cornier a fourni au sieur Richier » (2).
Est associé à Antoine Bugnon « pour construire ung pont de pierres sur la rivière de flsère, entre la porte de France et la vieille porte de la Perrière de ladite ville », 1623 (3).
Poulet (Louis), M" brodeur, 1728.
PourriUe (F)'a)içois), M* brodeur, épouse Marie Bourdelot dont il à: Guillaume, né le 3 janvier 1688, et Pierre-François, né le 15 février 1690.
(1) Minutes de M' Bergier, f*" 10.
(2) Minutes de M^ Froment, f'' 2.
(3) Bibl. de Grenoble, fonds de la famille de Lesdiguières.
Poynset dit Freydure {Jean), a arballestier », 1540.
Poyraud (Sùnon), M" orfèvre, M" parliculier de la monnaie de Grenoble, 1589, mari de Guigonne Blanc ; sa fille Françoise avait épouse Jacques Troilleur, M" de la monnaie de Grenoble. Il teste le 14 décembre 1611 (1).
Poyrier (P/^^7^èerz'), M* horloger, dit le Sergent sans souci, natif de (( Morage en Borgogne », mari de Françoise Marchand, 5 novembre 1613. — {Henri), MMiorloger, fils du précédent, 1638, mari d'Anne Bouzon, (28 avril 1635), dont il a : Philibert, Claude, Claire, Catherine, Magdeleine et Jean, teste le 21 mars 1617 (2).
Prévois {Jacques), M' armurier, 1730, mari de Marguerite Garcin.
Prévost (Pierre), M' peintre, est employé par la ville à peindre des armoiries pour l'entrée de la reine Catherine de Médicis (3) ; fait, avec son confrère Jean Gilibert, les écriteaux, armoiries et arcs de triomphe pour l'arrivée du duc de Mayenne (30 avril 1581) (4) ; reçoit, par ordre des consuls, 20 livres pour le plan qu'il a dressé de la ville de Grenoble, destiné aux libraires Michel Sonnius et Nicolas Chesneau qui doivent réimprimer la cosmographie de Munster (5) ; il lui est payé 17 écus 40 sols pour plusieurs armoiries et tableaux par lui faits à l'occasion de l'entrée de M. de La Valette (16 janvier 1586) (6).
(1) Minutes de M' Meyssenc, f 35.
(2) Minutes de M^ Blain.
r3) Archives de la ville, BB. 31.
(4) Id., BB. 33.
(5) Inventaire des archives de la ville, p. 67. I (6) Registres consulaires de la ville, BB. 38.
Il avait épousé Mondaz de La Balme, elle est qualifiée « veuve de feu honorable Pierre Prévost quand vivait citoyen et peintre de Grenoble », dans un acte de vente qu'elle fit à Pierre de Cornu, conseiller au Parlement, 1598 (1).
{Humbert), M« tapissier, originaire de Paris, fils de Nicolas et de Catherine Hierosme, épouse, le 26 avril 1666, Marie Sirand.
Prévôt (iÇoèer^y, chantre de TEglise Réformée, est chargé, le 11 juin 1563, de faire pendant une heure chaque jour « une lesson en musique et chantrerie » aux enfants de TEcole de Grenoble (2).
Prieur (Charles), M" tapissier, 1701.
Prost (Zo!<zs), M' particulier de la monnaie de Romans ensuite de celle de Grenoble, 1539, installé par Philippe de Lantier à ce commis le 5 mai 1540. Les monnaies frappées pendant qu'il était en fonctions portent pour différent un L. 1540-1511 d'autres monnaies ont une petite croix mise au bout de la grande, 1510.
Prost (Pierre), M" orfèvre, 1617, est témoin, le 8 septembre 1626, au mariage de Moïse Vulson et de Françoise Chaix (3).
Puissant (Rémy), M' menuisier, fut chai'gé « de la facture des théâtres, collonnes echaffaulx », pour l'enlive du roi Henri en 1548(4). — (Jacque.s), monnayeur en la monnaie de
(1) Minutes de M*^ Cliarbot, MOI.
(•2) Archives de la ville, BB. 18.
(3) Minutes de M« Blanc, f" 620.
(4) Regist. des conclus, de l'hôtel de ville, 1548, f • 182-183.
Grenoble 1603. — {Louis -Christoplie), W menuisier, 1603, loue, le 2 janvier 1608, une boutique rue Très-Cloitres dans la maison de M.Etienne d'Ambel, sieur de Grignolet (1). Epouse Clauda Dusert dont il a, le 13 janvier 1613, un fils nommé Guillaume. — {Pierre), monnayeur delà monnaie de Grenoble, a laissé trois fils : Jacques, Noël et Antoine, il demeurait sur le pont de l'Isère et mourut en 1633.
Pupil {Jean), M" relieur, né à Grenoble le 2 février 1685, épouse, le 6 février 1720, Pauline Roux, meurt en 1730.
Pupin, M'' orfèvre, grave en 1407 le sceau de la ville, du poids de six onces d'argent qui valait six florins quatre gros, au prix de 10 florins (2).
Pupin {Moyse), W architecte, protestant, fils de Guignes, originaire de Morges-en-Trièves, épouse, le 8 juin 1626, Judith Baulme, fille de Claude, teste le 9 septembre 1691; construit en avril 1624 le logis du concierge du temple de la R. P. R. (3); en 1644, l'écurie que Pierre Faure, marchand libraire « avait élevée à sa maison de la G renette » (4). — {Jacques), M" tailleur de pierres, fils de Noël, du lieu de Saint- Jean-d'Hérans, mari de Susanne Vulson,1669 (5).— {Alexan-
(1) Minutes de M" Froment, f° 1.
(•2) Comptes de la ville, année 1407, f° 72: o Fuit deliberatum per consules et consiliarios fieri novum bonam et pulcrum sigillum argenti per magistrum Pupinum pro quo sigillo conficiendo tradidit idem Anthonias sex uncias argenti fini que valent sex florenos quatuor grosses, et fecerunt pactum cum dicte magistro Pupine de gravande dictum sigillum pro mercede decem flerenorum. »
(3) Minutes de M" Froment, f" 23 i.
(4j Minutes de M"^ Patras, P 222.
(5) Id.
«/ré), NP armurier, épouse Marguerite Garillan, fille d'Isaac et de Suzanne Sonier, 8 juin 1663. — (Antoine), M" îourhisseur, fils du précédent, naquit le 29juillet 1670.
Pyot {Jean-Louis), M" orfèvre, mari de Simone Merlier, 1764, notable de la ville de Grenoble, 1794, demeurant dans la Grande-Rue. — {Christophe), M" orfèvre, fils du précédent, 1780.
Pyraud {Denis), M" menuisier, originaire de Lorraine, fils de Magnin, 1592 (1).
Rabot {Louis), M* menuisier, mari de Catherine deCajean,
B-ahourdin {En ne mond), \p tapissier, fils de Nicolas, concierge de la maison de M''' le duc de Lesdiguières, 1656. Épouse, le 20 février 1666, Louise Pellet, fdle de Michel, de laquelle il eut : Théodore, né le 10 avril 1668; Louis, né le 21 mai 1672. Il teste le 6 juillet 1679. Il avait été chargé, le 15 mars 1675, par les consuls de la ville, « de tendre de tapisseries en cette ville audevant des boutiques, portes d'entrées de MM. de la R. P. R., lors des processions générales et autres qui se feront en cette ville ; il recevra à cet effet 30 livres par an ^) (2). — {Louis), M" organiste de l église Saint- And ré, recevait pour cette charge un traitement de 12 écusou 36 livres par an, 1659. — {Pierre), M" orfèvre, fils de Nicolas, 1664.
Raillet {Mathieu), M" des œuvres de maçonnerie et charpenterie du Dauphiné, destitué parce qu'il apartenait à la
(1) Minutes de M' Albrand, f» 1029.
(2) Minutes de M" Février, f" 357.
religion prétendue Réformée et qu'il n'avait pas satisfait à l'édit du roi (14 mars 1570), est remplacé par François d'Aragon (1).
Rambaud (François), M'peintre, delà ville de Lyon, orne de peintures la chambre des glaces de M^"" le duc de Lesdiguières, pour la somme de 2,400 livres, 31 juillet 1666 (2).
Ramili {Jean), peintre verrier, de Lyon, exécute, vers la fm du xv" siècle, les vitraux de la petite fenêtre et des trois croisées de l'ancienne Chambre des Comptes. Sur l'un d'eux était peint un écusson aux armes de France et de Bretagne, sur d'autres étaient représentés les sept planètes, des personnages allégoriques, des emblèmes et des proverbes (3).
(1) Archives de l'Isère, B. 3295.
(2) « Devis de ce que je dois faire dans la chambre des glaces pour Ms"" de Lesdiguières : premièrement, pour le devant de l'alcôve marqué A, tout ce qui est jaune sera or et ce qui est les armes blasonnées en couleurs, et les tabis seront bleu ou rouge comme il plaira à monseigneur; tout ce qui est blanc au deseing sera couleur de lac, dans les panneaux qui sont, marqués B il y aura des figures coloriées à fond d'or et autre de bronze reausé d'or; plus, pour les plafonds de ladicte chambre, je prétends faire les deux grands quarés ouvers par un ciel audedans il y aura deux vertus dépeintes, colorié ou bien des génies avec quelques symboles de vertus. De plus je prétends de faire dans les huit petits quaré huit bas relief de bronze reausé d'or; à côté des glaces seront painct avec des figures coloriées à fond d'or, plus le lambris peint de la force du reste et les quatre faces, des enfants audessus des tableaux que monseigneur me fournira, lesquels dits enfants seront coloriés tenant quelques festons de fruits et fleurs aussi coloriés ».
c< François Rambaud ».
(Minutes de Bovier. f° 283).
(3) V. la description de ces vitraux dans la notice de M. Pilot : Boiseries et anciens vitraux de l'ancienne Chambre des Comptes à Grenoble. — Grenoble, Maisonville, 1855, in-4% pp. 7 à 14.
Rançon (Florimond ),M'menmsiev, exécute les ornements de la chapelle de Paul Pourroy, secrétaire général des États, et d'Abraham de Pourroy de l'Auberivière, son frère, audiencier en la chancellerie, pour le prix de 67 livres 10 sols, 11 avril 1617 (1).
Rancurel (Joffrei/J, M' fondeur, fils d'Hector, mari de Benoite Terrasse, fille de Pierre, M'' fondeur, 1670.
Rassiat (Pierre), M" horloger, mari de Dominique Blanc ; son fils, Thomas-Pierre, baptisé le 27 janvier 1773, a pour parrain Thomas Hache, ébéniste, et pour marraine Anne Blanc, femme de Jean Bony, peintre.
Ravanat (Jean), M" architecte, mari de Françoise Bayoud,
Ravier (Claude), M" peintre, 1138 (2).
Ray-Compte (Antoine), M" faïencier à Grenoble, s'associe avec Ed. Roux et J.-B. Chaix. Ils établissent un four pour la cuisson de leurs faïences, au faubourg Très-Gloitres, en 1748 3).
Raymond, M* charpentier, de Chambéry, se charge défaire, le 25 avril 1475, les chaises du chœur de l'église de Montfleury, en bois de chêne, à raison de 6 florins l'une (4).
(1) Minutes de M" Froment, f" 52.
(2) Minutes de M" Arnaud.
(3) Registre du lient, de police. Archives municipales.
(4) Recueil historiqve sur le Monastère de Montfleury, Ms. p. 434. Bibl. de Grenoble, n°899.
Raynaud, nom d un peintre originairee de Lyon, qui est présent à nn acte du 1"' septembre 1403(1).
Reboud (C/«2^f/e), M" tourneur, mari de Marguerite Barrot,
Recordon alias Sedacti {Jean), est nommé organiste des orgues de l'église Notre-Dame, par lettres données par Philippe Terrait de Bayard, doyen, assisté de tout son chapitre (2). — {Claude), M' de musique, mari de Françoise Granges, d'Annecy, 1730.
Régis (François), peintre, est témoin à un acte du 11 juin 1526, par lequel Guillaume Roybet, notaire, citoyen de Grenoble, met son fils François en apprentissage chez Bertramond Goguet, marchand (3).
Regmald 'dirard), organiste, recteur des orgues du chapitre Notre-Dame, fut remplacé dans cette fonction par Jean Recordon en 1514 (4).
Repellin (Louis), M' orfèvre, originaire de Strasbourg, 1635. — (Pierre), M' tailleur de pierres, fils de Pierre et d'Antoinette Rey, natif de Saint-Quentin, épouse, le 21 janvier 1681, Anne Armory, fille d'Antoine.
Reverdy M" tailleur de pierres, fils de Salomon,
originaire de Cognet, près la Mure, épouse, le 10 août 1610, Suzanne Gnude, de Vif, en présence de Claude Gachet, coupeur de pierres.
(1) Minutes de M" Reynaud, f" 82, n° 56.
(2) Minutes de M° Fouacin, P 145.
(3) Minutes de M-^ Alpin, f'' 82.
(4) Minutes de M" Fouacin, f° 145.
Rey {Antoine-Régis), ohdi^xùAïQV {chassiibleriiis) , brodeur, reçoit, le 11 janvier 1510, de Févêque de Grenoble, Laurent Alleman, par les mains de Jean Paquet, « sigillifer » de Tévêque, 16 florins et 10 sols pour les chapes, chasubles et autres ornements d'église qu'il avait brodés, ainsi que pour les rubans de soie destinés aux mêmes ornements (1).
Le 12 décembre 1538 il est chargé, par Sébastien Aquin, chanoine de Notre-Dame, de fournir les w abbillement d'église ». Nous reproduisons intégralement cet acte qui nous parait fort intéressant (2).
(1) Minutes de M* Fouacin, f» XVI, r° et v°.
(2) « Priffaict bayllé par vénérable messire Sébastien Aquin, chanoyne de Nostre-Dame de Grenoble, à Anthoyne Rey,bordeur, de Grenoble, pour fah'e les albillements d'église qui s'ansuyvent le XII décembre 1538.
Premièrement, de faire deux cliappes de compétance grandeur et largeur^ dernier sera faicte une ymage nostrc Dame tenant son filz, et à genoulx devant ladicte ymage sera prosterné ledict messire Aquin, abillié en chanoyne portant ses pellis et ausmusse grise tiré au vifz le plus prest qui porra à sa semblance et seront ses armes mises en ung coyn du chapperon,et aussi au devant en la pièce fermant ladite chappe.
Item, et en l'aultre cliappe sera faict au chapperon dernier lymage de sainct Séijastien avecques les armes dudict seigneur Aquin, que tiendront deux jays et aussi à la dicte pièce devant comme dessus et seront faictz ausdictes deux chappes les offres, de fine broderie juste la forme du prostier en papier par ledict bordeur baillé, auquel postier sera signé par le notaire recepvant, ledict prix faict et lequel prostier retenant, la bessogne ce exhibera pour la vériffier.
Item, plus de faire une chassuble en lacjuelle dernier sera l'ymage du crucifïix et une Magdeleyne auprès embrassant la croys et les armes semblables comme dessus dudict seigneur sans jays.
Item, de faire deux tunyques pour le dyacre et subdyacre, ont au pié desdicts deux tunyques devant et dernier un parement
Plus tard, le 6 juillet 1547, il exécute le pallium du gouverneur, François de Lorraine, et les broderies des costumes
qui sera de satin ver seront ses armes avesques deux jays les tenant comme dessus et les offres comme ausdictes cbappes d'une mesme parure jouxte ledict prostier et aussi la parure de ladicte chassuble et aultrement fère lesdicts a)3is jouxte la forme des aultres de ladicte église oultres le dessus déclaré.
Item, plus fera deux petis cuabans pour les enfans où il y aura parement au dessoubz et armes mises comme aux tunyques.
Et fournira ledict messire Aquin de toute esloffe et aultre chose nécessaire pour le tout faire, en sorte que ledit bordeur fornira seulement de la mayn avecque promesse et serment faict par ledict bordeur de bien loalement em.ployer ladicte estoffe et de rien ne en perdre, praindre, dérober, ne permettre perdre prandre et dérober par aultruy et ce sur les sainctz Evangiles nostre Seigneur, et aussi de en rendre bon compte du reliquat et reste.
Et pour lesquelles abictz faire comme dessus ledict messire Aquin luy a expédié réalement en présence de moy notaire et des tesm oings soubznommés audict Rey, bordeur, ainsi comme il a aussi confessé avoyr heu et réallement receu dudict messire Aquin, c'est à scavoir vingtz et une aulne et le tiers de une aulne de satin j aulne broché à fdles d'or fm.
Item, plus deux aulnes, à la mesme de Lyon, de telle d'or très fm .
Item, huyct aulnes, à ladicte mesure de Lyon, de satin de soye vert.
Item, huyct onces, à ladicte mesure de Lyon, de filles de soye, à scavoir de toutes soyes et colleurs.
Item, ung marc et demy de filles d'or fm.
Item, fornira le surplus que fauldra comme dessus ledicte messire Aquin à la conscience et serment dudict bordeur comme dessus faict.
Et ledict bordeur randra ladicte bessogne faicte d'icy à la Pantecoste prochain recepvables par maistres.
Et ce pour le pris de vingt et quatre escuz d'or à rayson de XLV s., une sommée de fromant et deux sommées de vin bon et recevable, péables en faysant la besogne, ormys quatre escus d'or semblables, lesdict blé et ving lesquels ledict Rey, bordeur, a
des jeunes filles qui devaient jouer les histoires à Tarrivée du gouverneur dans Grenoble 1 .
Rey {Charles), « M'' escrivain », natif de Grenoble, fils d'Étienne, épouse, le l'"" novembre 1638, Marguerite Dernier. Sa signature est celle d\in artiste. Il s'associe, en mai 1656, « avec Barthélémy Bulet, maistre escrivain, et Claude Pays, précepteur en grand mère, pour Fadvan cément et éducation de la jeunesse de cette ville de Grenoble, aux conditions cy apprès spéciffiées, mutuelles stipulations et acceptations, scavoir qu'ils enseigneront en commun et dans une mesme escolle à lire, escrire, Taiithmétique et la grandmère latine et grecque, et que le protïïctet émoluments qui en reviendra sera déposé entre les mains dudict sieur Rey, pour deux années, à partir du l" juin procliain yy (2).
Il est Taiiteur de petits opuscules : Tnr'fs pour les intérêts, publiés en 1663 et 1675. Sur un de ses ouvrages il est qualifié de « syndic et doyen des M" escrivains de Grenoble ».
Rey-Giraud (Jean), architecte, 1770.
Reymond dit La Violette ( Léon), « joyeur d'instrument », originaire de a Chouatz, en Au'.vergne », habitait la rueTrès-
confessé et confesse avoyr Ijien et rèalement receu en diminution dudict messire Aquin et desquels il en aquicte et quicte iceluy messire Aquin et ceulx qu'il appartient avecques paches de nous jamays en rien demander.
Promectant et jurant, lesdict messire Aquin et Rey. bordeur,
sur les saincts Evangilles nostre Seigneur Faict à Grenoble,
dans la mayson claustrale » (Minutes de M' S. Narcie, clvii et CLViii, registre coté xii b (1533-1536).
(1) Archives municip. de Grenol)le, BB. 14.
(2) Minutes de M' Bhanc, fvSO.
Cloîtres en 1616. — (François), joueur de violon, M*^ à danser, mari de Claudine Mallenc dont il a : Pierre, Antoine, Michel, Charlotte, mariée à Robert Farinel ; Virginie, à Ennemond Catillon ; Jeanne, femme de Pierre Jacquemet. Teste le 16 décembre 1668; meurt quelques jours après ; est inhumé aux Jacobins.
Le 1" août 1630, il avait reçu la somme de 18 livres « pour payement d'avoir monstré un moys a dancer aux pages de NP"" Desdiguières » (1).
En 164711 est qualifié « M' joeur d'instrumens en la grand bande des violions de Grenoble — {Michel dict La Violette), (.( maistre à danser, joueur d'instrument », fils du précédent, épouse Sibille du Pinet, 1654, dont il a François, né le 28 septembre 1665 , qui entra au couvent des Capucins de Grenoble. Ennemond, né le 20 mars 3669, religieux de Tordre des Frères Prêcheurs en 1693. — (Aymar), M' à danser, joueur d'instruments. Son fils Charles était avocat au Parlement en 1693, époque où il testa (26 août), a étant sur le point d'aller dans la province » (2).
Reynaud (Aiidré), peintre, reçoit, le 6 janvier 1688, 18 livres, « pour le prix de la lettre et armoiries qu'il a fait a la chapelle et mausollée du seigneur Jean-Baptiste de Mistral, dans le cloître de l'église de Saint-Appolinaire, à Valence ». Cette somme lui est payée par Marie-Diane de Ponnat, veuve et héritière de J.-B. de Mistral, conseiller au Parlement (3).
(1) Comptes de M"-'' Lesdiguières, n° 170. Bibl. de Grenobk\ R.
(2) Minutes de Aubert, f" 350.
(3) Minutes de M* Toscan, f" 180.
Reynaud {Antoine), arbalétrier de ]a ville, déclare qu'en vertu d'un traité conclu avec les consuls de Grenoble, le 12 août 1498, il a été exempt de toutes tailles, à condition qu'il fournirait à la ville deux ballistes et qu'il serait tenu de réparer toutes les machines de guerre, 29 juillet 1513 (1).
Reynaud {Bonaveniure), « M'tournoyeur », épouse : 1° le
8 août 1632, Lucresse Brachet dont il a Claude; 2° Magdelaine Du Mas, 1648. Est inhumé le 28 septembre 1674, âgé de 68 ans. — {Claude), « M" tournoieur », fils du précédent, habitait rue Sainte-Glaire en 1657; épouse Benoite Rosset. — ( Bonaveniure), « M" torneur », fils du précédent, épouse, le
9 mai 1682, Catherine Guilhermin, fille de Jean, archer du roi en la prévôté de Dauphiné, et de Claudine Duchon. — {François;), « M" tournoyeur », fils de Bonaventure et de Magdelaine Du Mas, mari de Barbe Berard, épouse en deuxièmes noces, le 13 février 1678, Anne Joly. Est inhumé auxRécolets le 20 janvier 1726, âgé de 68 ans. — {Pierre). M" tourneur, fils de Bonaventure, mari d'Anne Blanchet (15 février 1707), est inhumé le 5 avril 1713, âgé de 28 ans.
Reynaud (Jean), M" architecte, 1710. Sa fille Charlotte épouse, le 1" avril 1712, Jacques Corréard, procureur au Parlement.
Reynaud {Thomas), « M" masson », se charge envers Laurent Allemand, évêque de Grenoble, le 31 avril 1555, de faire « dans la maison dudit seigneur, à Herbeys : 1° une voulte en la cuisine basse, les espaules de pierre; 2° une cheminée de 14 pieds de largeur, les jambes de trois pieds et demi » (2).
(1) Archives de la ville, BB. 3.
(2) Minutes de M« Galbert.
Reynier (Gaspard), W sculpteur, fils de Gabriel et de Marie Jacquin, sculpteur, de Lyon, épouse : 1° le 18 novembre 1702, Jeanne Vibert, fille de Pierre, M" sculpteur ; 2° le 27 septembre 1735, Sébastienne Fenouillet ; il mourut le 5 avril 1737, à fâge de 68 ans et fut inhumé en leglise de Saint-Louis. Le chapitre de Notre-Dame Tavait cliargé d'élever un mausolée à Févêque Le Camus. Le cardinal était représenté agenouillé, les mains jointes (1). — Claude), W sculpteur, est témoin au testament d'Anne Jacquin, veuve de Claude Bertet, sculpteur, 18 août 1715 (2).
Riban {Hugues), W architecte, entrepreneur des ouvrages du roi, 1738, mari de Jeanne-Marguerite Michal. Vivait encore en 1788.
Richard (C/«i^(^e), M" fondeur, mari de Claire Brun, 1657. Teste le 19 février 1666. Avait fondu la cloche de l'église Saint-André, septembre 1657 ; celle de Têclie et-Beaulieu en 1659 ; celle de Saint-Gervais en 1660 (3). — {Benoit), W relieur et libraire, originaire de Lyon, fds de Claude, libraire, et de Pernette Fayolle, épouse, le 20 juin 1721, Antoinette Faure, fille de Claude, M" imprimeur. Il est inhumé le 21 septembre 1763, âgé de 60 ans. — {François). « M'' à chanter », mari de Thérésa Cuchet, 1780.
(1) La tête de cette statue, brisée pendant la Révolution, est conservée à l'èvêchè de Grenoble.
(2) Minutes de M' Couturier, f" 154.
(3) Inscrip, campanaires du déparé, de l'Isère, par G. Vallier, pp. 70 et 71.
Richart {Guigues), a maistre des œuvres de Monsieur le Daulpliin », 1428. Répare le château de Gornillon en 1433(1).
Jean RICHIER.
Jean Richier, M" sculpteur, appartient à l'illustre famille d'artistes dont Ligier Richier fut le chef. Il était fils de Girard, deSaint-Mihiel-en- Lorraine, fils lui-même de Ligier, s'établit à Metz après la mort de son père, quitta cette ville pour travailler en Dauphiné et revint à Metz en 1G05, oi\ il épousa dans l'église réformée, Judith, fille de Claude de la Cloche, orfèvre. Son séjour dans notre province a d'abord été constaté par M. Noël qui, dans son catalogue n" 4810, relate deux dessins identiques, d'un tombeau au bas du piel est écrit : a Jean FticJner, fait le 20 juin 160i à Vieille en DaupJiinâ o. Le sujet n'est autre que le tombeau de Lesdiguières(2;.
Il est certain que Jean Richier ne sculpta pas lui-même ce mausolée, mais il est plus que prob-ible que Jacob, son frère, se servitde ses dessins pour mettre à exécution ce remarquable travail dont il s'occupait encore en 1013, comme nous
(1) « ... pour refaire les pans de murs de la grosse tour carréa du cliasteau de Cornillon et les autres pans de mur d'icelle tour fort escournez par la fouldre qui, en l'an mil CCCC XXVIII, avolt couru audict eliastel a (Compte de Guiot Prunelle, écuyer, bailly de Graisivaudan et châtelain de Cornillon (Archives de l'Isère).
(2) Une lettre de M. Bonnaire qui avait possédé ces deux dessins provenant de la collection, Noël de Nancy, décrit un tombeau qui ne peut être que celui de Lesdiguières, conservé aujourd'hui à la préfecture de Gap: un extrait en est donné dans le travail de M. N. Kondot sur J. Richier, pp. 13-l'i.
l'apprend le testament de Lesdiguières daté du 31 juillet de cette année.
Quoi qu'il en soit, jusqu'à ce jour, non seulement on n'a pas admis la présence de Jean en Dauphiné, maison a pensé que la date du dessin devait être 1624 et non 1601.
M. Rondot, dans-un travail récent sur Jean Ricliier, s'exprime en ces termes :
« La description de ce monument s'applique certainement au tombeau de Lesdiguières (ce qui est parfaitement exact), mais « à supposer queles deux dessins soient originaux, il (( n'est pas possible que l'inscription, telle qu'elle a été douce née, soit originale. Il ne parait pas qu'aucun Richier se « soit trouvé àVizille en 1604. La présence d'un Jean Richier (( àVizille ou à Grenoble n'est mentionnée dans aucun desdo- (( cuments du temps, et, s'il s'agit du tombeau du connétable, « il faut lire 1624, au lieu de 1604. Ce que nous savons de « l'état d'autres dessins attribués à des Richier, à Jean et à « Joseph, ne nous permet pas d'admettre comme authentique « l'inscription que M. Bonnaire a citée ».
Eh bien! nous allons convaincre M. Rondot: le possesseur des dessins avait fort bien lu, et la date 1601 est très exacte ; si, jusqu'à ce jour, « la présence d'un Jean Richier à Vizille ou à Grenoble n'est mentionné dans aucun des documents du temps », nous venons cependant d'en découvrir un d'une importance capitale où nous trouvons Jean Richier, habitant Grenoble en 1601, il provient des minutes du notaire Albrand conservées aux archives de la chambre des notaires. Cet acte nous autorise, non seulement à croire que le mausolée de Lesdiguières aurait dû être sculpté par Jean et sur ses dessins s'il n'avait quitté le Dauphiné, mais encore prouve que la confusion ne peut plus exister entre Jean le Messin,
fils de Girard, avec Jean le Nancéien qui mourut en 1624, enfin il nous fait connaître d'unemanière positive la présence à Grenoble d'un membre de la grande famille d'artistes Lorrains autre que Jacob, qui sculpta en notre ville, parles ordres de Lesdiguièrcs des armoiries, aux armes du maréchal. Voici ce précieux document :
L'an mil six cent quatre et le huictiesme juing aprèsmidy, personnellement constitué noble Philippe Gillier, mestre d'hostel de M-"" DesDiguyers, de son gré a baillié à priffaict, à M* Jehan Richier, fils à feu Girard, de Saint-Myel en Lhorreynne, mestre sculpteur, présent, stipulant, acceptant, scavoir: à faire quatre armoyries de mondict seigneur, relevées en bosse, avec le timbre et écussons, scavoir, l'une de pierre de marbre, et ladicte aultre de pierre d'alebastre, laquelle sera finye et livrée à mondict seigneur Là où il sera advizé par M" Pierre La Cuisse, arclietictateur de mondict seigneur, l'une desquelles armoyries sera de cinq pieds de long et l'aultre de quatre et les aultres de Irois pieds d'haulteur, suyvant la proportion en suyvant le portraict qu'a esté faict par ledict prilïacteur et monstré à mondict seigneur, le tout bien etdeubuement faict et bien polly, et a dicte de mestres expertz, entre cy à la fin de septembre prochain, pour le prix de troys cent soixante livres... Fait et passé à Grenoble dans la maison de mondict seigneur, salle basse, en présence de Jehan Vignon, etc.
Gillier, Vignon,
Jean Richier,
Albrand. »
Jacob RICHIER.