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Le premier des panneaux à gauche représente la mise au sépulcre de saint Calminius Confcssor ,• on voit son âme emportée par des anges : « Hic anima ab ange. x. portatur. »
Le second panneau a pour sujet la mise au sépulcre de sainte Namadia -, plus haut , elle est emportée par des anges : « Hic in monasterio Mauziaco ab an gel. ducitur. »
Au troisième panneau , Petrus abbas est représenté entre deux lévites devant un autel, avec la légende : « Petrus abbas Mauziacus fecit capsam precio. »
Les panneaux inférieurs ne sont pas moins remarquables. Le premier a pour sujet la construction d’une abbaye-, à gauche sont les deux personnages Namadia et Calminius -, à droite, les ouvriers, guidés par un ange, montent les matériaux. La légende est ainsi conçue : « S. Calminius construit unam abbatiam in Podiensi epatu in onore Cetheojredi martiris. »
Dans le second motif, les figures de Calminius et de Namadia sont placées de chaque côté d’une abbaye en construction. La légende est en ces termes : «. S. Calminius , senator romanus , coslruit sedé m abbainm in Lcmovicensi epatu no..ie Thuellam. »
Enfin, le dernier sujet représente la construction de l’abbaye de Ma usac. Les figures de Namadia et de Calminius sont encore placées de chaque côté d’une abbaye en construction. Les ouvriers sont à leurs travaux, et la légende qui entoure le panneau porte ces mots : u S. Calminius costruit tertiam abbaiam nomine Mauziacum in Arvernensi epatu in onore s . i. Caprasii: mr-is : et : sci : petr (juom ojer : eis dm : s-cis. »
Cette châsse est une des merveilles des fabriques de Limoges qui peuvent à bon droit revendiquer son exécution. (Nous renvoyons pour ce beau travail aux excellentes notes de M. l’abbé Texier : Essai sur les argentiers et èmailleurs de Limoges , 1 8/p , pag. 66, et à V Essai sur les églises romanes et romano- byzantines d' Auvergne t de M. Mallay, à l’obli geance duquel nous devons celte splendide reproduction, pag. xxvi et suivantes. )
ALBUM, 10° série, pl. xiv.
Dans le trésor de la cathédrale de Milan on admire une couver-
£m aux.
ture de missel de 43 centimètres sut 36, revêtue à profusion de plaques d'émaux incrustés , considérés comme mosaïque par le cicé rone , et qui, réunies aux cabochons de pierres fines de diverses couleurs semées entre les divisions, forment un ensemble des plus curieux.
Selon la tradition , cette couverture , qui n’a rien de commun avec le missel qu’on a placé sous son patronage, serait un don d’Ariberl, archevêque de Mdan, vers 1020, et dont le portrait, peint du temps , se trouve dans le cloître de la bibliothèque Ambroisienne en action de présenter le plan d'une église, genre de fondation très en vogue, on le sait, au commencement du XIe siècle. Cette date est sans doute très ancienne pour les compositions complexes en émaux de ce genre, qui appartiennent en général au XIIe et même au XIIIe siècle -, cependant il règne dans le style des figures et même dans la finesse et f harmonie des tons un caractère qui distingue les compositions et qui tendrait à faire adopter cette opinion. Le dessin des figures est moins allongé, moins empreint du caractère spécial que l’art byzantin imprime de plus en plus à ses productions; elles se rapprochent davantage de l’art latin qui domine dans les bas-ieliefs d’or et d’argent de l’autel de saint Ambroise de Milan (IXe siècle), et la trame de fil d’or non recouverte d'émail qu’on trouve dans les fonds, diffère peu de quelques travaux analogues de ces derniers temps. Quoi qu’il en soit, voici à peu près la disposition de cette belle couverture : aux quatre angles , les figures symboliques des évangélistes; dans le haut, le Christ dans le vesic.a piscis, tel qu’on le trouve depuis le XIe siècle, surtout dans les tympans de nos églises; au milieu, le Christ placé sur la croix; d’un côté la Vierge, de l’autre saint Jean dans des médaillons incrustés; plus bas, deux soldats, en pendant, tenant une lance avec les inscriptions : à l’un, a Servi , » à 1 autre, « Latro , » ; enfin cinq médaillons de forme carrée, placés de manière à former pendans, et contenant des compositions religieuses à plusieurs figures, entourées d inscriptions écrites verticalement. Gactano Franchelli nomme cet objet « una coperta di evangelistario che serve nei giornisolenni, composta di due lamine Ôl argenta (l’émail est probablement sur cuivre ) dorate , smaliate , egregiamente ornate cl i figure e pietre preliose (des pierres fausses ont été substituées). » Et il cite cet ornement, d’après le comte Giu-
EMAUX.
liin comme un don de l’archevêque de Milan, Éribert, élu en ioi8 et mort en iozjô.